Lucq-de-Béarn

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Lucq-de-Béarn
Château.
Château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Le Cœur de Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
Albert Lasserre-Bisconte
2014-2020
Code postal 64360
Code commune 64359
Démographie
Population
municipale
960 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 18″ nord, 0° 39′ 27″ ouest
Altitude Min. 136 m
Max. 329 m
Superficie 48,77 km2
Localisation

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Lucq-de-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Lucquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées-Atlantiques, Lucq-de-Béarn se trouve au centre du triangle Oloron-Sainte-Marie - Monein - Navarrenx, à 35 km environ au sud-ouest de Pau. Lucq-de-Béarn est une commune très étendue, ses extrémités les plus éloignées étant distantes de plus de 15 km. Le paysage est vallonné avec un point culminant à 333 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par des affluents du gave de Pau, les ruisseaux le Laà (et son tributaire, le ruisseau le Bounchoun) et le Géu et par des affluents du gave d'Oloron, les ruisseaux l'Auronce, le Laüs et le Layoû.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Affites ;
  • Auronce ;
  • Bernateix ;
  • Bieilh ;
  • Bordes ;
  • Broucaret ;
  • Cap de Layoû, où naît le Layoû ;
  • Labaigt ;
  • Lamarquette (premier quartier du Lucq en venant de l'ouest) ;
  • Marquemale 'limite dangereuse' ;
  • Marquessouquere ;
  • Parlayoû 'environs du Layoû', vallon au sud de Cap de Layoû ;
  • Saint-Michel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lucq, du latin lucus 'bois sacré', apparaît sous les formes Villa de Luco, villa quœ vocatur Luc et Sanctus-Vincentius de Sylva-Bona (respectivement Xe[3] et XIe[3] siècles, cartulaire de l'abbaye de Lucq[4]), Lucus (1323[3], censier de Béarn[5]), Sent-Bisentz de Luc et lo mostier de Sent-Vinssentz de Luc (respectivement 1365[3] et 1426[3], notaires de Lucq-de-Béarn[6]).

Il vient du latin lucum, 'bois' ou 'forêt'[7].

Son nom béarnais est Luc.

Les Affites, hameau de Lucq-de-Béarn, apparaît sous les formes La marque de las Afiites (1562, censier de Lucq[8]) et Les Affittes (1691, comptes de l'évêché d'Oloron[9]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville se développa autour de l´abbaye Saint-Vincent de Lucq. Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye de bénédictins fondée au Xe siècle par Guillaume Sanche.

En 1385, Lucq dépendait du bailliage de Navarrenx et comptait 241 feux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Lucq-de-Béarn a fait partie de l'arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie jusqu'au . À cette date, elle appartient désormais à celui de Pau[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Joseph Domecq    
2001 2008 Albert Lasserre-Bisconte    
2008 2014 Albert Lasserre-Bisconte    
2014 2020 Albert Lasserre-Bisconte   - Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de deux structures intercommunales[11] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 960 habitants, en diminution de -1,13 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 643 2 639 2 685 2 543 2 607 2 613 2 607 2 422 2 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 347 2 175 2 064 2 208 2 302 2 061 1 962 1 854 1 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 849 1 882 1 892 1 565 1 568 1 488 1 444 1 407 1 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 220 1 100 1 021 1 007 933 969 966 974 960
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn, et de celle de l'Ossau-Iraty.
L'activité principale de la région est l'agro-alimentaire et l'élevage.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune est située sur une voie alternative du chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste), itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L'ancienne abbaye date[16] du XIIe siècle et a été classée aux monuments historiques en 1990.

L'église Saint-Vincent-Diacre est également très ancienne[17] (XIe siècle) et a été remaniée plusieurs fois jusqu'au XIXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les graves du Larus forment un site naturel remarquable géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[18] depuis 1999. Ce site offre un paysage et une nature uniques et préservés dans un environnement très agricole. Traversé par le ruisseau du même nom, sa situation en fond de vallon a favorisé le maintien de milieux humides rares à l'origine d'une biodiversité remarquable. En lien avec un circuit local de randonnée, ce site constitue un lieu de découverte naturaliste de grand intérêt. Un livret pédagogique a été réalisé pour agrémenter la balade. Il est disponible dans plusieurs lieux touristiques locaux tels que certains gîtes.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose notamment d'une école primaire, d'une salle de spectacles, et d'une salle multi-sports où réside le Hand-Ball Club Lucq-de-Béarn.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Lucq-de-Béarn
  3. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Notaires de Lucq-de-Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059)., page 195
  8. Manuscrit de 1562 - Archives de la mairie de Lucq-de-Béarn
  9. Manuscrit du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de Pau, de Bayonne et d'Oloron-Sainte-Marie du département des Pyrénées-Atlantiques » [PDF], sur un site de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, (consulté le 3 janvier 2017).
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 14 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'ancienne abbaye
  17. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre
  18. Le site du CEN Aquitaine

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]