Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques)

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Saint-Palais
Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques)
L'église Sainte-Marie-Madeleine.
Blason de Saint-Palais
Héraldique
Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Charles Massondo
2020-2026
Code postal 64120
Code commune 64493
Démographie
Gentilé Saint-Palaisins
Population
municipale
1 840 hab. (2018 en diminution de 0,76 % par rapport à 2013)
Densité 247 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 45″ nord, 1° 01′ 57″ ouest
Altitude Min. 52 m
Max. 263 m
Superficie 7,44 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Palais
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Palais
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Palais
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Saint-Palais
Liens
Site web saint-palais.fr

Saint-Palais (en basque : Donapaleu[1]) est une commune française située dans le département français des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine. La ville est située au cœur de l'ancien Royaume de Navarre, dont elle est la capitale depuis 1521. Bordée par la Bidouze et la Joyeuse, , elle est 60 km de Bayonne, 85 km de Pau et de 40 km de l'Espagne. Cette situation d'enclave « pratique » lui offre une économie locale riche et diversifiée et un panorama remarquable de services publics.

L'itinéraire moderne de la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité. La première localité du chemin traversée en Navarre, elle est donc parfois considérée comme le début du Camino navarro, voire du Camino francés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Palais se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe à 88 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, et à 57 km de Bayonne[4], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Aïcirits-Camou-Suhast (1,3 km), Béhasque-Lapiste (1,9 km), Garris (2,7 km), Amendeuix-Oneix (3,0 km), Arbérats-Sillègue (3,4 km), Luxe-Sumberraute (4,0 km), Beyrie-sur-Joyeuse (4,2 km), Larribar-Sorhapuru (4,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Palais fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[6]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[7]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[8],[9]. La commune est dans le pays de Mixe (Amikuze), au nord-est de ce territoire.

OpenStreetMap Limite communale

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Saint-Palais.

La commune est drainée par la Bidouze, la Joyeuse, Algeiruko erreka, Eiheraxaharreko erreka, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 11 km de longueur totale[11],[Carte 1].

La Bidouze, d'une longueur totale de 82,2 km, prend sa source dans la commune d'Aussurucq et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Guiche, après avoir traversé 26 communes[12].

La Joyeuse, d'une longueur totale de 26,7 km, prend sa source dans la commune d'Iholdy et s'écoule vers le nord-est. Elle traverse la commune et se jette dans la Bidouze à Amendeuix-Oneix, après avoir traversé 7 communes[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[14]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[15].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[16]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[14]

  • Moyenne annuelle de température : 13,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 13,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 370 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[17] complétée par des études régionales[18] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Aicirits », sur la commune d'Aïcirits-Camou-Suhast, mise en service en 1993[19]et qui se trouve à 1 km à vol d'oiseau[20],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 14,1 °C et la hauteur de précipitations de 1 216,7 mm pour la période 1981-2010[21]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Biarritz-Pays-Basque », sur la commune d'Anglet, mise en service en 1956 et à 43 km[22], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[23], à 14,3 °C pour 1981-2010[24], puis à 14,6 °C pour 1991-2020[25].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « la Bidouze (cours d'eau) »[27], d'une superficie de 2 570 ha, un vaste réseau hydrographique drainant les coteaux du Pays basque[28],[Carte 2].

La faune aquatique comprend notamment l'écrevisse à pattes blanches, le saumon atlantique, le Rat-trompette, le Vison d'Europe, le Toxostome, un poisson d'eau douce ainsi que la Trichomanès remarquable, une espèce de fougère.

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 7] est recensée sur la commune[29],[Carte 3] : le « réseau hydrographique de la Bidouze et annexes hydrauliques » (2 867,4 ha), couvrant 30 communes dont 1 dans les Landes et 29 dans les Pyrénées-Atlantiques[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Palais est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[31],[32],[33]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Palais, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[34] et 2 956 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[35],[36].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Palais, dont elle est la commune-centre[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[37],[38].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (30,7 %), forêts (27 %), zones urbanisées (21,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), terres arables (6,1 %)[39].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Palais est selon l'IGN composée des lieudits suivants :

  • Berrogain Dupré ;
  • Gibraltar ;
  • Saint-Jayme ;
  • Xobatenea.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La sortie 4 de l'autoroute A64 dessert Saint-Palais, point de confluence des routes D 8, D 11, D 302, D 511 D 933 et D 2933.

Des services de cars (autocars Hiruak-Bat, SNCF et Bidegain) relient Saint-Palais à Saint-Jean-Pied-de-Port (et Bayonne), Dax et Orthez.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Palais apparaît sous les formes Sanctus Pelagius (1160[40]), Sant Peray (1249[40]), Sant Pelay (1264, 1350 et 1413[40]), Sent-Palay (1385[41], notaires de Navarrenx[42]), Sent-Palays (1474[41], titres de Lahonce[43]), Sant-Pelay (1513[41], titres de Pampelune[44]), Donapalaio (1643[40]), S-Palais (1650) et Mont-Bidouze (1793).

Le nom de la ville vient de San Palay en souvenir de Pelayo (saint Pélage de Cordoue), un jeune adolescent martyrisé à Cordoue en 926[40].

Ahetze, ancien fief dépendant du royaume de Navarre est mentionné en 1863 par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[41].

Jean-Baptiste Orpustan[40] indique qu'Ahetze provient d'« aiz », « pierre » et par extension « hauteur rocheuse ».

« Anguélu », fief vassal du royaume de Navarre, est mentionné sous la forme Angulue (1376[41], montre militaire de Béarn[45]).

Agotéta, hameau de Saint-Palais, provient, selon Paul Raymond, des Agots ou cagots[41].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Palais est une fondation royale navarraise, une ville neuve ou iriberri, vraisemblablement du début du XIIIe siècle.

Elle est bâtie sur un promontoire rocheux dominant la Bidouze. Sa rue unique, la Rue Royale, est alors bordée de remparts et d'un fossé à l'ouest, l'est étant protégé par les contreforts de la Bidouze. Cette rue est l'actuelle rue du palais de justice. L’extension de la ville a suivi cette rue unique en direction du nord, le long de la rivière, jusqu'à la limite de la zone inondable (rue de la Bidouze). Cette extension était un quartier populaire.

Charles II de Navarre, en 1351, fit bénéficier la ville d'un grand privilège : il l'autorisa à battre monnaie et fit installer un atelier monétaire.

Jean d'Albret la dota en 1472 de foires qui demeurent : marché du vendredi, marché aux agneaux les mercredis d'hiver, foire aux chevaux le lundi de Pâques.

En 1521, défait par les Espagnols à la bataille de Noain, Henri II installe la capitale du Royaume de Navarre à Saint-Palais. Il fonde les États généraux de Navarre en 1523 et la chancellerie que Louis XIII transportera ultérieurement à Pau.

La Maison du roi servait de maison commune ; la sénéchaussée en fit son siège en 1639.

Saint-Palais s'est développée grâce aux pèlerinages. Un édit de Louis XVI en novembre 1784 mit fin aux activités des hospices d'Utziat à Arros, d'Harambelts à Ostabat et de Saint-Palais, pour former un hôpital à Saint-Palais, « étant la capitale de notre Royaume de Navarre ».

La loi du [46] met un point final aux particularités institutionnelles et aux privilèges locaux. Elle aboutit à la mise en place du département des Basses-Pyrénées, qui regroupe le Béarn, la Soule, la Basse-Navarre, le Labourd et les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache.

Les trois provinces basques furent réorganisées en trois districts : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz

Le Directoire du nouveaux département incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Saint-Palais s'appela Mont-Bidouze.

Le district[41] de Saint-Palais comprenait les cantons de Bidache, Came, Garris, Iholdy, Larceveau, Ossès, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Martin-d'Arberoue et Saint-Palais.

Le canton de Saint-Palais était alors composé des communes d'Aïcirits, Amendeuix-Oneix, Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Béhasque-Lapiste, Camou-Mixe-Suhast, Gabat, Ilharre, Larribar-Sorhapuru, Orsanco, Saint-Palais et Uhart-Mixe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1995 Bernard Lassalle   Expert-Géomètre
1995 2020 Jean-Jacques Loustaudaudine DVD Chef d'Entreprise
2020 en cours Charles Massondo   Chef d'Entreprise

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à huit structures intercommunales[47] :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d'assainissement collectif de Saint-Palais ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de regroupement pédagogique Ikas Bidea ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Saint-Palais accueille le siège de six groupements :

  • la communauté de communes d'Amikuze ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d'assainissement collectif de Saint-Palais ;
  • le syndicat de production d’eau d’Auterrive ;
  • le syndicat intercommunal de regroupement pédagogique Ikas Bidea ;
  • le syndicat mixte Baxe Nafarroa.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Sangüesa (Espagne) depuis 1993[48]. Sangüesa appartient à la Communauté forale de Navarre voisine.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[50].

En 2018, la commune comptait 1 840 habitants[Note 10], en diminution de 0,76 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7307478901 1331 3541 4451 6191 7411 784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6451 5791 6831 6971 8821 9071 9831 9571 949
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8361 8611 8561 7381 7441 7411 7721 7831 745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 8402 1642 1282 0972 0551 7011 8741 8561 842
2018 - - - - - - - -
1 840--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de quatre écoles : l'école maternelle publique, l'école primaire privée Etchecopar, l'école primaire privée Amikuzeko Ikastola et l'école primaire publique[53]. L'école Amikuzeko Ikastola propose un enseignement basque par immersion alors que les trois autres écoles proposent un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[54].

La commune dispose également de deux collèges (collège public Léon-Bérard[55] et collège privé Etchecopar[56]) et d'un lycée d'enseignement agricole privé (lycée Jean-Errecart[57]).

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'Ossau-iraty.

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

  • Mi-juillet : fêtes de la Madeleine, en blanc et bleu.
  • Août : festival de force basque, l'un des plus importants (chaque dimanche qui suit le ).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Maison noble D'Erdoy-Oyhenart.
Maison noble D'Erdoy-Oyhenart.

La Maison noble D'Erdoy-Oyhenart

Cette bâtisse face à l'église Saint-Paul est la salle d'Erdoy, ancienne maison noble, dont l'héritière Jeanne épousera l'historien mauléonnais Arnauld Oihénart en 1627. Plus couramment appelée « la maison des têtes », pour les cinq bas-reliefs qui ornent sa façade. De gauche à droite les bustes de Henri II, sa fille Jeanne d'Albret et Henri III de Navarre (le futur Henri IV). Les deux autres bustes, une femme et un diable sont postérieurs et ont été placés à la suite de l'agrandissement de la maison.

Façade de l'ancien Hôtel de la Monnaie depuis la Rue de la Monnaie.
Hôtel de La Monnaie.

L'Hôtel de La Monnaie

Lorsque Charles II de Navarre autorise Saint-Palais à battre monnaie, il installe son atelier dans la Maison noble d'Angelu en 1351. À sa création, Saint-Palais comptait environ 300 habitant dont 100 qui travaillaient à la Monnaie (60 faisaient fondre le métal et 40 le frappaient). L'atelier sera démantelé en 1672.

Maison du Roi
Maison du Roi.

La Maison du Roi

Ancien palais et prison de la sénéchaussée de Navarre de 1639 à 1790. Maison commune des habitants de Saint-Palais jusqu'à 1760.

Siège des Jurats. La noblesse était convoquée au « son de cloche », et délibérait avec les jurats pour régler les affaires communes. Les jurats disposaient de pouvoir de police et de basse justice. En 1606, ils étaient au nombre de quatre, choisis parmi le maîtres de maison, renouvelables par moitié tous les ans. Avec les jurats étaient désignés six prud'hommes, renouvelés tous les ans, qui secondaient la sénéchaussée et les jurats, dans l'administration de la ville. Ces six prud'hommes étaient préférés aux réunions tapageuses et inefficaces des réunions des maîtres de maisons.

En 1700, était désigné un régent qui devait instruire « les enfants de la communauté et les y élever dans la crainte de Dieu ».

  • Château d'Ithorrotz, appartenant à la famille d'Abbadie d'Ithorrotz[58].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le bois de la ville : ancien lavoir et circuit d'interprétation sur la flore locale situé route d'Iholdy.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Paul
Église Saint-Paul

L'église Saint-Paul[59]

Construite au Moyen Âge, elle abrita les premiers États généraux de Navarre en 1523.

Elle devient un temple de la religion réformée sous Jeanne d’Albret et Henri IV.

En 1524 elle abrite le chancelier de Navarre qui fait régner la justice dans le royaume jusqu'en 1624.

Le tribunal de justice qui échut à Saint Palais s'y installe en 1790[60].

L'église Sainte-Marie-Madeleine.

L'église Sainte-Marie-Madeleine[61]

L'église néo-gothique date de 1866. Elle conserve trois pièces de l'ancienne Saint-Paul : un tableau de l'apôtre, une Vierge dorée et un sarcophage. En 1888, Théodore d’Arthez Lassalle offre à la paroisse un orgue de facture Cavaillé-Coll[62]. Classé monument historique en 1980 et restauré en 1986, il est toujours en fonctionnement.

Le monastère des franciscains

Les Franciscains s'installeront à Saint Palais au XIXe siècle. Le monastère a été désacralisé pour être transformé en centre culturel.

Le Pèlerinage de Compostelle

Saint-Palais est située sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au temps d'Aimery Picaud, le détour était impensable, Saint-Palais n'existant pas. Il n'y avait que Garris, à 3 km à l'ouest, au sommet de la crête (qui pourrait avoir été Carassa, sur la voie romaine Bordeaux - Astorga).

On quitte Saint-Palais par le quartier Sant Jayme (Jacques, à comparer avec Jaume et Jaime en pays d’Oc) et le couvent des franciscains.

Fronton de Saint-Palais.

Centres et équipements culturels[modifier | modifier le code]

L’Espace Chemins-Bideak[63], est un centre d'interprétation installé dans l’ancien couvent franciscain. Il comprend un jardin paysager, un parc, des expositions temporaires et permanentes, une grande fresque en bande-dessinée racontant l'histoire de la Navarre et de la Basse-Navarre, un cloître et un auditorium.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques).
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques).

née au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

née au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

nées au XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Maurice Celhay, né le à Saint-Palais et décédé en 1980, est un joueur français de rugby à XV, ayant joué au poste de trois-quarts centre ou ailier gauche à l'Aviron bayonnais et en sélection nationale. Sa carrière fut d'une longévité exemplaire. Il possède le plus beau palmarès individuel du club, et fut le capitaine de son équipe lors des phases finales des championnats en 1943 et 1944 ;
  • Jean Urruty, né en 1912 à Saint-Palais, champion de France de pelote basque à main nue junior à 17 ans, puis champion de France senior à joko garbi, rebot, main nue et pasaka. Il remporte la coupe Wendel en 1930 ;
  • Pierre Hurmic, né en 1955 à Saint-Palais, avocat et homme politique français, maire de Bordeaux ;
  • Pascal Idieder, né en 1982 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de pilier au sein de l'effectif du CA Brive ;
  • Thierry Berhabé, né en 1982 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de pilier au sein de l'effectif du Stade aurillacois ;
  • Adrien Figueiredo, né en 1984 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV et à sept français qui évolue au poste d'ailier au sein de l'effectif du Stade rochelais ;
  • Simon Ternisien, né en 1987 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de centre au sein de l'effectif du Stade montois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Anciennes armoiries de Saint-Palais.

Blason Blasonnement :
De gueules au rai d'escarboucle pommeté et fermé d'or allumé en cœur de sinople.
Commentaires : Les armes de Saint-Palais avec l'ancien écu du royaume de Navarre surmonté d'une couronne royale.

Armoiries modernes de Saint-Palais.

Blason Blasonnement :
De gueules aux chaînes d’or posées en pal, en sautoir et orle, chargées en cœur d’une émeraude au naturel.
Commentaires : Les armes de Saint-Palais avec l'écu moderne du royaume de Navarre surmonté d'une couronne royale.

Ecu de la Maison noble d'Angelu, l'Hôtel de la Monnaie.

Blason Blasonnement :
De gueules au chef losangé d'or et d'azur de deux tires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Le Pays Basque comprend sept provinces dont trois au nord qui forment le pays basque français : le Labourd, la Soule et la Basse-Navarre.
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
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  3. « ZNIEFF de type II sur la commune de Saint-Palais », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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