Gilbert Duclos-Lassalle

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Gilbert Duclos-Lassalle
Gilbert Duclos-Lassalle - Six jours de Grenble 2011.jpg
Gilbert Duclos-Lassalle aux Six Jours de Grenoble 2011.
Informations
Surnom
Gibus
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (65 ans)
LembeyeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Équipes professionnelles
1977-1986Peugeot
1987-1992Z
1993-1995Gan
Principales victoires

Gilbert Duclos-Lassalle, né le à Lembeye (Pyrénées-Atlantiques), est un coureur cycliste français. Coureur spécialiste de classiques, il a remporté à deux reprises Paris-Roubaix (1992, 1993) et il compte à son palmarès Paris-Nice (1980), Bordeaux-Paris (1983) et le Grand Prix du Midi libre (1991). Il totalise une cinquantaine de victoires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilbert Duclos-Lassalle au début des années 1980.

Il est issu d'une famille de cinq enfants. Son père est chauffeur livreur dans une entreprise viticole et sa mère est éleveuse de poules et de canards[1].

Gilbert Duclos-Lassalle effectue toute sa carrière professionnelle entre 1977 et 1995 dans la même équipe qui change de dénominations : Peugeot-Esso-Michelin (1977-1981), Peugeot-Shell-Michelin (de 1982 à 1986), Z (de 1987 à 1992) et Gan (de 1993 à 1995).

Considéré comme un « baroudeur infatigable chez les amateurs », il passe professionnel à 22 ans en 1977, chez Peugeot, qui compte comme leader, Bernard Thévenet, Jean-Pierre Danguillaume, Guy Sibille, Patrick Béon ou Jacques Esclassan. En février, sur les courses préparatoires où il occupe un rôle d'équipier, il ne parvient pas à suivre le rythme en course et songe à arrêter sa carrière et reprendre son métier de mécanicien dans un garage de Pau. En avril, il reprend confiance en terminant douzième du Critérium national[1]. L'année suivante, en 1978, il est vingt-huitième de son premier Paris-Roubaix.

La saison 1980 le révèle au grand public. Doté d'une endurance et d'une résistante au froid supérieures à la moyenne, il gagne à l'issue d'une échappée en petit comité de soixante-dix kilomètres, la troisième étape de Paris-Nice, disputée dans des conditions climatiques épouvantables (verglas, neige et vent glacial). Il prend le maillot de leader à Saint Étienne, conserve ensuite son avance malgré les difficultés (arrivée en altitude à Villard-de-Lans, pluie glaciale et violente à Mandelieu-la-Napoule), pour remporter le classement général avec plus de trois minutes d'avance sur son dauphin, le Suisse Stephan Mutter. Plus tard dans l'année, il est septième du Tour des Flandres et huitième de l'Amstel Gold Race, mais surtout deuxième de Paris-Roubaix à près de deux minutes de Francesco Moser.

En février 1981, il est deuxième du Circuit Het Volk disputé sous la pluie pendant cinq heures. Lors du Tour de France, il termine deuxième d'une étape arrivant sur le vélodrome de Roubaix. Il est battu au sprint par Daniel Willems, à cause d’un cale-pied défectueux[1]. En deuxième partie de saison, il gagne le Grand Prix de Plouay et termine quatrième du championnat du monde sur route. En 1982, il est deuxième de Paris-Nice derrière Seán Kelly, alors qu'il occupe la tête du général la veille de l'arrivée au sommet du Col d'Èze.

En 1983, il est lauréat du Prestige Pernod, récompensant le meilleur coureur français de la saison. Cette année-là il remporte Bordeaux-Paris, après avoir subit un entrainement adapté, dont des séances de 450 kilomètres derrière entraîneur. Il s'impose également sur le Tour Midi-Pyrénées et le Grand Prix de Fourmies. Lors de Paris-Roubaix, il est en tête avec Francesco Moser qui lui propose de l'argent en échange de la victoire, ce que Duclos-Lassalle refuse. Revenu de l'arrière, Hennie Kuiper les attaque au carrefour de l'Arbre, mais aucun des deux coureurs ne fait l'effort, laissant le Néerlandais partir seul pour la victoire. Duclos devance l'Italien au sprint pour la deuxième place. Amateur de vie au grand air, grand chasseur, il est victime d'un accident de chasse en octobre 1983 et se déchiquette la main.

En 1992, il remporte à presque 38 ans en solitaire Paris-Roubaix, quatorze ans après sa première participation. Il récidive l'année suivante, en battant au sprint l'Italien Franco Ballerini, pour huit millièmes de seconde.

Son fils Hervé Duclos-Lassalle et son gendre Maryan Hary ont également été coureurs professionnels.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Le Pont Gibus

Grande figure de Paris-Roubaix, il a le privilège d'avoir un pont, situé sur le parcours de cette classique, porter son surnom : "le Pont Gibus".

Il est avec Florian Rousseau, Thomas Voeckler et Grégory Baugé parmi les cyclistes à être lauréats du Prix Roland Peugeot de l'Académie des sports, en 1993, attribué pour le plus bel exploit mécanique français durant l'année écoulée, depuis sa création en 1957[2].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Gilbert Duclos-Lassalle, cycliste professionnel de 1977 à 1995, totalise une cinquantaine de victoires, dont notamment Paris-Roubaix (1992, 1993), Paris-Nice (1980), Bordeaux-Paris (1983) et le Grand Prix du Midi libre (1991).

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Gilbert Duclos-Lassalle lors de Paris-Nice 1993.

13 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c L'Équipe du 12 avril 2019 : « Gilbert Duclos-Lassalle, un si long chemin vers la victoire sur Paris-Roubaix »
  2. http://www.academie-sports.com/prix/prix-roland-peugeot

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Le Gars, Duclos-Lassalle : Au cœur de la course, Editions Amphora, , 247 p. (ISBN 2-85180-311-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]