Cestas

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Cestas
L'église Saint-André
L'église Saint-André
Blason de Cestas
Blason
Cestas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Pessac-1
Intercommunalité Communauté de communes Jalle Eau Bourde
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Ducout
2014-2020
Code postal 33610
Code commune 33122
Démographie
Gentilé Cestadais
Population
municipale
16 438 hab. (2013)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 43″ N 0° 40′ 52″ O / 44.7452777778, -0.68111111111144° 44′ 43″ Nord 0° 40′ 52″ Ouest / 44.7452777778, -0.681111111111
Altitude Min. 33 m – Max. 80 m
Superficie 99,57 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-cestas.fr

Cestas est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine dans les Landes de Bordeaux, au sud-ouest de Bordeaux sur l'Eau Bourde.

Sur la commune sont disséminés plusieurs plans d´eau, à Rousset au bord de l'autoroute, aux Sources (Petit Trianon), deux à Monsalut (anciennes carrières) et un étang au milieu de 600 ha hectares de forêts. La forêt est essentiellement composée de pins et de fougères. Y sont situés trois parcs de randonnée où s'étendent des dizaines de kilomètres de chemins ainsi que 25 km de pistes cyclables.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Pessac au nord, Canéjan au nord-est, Saucats au sud-est, Le Barp au sud-sud-ouest, Mios au sud-ouest, Marcheprime à l'ouest-sud-ouest, Audenge à l'extrême ouest, en quadripoint (point de la surface de la Terre qui touche quatre régions distinctes), et Saint-Jean-d'Illac au nord-ouest.

Communes limitrophes de Cestas[1]
Saint-Jean-d'Illac Pessac Canéjan
Audenge               + (quadripoint)

Marcheprime
Cestas[1] Léognan
Mios Le Barp                Saucats

Géologie, relief et hydrologie[modifier | modifier le code]

Les terrains sont partie en sable des Landes (formations fluvio-éoliennes d'âge pléistocène supérieur), partie en graves (graviers et galets déposés par la Garonne et mélangés à du sable ou de l'argile). Les formations aliotiques se rencontrent fréquemment entre 1 m et 3 m de profondeur. Les faluns affleurent à flanc de rive de l'Eau Bourde.

Borne de nivellement de la gare de Gazinet-Cestas

Le point le plus haut, à 80 m d'altitude, se trouve sur la butte qui surplombe la ruisseau du Ribeyrot (petite rivière, en gascon)[2]. En 1737, la pyramide de Cassini a été édifiée sur une butte à 63 m de hauteur. Plusieurs balises du nivellement général IGN ont été implantées vers 1900 sur des bâtiments cestadais : celle de l'ancienne mairie de Cestas est toujours en place, elle indique le niveau 47 m ; celle de la mairie annexe de Gazinet également, elle indique le niveau 52,10 m, comme celle celle de la gare de Gazinet (niveau 52,9 m). La borne au 99, rue Jean Moulin à Gazinet portait le niveau 52,1 m. Celle de l'église de Cestas n'a plus son indication d'altitude[3]. Un autre point haut de trouve à l'emplacement de l'ancien moulin du Luc (toponyme occitan utilisé pour les bois sacrés).

Ruisseau sous la chêneraie de l'aire de service de l'A63

C'est à Cestas que la rivière de l'Eau Bourde prend sa source ; longue d'une vingtaine de kilomètres elle va se jeter dans la Garonne à la hauteur de Bègles. Le seul affluent de la rive droite est Le Ribeyrot, alimenté par de nombreux petits ruisseaux dont celui de Marcouyau qui rejoint l'Eau Bourde au lieu-dit les Couhours. Les affluents de la rive gauche sont très nombreux :

  • La Défuite, fossé creusé pour drainer la lande au XVIIe siècle[4],
  • le Pas du Gros (anciennement craste de Serey) qui la rejoint au Moulin de la Moulette,
  • le Ruisseau de Monsalut alimenté par l'Estey des Sources et ses deux affluents, les ruisseaux des Gleyses, qui la rejoignent au Pont des Amours, où l'Eau Bourde change de direction et part à l'Est,
  • le Ruisseau du Sérignan, au nord, qui sert de limite avec Canéjan.

De nombreuses petites dépressions naturelles appelées « lagunes », en eau en hiver, se trouvent sur tout le territoire de la commune.

La situation sanitaire du réseau hydrographique est suivie par le Système d'information du bassin versant Adour-Garonne[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune de Cestas comprend les lieux-dits de Gazinet, Réjouit, Pierroton, Toctoucau (partagé avec Pessac) et Labirade.

La ville s'est développée suivant trois axes principaux, la route d'Arcachon, l'avenue Salvador-Allende et la RN 10. Tout le long de ces axes de communication, 90 % des logements bâtis sont des pavillons (maisons de type arcachonnais ou landais essentiellement), construits en lotissement. Sur la plupart des terrains, étaient bâties d'anciennes propriétés confortables avec de belles bâtisses, en majorité des chartreuses qui ont souvent été rasées dans la seconde moitié du XXe siècle et dont le nom a été donné au lotissement qui les a remplacées.

Il ne reste qu'un feu tricolore à Cestas, et très peu de carrefours sur les axes principaux ; les aménageurs ont privilégié un grand nombre de rond-points.

Trois décharges à ciel ouvert ont déjà été utilisées puis abandonnées : la ville s'est pourvue d'un centre de tri.

La proximité de l'autoroute A63 (Bordeaux-Hendaye) est un atout pour l'économie de la ville. La commune est desservie par les accès no 25, dit de Cestas centre, et no 24, dit de Toctoucau / Le Barp. Les centrales d'achat de E.Leclerc, et la société Antalis s'y sont déjà installées depuis longtemps, et Carrefour, Décathlon et Cdiscount ont rejoint la commune avec trois hangars immenses pour un total de 100 000 m2. Solectron y fut présente (rachetée et fermée en 2007 par Flextronics). Un centre de tri du courrier de La Poste a également été installé en 2008[6], très mécanisé[7].

Les principales zones d'activités économiques sont distribuées le long de la voie-ferrée Bordeaux-Arcachon et de l'autoroute : le cadre de vie local reste ainsi préservé, à distance de ces grandes infrastructures fournissant de l'emploi local ; les axes servent de desserte, régulièrement saturée, aux travailleurs extérieurs matin et soir.

Aire de service de Bordeaux - Cestas (dans les deux sens) : autour de la station d'essence se sont installés quelques commerces dont la Maison d'Aquitaine (actuellement fermée et à l'abandon) et un hôtel Campanile.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Cestas comporte divers quartiers :

Cestas-bourg[modifier | modifier le code]

Il est le quartier principal de Cestas. Il se situe le long de la route départementale D214 entre Réjouit et l'autoroute A63. On y trouve un centre culturel, une église et la mairie. Ce quartier comporte la « clairière aux chevaux » située le long du chemin de La Croix d'Hins.

Gazinet[modifier | modifier le code]

Il est un des quartiers les plus développés de Cestas. Il jouxte Pessac et Toctoucau. Son essor a été favorisé par la gare de Gazinet-Cestas et sa situation entre Cestas-bourg et Pessac. La gare de Gazinet est ouverte au public depuis l'inauguration de la ligne Bordeaux-La Teste en 1841. Il y avait plusieurs passages à niveau sur la commune mais le plus important était celui de Gazinet ; il a été remplacé par un passage souterrain en 1991. D'abord à voie unique, la ligne fut doublée en 1854 et électrifiée en 1927.

Il y avait trois maisons et treize personnes en 1846 ; la population est passée à 372 habitants en 1906 et à 847 habitants en 1946. En 1928, la loi Loucheur permettant l'accession à la propriété à des couches sociales moins aisées accélère le processus d'urbanisation. Depuis la décennie 1970, grâce à la voiture, Gazinet et les autres quartiers se sont peuplés à un rythme accéléré.

AU XIXe siècle trois industries y sont actives : une usine d'injection de traverses de chemin de fer, une scierie et une briqueterie. De nombreux ouvriers travaillant sur Bordeaux utilisent le tramway électrique pour se rendre au travail[8]. Il y a donc, entre le chemin Bellemer et la voie ferrée, une usine de traitement de traverses de chemin de fer (en bois à l'époque) par injection de créosote, les établissements Léglise. L'usine a cessé de fonctionner en 1965. Sur les six maisons qu'il y avait en 1922, où vivait une partie du personnel, il reste actuellement trois maisons qui ont gardé leur cachet original.

À côté de l'école Jean Moulin il y avait une scierie, plus loin une usine de traitement de la résine et en face une autre scierie qui, à l'époque de la dernière guerre, fabriquait des caisses à bouteilles. Cette dernière a cessé de fonctionner entre 1965 et 1970.

Les deux étangs de Monsalut sont à l'origine deux carrières qui ont servi pour la fabrique de tuiles et de briques. L'argile était acheminée jusqu'à la briqueterie Peymartin grâce à une voie Decauville. La briqueterie était située entre l'école maternelle et les étangs. Une voie ferrée, encore existante, permettait de convoyer tuiles et briques jusqu'à Bordeaux et ensuite par bateaux jusqu'aux Antilles. Les briques ont servi à l'agrandissement du pont de pierre de Bordeaux. Le personnel était logé sur place et bénéficiait de l'électricité et de l'eau gratuitement. Le propriétaire de l'usine avait mis à disposition du personnel une institutrice ainsi qu'une maison pour servir d'école, privée jusqu'en 1903 et publique par la suite. Elle a servi d'école jusqu'à la construction de l'école Jean Moulin en 1907. Une usine de traitement de bitume a fait suite à la briqueterie.

Le premier lotissement est celui du Maroc, il débuta en 1925. Le second fut celui de Chantebois dans les années 60 et ensuite Beauséjour dans les années 70[9].

On trouve actuellement à Gazinet un centre commercial, une chapelle, le parc de Monsalut et le site des sources. Un réseau TBC a été mis en place jusqu'à Gazinet pour joindre Bordeaux Métropole à la gare.

Jauge[modifier | modifier le code]

Lieu-dit qui se situe au sud-ouest de Cestas, au croisement des routes départementales D1010 (anciennement nationale 10) et D211. Ce quartier porte le nom de négociants bordelais depuis les années 1770. Vers 1880, le banquier Émile Pereire y fait bâtir le château Alexandre, transformé plus tard par la famille Beaumartin (scieries) en relais de chasse. Un restaurant a été construit à ce carrefour, en face du château.

Labirade[modifier | modifier le code]

Il est au carrefour de la route de Bayonne, du chemin de Seguin en direction de Cestas-Bourg et du chemin des Chaüs. Une ferme a été construite vers 1750, à proximité de la source de l'Eau Bourde par la famille Commère à la suite de la concession par les Pères Chartreux (les Chaüs). Un monument à la mémoire de la famille Gardères, fusillée le 24 août 1944, a été édifié en 1946 à la suite d'une souscription du Comité de Libération de Cestas. Plusieurs lotissements ont été aménagés, depuis les années 1970, le long de la route de Bayonne.

Pierroton[modifier | modifier le code]

Le quartier se localise le long de la route d'Arcachon entre Croix d'Hins et Toctoucau. Se trouve à Pierroton un club de football. Castillonville se situe juste après Pierroton dans la direction d'Arcachon.

Réjouit[modifier | modifier le code]

Se situant le long de la D1010 entre Labirade et La House (Canéjan), son toponyme date de 1846[10]. Le nom antérieur de Bellevue avait été donné par l'Abbé Jaubert à la chartreuse construite en 1740. Passaient par là les pèlerins du chemin de St Jacques de Compostelle : une statue métallique de pèlerin a été installée sur le rond point à hauteur du centre commercial de Choisy. Le château du Baron Haussmann (vers Chapet), ses fermes et son château d'eau ainsi que la croix de Chapet se trouvent au nord-est du quartier et l'emplacement d'une des anciennes pyramides de Cassini au sud-est. Un petit centre commercial comportant commerces et bureau de poste s'est développé autour du château de Choisy et de l'école publique. Le quartier se construit peu à peu de part et d'autre de l'ancienne RN10 depuis le début des années 1970 ; il est apprécié pour son calme et l'harmonie « urbaine » qu'il offre car il est encore très boisé.

Toctoucau[modifier | modifier le code]

Le long de la route d'Arcachon jouxtant Pierroton et Gazinet, ce quartier est en partie pessacais et en partie cestadais. Son nom viendrait du gascon Toque tout caou (petite tape en gascon), expression utilisée par les bouviers qui tapotaient sur le flanc du bétail avec une baguette[11]. Les métiers du bois y étaient fortement implantés, bûcherons, charpentiers, scieries et résiniers, ainsi que les métiers tournant autour de la vie pastorale.

À partir de 1840, avec la construction de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à La Teste, le quartier prend de l'extension ; les lieux-dits sont remplacés par le toponyme Toctoucau. Épiciers, boulangers, aubergistes, forgerons et blanchisseuses viennent s'y installer. Avec la construction de nombreuses maisons d'habitation, une école et une chapelle sont souhaitées par la population et construites sur la commune de Pessac. Dès 1860, c'est un cimetière qui est demandé par les habitants : en 1889, la commune de Cestas fait l'acquisition du terrain. Le financement en sera assuré pour moitié par la commune de Cestas et par une souscription[12].
Actuellement, des lotissements voient le jour tant sur Pessac que sur Cestas.

Réseau TBC[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau Prox'Bus[modifier | modifier le code]

La communauté de communes a mis en place un réseau de bus continu ou à la demande traversant Canéjan, Cestas et Saint-Jean-d'Illac. Pessac Hôpital Haut-Lévêque ou Pessac - ESAT Magellan ⇔ Cestas Place de la République ou Pessac - ESAT Avenue Pont Aérien ou St Jean d'Illac L'ombrière Passe par Réjouit puis Cestas Bourg puis Gazinet puis Toctoucau puis Pierroton

  • Réseau -Bus-
Ligne 23 Fontaine d'Arlac ⇔ Pessac-Romainville ou Toctoucau

Réseau -Trans Gironde-[modifier | modifier le code]

505 Peixotto⇔ Le Barp-Bourg ou -Laser Mégajoule ou Belin-Béliet-Belin
602 UNITEC ⇔ Canéjan-Moutines (Réjouit)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Cestas vient de l'expression latine ad sextum qui désigne la sixième borne milliaire en venant de Burdigala (Bordeaux) sur la voie Bordeaux-Salles[13].

En gascon, le nom de la commune est Cestàs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte la plus ancienne date de la protohistoire, il s'agit de haches en bronze conservées au Musée d'Aquitaine, trouvées en 1897 sous un chêne par des bûcherons au lieu-dit les Gleyzes[14].

Au bout du chemin du Pas du Luc, un tumulus (non daté) a été signalé par l'abbé Jaubert, au Bouchon du Luc, (du latin lucus, bois sacré), au confluent de l'Eau Bourde et du ruisseau du Pas du Gros : d'environ cent pas géométriques de contour, cette élévation domine de près de cinq pieds sur tout le reste de la campagne ; un moulin à vent fut édifié sur la butte au XVIIIe siècle[15].

Cestas fut, après Salomagus, la dernière étape sur la voie romaine reliant l'Espagne à Burdigala ; de nombreux vestiges datant de l'antiquité ont été trouvés sur le territoire de la commune :

  • Une borne milliaire au lieu-dit Saroc de la Peyre[16], porté sur la carte de Cassini en bordure de la route dite de Bayonne à Bordeaux, près de la source du ruisseau de Lacanau et du lieu-dit Camparian.
  • Une très belle meule en lave et de fabrique romaine a été signalée par Pierre Cuzacq en 1893[17].
  • Au lieu-dit Fourc, des fouilles anciennes ont livré des fragments de tegulae, de mosaïques et une meule[18].
  • Le chroniqueur Fortunat a écrit un poème sur la villa Bissonum, transformée par l'évêque Léonce II en un véritable palais pour ses colons[19].
  • Un vase en terre cuite contenant un trésor d'une centaine de monnaies datées du Ier siècle au IIIe siècle a été découvert à Gazinet près d'une lagune et déposé par l'inventeur à la Bibliothèque municipale de Bordeaux[20]. François Jouannet en a publié la liste et le descriptif en 1840[21].
  • Un bâtiment octogonal (paléochrétien ?) était édifié contre l'ancienne église. Son plan a été relevé en 1743 par l'abbé Jaubert, qui l'a identifié comme un temple à la déesse Cybèle : un arc était retenu par deux colonnes comportant des pommes de pin à la base. Les chapiteaux étaient différemment décorés, l'un de feuilles de chêne, l'autre par une scène de deux félidés s'affrontant[22]. Léo Drouyn en a publié les dessins.

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Le futur bourg s'est implanté autour de son église, sur un promontoire, rive droite de l'Eau Bourde, près du confluent avec l'Eau de Galand. Aucune trace de motte féodale mais, en 1743, Pierre Jaubert a dessiné cinq bas-reliefs (de style roman ?), qui se trouvaient au-dessus d'une niche abritant une tombe d'enfant creusée dans la pierre au pied du clocher de l'église[22]. Ces bas-reliefs ont été enchâssés dans le mur extérieur de la façade ouest de l'église actuelle.

La route de Fourc, parallèlement à l'Eau Bourde, menait de l'église St-André à la Tour de Fourc, probablement d'origine médiévale, qui était implantée à la limite de Cestas et Canéjan, près du confluent des deux bras de l'Eau Bourde ; elle a été détruite au début du XXe siècle. Il en reste une aquarelle de J. Barthélémy datée de 1905, qui a été exposée en 2012 au Centre Culturel de Cestas. La famille de Sérignan, mentionnée dans les Rôles Gascons, y possédait peut-être sa maison forte.

Toponymes et topographie de la région de Cestas, sur la carte de Cassini, 1756.

Le seigneur comte d'Ornon avait plusieurs vassaux à Cestas, en particulier les chevaliers de Cestas, dont la maison forte se situait vraisemblablement dans le secteur de la Bastide (près de l'actuelle caserne des pompiers ?) et les chevaliers de Besson, qui possédaient une maison forte entourée de fossés, sur la rive gauche du ruisseau venant des Arrestieux et passant par les Sources, à proximité d'un habitat important nommé le Courneau de Besson. Elles jouaient un rôle militaire de défense le long de la voie de pénétration naturelle que représentait l'Eau Bourde jusqu'à la Garonne à cette époque. Ces constructions ont été détruites au cours de la guerre de Cent Ans (Rôles gascons).

En 1395, le comté est devenu prévôté de Camparian et en 1409, le comté d'Ornon est acheté par la jurade de Bordeaux. Les paysans cestadais lui devaient redevances et corvées, dont on trouve plusieurs exemples, en gascon, dans l'état des rentes du château d'Ornon en 1415. L'histoire de Camparian s’inscrit dorénavant dans celle du Pays des Graves et Landes de Cernès, au sens de l'ancienne structure administrative[23].

Durant le Moyen Âge, Cestas se trouvait sur la Via Turonensis, la route de pèlerinage menant à Saint-Jacques de Compostelle, après les haltes de Cayac et de Camparian qui accueillaient les pèlerins. Les vestiges d'un prieuré et de l'hôpital Saint Jean de Camparian ont récemment fait l'objet de fouilles officielles sur un terrain acquis par la commune de Canéjan. Le lieu-dit Foartigue, près de l'église de Cestas, a été concédé en bail à fief par le chapitre de Sainte Croix au Prieur de Camparian en 1217[24]. Les secteurs de Chapet, de Breuillaud et de la Tuilière comprenant la Sègue des Monges (Bois des Moines) et le Moulin du Prieur dépendaient également du Prieuré de Camparian. Des serfs et des paysans questaux cestadais devaient une redevance en nature au Prieur, sur les produits de leurs vignes, de leurs ruches (apiers), pacages et prairies.

La croix de Chapet est implantée au carrefour de cette route et du chemin menant au bourg. Quant à la croix du cimetière, elle a été érigée et gravée en 1629, peut-être dans le contexte des épidémies de peste qui ont sévi à Bordeaux dans la première moitié du XVIIe siècle[25].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la guerre de cent ans, Cestas connait une période de prospérité qui voit l'implantation de vignes, de bois et de tuileries (actes en gascon de 1481). Mais les guerres de religion obligent de nombreux paysans à vendre leurs terres ; vers 1590, deux familles d'avocats au Parlement de Bordeaux s'installent l'une à Monsalut (Sieurs De Lange) et l'autre au Fourcq (Sieurs Dupuy). Vers 1620, deux Relais de Poste sont installés sur la route d'Espagne, l'un à Lestaules et l'autre au Putz (Puch). L'inventaire au décès du Maître de Poste de Lestaules Noël Taffart, en 1669, nous montre la diversité des activités liées au fonctionnement d'un de ces relais-auberges, et les retombées économiques pour l'agriculture locale : vignes, labours, troupeaux de moutons, ruches[26].

La vie économique et sociale des notables cestadais au XVIIe siècle est connue au travers du testament et des donations d'Arnaud Hosten, ancêtre de très nombreuses familles cestadaises, décédé le 16 août 1658[27].

En 1737, une pyramide est construite sur une motte pour pallier l'absence de clocher ou de lieu fixe dans cette zone, afin de servir de point de repère dans la triangulation de Cassini[28].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Saint-André de Cestas forme la commune de Cestas[29].

Durant sa campagne vers l'Espagne, Napoléon Ier a dormi avec ses troupes dans la forêt de Cestas, au lieu-dit les Sources.

La gare de Gazinet-Cestas est ouverte le 7 mai 1841 par la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste. Les voies sont électrifiées en juin 1927.

Le recensement de 1911 signale, sur 871 professions, près de la moitié dans l'agriculture, 10% dans les métiers de la forêt (bois et résine) et autant dans les entreprises et briqueteries ainsi qu'une vingtaine d'employés des chemins de fer du Midi. Il faut signaler également que 38 blanchisseuses reçoivent un salaire.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1829, L'Eau Bourde échappe de justesse à un achat par la ville de Bordeaux pour alimenter la fontaine de la Place Dauphine en eau potable de qualité[30].

En été 1949, Cestas est ravagée par l'incendie de la forêt des Landes qui s’est étendu sur une grande partie de la Gironde. Le 20 août, 82 hommes sont tués, pompiers, militaires et habitants des communes touchées. Un monument leur est dédié.

En février 1969, Cestas connaît aussi la première prise d’otages médiatisée de France avec celui qu’on a nommé à l’époque le forcené de Cestas. Entre le mardi 11 février 1969 et le lundi 17 février, un homme, André Fourquet, 38 ans, divorcé de sa femme, se barricade dans sa maison dans la ferme du Sayet à Gazinet avec ses deux enfants, Francis et Aline, âgés respectivement de 11 et 13 ans. L'homme refuse la décision de justice qui lui retire la garde des petits. Après que les négociations aient échoué, les forces de l'ordre donnent l'assaut (un gendarme ayant été tué) : Fourquet se donne la mort après avoir tué les deux enfants. Lors des funérailles Micheline Berton ex-Fourquet, la mère des enfants, fut prise à partie et faillit être lynchée par une partie de la population qui la tenait pour responsable du drame car elle n’avait pas voulu voir son ex-mari comme il le demandait lors du siège de la ferme du Sayet[31]. Le film de Robert Enrico, Fait d'hiver, s’inspire directement de cette affaire. La fille ainée, Chantal Fourquet, seule survivante, a essayé de le faire interdire[32],[33].

En 1999 et 2009, Cestas est touchée par deux tempêtes : "Lothar" le 27 décembre 1999 et, dix ans plus tard, Klaus le 24 janvier 2009. Ces deux événements ont fait beaucoup de dégâts, heureusement non humains, mais beaucoup de pins tombèrent sur les routes, bloquant la circulation temporairement et provoquant de nombreuses coupures de courant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1925 Léon Brousse Républicain Laitier
1925 1935 Jean Demons URD  
1935 1972 Alphonse Lafont Républicain Industriel
1972 en cours Pierre Ducout[34] PS Ingénieur des TPE
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 1982, Cestas et Reinheim, (ville d'Allemagne dans la banlieue de Darmstadt), ont signé le serment de jumelage. Quelque temps plus tard, fut créé le comité de jumelage qui assure depuis de nombreux échanges linguistiques et culturels chaque année entre les deux villes. Cependant, les échanges scolaires du collège Cantelande ont cessé dans les années 1990 car les écoles de Reinheim recevaient très peu de demandes d'apprentissage du français. Les échanges se firent alors avec Groß-Bieberau, ville voisine, jusqu'à l'automne 2006 où le nombre d'élèves a permis d'échanger à nouveau avec Reinheim.

En 2003, Cestas a fêté les 20 ans du jumelage avec Reinheim et en a profité pour signer une charte d'amitié avec les trois autres villes jumelées à Reinheim[35] :

En octobre 2005, une conférence européenne a été organisée par le comité de jumelage de Cestas avec la participation des villes de Reinheim, Fürstenwalde, Sanok et Licata ainsi que Canéjan (la ville voisine de Cestas) et sa ville jumelle Poggio Mirteto (Italie).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Cestadais[36].

En 2013, la commune comptait 16 438 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 529 437 739 865 815 935 959 965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 080 1 102 1 221 1 237 1 431 1 460 1 561 1 734 1 710
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 762 1 872 1 916 1 974 1 842 2 021 1 920 1 915 2 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 960 3 548 6 445 13 730 16 768 16 927 16 674 16 483 16 417
2013 - - - - - - - -
16 438 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de six écoles maternelles (Réjouit, Bourg, Pierrettes, Maguiche, Parc et Toctoucau), six écoles primaires (Réjouit, Pierrettes, Bourg, Toctoucau, Maguiche et Parc) et du collège Cantelande. Les lycéens vont soit au lycée des Graves à Gradignan, soit au lycée du Pape Clément à Pessac.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Rex : Le cinéma Rex a été construit, dans les années 1980, par la municipalité et mis à disposition d'un exploitant. Il dispose de deux salles dans lesquelles sont programmés quotidiennement des films grand public et d'art et essai.
  • La halle du Centre Culturel
  • La halle polyvalente du Bouzet
  • La chapelle de Gazinet
  • La salle des fêtes de Réjouit
  • La salle des fêtes de Gazinet
  • La médiathèque
  • Le cinéma Rex de Gazinet a fonctionné jusque dans les années 60.

Sports[modifier | modifier le code]

C'est sur Gazinet que les premières activités sportives se sont structurées. En 1926, une équipe de football s'est montée, la Jeunesse sportive de Gazinet ; quatre ans plus tard les ouvriers de la scierie Duthil lancent un club de boule lyonnaise et Monsieur Arix crée le Sport Athlétique Gazinet (dit SAG) avec la section patin à roulettes et rink hockey dont l'équipe fut championne de France de première division en 1936, en 1947, en 1951 et en 1953. La piste d'entraînement, construite sur un terrain donné par le grand-père de Sophie Davant, était à ciel ouvert. En 1933, une équipe de tir à la carabine rejoint le SAG.

La deuxième section du SAG est le basket-ball : le second grand-père de Sophie Davant, Monsieur Subrenat, nommé en 1956 directeur de l'école de garçons de Gazinet, apporte dans ses bagages un panier de basket et l'accroche à un acacia dans la cour de l'école à la bonne hauteur pour des enfants de 13-14 ans : il est le précurseur du mini-basket en France.

La troisième section importante est celle du judo, créée en 1968 : elle s'entraîne dans la chapelle de Gazinet, qui ne servait plus au culte depuis 1964.

Le 26 novembre 1969, sous l'impulsion de Messieurs Vallée et Subrenat, le SAG devient SAGC, c'est-à-dire Sport athlétique Gazinet-Cestas. La commune se dote, tout près du collège, d'un grand complexe sportif, celui du Bouzet, qui héberge l'association : il y a une piscine (25 m), plusieurs terrains de football (naturel et synthétique), des terrains de rugby, un dojo, plusieurs terrains de basket-ball, une salle d'escalade, des salles de tennis de table (SAGCTT) et des terrains de tennis[39].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Agriculture traditionnelle jusqu'au partage de la lande[modifier | modifier le code]

L'organisation du territoire se caractérise pendant plusieurs siècles, comme dans la plupart des villages landais, par la coexistence de vastes terres de parcours sans arbre inondées l'hiver et de plateaux drainés, cultivés ou boisés. L'économie locale repose dans cette zone connue sous le nom des Landes de Bourdeaux sur un système polycultural adapté à l'environnement naturel, les surplus (agneaux, bois, cire) sont apportés à la ville à pied ou avec des attelages[40].

Schéma illustrant l'agro-pastoralisme landais

La technique de l'écobuage permettait l'exploitation de la lande que les pasteurs incendiaient au printemps, enrichissant ainsi le sol de cendres. L'élevage extensif des moutons occupait tous les plateaux. Dans les vallées, le long des nombreux ruisseaux, des prairies naturelles portant le nom de peloues leur offraient de l'herbe tendre et appétissante.
Le seigle et le millet, servant à faire le pain, étaient les seules cultures pratiquées mais les rendements étaient médiocres[41]. Le millet sera remplacé par le maïs dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Sur les terres graveleuses, des vignes avaient été plantées : Cestas est classée paroisse vinicole sur une carte de 1714[42] et dix vignerons sont recensés comme propriétaires en 1758[43].

Sur la carte de Cassini de nombreux bois sont également cartographiés : il s'agit en majorité de chêne tauzin dont les branches liées en fagots sont vendues, très cher, à Bordeaux comme bois de chauffage[44], ainsi que de quelques pignadas entourés de fossés de drainage : en 1785, 650 journaux de landes sont affiévés à Jean-Baptiste Lamothe comprenant terres labourables et pignadas[45].

Une révolution, le partage de la lande[modifier | modifier le code]

Cestas sur la carte de Belleyme en 1785

En vingt ans, la quasi-totalité de la lande cestadaise est aliénée au profit de propriétaires bordelais comme en témoigne la carte de Belleyme. Les concessions pour ensemencement sont numérotées de 1 à 33 dans les registres de la Jurade[46].

À la suite de la déclaration royale du 13 août 1766, les terres incultes défrichées furent exemptées de taille et de dîme pendant 15 ans. Comme les accensements offraient plus de bénéfice que les redevances de pacage, les Seigneurs d'Ornon aliénèrent de plus en plus leurs vacants. Mais les bienfaits agricoles de ces accensements se firent au détriment des ressources des habitants, fournies jusque-là par les vacants.

Après la Nuit du 4 août 1789...

Les premières statistiques du relevé cadastral de 1810 indiquent pour les terres labourables une superficie de 371 ha 76 a (soit environ 4 % de la superficie totale) ainsi que 15 ha de jardins.

Un siècle plus tard, Cestas est devenue une commune forestière : la surface utilisée pour les pins est passée de 965 ha en 1851 à 1842 ha en 1926. La population liée à cette activité a doublé : 77 résiniers sont actifs en 1926 mais il n'y a plus ni vigneron ni pasteur[47]. De nombreux étrangers sont employés, pour moitié des espagnols. Les produits résineux se vendent bien au point que l'on parle de l'arbre d'or, le bois a de nombreux débouchés : poteaux de mines ou de lignes télégraphiques, échalas pour les vignes ou caisses pour les bouteilles de vin et les primeurs, et naturellement bois d’œuvre.

Économie contemporaine[modifier | modifier le code]

Il y a en 2015, 900 entreprises réparties sur 5 zones d'activité :

  1. La zone industrielle de Marticot (nouvelles technologies, activités de pointe (Bordeaux Productic, Strycker, Lectra, ...))
  2. Les zones d'activité Auguste I, II, III, IV, V et zone d'activité de Toctoucau (Scaso, Sucre d'Aquitaine, Agri33...)
  3. Dans le cadre des compétences de la communauté de communes : zones d'activité Jarry, la Briquetterie, le Courneau et Pot au Pin.

En novembre 2014, a débuté la construction de la centrale solaire de Cestas d'une capacité de 300 MW. Elle a été inaugurée le 1er décembre 2015. Le plus grand parc européen solaire s'étend sur 250 hectares. Il est composé d'un million de panneaux solaires et produira 350 gigawatts-heure par an, ce qui permet de subvenir aux besoins en électricité d'une population équivalente à la ville de Bordeaux. Sa particularité est que les panneaux solaires sont orientés est-ouest pour optimiser le captage des rayons solaires.

De grands blocs de maïsiculture ont été ouverts dans le massif forestier landais à la suite des incendies de 1949.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Cestas

De l’église romane primitive, il reste un dessin daté de 1744 montrant une implantation surplombant le ruisseau de l’Eau Bourde, une description de l'abbé Jaubert dans sa Dissertation sur un temple octogone et sur plusieurs bas-reliefs trouvés à Sestos et un plan de 1871 dressé avant sa démolition. La surface au sol était de 177 m2. Cinq bas-reliefs encadrant le porche ont été conservés et enchâssés dans le mur extérieur de l’abside de l’église actuelle.
À la suite des grandes épidémies de peste, l’église fut dédiée à saint André. Une confrérie s’étant alors constituée, une statue de saint Roch fut donnée à l’église au XVIIe siècle en remerciement par les Cestadais lors d’une épidémie de peste ovine (statue restaurée en 1995 et actuellement dans l'église).

En 1871, l'édifice, jugé trop petit, n'est pas agrandi, mais démoli. La construction de l'église nouvelle (1873) est adjugée au rabais au sieur Goyetes ; elle est achevée en 1875-76.

En 1911, un incendie détruit une partie de l’intérieur et les objets du culte. L’église est remise en état en 1912.

En 1982, le Père Étienne Damoran étant curé, la mairie et la paroisse décident de restaurer les trois nefs et d’agrandir l’église. Cet agrandissement, résolument moderne, sera ajouté à la nef gauche de l’église. Les vieilles portes en bois du portail sont supprimées et remplacées par des portes en verre. Christian Lacrampe est chargé par le maire du suivi des travaux avec l’architecte Michel Sadirac.

La décoration intérieure n’utilise que le bois et le bronze. Les sculptures sont de François Caldéron et Gérard Auliac. Les personnages des vitraux originels de la partie gauche de l’église, du XIXe siècle, sont intégrés après restauration dans les vitraux modernes assemblés au plomb à l’ancienne. Jacques Fonmarty a signé ces vitraux aux frais de la paroisse. En 1989, l’orgue, à bout de souffle, est remplacé par un instrument réalisé par Yves Sévère et inauguré en 1990.

  • Chapelle de Gazinet

Une chapelle existe à Gazinet : elle a servi au culte jusqu'en 1964 puis a été désacralisée. Elle a ensuite servi de salle d'entraînement au judo et d'atelier de peinture municipal. En 1991, Pierre Ducout, alors maire de Cestas, décide de faire restaurer ce monument. La chapelle est consolidée, réparée et dotée de nouveaux vitraux (Marcel Couture). Elle sert actuellement de lieu de représentation et d'exposition et est utilisée une fois par an pour le culte.

  • Monument aux morts

Le monument aux morts de la ville de Cestas se trouve devant l'église. À l'origine, il se trouvait sur une place en face de l'ancienne mairie. Cette place a été transformée totalement. On y trouve maintenant le centre culturel de Cestas ainsi que le cinéma et une salle des fêtes.

Un mémorial a été édifié à la mémoire de Lucien Nouaux, dit Marc, et ses compagnons de résistance devant le cimetière de Gazinet.

  • Ancienne mairie

L'ancienne mairie se situe au centre-ville à côté du centre culturel. Elle abrite aujourd'hui en particulier la salle de billard.

  • Vieux Cestas

Du vieux Cestas, il ne reste presque plus rien de nos jours. Le vieux centre-ville a disparu lors de sa modernisation. Dans la rue qui mène de la mairie à l'église, se trouvaient la poste, la salle des fêtes, le château d'eau et la place du marché ainsi que des habitations. Tous les bâtiments de cette rue ont disparu entre la fin des années 1980, et le début des années 1990. N'en subsiste aujourd'hui qu'une devanture de magasin insérée dans un nouveau bâtiment face au centre culturel.

  • Vieux four à pain

Il subsiste à Cestas un vieux four à pain restauré dans les années 1980-1990. On peut le visiter et chaque année une fête du pain y est organisée par la mairie.

  • Les sources

Une source ferrugineuse très froide se trouve dans la forêt de Cestas, près de la maison dite « des abeilles ». Celle-ci se déverse dans l'Eau Bourde tout en laissant des traces de fer. Napoléon Ier s'y est arrêté avec ses troupes, pour une nuit, lors de sa descente vers l'Espagne. Autrefois, les Bordelais venaient s'y reposer et danser.
C'est maintenant un lieu de promenade des Cestadais qui a été aménagé : bancs, parking et salle des fêtes avec barbecue.

  • Étangs de Montsalut

Situés à Gazinet, les étangs sont artificiels. Le parc est une zone très argileuse que l'on exploitait pour fabriquer des briques. Plusieurs espaces se sont remplis d'eau : une tuilerie médiévale (Peymartin) était située aux Sources ; on peut y voir d'anciens fours. On peut encore voir également aux Étangs les ruines des supports de rails des wagonnets (voie Decauville) servant à l'alimentation de la briqueterie du XIXe siècle (qui a servi jusque dans les années 1960).

Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le baron Haussmann, grand architecte réputé pour la création des avenues de Paris et de Bordeaux avait une propriété à Cestas. Celle-ci est située à moins d'un kilomètre du bourg. Il venait s'y reposer et chasser. Ce château appartenait en réalité à sa femme, Mlle de la Harpe. Il était moderne puisqu'en 1860, il y avait déjà l'eau courante. Ce château est maintenant privé et n'est pas visitable (mis à part quelques scolaires). Il a été inscrit au titre des monuments historiques en 1975 et 1989[48].

  • Monuments des victimes de l'incendie

Au milieu du XXe siècle, la forêt des Landes a été victime d'un nombre important d'incendies réduisant presque de moitié la surface boisée. Le plus gros incendie fut celui du mois d'août 1949 (Incendie de la forêt des Landes de 1949), entre Bordeaux et Arcachon.
Situés sur la RN 10, au lieu-dit Le Puch, au sud de Cestas, les monuments aux victimes ont été construits pour rendre hommage aux hommes morts lors de ce gigantesque incendie.

82 hommes de Cestas et des communes environnantes sont morts brûlés ou asphyxiés en combattant le feu. Cet incendie est accidentel et l'on dit que c'était un été très chaud, que la forêt était sèche et que le sous-bois n'avait pas été entretenu pendant les années de guerre. Deux ouvriers avaient allumé un feu pour réchauffer leur repas, le feu s'est propagé très vite créant un incendie.

Depuis, pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise, des pare-feux ont été mis en place (large chemin délimitant des parcelles de pins) ainsi qu'une caserne de pompiers et des tours de surveillance.

  • Gare de Gazinet

Elle a été ouverte le 7 mai 1841 par la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste pour transporter les troncs de pins exploités aux alentours. Elle a ensuite été transformée en gare de tourisme pour les voyageurs bordelais qui venaient passer une journée à la campagne ou se rendaient à Arcachon. C'est grâce à la gare que des commerces se sont créés et que le quartier de Gazinet s'est développé.

Environnement et patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Cestas se blasonnent ainsi :

Écartelé d'or à la hure de sanglier arrachée au naturel et de sinople à la ruche d'or ouverte de sable, à Saint Roch auréolé d'argent tenant un bourdon du même brochant sur la partition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les amis du vieux Cestas, Cestas en Graves et Landes girondines, Mairie de Cestas,‎ , 238 p. (ISBN 978-2-7466-5260-6)
  • Claude Grandet, Une commune de la Lande : Cestas, Mémoire principal pour l'obtention du diplôme d'études supérieures, 1950. (consulté à la médiathèque de Cestas et à la bibliothèque universitaire de géographie de Bordeaux-III).
  • Claude Grandet, L'évolution d'une commune landaise proche de Bordeaux : Cestas, Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest 1954, tome XXV-I, pages 39 à 58.
  • Abbé Jacques Baurein, « Variétés bordelaises », tome 4, Bordeaux : Labottière,‎ 1784-1786 (consulté le 6 janvier 2016), pp. 216-220

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cestas sur Géoportail, consulté le 2 novembre 2015.
  2. Les amis du vieux Cestas 2012 page 168
  3. Les amis du vieux Cestas 2012 page 52 et 121
  4. Les amis du vieux Cestas 2012 page 105
  5. Système d'information du bassin Adour-Garonne, « Ma commune, Cestas », Fiche commune (consulté le 15 décembre 2015)
  6. http://www.usinenouvelle.com/article/la-poste-cree-une-nouvelle-plate-forme-en-gironde.N24748
  7. http://www.sudouest.fr/2012/03/16/coup-de-chaud-sur-le-tri-660611-2833.php
  8. Claude Grandet 1950 page 52
  9. Les amis du vieux Cestas 2012, pages 126-138
  10. Les amis du vieux Cestas 2012 page 165
  11. Oscar Déjean, « Guide du voyageur à La Teste et aux alentours du bassin d'Arcachon », sur Gallica,‎ (consulté le 25 décembre 2015), p. 13
  12. Naissance de Toctoucau par Martine Lesgards, exposition 14 et 15 septembre 2013
  13. Cestas sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 18 avril 2015.
  14. Raoul Dosque, « Un trésor de l'époque morgienne », Société Archéologique de Bordeaux, Féret et fils (Bordeaux),‎ (consulté le 15 décembre 2015), p. 61-63
  15. Les amis du vieux Cestas 2012, p. 7
  16. Émilien PIGANEAU, « Essai de répertoire archéologique du département de la Gironde », Société Archéologique de Bordeaux, Féret et fils (Bordeaux),‎ (consulté le 15 décembre 2015), p. 22
  17. Pierre Cuzacq (1830-1903), « Les grandes Landes de Gascogne : études historiques et géographiques », sur Gallica, BNF,‎ (consulté le 26 décembre 2015), p. 56
  18. Les amis du vieux Cestas 2012, p. 9
  19. Vénance Fortunat, traducteur Charles Nisard, « Poésies mêlées : XVIII. De la villa Bisson, prés de Bordeaux », Librairie de Firmin-Didot,‎ (consulté le 15 décembre 2015)
  20. Les amis du vieux Cestas 2012, page 163
  21. François Jouannet, « Notices de quelques antiquités récemment découvertes à Bordeaux et aux environs », Actes de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, H. Gazay (Bordeaux),‎ (consulté le 15 décembre 2015), p. 310-313
  22. a et b Abbé Pierre Jaubert, « Dissertation sur un Temple octogone et plusieurs Bas reliefs trouvez à Cestas : lesquels désignent des fêtes de Cybèle, une initiation à ses mystères, et un sacrifice qu'on lui a offert ; Enrichie de figures en taille douce et des notes curieuses. »,‎ (consulté le 15 décembre 2015)
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  25. Stéphane Barry, « Bordeaux face à la peste au XVIe et XVIIe siècles », Société française d'histoire de la médecine, Histoire des sciences médicales,‎ (consulté le 22 décembre 2015)
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  28. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 514
  29. Historique des communes, p. 15, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 2 novembre 2015.
  30. G. J. Durand, « Projet général et documents pour l'établissement d'un nombre suffisant de fontaines dans la ville de Bordeaux », sur Gallica,‎ (consulté le 4 février 2016).
  31. Christophe Caupenne, Négociateur au RAID, Le Cherche midi, 29 septembre 2011, 278 pages, consulté le 13 décembre 2013.
  32. Le Crapouillot, printemps 1969.
  33. Paris Match no 1034, 1er mars 1969
  34. Commune de Cestas sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 18 décembre 2011.
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  36. Nom des habitants de Cestas sur habitants.fr, consulté le 18 décembre 2011.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  39. Les amis du vieux Cestas 2012, pages 224-227
  40. Claude Grandet 1950 p. 110
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  42. Guillaume Delisle, « Carte du Bourdelois, du Périgord et des provinces voisines »,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  43. Claude Grandet 1950 p. 107
  44. Abbé Jacques Baurein, « Variétés bordelaises, essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. »,‎ 1784-1786 (consulté le 6 janvier 2016), p. 345
  45. Claude Grandet 1950 p. 106
  46. Les amis du vieux Cestas 2012 page 34
  47. Claude Grandet 1950 p. 52
  48. « Notice MH du château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 18 décembre 2011.
  49. Gérard Leroux