Écomusée

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Ne doit pas être confondu avec Économusée.

Un écomusée (en anglais : ecomuseum) est une institution culturelle permettant de donner les fonctions de recherche, de présentation, de conservation et de mise en valeur d'un ensemble de biens naturels et culturels, sur un territoire, représentatifs d'un milieu et des modes de vie qui lui sont rattachés[1]. Son rôle est de valoriser le patrimoine matériel (outils, habitat…) et immatériel (savoir-faire, métier…) d'un territoire et d'une population.

« Les écomusées ont pour but de préserver ou de reconstituer sur les lieux mêmes des bâtiments, des types d'activité dont le passage du temps nous a coupés depuis un ou deux siècles, parfois à peine quelques décennies »[2]

— Claude Lévi-Strauss, Territoires de la mémoire (1992)[3]

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Histoire[modifier | modifier le code]

Le concept[modifier | modifier le code]

Sur la base d'une idée lancée au début des années 1950[4] par le muséologue Georges Henri Rivière, qui devient directeur du Conseil international des musées (ICOM). L'écomusée est expérimenté à partir de 1968 dans les parcs naturels régionaux avec le nouveau directeur de l'ICOM, Hugues de Varine, puis en 1971 au Creusot et devient un phénomène culturel d'ampleur nationale[1],[4].

Selon eux, le rôle de l’écomusée est multiple : fédérer localement la population autour d'un projet, transformer les habitants en acteurs et usagers de leur propre patrimoine, développer une base de données pour la communauté et par celle-ci et favoriser les discussions, rencontres et initiatives[5].

Outils interdisciplinaires de conservation et de transmission de la mémoire, les écomusées prennent également une part active à la vie de la société en cherchant le débat et la confrontation des points de vue. La participation de la population est un de leurs principes fondateurs.

La notion d'écomusée a été établie par le Conseil international des musées en 1971 et une charte en fixe les objectifs et les spécificités depuis le 4 mars 1981.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement[Quand ?], selon le Conseil international des musées plus de 300 écomusées dans le monde dont au moins 200 sont en Europe, principalement en France, Italie, Espagne et Pologne[6]. La Chine, l'Inde, le Brésil et le Canada ont ouvert et développé de nombreux sites en lien avec les populations et territoires locaux[réf. nécessaire].

Hors de l'espace francophone, on peut rencontrer la notion de open-air museum (« musée en plein air ») qui est très proche de celle d'écomusée : il existe d'ailleurs, au niveau européen, un regroupement de tous les écomusées et espaces affiliés, fédérés sous l'appellation Association of European Open-Air Museums (AEOM)[7], dirigée par la Suédoise Katarina Frost.

Liste par continents et pays[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

Brésil[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Vechtehof à Nordhorn, Allemagne.

Autriche[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Vue d'une des portes guillotines et du châssis, à Houdeng-Aimeries.

Danemark[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Il existe un regroupement national des écomusées au sein de la Fédération des écomusées et des musées de société (FEMS)[8].

Auvergne-Rhône-Alpes
Écomusée : Maison des tresses et lacets dans la Loire.
Bourgogne-Franche-Comté
la Maison du Seigle à Ménessaire (21) ;
la Maison de l'élevage et du Charolais à Moulins-Engilbert (58) ;
la Maison des Hommes et des paysages à Saint-Brisson (58) ;
la Maison des enfants de l'Assistance publique et des nourrices à Alligny-en-Morvan (58) ;
la Maison des Galvachers et la Maison du Patrimoine oral à Anost (71) ;
la Maison Vauban à Saint-Léger-Vauban (89).
Bretagne
Centre-Val de Loire
Corse
Grand Est
Hauts-de-France
Écomusée de Fourmies-Trélon.
Île-de-France
Normandie
L'écomusée du Perche, à Saint-Cyr-la-Rosière, dans l'Orne (61).
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Pays de la Loire
Provence-Alpes-Côte d'Azur
France d'outre-mer

Islande[modifier | modifier le code]

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Pays Bas[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

Roumanie[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Définition : Écomusée, publié sur le site du dictionnaire Larousse (consulté le 24 janvier 2019)
  2. L'écomusée de Glentleiten : si la Bavière m'était contée…, publié le sur le site Vivre à Munich (consulté le 23 janvier 2019)
  3. Marc Augé (dir.) (postface Claude Lévi-Strauss), Territoires de la mémoire : les collections du patrimoine ethnologique dans les écomusées, Salins-les-Bains, Fédération des écomusées, coll. « Patrimoine culturel », , 133 p., 31 cm (notice BnF no FRBNF36955962, lire en ligne) (consulté le 23 janvier 2019)
  4. a et b [PDF] Charte des écomusées, page 1/7, publié le sur le site de la Fédération des écomusées et des musées de société (consulté le 24 janvier 2019)
  5. Hugues de Varine, « L’écomusée », dans La Gazette. Association canadienne des musées, volume 11, no 2, 1978, repris dans André Desvallées, Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie, volume 1, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1992.
  6. (en) Web Links and Bibliography on Ecomuseums par Clémence Perrier-Latour, dans ICOM News, no 3, 2005 [Lettre du Conseil international des musée].
  7. Association of European Open-Air Museums, site officiel, en ligne.
  8. Fédération des écomusées et des musées de société, site officiel, en ligne.
  9. Musée du Royans - Vie et Traditions, publié sur le site des offices de tourisme de villard-de-lans et correncon-en-vercors (consulté le 24 janvier 2019)
  10. Les musées au couvent des carmes, publié sur le site couventdescarmes.com (consulté le 24 janvier 2019)
  11. « 10 ans de partage et de sauvegarde de la nature », publié sur le site de la Gare des Ramières (consulté le 24 janvier 2019)
  12. La ferme des frères Perrel, publié sur le site moudeyres.fr (consulté le 24 janvier 2019)
  13. Écomusée du Haut-Beaujolais, publié sur le site haut-beaujolais.org (consulté le 24 janvier 2019)
  14. Les sites de l'écomusée Paysalp, modifié le sur le site paysalp.fr (consulté le 24 janvier 2019)
  15. Musée Régional de la Vigne et du Vin, publié sur le site montmelian.com (consulté le 24 janvier 2019)
  16. Écomusée de Hauteluce, publié sur le site hauteluce.com (consulté le 24 janvier 2019)
  17. Musée paysan de Bourgogne Nivernaise

Bibliographie (France)[modifier | modifier le code]

  • Marc Augé (sous la direction), Territoires de la mémoire. Les collections du patrimoine ethnologique dans les écomusées, postface de Claude Lévi-Strauss, Thonon-les-Bains, Éditions de l'Albaron/Fédération des écomusées et des musées de société, 1992, (ISBN 9782908528336).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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