Luxembourg français

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Luxembourg français

1659 – 1790

Description de cette image, également commentée ci-après
Les territoires du Luxembourg cédés à la France ici en jaune.
Informations générales
Chef-lieu Thionville
Démographie
Population environ 60 000 (1659)

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Luxembourg français désigne la partie méridionale de l'ancien duché de Luxembourg, cédée au royaume de France, en 1659, par le traité des Pyrénées. Il avait pour chef-lieu Thionville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le moulin de Margny était l'un des points de séparation entre le Luxembourg Français et le Luxembourg Autrichien. Une partie de ce moulin était sur le duché de Luxembourg, et l'autre où est le tournant, sur le territoire de France[1].

Situation du Luxembourg français en 1689.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de « Luxembourg français »[2] fut donné à ce territoire à la suite de la paix des Pyrénées, cela pour le distinguer de l'autre partie du duché de Luxembourg qui, avec ses deux « quartiers » (français et allemand), continuait à ressortir des Pays-Bas espagnols et, simultanément, du Saint-Empire[3].

Par ailleurs, « Luxembourg français » est une dénomination qui apparaît sur des cartes anciennes et qui fut maintenue jusqu'en 1790[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cédé au royaume de France en 1659 par les articles 38 et 41 du traité des Pyrénées, ce territoire représenterait plus de soixante mille Luxembourgeois qui changèrent alors de souveraineté[5].

Le Luxembourg français faisait administrativement partie des Trois-Évêchés. Cependant, bien qu'il fût rattaché à la France, il obéissait toujours à la coutume de Luxembourg[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

Ce territoire avait pour chef-lieu Thionville[7]. Il ressortissait au gouvernement et au parlement de Metz[8],[9] et comprenait :

Prévôtés[modifier | modifier le code]

La prévôté de Thionville, fut transformée en bailliage en 1661.

Les prévôtés bailliagères de Chauvency-le-Château, Damvillers, Marville et Montmédy furent créées par un édit de 1661 et étaient indépendantes l'une de l'autre. Elles ressortissaient à la cour de Sedan pour les cas présidiaux. Quant à leurs appellations, elles étaient jugées en dernier ressort par le parlement de Metz[11].

La ville et prévôté d'Yvois comprenait (en 1537)[12] : Yvoix, Saichy, Escombre, Chamolly et Gyverey, Aisne, Blaigny, Charvaulx, Sapoingne, Margueulx, Margny, Pully, Herbeuval, Mogue, Menton, Suilly, Williers Nouvelle Ville, Fremmy, Trembloy, Signi et Montliebert, Bievre, Lombus, Willy, Afflance, Lynay, Messancourt, Mallandrey, La Ferte, Pourru, Orjoulx (le ban de). En 1662, la prévôté d'Yvois est érigée en duché de Carignan.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Diddenuewenerland : Histoire du Luxembourg français, Hemechtsland a Sprooch, 1986 (notice BnF no FRBNF40953398)
  • Le Luxembourg français, 1659-1790 dans Lotharingia : archives lorraines d'archéologie, d'art et d'histoire, volume 13, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annales civiles et religieuses d'Yvois-Carignan et de Mouzon, Paris, 1822
  2. jusqu'au XVIIIe siècle, l'orthographe exacte était « françois » et pas « français ».
  3. Dictionnaire géographique universel, Tome sixième (1829).
  4. Annales de l'Est, Éditions Berger-Levrault, 2008
  5. Marcellin La Garde, Histoire du duché de Luxembourg, tome 2
  6. Société d'Histoire et d'Archéologie de Lorraine, Jahrbuch - Volumes 31 à 32, (1922)
  7. Jean Bertholet, Histoire ecclesiastique et civile du Duché de Luxembourg, 1743, page 89.
  8. Mr. Bérenger, Géographie de Busching, Tome V, Lausanne, 1779.
  9. Henri Klimrath, Études sur les coutumes, 1837.
  10. Michel Lévy, Dictionnaire de la conversation et de la lecture, Volume 12, Paris, 1856, page 519.
  11. a, b, c, d et e Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872.
  12. Jules Vannérus, Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny, 1921.