Asson

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Asson
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Ouzom, Gave et Rives du Neez
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Marc Canton
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64068
Démographie
Gentilé Assonais
Population
municipale
2 053 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 29″ nord, 0° 15′ 14″ ouest
Altitude Min. 255 m – Max. 1 848 m
Superficie 83,02 km2
Localisation

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Liens
Site web www.asson.fr

Asson est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Assonais et les Assonaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Une école primaire d'Asson.
Paysage depuis Asson vers l'est.

Situation[modifier | modifier le code]

C'est la plus vaste commune de la vallée de l'Ouzom, à l'est du département.

Accès[modifier | modifier le code]

Asson est desservie par les routes départementales 35, 36, 126 et 226.

Le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques y possède un arrêt sur la ligne 810, menant de Lys à Pau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, Asson est traversée[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, l'Ouzom et le Béez.

L'Ouzom est alimenté sur le territoire d'Asson par les ruisseaux de Gerse, Turonnet, de Thouet, le Goulet, d'Incamps, de Berdoulat et l'Arrieucourt (lui-même alimenté sur la commune par le ruisseau de la fontaine Béra), et les caux de la Hèche, du Hau et du Gat. Paul Raymond signale en 1863[3] un autre affluent de l’Ouzom, le Touchet, qui arrose Asson et Arthez-d'Asson.

Le Béez est rejoint sur la commune par les ruisseaux le Landistou, de Trubés (lui-même alimenté sur Asson par le ruisseau de Marlies), la Toupiette, Arrouy, de Mourté, du Lacot (rejoint sur la commune par le ruisseau de la Sègue), de Jupé, de Picas, Coudé et Soulens.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Asson apparaît sous les formes Assoo (XIe siècle[3], cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[5]), Assonium (1100[3], titres de Mifaget), Villa quœ vocatur Asso (XIIe siècle[3], cartulaire de Lescar[6]), Assun (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[7]), La vegarie d'Asson (1450[3], règlement de la Cour Majour[8]), Saint-Martin d'Asson (1790[3]) et Asson sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[9]). Michel Grosclaude précise que le toponyme provient probablement du basque aitz/as (« pointe rocheuse ») et du suffixe locatif -on, pour donner « lieu où il y a une hauteur pointue »[9].

En occitan béarnais la commune se nomme Asson [aˈsũ][10]

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Abère, ancien fief de la commune, apparaît sous la forme Abera (1546[3], réformation de Béarn[11]).

Arribabès est une ferme d’Asson, citée par le dictionnaire topographique de 1863[3] et mentionnée en 1675[3] sous la graphie Arribebes (réformation de Béarn[11]).

Arribarrouy était un hameau d’Asson dont il est fait état en 1675[3] (Arribarroy, réformation de Béarn[11]) et 1863[3] (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le dictionnaire de 1863[3] mentionne aussi le hameau Arribebot, dont il est également fait état en 1675[3] (réformation de Béarn[11]). Le même dictionnaire signale le hameau Arriutoulet, ainsi que l'Artigaux, territoire sur lequel fut établie la commune de Lestelle.

Arrieucourt ou Arrioucourt pourrait être l’hydronyme mentionné par le dictionnaire de 1863[3] sous la forme Arriucourbe, ruisseau qui arrosait Asson et Igon avant de rejoindre l’Ouzom (noté Ouzon en 1863).

Bataille fait sans doute référence à l’hydronyme Bataillès, ruisseau indiqué par Paul Raymond en 1863[3], prenant sa source sur Asson avant de se jeter dans le Béez, qu’un acte des notaires de Nay[12] mentionnait en 1501[3] sous la graphie l’ariu de Bathalhes. Il peut s’agir également du ruisseau Bataillès (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]), affluent de l’Ouzom arrosant Asson.

Béchacq était en 1863[3] un hameau d’Arthez-d'Asson.

En 1675[3], la réformation de Béarn[11] mentionne le hameau Les Bengues.

Brocq est une ferme de la commune, signalée par le dictionnaire topographique de 1863[3].

La ferme Cami fait l’objet d’une mention en 1385[3] (l’ostau deu Cami) dans le censier de Béarn[13].

Castet-Oussès désigne des montagnes entre Asson et Arthez-d'Asson, mentionnées sous la graphie Castet-Ousses par le dictionnaire de 1863[3].

Le fief de Claverie, cité par Paul Raymond en 1863, ainsi que par la réformation de Béarn[11] en 1538[3] (l'ostau de Claveria) dépendait de la vicomté de Béarn.

D’après Paul Raymond, le chemin de Clerguet, conduisant à Clarac, traversait Asson et Igon, et délimitait les communes d’Asson et de Nay. On le trouve sous la graphie lo cami Clargues ou le cami Claragues en 1536[3], le grant camii aperat Clergues en 1547[3] (réformation de Béarn[11] pour toutes les citations).

Couts-Dedans et Couts-Dehors était des hameaux d’Asson, mentionnés sous les formes Fore-Couts, Cootz, Dedans-couts et Fore-Couts (respectivement 1547[3], 1581[3] et 1675[3], réformation de Béarn[11].

Le chemin d’Estradère menait lui d’Asson à Arthez-d’Asson, par la montagne[3].

La Fourcade est une ferme mentionnée pre le dictionnaire de 1863[3].

Garrenot était en 1863[3] un hameau d’Arthez-d’Asson.

Grabot pourrait être le martinet de Grabaud, une forge de fer citée en 1771[3] (intendance de Pau[14]).

Le toponyme Hermitage, ancienne motte d'Asson, apparaît sous les formes Lo Castet d'Assoo et la Bielle d'Asson (respectivement 1538[3] et 1675[3], réformation de Béarn[11]). Au XVIIe siècle, Isaac Vergès[3], de Nay, y construisit un ermitage, d'où le toponyme actuel.

Le toponyme Lalanne est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]) et désignait un hameau de la commune.

La ferme Larban est citée vers 1540[3] dans la réformation de Béarn[11].

Minvielle était un fief d’Asson, vassal de la vicomté de Béarn, dont il est fait mention en 1673[3] (réformation de Béarn[11]), la maison noble de Mainvielle, autrement de Galan.

La ferme Palu est citée par le censier de Béarn[13]). de 1385[3], sous la graphie Paluu.

Les Pandelles (las Pandeles en 1443[3] dans le règlement de la Cour Majour[8]) désigne une fermes d’Asson.

Le fief Subercaze relevait de la vicomté de Béarn. Il est mentionné sous la forme la maison noble de Subercase (1684[3], réformation de Béarn[11]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'avant 1232, Asson était localisée près du lieu-dit l'Hermitage. Il y avait dans la commune une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. Le village a signé sa charte d'affranchissement le 4 janvier 1282[15], avec l'accord de Gaston VII de Béarn, vicomte de Béarn. En 1385, Asson comptait cinquante-sept feux et dépendait du bailliage de Nay.

Asson ressortait de la notairie de Nay, au même titre qu’Angaïs, Arros, Arthez-d'Asson, Baliros, Baudreix, Bénéjacq, Beuste, Boeil, Bordères, Bosdarros, Clarac, Coarraze, Igon, Lagos, Lestelle, Mirepeix, Montaut, Nay, Pardies et Saint-Abit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Asson
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1989 Jean Labarrère CNI conseiller général
1989 2008 Laurent Aubuchou-Aurioux UMP conseiller général
2008 2014 Patrick Moura LDIV Président Syndicat Eau Nay-Ouest
2014 en cours Marc Canton UDI Cadre

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Asson appartient à cinq structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d'eau potable et d’assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 053 habitants, en augmentation de 5,34 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 487 2 179 2 318 2 527 2 582 2 564 2 515 2 599 2 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 661 2 626 2 600 2 406 2 550 2 541 2 554 2 406 2 521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 518 2 534 2 416 1 862 1 843 1 854 1 744 1 519 1 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 506 1 527 1 676 1 644 1 652 1 771 1 802 1 949 2 053
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Asson fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, ainsi que des indications géographiques protégées (IGP) suivantes : le haricot tarbais, la tomme noire des Pyrénées, le canard à foie gras du Sud-Ouest et le jambon de Bayonne.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La langue locale est l'occitan-gascon, appelé localement béarnais. Une classe bilingue propose un cursus français-occitan (béarnais) dans l'école de la commune de la maternelle au CM2.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Lalanne, dans le zoo, une serre métallique[21],[22] de 1900 est classée aux monuments historiques depuis 2001.

Les propriétaires du château d'Abère[23] sont connus depuis le XIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, partiellement du XVe siècle[24], recèle un triptyque[25] du XVIe siècle classé.

Asson est une étape du chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste), un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[26].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les grottes de Bétharram
Les grottes de Bétharram sont une série de grottes situées à la frontière des départements des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées.
Leur emprise intéresse les communes d'Asson et Lestelle-Bétharram dans les Pyrénées-Atlantiques et de Saint-Pé-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. Elles font découvrir à pied, en barque, puis en petit train, la clef de la formation des grottes similaires.
Le zoo d'Asson
Implanté sur cinq hectares, le zoo d'Asson présente un ensemble zoologique composé d'espèces en voie de disparition ou peu courantes en zoo.
Sommets
Le Castet-Ousset culmine à 718 mètres, la Soum de Camlong à 881 mètres[4], le pic Céberi à 891 mètres[4], la Soum d’Arangou à 892 mètres[4], la Soum de la Bécole à 947 mètres[4], le Pène de la Hèche à 1 326 mètres[4], les Toupiettes à 1 357 mètres[4], la Soum de Martî-Peyras à 1 464 mètres[4], la Soume de Moulle à 1 544 mètres[4] et le pic du Monbula à 1 583 mètres[4].

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

Asson dispose de deux écoles primaires (école du Bourg et école du Pont-Latapie).

Sport

Asson sports évolue en championnat de France de handball féminin de Nationale 3.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Asson, consultée le 28/06/09
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az et ba Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt, du, dv et dw Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 avril 2012)
  5. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Cour Majour de Béarn, registres manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), n° 340.
  10. Joseph Rebenne, « Essai de toponymie non romane de la plaine de Nay (Béarn) », Modèles linguistiques, no 66,‎ , p. 111-135 (lire en ligne).
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  12. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques<
  13. a et b Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  14. Titres de l'intendance de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. Charte d'affranchissement d'Asson
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 25 mai 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « La serre métallique », notice no PA64000039, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. La serre 1900 sur le site de la commune
  23. Le château d'Abère sur le site de la commune
  24. L'église Saint-Martin sur le site de la commune
  25. « Le triptyque classé », notice no PM64000056, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Asson, étape du chemin du Piémont, sur le site de la commune

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]