Arzacq-Arraziguet

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Arzacq-Arraziguet
Le village
Le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Arzacq-Arraziguet
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Arzacq
Maire
Mandat
Henri Fam
2008-2014
Code postal 64410
Code commune 64063
Démographie
Gentilé Arzacquois
Population
municipale
998 hab. (2011)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 12″ N 0° 24′ 41″ O / 43.5367, -0.411388888889 ()43° 32′ 12″ Nord 0° 24′ 41″ Ouest / 43.5367, -0.411388888889 ()  
Altitude Min. 95 m – Max. 238 m
Superficie 15,26 km2
Localisation

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Arzacq-Arraziguet
Liens
Site web http://www.arzacq.com/

Arzacq-Arraziguet est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arzacquois[1],[2].

Entrée dans Arzacq-Arraziguet.
Sortie d'Arzacq-Arraziguet sur la D32

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située au nord-est du département et du Béarn, et à 30 km au nord de Pau, Arzacq-Arraziguet est frontalière avec les Landes.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D944 et D946 ainsi que par les D32 et D264.

Deux lignes de bus la relient à Pau (Citram et Marette)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[4] par le Louts, affluent de l'Adour et par son tributaire, le ruisseau l'Arriou.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arraziguet apparaît sous la forme Raviguet (1793 ou an II[14]) et n’est pas mentionné sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[15]). Michel Grosclaude[15] indique que l’origine du toponyme est arrasic (« racine » en gascon), augmenté du suffixe collectif -etum, ce qui donne « amas de racines, souches ».

Le toponyme Arzacq apparaît sous les formes Arsac (1385[15], censier de Béarn[16]), Lo marcat d'Arsac (1542[13], réformation de Béarn[17]), marché auquel on venait de la Soule et le Basse-Navarre, Arzac (1620[15], relation du voyage de Louis XIII à Pau) et Arzac sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[15]).

Son nom béarnais est Arsac. Le toponyme est d'origine gallo-romaine, du nom d'un ancien propriétaire (« domaine d'Arsius »)[18],[15].

Cherre désignait un hameau d’Arzacq, mentionné par le dictionnaire de 1863[13].
Le toponyme Vialé apparaît sous la forme Le Vialé (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[13]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les 14 et 15 octobre 1620, Louis XIII fit étape à Arzacq en se rendant à Pau. Les deux jurats de la ville étaient alors Pierre Dubern et Dominique de Meylon. En 1790, le canton d'Arzacq comptait les mêmes communes qu'aujourd'hui à l'exception du village de Riumayou, mais avec la commune de Momas.

Arraziguet s'est unie à Arzacq le 7 septembre 1845[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au lévrier courant d'or surmonté d'un croissant du même, au chef cousu d'azur chargé de trois coquilles aussi d'or.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Henri Fam    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arzacq-Arraziguet appartient à trois structures intercommunales[20] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 2 avril 2012, Arzacq-Arraziguet est jumelée avec[21] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 998 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
810 741 1 100 1 004 976 957 1 286 1 326 1 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 319 1 296 1 250 1 224 1 264 1 229 1 174 1 143 1 077
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 091 1 118 1 104 986 954 959 963 906 916
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
958 917 865 826 807 889 978 1 000 1 007
2011 - - - - - - - -
998 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25])
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1836, la population indiquée ne reflète que celle d'Arzacq, encore séparé d’Arraziguet, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[14].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836
222 254 - 303 290 290
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La période gallo-romaine[9] de la commune fait l'objet d'une description par le ministère de la Culture.

La commune possède un ensemble fortifié, nommé motte la Tourette[26], dont la construction s'est étendue du Xe siècle au XIVe siècle, et qui comprend une église, une basse-cour, une motte, un fossé et une enceinte.

Des fermes d'Arzacq-Arraziguet (lieux-dits Castetber[6], Gibardéou[8], Cruhot[7], Salles[11], Tristan[12]) datent du XIXe siècle.

De même un lavoir[10] du XIXe siècle a été érigé près du lieu-dit Labère.

Des maisons de maître, du XVe siècle au XXe siècle sont également recensées par le ministère de la Culture telles que celles de la place du Marcadieu (maison Mimbielle[27] des XVIIIe et XXe siècles et une maison[28] du XVIIIe siècle, la poste[29] (XIXe siècle), des maisons de la place de la République[30] datant pour l'une des XVe, XVIe et XIXe siècles et d'autres[31] du XVIIIe et XIXe siècles[32], la maison presbytère[33] (XIXe siècle). Il faut également noter l'actuelle boucherie[34] de la place de la République qui date des XVe, XVIe et XXe siècles. Sur cette même place se dresse un manoir[35] qui tient ses origines du XVe siècle et qui a été remanié durant les siècles suivants, servant aujourd'hui de café.

Enfin un monument aux morts[36] de la guerre de 1914-1918 est également recensé par le ministère de la Culture (Inventaire général du patrimoine culturel) sur cette même place.

La mairie possède un tableau[37] de Paul Mirat représentant l'arrivée de Louis XIII à Arzacq le 14 octobre 1620.

Un musée du jambon se trouve à Arzacq, et retrace l'histoire du jambon de Bayonne.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[38] date du XIXe siècle. Elle recèle des sculptures[39],[40],[41],[42], divers mobiliers[43],[44],[45],[46],[47],[48] et vingt-trois verrières[49] d'Émile Thibaud, recensés par le ministère de la Culture (Inventaire général du patrimoine culturel).

Arzacq-Arraziguet est une étape sur la via Podiensis (ou route du Puy), l'un des chemins contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle. À ce titre, le blason de la ville s'orne de trois coquilles.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un lac et de deux sentiers balisés, dont l'un porte le label sentiers d'Émilie[50].

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose d'une école élémentaire[51] et d'un collège[52]. Arzacq possède également une maison de la formation et un relais assistance maternelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. Page transports sur le site de la commune
  4. Notice du Sandre sur Arzacq-Arraziguet
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay et az Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 4 avril 2012)
  6. a et b « La ferme du lieu-dit Castetber », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a et b « La ferme du lieu-dit Cruhot », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « La ferme du lieu-dit Gibardéou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a, b et c « Présentation de la période gallo-romaine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b « Le lavoir du lieu-dit Labère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b « La ferme du lieu-dit Salles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b « La ferme du lieu-dit Tristan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. a, b, c et d Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  14. a et b Fiche d'Arraziguet sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  15. a, b, c, d, e et f Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes, Béarn, Edicions reclams & Édition Cairn - 2006 (ISBN 2 35068 005 3)
  16. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  18. Page histoire du site de la mairie
  19. « Présentation de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 2 avril 2012)
  21. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 2 avril 2012)
  22. Annuaire des villes jumelées
  23. Page jumelage du site de la commune
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  26. « La motte la Tourette », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « La maison Mimbielle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « La maison du XVIIIe siècle de la place Marcadieu », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « La poste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Une maison de la place de la République datant des XVe, XVIe et XIXe siècles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « La maison de XVIIIe siècle de la place de la République », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « La maison du XIXe siècle de la place de la République », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « La maison presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « L'ancienne boucherie de la place de la République », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Le manoir de la place de la République », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Le monument aux morts », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Le tableau de Paul Mirat », base Palissy, ministère français de la Culture
  38. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Le Christ en croix de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  40. « Vierge à l'Enfant de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  41. « Le groupe sculpté (petite nature) : Vierge à l'Enfant entourée d'anges », base Palissy, ministère français de la Culture
  42. « Christ en croix de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  43. « Le mobilier de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  44. « Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Pierre (liste supplémentaire) », base Palissy, ministère français de la Culture
  45. « La clôture de chœur de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  46. « Les autel, gradin d'autel, tabernacle (maître-autel) de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  47. « Les fonts baptismaux de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  48. « Le bénitier de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  49. « Les verrières de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  50. Page tourisme du site de la commune
  51. Site de l'école élémentaire
  52. Site du collège d'Arzacq

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]