Vic-Bilh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Vic-Bilh est une région de Gascogne située sur les reliefs prépyrénéens à l'intérieur du coude de l'Adour entre Rivière-Basse et Tursan, face à l'Armagnac. Jusqu'à la Révolution, son nom est associé à l'un des archidiaconés du diocèse de Lescar.

Géographie[modifier | modifier le code]

Indissociable du vignoble de Madiran (à cheval sur les départements du Gers, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques), le Vic-Bilh couvre le nord-est du Béarn et donc des Pyrénées-Atlantiques, à savoir approximativement les cantons de Lembeye, de Thèze et de Garlin. On lui adjoint parfois le Montanérès.

D'après Paul Raymond[1], le Vic-Bilh serait délimité par une ligne qui passerait par Limendous, Espéchède, Ouillon, Higuères-Souye, Anos, Saint-Armou, Thèze et la limite des arrondissements de Pau et Orthez.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom, du latin vicus vetullus, signifie « le vieux pays » en béarnais (prononcé /bik bilj/, en français /vik bij/).

Le toponyme Vic-Bilh apparaît sous les formes :

  • Vicus-Vetulus et Bigvilium (respectivement Xe et XIe siècles[1], cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[2]) ;
  • Archidiaconatus de Bigbilh (1101[1], cartulaire de Lescar[3]) ;
  • Bigbilius (1170[1], titres de Barcelone[4]) ;
  • le parsan de Vic-Vielh (1487[1], registre des Établissements de Béarn[5]) ;
  • Vic-Bielh, Viit-Bilh, Vic-Vil et Vig-Bilh (respectivement 1540[1], 1542[1], 1547[1] et 1548[1], réformation de Béarn[6]) ;
  • Vicbilh (le) (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[1] note que l'archidiaconé de Vic-Bilh, qui dépendait de l'évêché de Lescar et dont Lembeye était le chef-lieu, comprenait les communes suivantes :

canton de Lembeye

Anoye, Arricau, Arrosès, Aurions-Idernes, Bassillon-Vauzé, Bordes, Cadillon, Castillon, Corbère-Abères-Domengeux, Coslédaà-Lube-Boast, Crouseilles, Escurès, Gayon, Gerderest, Lalongue, Lannecaube-Meillac, Lasserre, Lembeye, Lespielle-Germenaud-Lannegrasse, Lussagnet-Lusson, Maspie-Lalonquère-Juillacq, Monassut-Audiracq, Moncaup, Monpezat-Bétrac, Peyrelongue-Abos, Samsons-Lion, Séméacq-Blachon et Simacourbe.

canton de Garlin

Aubous, Aydie, Baliracq-Maumusson, Burosse-Mendousse, Castetpugon, Conchez-de-Béarn, Diusse, Garlin, Mascaraàs-Haron, Moncla, Mont, Mouhous, Portet, Ribarrouy, Saint-Jean-Poudge, Tadousse-Ussau, Taron-Sadirac-Viellenave et Vialer.

canton de Morlaàs

Abère, Andoins, Anos, Arrien, Barinque, Bernadets, Buros, Escoubès, Espéchède, Gabaston, Higuères-Souye, Maucor, Montardon, Morlaàs, Ouillon, Riupeyrous, Saint-Armou, Saint-Castin, Saint-Jammes, Saint-Laurent-Bretagne, Sedzère, Sendets et Serres-Morlaàs.

canton de Thèze

Argelos, Astis, Auga, Auriac, Carrère, Claracq, Doumy, Garlède-Mondebat, Lalonquette, Lasclaveries, Lème, Miossens-Lanusse, Navailles-Angos, Sévignacq, Thèze et Viven.

Économie[modifier | modifier le code]

Son économie est principalement agricole et la viticulture y tient une place de choix grâce aux appellations d'origines contrôlées Madiran (rouge) et Pacherenc du Vic-Bilh (blanc).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, 1863
  2. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  3. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  4. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Manuscrits du XVe siècle et du XVIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.