Pacherenc-du-vic-bilh

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Pacherenc-du-vic-bilh
Pacherench du vic-bilh.jpg
Désignation(s) Pacherenc-du-vic-bilh
Appellation(s) principale(s) pacherenc-du-vic-bilh[1]
Type d'appellation(s) AOC-AOP
Reconnue depuis 1948
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Sud-Ouest
Sous-région(s) piémont pyrénéen (Armagnac)
Localisation Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées et Gers
Climat tempéré océanique dégradé à tendance méditerranéenne
Sol molasses
Cépages dominants gros manseng B, petit manseng B, courbu B et petit courbu B[2]
Vins produits blancs, moelleux et liquoreux
Pieds à l'hectare minimum 4 000 pieds par hectare
Rendement moyen à l'hectare maximum 40 hectolitres par hectare en moelleux,
60 à 66 hectolitres par hectare en blancs sec[3]

Le pacherenc-du-vic-bilh[1] est un vin blanc français d'appellation d'origine contrôlée produit à cheval sur le Gers, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques. Le nom original et très ancien de l'appellation vient du gascon « vin de vits paisheradas » ou « vin de vigne en échalas » de la région gasconne du Vic-Bilh.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette appellation est sur la même aire que le madiran, à proximité de celle du jurançon.

Elle produit des vins blancs sec, des moelleux, voire des liquoreux (vendanges tardives).

Les vins secs sont sous la dénomination pacherenc-du-vic-bilh sec.

On a des vignobles dans les communes de Cannet, Maumusson-Laguian, Viella (Gers), Arricau-Bordes, Arrosès, Aubous, Aurions-Idernes, Aydie, Bassillon-Vauzé, Bétracq, Burosse-Mendousse, Cadillon, Castetpugon, Castillon, Conchez-de-Béarn, Corbère-Abères, Crouseilles, Diusse, Escurès, Gayon, Lasserre, Lembeye, Mascaraàs-Haron, Moncla, Monpezat, Mont-Disse, Moncaup, Portet, Saint-Jean-Poudge, Séméacq-Blachon, Tadousse-Ussau et Vialer (Pyrénées-Atlantiques) de même qu'à Castelnau-Rivière-Basse, Hagedet, Lascazères, Madiran, Saint-Lanne et Soublecause (Hautes-Pyrénées).

Appellation[modifier | modifier le code]

L'appellation est réglementée par le décret du 24 avril 2007 (dernière mise à jour)[4].

Le nom même de l'appellation est assez récent, puisqu'il y a une cinquantaine d'années, on parlait parfois de vin de Portet (du nom d'un village voisin de Viella). Lors des comices agricoles de Garlin en 1928, le stand s'intitulait « pachereng des coteaux de Portet » (sic). Une des premières étiquettes à parler de pacherenc est celle du clos La Perle en 1932.

Paul de Cassagnac a écrit que les saveurs de ce vin se livrent sans détour « comme les vierges béarnaises ».

C'est la création de l'appellation contrôlée en 1948 à l'initiative du docteur Doléris qui labellisera ce terme.

Le pacherenc n'a réellement progressé qu'après 1980. Ce développement est le fruit de l'implication de tous les acteurs, coopératives et particuliers. Après avoir boudé ce type de vin jusqu'en 1982, la cave de Saint-Mont s'y est lancée résolument depuis ; de 200 hl, sa production est passée à 8 000 hl aujourd'hui, largement produits à Viella (45 ha). C'est le moment aussi où l'on réactive la très ancienne tradition des vendanges tardives de la Saint-Sylvestre à Viella à laquelle sont consacrés 5 à 6 hectares.

L'arrière-saison très ensoleillée, permet en effet de vendanger tard à pleine maturité (première quinzaine d'octobre en Madiran et jusque fin novembre, voire au-delà pour les pacherencs moelleux). L'histoire ne date pas d'hier. Un édit de 1745 interdisait déjà de récolter le pacherenc, avant le 4 novembre. La vendange s'effectuait durant l'été de la Saint-Martin pour prendre fin le 15 novembre, jour de la Saint-Albert et de la foire de Viella.

Le liquoreux des vendanges tardives (de la Saint-Albert au 15 novembre, ou de la Saint-Sylvestre) est fabriqué à partir de raisins passerillés (raisins blettis par le froid et le soleil où se concentrent les sucres mais où l'équilibre du fruit perdure, et notamment l'acidité).

Les vignes réservées pour ce cru tardif (quatre à cinq hectares) sont protégées des oiseaux par des filets. Les raisins sont très dorés et très sucrés. Certaines années, le raisin peut titrer jusqu'à 19 degrés d'alcool naturel. Une fois vinifié, on obtiendra un vin liquoreux aux arômes mélangés d'épices, de miel et de fruits tropicaux.

Les pacherenc secs préfèrent les collines donnant à l'ouest, un peu moins chaudes, et les moelleux, cueillis à surmaturité, préfèrent les versants exposés au sud.

Depuis quelques années, une grande vente est organisée à l'automne dans le Vic-Bilh: les Barriques d'or, manifestation qui connaît un succès croissant et l'intérêt de la presse écrite.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le pacherenc moelleux, avec son nez de fruits clairs confits (poire, pomme, coing) et d'épices, sa bouche ample et équilibrée, laisse une impression de fraîcheur (bergamote), de bonne persistance.

Il se consomme entre 10 et 12,5°C à l'apéritif, sur foie gras frais ou au naturel (mi-cuit) ou encore escalopé avec des raisins, avec des fromages (des Pyrénées, des bleus) et des desserts (brioche, crème brûlée, glace à la vanille au coulis de framboises).

Le pacherenc-du-vic-bilh et pacherenc-du-vic-bilh sec sont issus des cépages proches de ceux du jurançon : l'arrufiac (finesse et élégance), le petit manseng (arômes fruités et floraux dont le degré alcoolique peut atteindre 17 à 19° avec des concentrations aromatiques très riches indispensables pour les moelleux), le gros manseng (vivacité et charpente) et le petit courbu (rondeur). Les secs possèdent de beaux arômes floraux, d'agrumes, de fruits secs. Le moelleux de vendange tardive a des arômes de nèfles et de fruits confits. Le pacherenc-du-vic-bilh sec se consomme dans sa jeunesse tandis que le moelleux se bonifie avec l'âge. Tout comme les crus du madiran, ceux du pacherenc moelleux peuvent facilement dépasser 10 ans d'âge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  2. Le code international d'écriture des cépages mentionne la couleur du raisin de la manière suivante : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  3. Décret du 14 octobre 2009.
  4. Décret du 24 avril 2007 modifiant le décret du 31 mai 1997 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Pacherenc du Vic-Bilh » et « Pacherenc du Vic-Bilh Sec »

Liens externes[modifier | modifier le code]