Gare internationale de Canfranc

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Canfranc
Image illustrative de l'article Gare internationale de Canfranc
Entrée de la gare de Canfranc.
Localisation
Pays Espagne
Ville Canfranc
Quartier Canfranc Estacion
Coordonnées géographiques 42° 45′ 02″ N 0° 30′ 53″ O / 42.75065, -0.5146 ()42° 45′ 02″ Nord 0° 30′ 53″ Ouest / 42.75065, -0.5146 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire ADIF
Exploitant Renfe
Services TER Aquitaine (car)
Regional Exprés
Caractéristiques
Ligne(s) Pau à Canfranc (frontière)
Jaca à Canfranc
Voies 18 à l'origine
Quais 1 en service côté espagnol
Altitude 1 195 m
Historique
Ouverture 11 juillet 1928
Fermeture 27 mars 1970 (fin du trafic côté français)

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Canfranc

Géolocalisation sur la carte : Aragon

(Voir situation sur carte : Aragon)
Canfranc

La gare internationale de Canfranc est une gare ferroviaire frontalière des lignes de Pau à Canfranc (frontière) (française) et de Jaca à Canfranc (espagnole), située sur le territoire de la commune de Canfranc, dans la province de Huesca en communauté autonome d'Aragon.

Elle est mise en service en 1928.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare internationale de Canfranc est située au point kilométrique (PK) 308,449 de la ligne de Pau à Canfranc (frontière) (française), partiellement hors service, et au PK 24,666[1] de la ligne à écartement large de ligne de Jaca à Canfranc (espagnole).

Elle est établie à 1 195 mètres d'altitude.

La façade côté du quai français.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare frontalière et monumentale de Canfranc est mise en service le 11 juillet 1928 et inaugurée le 18 juillet[2] par le président Gaston Doumergue et le roi Alphonse XIII.

Le bâtiment est d'une taille comparable à celui de la gare de Paris-Saint-Lazare. Pour sa construction, il a été nécessaire de réaliser un travail d'ingénierie important à travers les zones forestières, du fait des avalanches et glissements de terrain constants sur les pentes. Ceci s'est traduit par une réhabilitation de l'hydrologie de ces zones forestières, qui est considéré comme l'un des meilleurs exemples connus de restauration hydrologique de la forêt. Ceci, en permettant de stabiliser le terrain par la présence des arbres, a permis la construction du chemin de fer qui relie les deux côtés des Pyrénées.

À son apogée, le trafic voyageurs international ne dépassait pas la cinquantaine de voyageurs par jour pour un trafic fret limité.

Le 27 mars 1970, le déraillement d'un train de marchandise français parti en dérive entraîna la destruction du pont de l'Estanguet à proximité de la gare de Lescun - Cette-Eygun. Ce pont n'a jamais été reconstruit. Le trafic a été limité dès lors à Bedous avant l'abandon de la desserte de la section Oloron - Bedous.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Le service voyageurs est composé de bus TER Aquitaine en direction d'Oloron et de trains Regional Exprès :

Ligne Trajet Villes desservies
R41 Saragosse - Huesca - Canfranc Saragosse-Delicias - Villanueva del Gállego - Zuera - Almudevar - Tardienta - Huesca-Intermodale - Plasencia del Monte - Ayerbe - Riglos Concilio - Riglos - Santa María y La Peña - Anzánigo - Caldearenas-Aquilué - Sabiñánigo - Jaca - Castiello Pueblo - Castiello - Villanúa - Canfranc

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Projets[modifier | modifier le code]

Depuis des années[3], la réouverture du trafic international et la réhabilitation de la station et de ses environs sont réclamées. La réouverture de la ligne côté français est en projet, avec la réhabilitation de la section Oloron - Bedous, mais ne devrait pas être effective avant 2020[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Histoire du rail transpyrénéen, éditions La Régordane, page 86.
  2. Pascal Desmichel, « La gare monumentale de Canfranc à l’épreuve des temps. Grandeur et décadence d’un patrimoine ferroviaire de la montagne aragonaise (Espagne) », sur cybergeo.revues.org (consulté le 16 février 2011)
  3. « Canfranc. Ce «Titanic» refait surface : au bout du tunnel du Somport, une gare fantôme, où transitait l'or nazi, va être transformée en hôtel de luxe », sur adepeche.fr,‎ 24 février 2008 (consulté le 6 septembre 2012)
  4. « Ligne Pau-Canfranc : vers une réouverture de la voie de chemin de fer »,‎ 24 mars 2013 (consulté le 7 juin 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]