Lacq

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Lacq
Lacq
L’usine de Lacq depuis la RN 117.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Didier Rey
2020-2026
Code postal 64170
Code commune 64300
Démographie
Population
municipale
729 hab. (2018 en augmentation de 0,55 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 49″ nord, 0° 37′ 03″ ouest
Altitude Min. 88 m
Max. 190 m
Superficie 17,05 km2
Élections
Départementales Canton d'Artix et Pays de Soubestre
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Lacq

Lacq (en béarnais Lac) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Lacquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

À proximité du site gazier : le gave.

Situation[modifier | modifier le code]

Lacq est une commune appartenant à l'ancienne province française du Béarn, sur la rive droite du gave de Pau, entre Orthez et Lescar.

Accès[modifier | modifier le code]

Lacq est desservie par les sorties 8 et 9 de l'autoroute A64 ainsi que par la route nationale 117.

La commune possède une station sans service voyageurs (gare marchandises ou gare de triage) sur la ligne Toulouse - Bayonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau et ses affluents, les ruisseaux la Géüle (lui-même alimenté sur la commune par les ruisseaux l'Henx et l'Orle) et le ruisseau Laulouze.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lacq apparaît sous les formes Ecclesiola Beati Fausti (Xe siècle[4], cartulaire de Lescar[5]), Lag (1195[4], cartulaire de Sauvelade[6]) et Lac (XIIIe siècle[4], fors de Béarn[7]).

Son nom béarnais est Lac.

Le toponyme Audéjos apparaît sous la forme Audeyos (1385[4], censier de Béarn[7]) et Audejos sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[8]).

Baleix était un hameau d’Audéjos[4].

Le château de Gayrosse sur l’ancienne commune d’Audéjos, est mentionné sous les graphies Gayrosa (1227[4], registres de Bordeaux[9]), la baronnie de Gayrossa (1299[4], réformation de Béarn[10]), Guayrosse (1343[4], notaires de Pardies[11]), le village de Gairosse (1714[4], dénombrement d’Artix[12]) et Gayros (fin XVIIIe siècle[4], carte de Cassini).

Le toponyme Herm, hameau d’Audéjos, apparaît sous les formes Erm (1344[4], notaires de Pardies[11]), Lerm (1546[4], réformation de Béarn[10]) et Ermh (1754[4], terrier d'Audéjos[13]).

La Lanne était un hameau d’Audéjos et Lannemiàa une lande, mentionnés par le dictionnaire topographique de 1863[4].

Le toponyme Orius, hameau d’Audéjos, apparaît sous les formes Oryils (XIIe siècle, d'après Pierre de Marca[14]), Rius (1376, montre militaire de Béarn[15]), Ouriux (1754, terrier d'Audéjos[13]), Ourius (1777, terrier de Casteide-Cami[13]) et Ourrius (1778, dénombrement d'Audéjos[16]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que dès 1385 il y avait à Lacq un bac sur le gave de Pau[11], et qu'à cette époque, la commune comptait 54 feux et dépendait du bailliage de Pau. De leur côté, Audéjos et ses annexes, Orius et Herm, comptaient 38 feux. Gayrosse, Audéjos, Herm (hameau d’Audéjos) et Orius (ib.) formaient la dixième grande baronnie de Béarn, relevant de la vicomté de Béarn[4].

La commune résulte de la fusion de l'ancienne commune de Lacq et de la commune d'Audéjos, qui appartenaient à deux cantons différents. Cette situation a perduré après la fusion, jusqu'à la création du canton d'Artix et Pays de Soubestre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Pau du département des Pyrénées-Atlantiques.

Elle faisait partie de 1793 à 1972 du canton de Lagor, année où elle est transférée au canton d'Arthez-de-Béarn [17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Artix et Pays de Soubestre

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lacq était membre du « District de la zone de Lacq », avec 16 autres communes. Cette structure se transforme en communauté de communes, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, le qui prend la dénomination de communauté de communes de Lacq.

Celle-ci fusionne avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes de Lacq-Orthez, dont la commune est désormais membre.

Lacq appartient egalement en 2020 à d'autres structures intercommunales[18] :

  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Gave et Baïse ;
  • le syndicat eau et assainissement des Trois Cantons ;
  • l'Agence publique de gestion locale

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2008 Guy Cassou[19] Apparenté PS Vice- président de la communauté de communes de Lacq
2008 En cours Didier Rey   Vice-président de la CC de Lacq-Orthez (2014 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[20],[21]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Sant Quintí de Mediona (Espagne) depuis 1986[22].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2018, la commune comptait 729 habitants[Note 1], en augmentation de 0,55 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610531531700635628659686661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
684614624594620650652612606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550545511475506488432406442
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
700702748711657658695707735
2018 - - - - - - - -
729--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Le sous-sol de Lacq contient du soufre sous forme de sulfure d'hydrogène (H2S), gazeux, dont on peut extraire le soufre solide par oxydation afin de le transporter et de le traiter.

On y trouve aussi du gaz naturel. Le gaz de Lacq, découvert en , a été acheminé dans toute la France par gazoducs à partir des années 1965 et a contribué à l'essor industriel de Lacq. Le site gazier songe à sa reconversion depuis 1987. L'option retenue consiste à faire de la plate-forme industrielle un centre de formation et de service dans le domaine des technologies vertes. Le gaz brut est extrait d'une trentaine de puits à raison de 24 millions de m3 par jour. La production annuelle est de cinq milliards de m3 de gaz épuré.

Lacq héberge également le premier projet français de démonstration de toute la chaîne d'oxycombustion, depuis la production d'oxygène à l'injection et stockage de CO2 dans un gisement on-shore de gaz naturel épuisé. Il a été annoncé par Total en 2005[26], et inauguré en 2010[27]. Une chaudière existante sur le site de Lacq est convertie à l'oxygène utilisant une technologie d'oxycombustion d'Air Liquide[28]. Les fumées d'oxycombustion, dépourvues du ballast azote de l'air, sont composées majoritairement de CO2 et d'eau. Après condensation de l'eau, elles sont comprimées, séchées et transportées en tête du puits de Rousse, ou elles sont recomprimées avant d'être injectées. Une étude géo-scientifique a été entamée pour étudier l'intégrité du réservoir et obtenir un premier retour d'expérience.

Le développement industriel de Lacq a entraîné la création de « Mourenx-Ville-Nouvelle », cité uniquement résidentielle et exemple d'urbanisme moderne.

En 2014, une unité de production polyacryonitrile, un matériau utilisé pour la fabrication de fibres de carbone, est entrée en fonction, construite par le japonais Toray sur le site Total à Lacq[29].

Quelques entreprises industrielles présentes à Lacq :

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le pont suspendu sur le gave.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Pont suspendu.
  • Dolmen de l'usine de la SNEA : dolmen de type ouest-pyrénéen déplacé devant le pavillon de visiteurs lors de la construction de l'usine en 1968[30].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

L'église Saint-Martin[31] date de la fin du XIXe siècle. Celle de Saint-Vincent-Diacre[32], au lieu-dit Audéjos, date quant à elle de 1905.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris a possédé jusqu'au une unité d'intervention sur le site d'extraction et de traitement du gaz naturel.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lacq dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain en langue occitane Éric Gonzalès revendique souvent ses origines lacquoises, son grand-père maternel étant en effet issu d'une famille de métayers résidant dans cette commune.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr.
  2. Notice du Sandre sur Lacq.
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. a b c d e f g h i j k l m n o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  5. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l’Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  6. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l’Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  7. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059)..
  9. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l’Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  10. a et b Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  11. a b et c Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  12. Manuscrits des XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  13. a b et c Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  14. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn.
  15. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  16. Manuscrits du XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Outil de recheche BANATIC, consulté le 4 décembre 2020
  19. « A Lacq, la pétrochimie est dans le pré », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020) « Guy Cassou est maire de Lacq depuis 1983, vice- président de la communauté de communes de Lacq (apparenté socialiste) « Lacq, c'est le prototype de l'usine à la campagne », explique Guy Cassou. A la découverte du premier gisement de gaz, le 19 décembre 1951, il y avait 800 habitants, tous agriculteurs. Aujourd'hui, malgré la fusion avec le village voisin d'Audejos, il en reste 668. Beaucoup travaillent dans l'industrie chimique ».
  20. « Lacq-Audéjos : Didier Rey candidat à un nouveau mandat : Le maire actuel a été élu en 2008 et réélu en 2014 », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020).
  21. « Lacq: Didier Rey repart pour son troisième mandat de maire : La nouvelle équipe est en place pour mener à bien les dossiers de la commune », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020).
  22. Annuaire des villes jumelées.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. (fr) page du site officiel.
  27. Ana Lutzky, « Lacq : les salariés du gaz tancent Total l’attrapeur de CO2 », L'Usine nouvelle lire en ligne = https://www.usinenouvelle.com › lac... Lacq : les salariés du gaz tancent Total l'attrapeur de CO2 - Investissements industriels - L'Usine Nouvelle,‎
  28. (fr) « page du site officiel[PDF] »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  29. (fr) Les Echos - Le japonais Toray aide à reconvertir le site de Total à Lacq.
  30. Alain Beyneix, Monuments mégalithiques en Aquitaine, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, , 96 p. (ISBN 978-2-84910-957-1), p. 47
  31. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin.
  32. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]