Louvie-Soubiron

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Louvie-Soubiron
Louvie-Soubiron
La mairie de Louvie-Soubiron.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Gérard Sarrailh
2014-2020
Code postal 64440
Code commune 64354
Démographie
Population
municipale
122 hab. (2015 en augmentation de 7,96 % par rapport à 2010)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 01″ nord, 0° 24′ 45″ ouest
Altitude Min. 457 m
Max. 2 038 m
Superficie 26,66 km2
Localisation

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Louvie-Soubiron

Louvie-Soubiron est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Louvie-Soubironnais[1].

Le village.
Louvie-Soubiron.
La montagne depuis Louvie-Soubiron.
Entrée dans Louvie-Soubiron.
L'église Saint-Martin-de-Tours.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de Louvie-Soubiron s'étend de la vallée d'Ossau à celle de l'Ouzom à l'est. Les deux parties du territoire étaient reliées par le chemin « de Ferrières », franchissant le col de Louvie (1 438 m). La commune est limitrophe du département des Hautes-Pyrénées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le gave d'Ossau (affluent du gave d'Oloron) et par ses affluents :

  • le ruisseau le Canceigt (10 km) et son affluent :
    • l'arrèc de Badeigs et son affluent :
      • l'arrèc de la Téoulère
  • le ruisseau le Lamay

La commune est également traversée par l'Ouzoum (affluent du gave de Pau) et ses affluents :

  • le Caud'Arrouy
  • le ruisseau de Gourlapit
  • le ruisseau de Hougarou
  • le ruisseau de Lastètes
  • le ruisseau le Laussiès

Des captages d'eau pour la zone de Pau et ses alentours est alimenté par des sources karstiques, Aygue Blanque (teneur en nitrates faible, 1 mg/l en 2009).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Le hameau de Listo sur le chemin du col de Louvie.
  • Le quartier et le hameau des Eschartès, près de Ferriéres et de l'ancienne mine de Baburet. Ce hameau, fort éloigné de Louvie-Soubiron - à cinq ou six heures de marche par le col de Louvie ou, par la route, à une trentaine de kilomètres - est pourvu d'une mairie annexe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Louvie-Soubiron[2]
Aste-Béon Castet Louvie-Juzon
Laruns Louvie-Soubiron Ferrières
(Hautes-Pyrénées)
Béost Arbéost
(Hautes-Pyrénées)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Louvie-Soubiron apparaît[3] sous les formes Lobiher-Susoo (1376, montre militaire de Béarn[4]), Lobier-Susoo (1414, titres de Louvie-Soubiron[5]), Lovier-Sobiroo (1489, notaires d'Ossau[6]), Lobier-Sobiron (1538, réformation de Béarn[7]), Sanctus-Martinus de Louvie (1606, insinuations du diocèse d'Oloron[8]), Lovier-Soubiron (1612, titres de Louvie-Soubiron[5]), Lobie-Souvirion (1675, réformation de Béarn[7]).
Listo est mentionnée[3] dès 1487 (Lobier et Listo, notaires d'Ossau[6]).
'Lobièr' nom occitan vient du latin et signifie demeure de Lupinus, 'Soubiron' vient de l'occitan gascon 'sobiran' = en amont, en effet la commune est au-dessus de Louvie-Juzon[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Louvie-Soubiron comptait 9 feux et Listo 3. Elles dépendaient du bailliage d'Ossau.
Paul Raymond[3] note que ce village formait avec Listo une ruffe-baronnie depuis 1615, vassale de la vicomté de Béarn. À noter que dès 1538, le seigneur de ces communes s'attribue le titre de prumer rufabaron.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Marc Répéto    
2001 2008 Jean-Marc Répéto    
2008 2014 Gérard Sarrailh    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de deux structures intercommunales[10] :

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 122 habitants[Note 1], en augmentation de 7,96 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316 263 156 233 306 383 353 401 378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400 394 387 347 360 363 387 383 387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
370 303 319 280 245 217 217 190 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
137 128 125 118 127 121 113 112 119
2015 - - - - - - - -
122 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Un gisement de fer, la mine de Baburet, fut exploité jusqu'en 1866, puis à nouveau de 1920 à 1962. Une carrière de marbre blanc fut également ouverte au nord du village. Elle donnait un marbre blanc « analogue au marbre de Carrare [...] et bon pour la statuaire [qui] a servi à faire les statues extérieures de la Madeleine, à Paris » [15] ainsi que du marbre bleu turquin.

L'agriculture et l'élevage constituent une part importante de l'activité économique de la commune, qui fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin-de-Tours date du XIIe siècle et a été reconstruite au XIXe siècle.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a et b Titres de la commune - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Notaires d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 143.
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 14 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Ch. L. Froissard, Mémoire sur les marbres des Pyrénées, Paris, Grasset, 1896.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]