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Bataille de Cutanda

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Bataille de Cutanda
Description de cette image, également commentée ci-après
El barranco de la muerte par Agustín Salinas Teruel (1891-1892). Tableau représentant Alphonse Ier d'Aragon à la fin de la bataille de Cutanda.
Informations générales
Date
Lieu Près de Calamocha
Issue Victoire aragonnaise
Belligérants
Almoravides Royaume d'Aragon
Duché d'Aquitaine
Taïfa de Saragosse
Commandants
Ibrahim ibn Yusuf Alphonse Ier d'Aragon
Guillaume IX d'Aquitaine
Imad al-Dawla

Reconquista

Batailles

Coordonnées 40° 56′ 10″ nord, 1° 11′ 06″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
localisation
Géolocalisation sur la carte : Aragon
(Voir situation sur carte : Aragon)
localisation

La bataille de Cutanda est remportée par les Aragonais et leurs alliés aquitains le contre une armée almoravide qui essayait de reconquérir Saragosse, perdue en 1118.

Après la perte de Saragosse, les Almoravides envoient une armée puissante, dirigée par le gouverneur de Murcie et Valence, Ibn Tâ‘yasht, pour reprendre cette ville[1]. Cette armée est composée à la fois de troupes régulières et de volontaires d'Al-Andalus[2].

Pour faire face à cette mobilisation, le roi d'Aragon Alphonse Ier le Batailleur fait appel à des renforts[3]. Parmi ceux qui répondent à cet appel, figurent Guillaume IX, duc d’Aquitaine, venu avec 600 lances, et Imad al-Dawla, roi musulman de Saragosse, luttant contre les Almoravides[4].

L'armée aragonaise rencontre l'armée almoravide à Cutanda, château fort de la vallée du Jiloca, le . C'est une victoire éclatante pour Alphonse Ier le Batailleur[5]. Cette défaite est un désastre pour les Almoravides[2], qui perdent Catalayud quelques jours après, le . L'Aragon agrandit ainsi son territoire vers le sud[6]. Après cette bataille, Guillaume IX revient en Aquitaine en vainqueur[7].

Le duc d'Aquitaine aurait combattu au cours de cette bataille avec le corps de sa maîtresse, Dangarosa, peint sur son bouclier.

Notes et références

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  1. Pierre Guichard, « Chapitre V - Les Almoravides », dans Jean-Claude Garcin (dir.), États, sociétés et cultures du Monde musulman médiéval, Presses Universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », (DOI 10.3917/puf.garci.1995.01.0151, lire en ligne), p. 151–167.
  2. a et b Vincent Lagardère, « Évolution de la notion de djihad à l'époque almoravide (1039-1147) », Cahiers de Civilisation Médiévale, vol. 41, no 161,‎ , p. 3–16 (DOI 10.3406/ccmed.1998.2706, lire en ligne, consulté le ).
  3. Tucco-Chala 2000, p. 77.
  4. Jean Flori 2004, p. 37
  5. Tucco-Chala 2000, p. 80.
  6. Tucco-Chala 2000, p. 81.
  7. Michel Zink, Les troubadours. Une histoire poétique, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-07283-4, DOI 10.3917/perri.zinkm.2017.01, lire en ligne), p. 42-43.

Bibliographie

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  • Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine : la reine insoumise, Paris, Payot, coll. « Biographie », , 543 p. (ISBN 978-2-228-89829-4).
  • Claude Merle, Dictionnaire des grandes batailles du monde européen, Pygmalion, (ISBN 978-2-7564-0253-6), p. 176.
  • Pierre Tucoo-Chala, Quand l'Islam était aux portes des Pyrénées : De Gaston IV le Croisé à la Croisade des Albigeois (XIe – XIIIe siècles, Biarritz, J&D éditions, 203 p. (ISBN 2841271587).

Articles connexes

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Lien externe

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