Sévignacq

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Sévignacq
La mairie de Sévignacq.
La mairie de Sévignacq.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Terres des Luys et Coteaux du Vic-Bilh
Intercommunalité Communauté de communes des Luys en Béarn
Maire
Mandat
Michel Cuyaubé
2014-2020
Code postal 64160
Code commune 64523
Démographie
Population
municipale
753 hab. (2014 en augmentation de 9,93 % par rapport à 2009)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 33″ nord, 0° 15′ 40″ ouest
Altitude Min. 179 m
Max. 282 m
Superficie 17,43 km2
Localisation

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Sévignacq

Sévignacq (Sevinhac[1] en gascon) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Sévignacquais[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Sortie de Sévignacq vers le sud.

Situation[modifier | modifier le code]

Sévignacq, à vingt kilomètres au nord de Pau, fait partie du Vic-Bilh[3].

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 42 et 227.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[4] par le Gabas (alimenté sur Sévignacq par les ruisseaux de Cimpceü et de Teulé), affluent de l'Adour et par les ruisseaux le Gabassot et le Laas (lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau le Lasset), tributaires du Léez.

Un affluent du Lasset, l'arriou du Barou, est également présent sur le territoire de Sévignacq.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Ambole ;
  • Balentin ;
  • Bayle ;
  • Baziet ;
  • Couhet ;
  • Guiret
  • Labarthe ;
  • Lapardebat ;
  • Lapardesus ;
  • Layus ;
  • Loubée-Bedout ;
  • Loubée-Herran ;
  • Loubée-Soubirou ;
  • Moulin ;
  • Moulin de Larribère ;
  • Pedibat ;
  • Peyrou ;
  • Pleyt ;
  • Poulet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sévignacq apparaît sous les formes Sanctus-Petrus de Sevinhac et Seviniacum (respectivement 1101[3] et 1115[3], cartulaire de Lescar[5]), Sevinhacum (1279[3], cartulaire du château de Pau[6]), Sebinhac (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[7]), Sevinhac-Darrer (1385[3], censier de Béarn[7]) et Sévignacq-Thèze[8].

Son nom béarnais est Sevinhac[1].

Le toponyme Baziet, hameau de Sévignacq, apparaît sous les formes Lo Bazet (1385[3], censier de Béarn[7]) et Basiet (1547[3], réformation de Béarn[9]).

Le toponyme Loubé, hameau de Sévignacq, apparaît sous les formes Lobee, le parsan de Lubbet et la seigneurie de Loubée (respectivement 1547[3], 1673[3] et 1683[3], réformation de Béarn[9]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn, tout comme le fief de Loubé.

En 1385[3], Sévignacq comptait vingt-sept feux et dépendait du bailliage de Pau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'ancien nom de la commune est Sévignacq-Thèze, encore utilisé localement. La commune s'est appelée Sévignacq en application du décret du 18 août 1989 portant changement de nom de communes.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Jean Clèdes    
1995 2001 Jean Clèdes    
2001 2008 Michel Cuyaubé    
2008 2014 Michel Cuyaubé    
2014 en cours Michel Cuyaubé    

Depuis mars 2007, la commune dispose d'une antenne de la cyber-base des 2 Luys[10], financée avec le concours de la communauté de communes de Thèze, le conseil général des Pyrénées-Atlantiques et la Caisse des Dépôts et des Consignations.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sévignacq fait partie de quatre structures intercommunales[11] :

  • la communauté de communes des Luys en Béarn ;
  • le syndicat à vocation scolaire d'Escoubès et Sévignacq ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable Luy - Gabas - Lées.

Sévignacq accueille le siège du SIECTOM coteaux Béarn Adour ainsi que celui du syndicat à vocation scolaire d'Escoubès et Sévignacq.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2014, la commune comptait 753 habitants[Note 1], en augmentation de 9,93 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : +2,6 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
678 851 832 949 1 011 1 012 1 049 966 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
973 969 916 895 884 811 802 804 821
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
821 821 809 711 691 666 680 640 616
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
610 578 580 558 532 606 659 667 715
2014 - - - - - - - -
753 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sévignacq fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'un castelnau[16] témoignent du passé ancien de la commune.

Le château dit de Bataille[17] fut édifié au XVIIIe siècle.

La commune présente un ensemble de demeures et de fermes[18] des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Deux moulins sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel, l'un du XVIIIe siècle[19] et l'autre du XIXe siècle[20].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[21] date possède des fondations du XIe siècle. Elle recèle du mobilier[22], une verrière[23], des statues[24], des objets[25] et des tableaux[26] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

En l'An 1072, l'église Saint-Pierre fut édifiée et donnée à la cathédrale de Lescar par le seigneur de Sévignacq, Garcias Arnaud de Desast. En effet, ce dernier fut coupable d'un double crime, commis sous les yeux de l'évêque de Lescar, Grégoire, qui exigea en réparation, la construction de l'église de Sévignacq. Elle fut bâtie sur les fondations de l'ancienne église, elle-même édifiée, sur un site d'occupation gallo-romaine. Quelques années plus tard, l'église fut rendue à Sévignacq.

À cette époque un enclos ecclésial, c'est-à-dire une protection divine autour de l'église, matérialisée par des fossés profonds, fut mis en place. "La paix régnait dans cette enceinte".

Au XVIIe siècle, Catherine de Gramont, fille de Diane Corisande d'Andoins (célèbre maîtresse d'Henri IV) et de Philibert de Gramont, fit construire sa résidence principale à Sévignacq, près de l'église. Elle y vécut cinq ans et désira être enterrée en l'église de Sévignacq, où elle repose sous la dalle en marbre blanc, toujours présente à l'entrée de l'édifice.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

Sévignacq dispose d'une école primaire, qu'elle met en commun avec Escoubès au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal.

Sports et équipements sportifs

L'Entente Sévignacq-Vallée du Gabas est une équipe de rugby à XV évoluant en Championnat de France de 3e division fédérale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.locongres.org/oc/ressorsas/teledescargament/func-startdown/31/
  2. Gentilé sur habitants.fr
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Notice du Sandre sur Sévignacq, consultée le 15/07/09
  5. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  6. Manuscrits en deux volumes, XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notice no IA00026838, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  10. Article publié par le centre de ressources des Espaces Numériques Publics de Wallonie sur cette cyber-base (en date du 6/2/2008) et site de la cyber-base des 2 Luys
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  16. « le castelnau », notice no IA00026839, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « le château de Bataille », notice no PA00084529, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no IA00027417, Notice no IA00026853, Notice no IA00026852, Notice no IA00026851, Notice no IA00026850, Notice no IA00026849, Notice no IA00026848, Notice no IA00026847, Notice no IA00026846, Notice no IA00026845, Notice no IA00026844, Notice no IA00026843, « les fermes et maisons anciennes », notice no IA00026842, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « le moulin du [[XVIIIe siècle|XVIIIe siècle]] », notice no IA00026841, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « IA00026840 », notice no , base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no IA00122978, « l'église Saint-Pierre », notice no IA00027418, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. [1][2][3][4][5][6][7][8][9] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Pierre
  23. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la verrière de l'église Saint-Pierre
  24. [10][11][12][13][14] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les statues de l'église Saint-Pierre
  25. [15][16] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Pierre
  26. [17][18] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Pierre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]