Lestelle-Bétharram

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Lestelle-Bétharram
Vue générale sur les sanctuaires de Bétharram.
Vue générale sur les sanctuaires de Bétharram.
Blason de Lestelle-Bétharram
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Vallées de l'Ousse et du Lagoin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Jean-Marie Berchon
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64339
Démographie
Gentilé Lestellois
Population
municipale
863 hab. (2014)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 51″ nord, 0° 12′ 30″ ouest
Altitude Min. 278 m
Max. 481 m
Superficie 8,63 km2
Localisation

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Lestelle-Bétharram

Lestelle-Bétharram est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Lestellois et les Lestelloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lestelle-Bétharram est située à l'est du département, à vingt-cinq kilomètres au sud-est de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 35, 226, 526 et 937, ainsi que par la ligne SNCF Toulouse - Bayonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

« Pont de Lierre » au-dessus du gave de Pau (photographié entre 1859 et 1910 par Eugène Trutat).

La commune est traversée[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, les ruisseaux de Cacaret et de Batcrabère. Ce dernier est lui-même alimenté sur la commune par le ruisseau d'Abadie.

Un affluent de l'Ouzom, le ruisseau l'Arrieucourt, coule également sur la commune. Ce dernier est à son tour rejoint sur les terres de Lestelle-Bétharram par le ruisseau le Gès.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bétharram ;
  • Calvaire ;
  • Lestelle ;
  • la Plaine ;
  • Sansguilhem ;
  • Serre de Brozou ;
  • Village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 64339.png

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lestelle apparaît sous les formes la bastide de Lestelle (1335[3], réformation de Béarn[4]), Lestele (1402[3], censier de Béarn[5]), La Stela (1429[3], censier de Bigorre[6]), Lestella (1544[3], titres de Béarn[7]), Lastelle et l'Estelle (respectivement 1544[3] et 1675[3], réformation de Béarn[4]) et Saint-Jean de Lestelle (1675[3], terrier de Lestelle[8]).

Le toponyme Bétharram, hameau de Lestelle, est mentionné en 1335[3] (réformation de Béarn[4]) et apparaît sous les formes Guatarram (1335[3], terrier de Lestelle[8]) et la chapelle de Nostre-Dame du Calvaire de Betarram (1644[3], titres de la chambre des comptes de Pau[9]).

En occitan béarnais la commune se nomme L'Estela e Bètharram.

Histoire[modifier | modifier le code]

La place Saint-Jean.
Vue du XIXe siècle, par Eugène de Malbos.

Lestelle est une bastide créée en 1335 sur le territoire d'Asson (quartier d'Artigaux) par Gaston II de Foix, fils de Roger-Bernard de Foix et de Marguerite de Béarn, époux d'Eléonore de Comminges et père de Gaston III dit Fébus. Lestelle payait, tous les ans, une redevance à Asson dont le montant s'élevait à trois livres[10]. De nombreux privilèges furent accordés, notamment l'affranchissement, les concessions foncières, les franchises de pacages pour la transhumance, le droit de chasse et de pêche, l'exemption du droit de passage sur le pont en bois de Gatarram, une administration autonome, l'exemption du four banal[11]. Les quatre jurats étaient aidés par le garde-boursier qui avait pour mission de garder les caisses de la commune et par le notaire rural jouant le rôle dévolu aujourd'hui aux secrétaires de mairie ; il notait notamment les procès-verbaux des séances. Les réunions n'avaient pas lieu dans une salle, mais sur la place de l'église avec la présence de tous les habitants ; si vote il y avait, celui-ci se faisait à main levée.Paul Raymond[3] note qu'en 1385, comptait trente-deux feux et Bétharram[12]. Les deux paroisses dépendaient du bailliage de Nay.

Lestelle-Bétharram est un lieu de pèlerinage très ancien et toujours très fréquenté (14 septembre et le dimanche qui suit). La légende[13] rapporte en effet, à une date indéterminée, que la Vierge y sauve une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau sous le pont (d'où le « rhabillage toponymique » de Guatarram en bétharram qui signifie 'beau rameau' en béarnais). La chapelle primitive, sans doute construite au XIVe, est brûlée, reconstruite puis, trop modeste, agrandie. Les merveilles s'y opérant attirent de plus en plus de pèlerins, ce qui vaut à Bétharram au XVe siècle, le nom de « Terre sainte ». Le sanctuaire du XVIe siècle est alors un joyau de l'art baroque en Béarn. En 1569, les protestants, maîtres de la région, incendient le sanctuaire et proscrivent la religion catholique en Béarn. Dès lors, les processions de la Fête-Dieu sont interdites ; les croix, les images des saints, tout ce qui touche de près la religion catholique est enlevé. Ces excès donnèrent lieu à l'intervention du pape Pie V et du roi de France. Le village n'est pas épargné par la tourmente, mais au dire de Marca (président du Parlement de Navarre, intendant de justice, conseiller ordinaire et conseiller d'État), personne ne se fait protestant[14]. En 1614, l'évêque de Lescar reçoit l'autorisation de reconstruire la « Dévote Chapelle en ruines ». Grâce à Louis XIII, elle est relevée en 1616 et la veille de l'Assomption de l'an 1622, selon la tradition, une source tarie se remet à couler dans une grotte proche du sanctuaire. Ces eaux sont conduites plus loin dans un édicule indépendant et deviennent une fontaine miraculeuse. Plus de quatre-vingt miracles y auraient été recensés au XVIIe siècle[15].

Au printemps de 1678, une crue subite du Gave emporte à la fois l'église, le cimetière du village et le pont. La destruction du pont est un problème grave, rendant les villages isolés par le gave. Ce passage daterait, semble-t-il du XIVe siècle, le premier pont aurait été construit par les habitants de Montaut, vraisemblablement vers 1308[16]. Ce pont est détruit en 1646 et 1676 aussi, toujours par les crues, car il était en bois, étroit et assez dangereux. Il est reconstruit en pierre, ses travaux durent jusqu’en 1687. En 1681, les travaux de construction de la nouvelle église sont achevés.

En 1837, Michel Garicoïts fonde le collège Notre-Dame de Bétharram, maison-mère de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus qu'une double vocation de mission et d'enseignement a amenée à essaimer dans le monde entier (Algérie jusqu'en 1962 avec le collège de Sonis, Argentine, Paraguay, Uruguay, Côte d'Ivoire, Chine puis en Thaïlande auprès des Karens ou Karènes). On peut voir dans la chapelle son cercueil en verre et un bout de son pouce.

C'est à Lestelle-Bétharram alors notoirement connue pour ses miracles, que Bernadette Soubirous venait très souvent. Elle en ramena le chapelet qu'elle détenait lors de l'apparition de la Vierge à Lourdes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la montagne sommée d'un calvaire surmonté d'une étoile, le tout d'or, adextré d'or aux deux vaches de gueules accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Lestelle-Bétharram
Période Identité Étiquette Qualité
1893 1898 Alexis Esdourrubail    
1995 2001 Michel Bouyrie    
2001 en cours Jean-Marie Berchon PS Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lestelle-Bétharram appartient à cinq structures intercommunales[17] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d’eau potable et d’assainissement du pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 863 habitants, en augmentation de 4,48 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
870 732 939 940 993 1 000 1 034 1 093 1 069
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 165 1 222 1 217 1 295 1 480 1 310 1 438 1 558 1 509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 457 1 036 1 102 1 135 1 171 1 164 1 231 1 327 1 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 157 1 059 985 879 865 786 801 850 863
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lestelle-Bétharram fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty. Les activités agricoles sont nombreuses : élevage, apiculture…

Petite commune rurale, elle possède peu de commerces : une pharmacie, une boulangerie, une épicerie, un salon de coiffure, un garage. On y trouve une maison de retraite.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lestelle-Bétharram dispose d'une école primaire publique et d'un collège-lycée privé (ex Notre-Dame de Bétharram actuellement renommé Le Beau-Rameau - groupe scolaire comprenant le collège Sainte-Élisabeth d'Igon et l'école Saint-Joseph de Montaut)[22]).

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Football à 7 : club des Izards de Lestelle ;
  • Rugby à 13 : club Avant-Garde Lestelle XIII.

On y trouve un fronton, un boulodrome, un piste de skate-board, un terrain de basket, un stade sur les berges du gave sur la base de loisirs du Saillet[23].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est une part importante de son économie avec trois hôtels, quatre restaurants, un camping au bord du Gave, des gîtes et des chambres d'hôtes. On y trouve des équipements de loisirs sur la base de loisirs du Saillet[23]. Les activités nautiques au bord du gave se développent aussi : kayak, rafting… En octobre 2012 et en juin 2013, les crues exceptionnelles du gave ont détruit de nombreux équipements de la base de loisirs qui ont été reconstruits depuis.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les fêtes locales se déroulent à la fin juin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le pont.

Le pont de Bétharram[24] (pont en arc à une travée datant de 1687) fut inscrit aux monuments historiques en 1925.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame.
  • Le calvaire et chemin de croix[25] fut reconstruit en 1841 sur les ruines des monuments du XVIIe siècle détruit à la Révolution et dont les stations avaient été relevées dès 1805. On peut y voir des bas-reliefs du cycle de la Passion sculptés par Alexandre Renoir et des chapelles de style éclectique construites de 1841 à 1845.
  • La chapelle Notre-Dame[26] fut édifiée au XVIIe siècle. Celle de Saint-Michel Garicoïts[27] date, quant à elle, du début du XXe siècle.
  • La chapelle de Bétharram recèle des tableaux[28], du mobilier[29], des statues[30] et des objets[31] classés aux monuments historiques.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle) possède du mobilier[32] également classé.
  • Le musée de la congrégation des Pères de Lestelle-Bétharram, riche de l'accumulation d'objets tout au long des siècles, possède de nombreuses collections, de la préhistoire aux temps modernes, en relation avec l'histoire régionale.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les grottes de Bétharram
Les grottes de Bétharram sont une série de grottes situées à la frontière des départements des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées.
Leur emprise intéresse les communes d'Asson et Lestelle-Bétharram dans les Pyrénées-Atlantiques et de Saint-Pé-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. Elles font découvrir à pied, en barque, puis en petit train, la clef de la formation des grottes similaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Lestelle-Bétharram.
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Lestelle-Bétharram.
Nées au XIXe siècle
  • Frédéric Godefroy, né en 1826 à Paris et décédé en 1897 à Lestelle-Bétharram, est un philologue, journaliste et enseignant français.
Nées au XXe siècle
  • Jorge Semprún, né en 1923 à Madrid, est un écrivain, scénariste et homme politique espagnol dont l'essentiel de l'œuvre littéraire est rédigé en français. Durant la guerre d'Espagne, il séjourne d'abord à Lestelle-Bétharram dans la maison de Jean-Marie Soutou, un proche d'Esprit, revue dont son père, José María Semprún, était correspondant en Espagne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Lestelle-Bétharram, consultée le 14/06/09
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b et c Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  5. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Manuscrit de 1429 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Titres de la chambre des comptes de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. http://www.lestelle-betharram.fr/histoire/lestelle-histoire-chronologie.html
  11. http://www.lestelle-betharram.fr/histoire/lestelle-histoire-archives.html
  12. http://www.lestelle-betharram.fr/histoire/lestelle-histoire-archives-recensement.html
  13. Miracles et légendes de Bétharram
  14. http://www.lestelle-betharram.fr/histoire/lestelle-histoire-chronologie-chapelle.html
  15. Joris-Karl Huysmans, François Angelier, Les foules de Lourdes, Éditions Jérôme Millon, , p. 61-62
  16. http://www.lestelle-betharram.fr/histoire/lestelle-histoire-chronologie-pont.html
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. Notice sur l'établissement scolaire de Notre-Dame de Bétharram sur le site de la commune
  23. a et b http://www.lestelle-betharram.fr/tourisme/lestelle-tourisme-loisirs.html
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le pont dhe Bétharram
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le calvaire et chemin de croix
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle Notre-Dame
  27. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle du bienheureux Saint-Michel-Garicoïtz
  28. [1][2][3] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de la chapelle Notre-Dame
  29. [4][5][6][7][8][9][10][11] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de la chapelle de Bétharram
  30. [12][13][14][15][16][17] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les statues de la chapelle de Bétharram
  31. [18][19][20] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de la chapelle de Bétharram
  32. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Sain-Jean-Baptiste

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]