Biganos

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Biganos
Le port de Biganos.
Le port de Biganos.
Blason de Biganos
Blason
Biganos
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Andernos-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord Atlantique
Maire
Mandat
Bruno Lafon
2014-2020
Code postal 33380
Code commune 33051
Démographie
Gentilé Boïens
Population
municipale
10 017 hab. (2014)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 42″ nord, 0° 58′ 38″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 45 m
Superficie 52,70 km2
Localisation

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Biganos

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Biganos

Biganos (Biganòs[1] en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Boïens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du bassin d'Arcachon.

Commune située dans le Pays de Buch au cœur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, Biganos est l'une des dix localités qui bordent le Bassin d'Arcachon et se trouve à la croisée des chemins du nord et sud du bassin.

La ville est desservie par la SNCF avec la Gare de Facture-Biganos qui est située sur la ligne Bordeaux - Irun (services TER Aquitaine Bordeaux-Arcachon, Bordeaux-Irun et Bordeaux-Tarbes).

Biganos est située à 36 km de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme actuel est attesté sous la même forme depuis 1339 (Sanctus Gervasius de Biganos).

Auparavant, le quartier de la Mothe était la capitale du pays de Buch, connue sous les noms :

  • Boios[2] ou Boii (du nom du peuple, les boii), Bogium (1307-1317)… ;
  • la Mota de Bugh (1289), La Mothe en Buch, Lamothe

Le toponyme Biganos est un nom de domaine aquitano-roman, vraisemblablement basé sur le nom de personne *Vicanus (du latin vicanus 'villageois') et le suffixe locatif -otz / -os[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs nécropoles tumulaires du premier âge du fer ont été signalées sur la rive gauche du ruisseau de Tagon par le Dr Peyneau en 1926 : elles jalonnent probablement un chemin protohistorique reliant les vallées de la Garonne et de la Leyre[4]. Des traces d'occupation ont été repérées au lieu-dit Lamothe (dans le delta de l'Eyre entre Biganos et Le Teich). Les Gaulois exploitaient alors l'alios en tant que minerai de fer.
  • Le gentilé Boïen de Biganos est le nom du peuple local (il existe un peuple celtique de même nom en Bohème).
  • Le suffixe -os- de Biganos se retrouve dans une bonne partie de la Gascogne et notamment dans plusieurs lieux situés au bord de la Leyre et jusqu'au bord du bassin d'Arcachon (Biganos, Mios, Caudos, Andernos, Pissos) ; il s'agit du résultat d'un suffixe -otz(e), propre à l'aquitain, langue considérée comme proto-basque, parlée avant la colonisation romaine[5]. Le cas de Lugos, dans la même zone, est cependant analogique.

Le chemin Bougès, qui reliait Burdigala à La Mothe, passait par les Argenteyres (centré sur l'actuel quartier bas), réécrit aujourd'hui les Argentières.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la commune était desservie par le chemin de fer. Le lieu-dit Facture voyait la séparation de la ligne Bordeaux-Arcachon et de la ligne Bordeaux-Bayonne-Irun. Il existait encore à Biganos un reste d'industrie métallurgique : Petites fonderies.

C'est de Facture que sont parties les CC7107 et BB9004 du record de vitesse sur rail de 1955 qui ont permis de cadrer les problèmes de l'accès à la grande vitesse préalables au développement des futurs TGV.

La fin du XXe siècle a vu un fort développement démographique de la ville malgré le déclin de ses industries. Au début du XXIe siècle, la métallurgie n'est qu'un souvenir. La Cellulose du Pin, devenue Smurfit Kappa, est toujours la première unité européenne de production de papier kraft base pour cartons, mais celle-ci, désormais très automatisée, n'est plus le premier employeur de la commune (c'est le magasin Auchan). Désormais relativement étendue, la ville englobe ses anciens bourgs disjoints dont Facture et d'autres, maintenant quartiers de la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Biganos se blasonnent ainsi : D'azur à la tour d'argent ouverte et maçonnée de sable sur une terrasse de sinople.

Le logo de Biganos
Les gouttes d'eau représentent les sept rivières qui sont sous la ville de Biganos.
Le vert de la feuille représente l'environnement de la forêt.
Le orange représente les pinèdes : quand les pins sont coupés, la sève ressort avec cette couleur rouge orangé.
Le « A » de Biganos représente l'entrée du Bassin et du delta de la Leyre, d'où le nom « Porte du bassin».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1970 1977 Raymond Labache    
mars 1977 2005 Lucien Mounaix DVG puis SE Instituteur puis Directeur d'Ecole Primaire
2005 2008 Martine Galloux    
mars 2008 en cours Bruno Lafon SE Sylviculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 10 017 habitants, en augmentation de 5,84 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570 614 780 708 1 019 1 083 1 085 1 268 1 149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 300 1 591 1 786 1 669 1 735 1 866 1 920 1 926 2 039
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 987 2 105 2 165 2 275 2 776 2 940 3 106 2 717 3 344
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 781 4 213 4 416 4 588 5 908 6 950 9 099 9 950 10 017
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Biganos présente un élevage d'esturgeons pour le caviar d'appellation « caviar d'Aquitaine », installé lui aussi sur un moulin, le moulin de la Cassadote, à l'origine un moulin construit sur le ruisseau du Lacanau, qui produisait de la farine. Plus tard, une pisciculture a été installée et la production d'esturgeons. Après plusieurs essais, une variété a été acclimatée avec succès.

Biganos est aussi connue pour son usine, exploitant la forêt des Landes pour la fabrication de papier kraft, appartenant actuellement à la société internationale Smurfit Kappa après avoir appartenu pendant de longues années à la Cellulose du Pin. Cette industrie est très ancienne sur le site puisqu'à l'origine, un moulin papetier avait été construit sur le ruisseau du Lacanau de Mios au lieu-dit Pont Nau dont on peut encore voir les vestiges à l'entrée sud de la ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Deux ports authentiques conservés à Biganos avec leurs pinasses et leurs cabanes d'ostréiculteurs.
    • Le port de Biganos classé en zone protégée. Il est le seul port placé en pleine forêt.
    • Le port des Tuiles sous protection du conservatoire du littoral et des rivages.
  • Le moulin de la Cassadotte avec la pisciculture et la production de caviar de la Gironde.
  • L'église Saint-Gervais construite en 1886 et qui abrite des fonts baptismaux romains.
  • Le site archéologique de Biganos constitué d'une ville romaine enfouie entre les rivières de l'Eyre et de l'Eyga. Des hommes ont été enterrés à l'époque mérovingienne dans des sarcophages de pierre près de l'église paléochrétienne de Boii ou Boios.
  • L'île de Malprat (mauvais pré), située dans le delta de l'Eyre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Paul (né le à Biganos - mort le ), athlète français qui a remporté 12 titres nationaux dans quatre disciplines différentes, de sprint et de saut. Il a été essentiellement licencié au CA Bègles à la fin des années 1920, au Racing club de France au milieu des années 1930, et de nouveau à Bègles durant la guerre. Il a participé aux Jeux olympiques d'été de 1936. Son palmarès est riche de 25 sélections en équipe de France A, de 1929 à 1937, 7 records de France du saut en longueur, vice-champion d'Europe du relais 4×400 m en 1934, champion de Grande-Bretagne du saut en longueur en 1934 et 1935, champion de France du 100 m, champion de France du 200 m, 6 titres de champion de France de saut en longueur, champion de France de triple-saut.
  • André Laroche (1911 à Facture - 1981), finaliste du championnat de France de rugby avec Narbonne où il effectuait son service militaire. Il jouait pilier.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

À Biganos, il y a trois stades de football, un stade de rugby et deux salles polyvalentes multisports.

À l'aube de la saison 2008/2009, le club de football, l'Association Sportive Facture Biganos Boïen section football remonte en Promotion de Ligue après trois années de purgatoire en « District ». Ayant connu les hautes sphères du football aquitain pendant les années 1990, l'ASFBB voulait retrouver le bon niveau. Après deux montées en deux saisons, les joueurs du club des Papetiers retrouvent la Ligue d'Aquitaine. Début 2009, on apprend la signature surprise de l'ancien international français Jean-Pierre Papin comme joueur au sein de ce club. Le club évolue aujourd’hui[Quand ?] en Division Honneur Régionale (DHR).

En handball féminin, l'« Entente Mios-Biganos » participe au championnat de France de Division 1 de 2003 à 2013, côtoyant régulièrement l'élite et, de temps en temps, le niveau européen. En 2011, l'équipe de handball féminine a gagné une coupe d'Europe.

En rugby à XIII, l'équipe de rugby de Facture XIII gagne la Coupe Nationale Amateurs devenue depuis "Coupe Falcou" à cinq reprises, avec un dernier titre en 1962. En 2009, le rugby à XIII redémarre sur le bassin d'Arcachon. Une équipe féminine participe au championnat régional en 2009-2010, puis accède à l'Elite et remporte magnifiquement le titre national à quatre reprises. Une équipe masculine participe au championnat régional en 2016-2017. En 2009, le public du stade municipal de Biganos a vu se dérouler la première finale de la "Super Coupe" de rugby à XIII organisée par le club local et Orange TV.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Canoë et/ou kayak sur la Leyre ;
  • Piste cyclable intégrée dans un circuit faisant le tour du bassin d'Arcachon ;
  • Salle de cinéma et théâtre ;
  • Une bibliothèque municipale ;
  • Associations présentes sur le territoire communal.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Trois groupes scolaires publics :
    • École maternelle Marcel Pagnol
    • École élémentaire Jules Ferry
    • École primaire du Lac Vert
  • Collège public Jean Zay
  • Lycée public de la Côte d'Argent

Ligne de bus[modifier | modifier le code]

Liaisons régulières :

  • Andernos/Mios par autocar CITRAM Aquitaine no 610, pour le transport des enfants vers les établissements scolaires.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biganos, sur Gasconha.com (consulté le 9 février 2010).
  2. Itinéraire d'Antonin
  3. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5), p. 71.
  4. « Vingt siècles d'incertitude »
  5. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire toponymique des communes, Gironde, éd. CAIRN, Pau, 2008, p. 71
  6. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), articles 6.XXVIII et 6.XXIX, p. 375-381
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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