Cadets de Gascogne

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Un cadet de Gascogne est, sous l'Ancien Régime, un militaire d'origine gasconne, souvent gentilhomme, souvent un puîné. Trop pauvre pour prétendre comme un aîné de grande famille entrer dans une coûteuse académie, il reçoit une formation d'officier au sein même des troupes. Ce parcours est de règle jusqu'en 1682.

On trouve de nombreux capitaines gascons à la tête des compagnies. Comme ils sont bien souvent des puînés, le mot gascon capdèth (chef, capitaine) va donner le mot français cadet pour désigner un frère puîné. Et la qualité de « cadet » finit par être attribuée aux jeunes gentilshommes pauvres en formation.

Un mythe littéraire se forge au XIXe siècle. À partir de D'Artagnan, personnage réel revisité par Courtilz de Sandras, Alexandre Dumas crée un archétype : le jeune Gascon pauvre, intelligent, hardi, redoutable bretteur, qui monte à Paris où il entre comme cadet dans une compagnie. Puis Edmond Rostand popularise l'expression « cadets de Gascogne » en imaginant une « compagnie des Cadets de Gascogne » dans sa pièce Cyrano de Bergerac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Gascons dans les troupes du roi de France[modifier | modifier le code]

Les Gascons combattent dans les troupes du roi de France depuis au moins la deuxième moitié du XIIIe siècle[1]. Au XVIe siècle, Florimond de Raemond voit dans la Gascogne « un magasin de soldats, la pépinière des armées[2] ».

On explique en partie ce phénomène par des traditions successorales inégalitaires, même si elles diffèrent d'une région à l'autre de Gascogne. Certes, dans les Landes, le partage est égalitaire. Mais, en Béarn, l'aîné mâle hérite[3]. Et, dans la Gascogne gersoise, selon Christophe Jankowiak, la tradition est très particulière. Afin de ne pas morceler le patrimoine familial, elle privilégie « un héritier choisi librement par les parents », qu'il soit aîné ou puîné, fille ou garçon. La quasi-totalité du patrimoine lui est transmise. Les autres enfants ne reçoivent qu'une « infime part de la succession »[4]. Cela rend complexes les notions d'aîné et de puîné. L'« aîné » n'est pas forcément le premier né[5].

Quoi qu'il en soit, le « sort piteux[6] » réservé aux « puînés » de Gascogne pourrait expliquer le nombre important de gentilshommes de cette région qui, pour survivre, choisissent le métier des armes[3]. On peut parler d'un « véritable mouvement d'émigration[1] ». L'enrôlement militaire des Gascons, dit Renée Mussot-Goulard, a été « réservé longtemps aux puînés qui ne recevaient pas de domaines, de terres paternelles devenues trop exiguës et trop difficiles à mettre en valeur. Ces puînés furent pour le moins capitaines[7]. » Véronique Larcade rappelle que des analyses sociales « mettent en évidence que les régions à vocation militaire traditionnelle, entre autres la Gascogne, restent bel et bien des pépinières d’officiers[8] ».

On trouve en effet de nombreux Gascons à la tête des compagnies. Le mot gascon pour capitaine est capdèth[9], ou capdet. Un capitaine d'origine gasconne reste souvent capitaine parce qu'il est trop pauvre pour acheter une charge de colonel, et il est pauvre la plupart du temps parce qu'il est un puîné. Le mot capdèth a donc fini par désigner un puîné, donnant le mot français cadet[7],[1].

Les cadets dans les troupes du roi[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, les jeunes gentilshommes font un apprentissage des armes qui dépend de leur naissance et de leur fortune. Les aînés de grande famille suivent des filières de formation privilégiées (pages, mousquetaires) ou coûteuses (dans une académie) leur permettant d'honorer la charge d'officier supérieur dont ils héritent ou que leur fortune leur permet d'acheter[10]. Les jeunes gentilshommes pauvres sont destinés à devenir officiers subalternes. Jusqu'en 1682, ils se forment au sein des troupes, répartis entre les compagnies. Comme ils sont souvent des puînés, on les appelle les cadets. Ce sont des volontaires : ils ne perçoivent pas de solde, ne sont pas inscrits sur les rôles, et on ne peut leur refuser leur congé lorsqu'ils en font la demande[11]. « Ils servaient seulement, dit le père Daniel, pour apprendre le métier de la guerre, et se rendre capables d'y avoir de l'emploi[11]. »

Il faut attendre 1682 pour qu'apparaissent « comme des écoles militaires pour la jeune noblesse, à dessein d'y former des officiers au métier de la guerre[12] » : des compagnies accueillant exclusivement des cadets.

Le type social du Gascon[modifier | modifier le code]

Cinq limites sur la carte : 1. Novempopulanie. 2. Duché de Gascogne du IXe au XIe siècle. 3. Duché de Gascogne au XIIe siècle. 4. Duché de Guyenne au XIVe siècle. 5. Aire culturelle et linguistique actuelle.
Évolution des frontières, de la Novempopulanie à la Gascogne culturelle d'aujourd'hui.

L'antique Novempopulanie devient la Gascogne lorsque naît au VIIe siècle la province ecclésiastique d'Auch, qui réunit onze évêchés, ceux d'Eauze, de Bazas, de Dax, de Lectoure, de Comminges, de Couserans, de Lascar (aujourd'hui Lescar), d'Aire, d'Oloron, d'Auch et de Tarbes[13]. Du VIIe au XIIe siècle, la Gascogne forme un ensemble territorial qui a son histoire propre. C'est durant cette période qu'elle forge son identité. Elle a ses princes, son peuple, sa langue, ses croyances, ses coutumes. Elle devient duché. Du IXe au XIe siècle, elle étend son territoire. Puis elle appartient aux Plantagenêts. Ses frontières évoluent encore, elle se morcelle[7]. « La principale originalité de la Gascogne, dit Charles Higounet, est, peut-être, la difficulté qu'il y a à la définir[13]. »

Ses contours deviennent flous aux yeux des habitants du nord de la Loire. Du XVIe au XVIIIe siècle, ils qualifient indistinctement de Gascons tous ceux qui parlent une langue d'oc (à l'exception des Provençaux)[14].

En revanche, dans les troupes, on sait reconnaître un vrai Gascon. Sa réputation de hardiesse est si bien établie que, du règne d'Henri IV à celui de Louis XIV, on trouve de nombreux Gascons dans les prestigieux corps de la maison du roi. C'est dans les mousquetaires qu'ils sont les plus nombreux[14]. « Quand le sol natal est d’une fécondité médiocre, dit Louis Puech, il faut bien aller vivre ailleurs, se faire une place dans le monde à force de ruse, de diplomatie ou de coups d’épée ; il est nécessaire de savoir s’adapter à tous les milieux et de se pousser par tous les moyens. Qu’il s’agisse de difficultés à vaincre ou de sympathies à gagner, le Gascon est dans son élément. Habitué à compter sur lui, obligé de trouver des ressources que son pays ne lui fournit pas, il s’ingénie et finit par réussir[15]. »

La caricature du Gascon[modifier | modifier le code]

La société parisienne jalouse ces hommes proches du pouvoir. De plus en plus pincée, elle entreprend de tourner en dérision leur accent chantant, leurs plaisanteries, leur caractère expansif, leur vantardise[14]. Une caricature du type gascon se répand dans la littérature et le théâtre. Le Gascon devient un personnage comique hâbleur et fanfaron. En 1617, Agrippa d'Aubigné règle des comptes personnels[14] dans Les Aventures du baron de Fæneste[16], en traçant un portrait assez injuste de matamore poltron, hanté par la fureur du paraître[14]. En 1637, un autre personnage outrancier voit le jour dans Le Gascon extravagant[17], roman comique attribué à Onésime de Clairville[18]. Ce héros cependant use de son extravagance pour faire passer des vérités[14],[19]. Au théâtre comique, le Gascon connaît un grand succès. Mais, à force de le caricaturer, on s'éloigne de plus en plus de ce qu'il est réellement[14].

Le mythe littéraire[modifier | modifier le code]

Mémoires de monsieur d'Artagnan[modifier | modifier le code]

Vu de profil, sur son cheval cabré, pointant son épée vers le ciel.
Statue de D'Artagnan à Lupiac.

En 1700, Gatien de Courtilz de Sandras, ancien mousquetaire devenu écrivain[20], publie les apocryphes Mémoires de monsieur d’Artagnan, qui racontent pêle-mêle les exploits réels et imaginaires d'un homme de guerre gascon mort 27 ans plus tôt : Charles de Batz de Castelmore, dit D'Artagnan. Courtilz élabore un personnage appelé à devenir un archétype, un jeune Gascon pauvre, très susceptible, fin bretteur et coureur de jupons, quittant sa province pour entrer dans la carrière des armes.

« Je suis né gentilhomme, de bonne maison[21] », dit le D'Artagnan de Courtilz. « Ayant été élevé assez pauvrement, parce que mon père et ma mère n'étaient pas riches, je ne songeai qu'à m'en aller chercher fortune, du moment que j'eus atteint l'âge de quinze ans. Tous les cadets de Béarn, province dont je suis sorti, étaient assez sur ce pied-là, tant parce que ces peuples sont naturellement très belliqueux, que parce que la stérilité de leur pays n'exhorte pas à en faire toutes leurs délices[22]. »

Le garçon prend la route, muni d'une lettre de recommandation de son père à Tréville, un ancien voisin, pauvre lui aussi, monté à Paris lui aussi, et devenu capitaine de la compagnie des mousquetaires[23]. Mais c'est Louis XIII en personne qui va trouver une affectation à D'Artagnan : « Le roi […] dit à monsieur de Tréville de me mettre cadet dans la compagnie de son beau-frère qui était capitaine aux Gardes. Il s'appelait Des Essarts, et ce fut là où se fit mon apprentissage dans le métier des armes[24]. »

Les Trois Mousquetaires[modifier | modifier le code]

Un siècle plus tard, en 1802, Alexandre Dumas s'empare de ce qu'il y a de meilleur dans le « fatras historico-romanesque[25] » de Courtilz. Il en tire « une œuvre extraordinairement originale et vivante[25] » : un roman de cape et d'épée, Les Trois Mousquetaires. D'Artagnan, dans ce livre, n'est pas un cadet de famille, il est fils unique[26]. Mais il a bien « les muscles maxillaires énormément développés, indice infaillible où l'on reconnaît le Gascon[27] », il est « courageux et rusé[25] », et il manie l'épée mieux que personne.

Dumas réhabilite les Gascons dans plusieurs de ses romans, notamment dans Les Trois Mousquetaires[14]. Leur véritable personnalité, qu'avaient altérée le théâtre et le roman comiques, il la leur rend : pauvres certes, hâbleurs, vantards, fanfarons parfois, excessifs, turbulents, bouillants, querelleurs peut-être, mais joyeux et fidèles, et toujours enthousiastes, fougueux, intrépides, animés par l'esprit d'entreprise et d'aventure[14].

Le Capitaine Fracasse[modifier | modifier le code]

En 1863, le personnage du jeune gentilhomme gascon et pauvre est repris par Théophile Gautier dans Le Capitaine Fracasse[20],[14].

Cyrano de Bergerac[modifier | modifier le code]

En 1897, Edmond Rostand, pour sa comédie Cyrano de Bergerac[20], puise dans les exploits et la personnalité de l'écrivain libertin Savinien de Cyrano, dit « de Bergerac ». Celui-ci n'est pas du Périgord, mais de Paris[28]. Le « de Bergerac » qu'il ajoute à son nom est celui d'une terre ayant appartenu à sa famille, à Saint-Forget, dans la vallée de Chevreuse[29].

Rostand invente pour la circonstance une « compagnie des Cadets de Gascogne », commandée par « Carbon de Castel-Jaloux »[30],[31]. Il s'inspire du témoignage d'Henry Le Bret, un ami de Savinien de Cyrano : tous deux auraient servi dans la 13e compagnie du régiment des Gardes françaises[32]. Comme toutes les compagnies du régiment (à l'exception de la première, la colonelle), celle-ci est désignée par le nom de son capitaine[33] : Alexandre Carbon de Biran de Castegeloux — écrit parfois Castelgeloux[34],[35].

Le Bret ne dit pas si le jeune Cyrano et lui-même étaient enrôlés ou cadets[36]. Mais il précise que les Gascons étaient fort nombreux dans la compagnie[32], ce qui n'a rien d'étonnant : un capitaine recrute en priorité dans sa propre région. Le capitaine de Castegeloux, selon Philippe Lauzun, venait d'un château des bords du Gers, en aval d'Auch, « au-dessous du vieux château de Puységur[37] ». Cette coloration gasconne ne constituait pas un cas particulier dans les Gardes françaises : à ses débuts, ce régiment comptait huit capitaines gascons sur dix. Aussi, les jeunes gentilshommes gascons en quête d'une formation s'y pressaient-ils en nombre, comme s'il s'agissait d'une école militaire[38].

La compagnie de Castegeloux était une unité combattante comme une autre, composée de soldats aguerris, et non une école. Comme les autres, elle comptait quelques cadets dans ses rangs (en 1670, Louis XIV limitera le nombre des cadets à deux par compagnie[39]). Les compagnies de jeunes gentilshommes, ayant vocation à former les cadets, ne verront le jour qu'en 1682[40].

Mais Rostand, en homme de théâtre, ne s'embarrasse pas toujours de précision historique. L'invention de la compagnie des Cadets de Gascogne, dit Madeleine Alcover, « constitue une de ces « licences poétiques » si chères aux auteurs de fiction[41] ». Et, si la locution « cadets de Gascogne » existe depuis longtemps déjà[42], le « succès inusable[43] » de Cyrano de Bergerac va la populariser :

« Ce sont les cadets de Gascogne
De Carbon de Castel-Jaloux ;
Bretteurs et menteurs sans vergogne,
Ce sont les cadets de Gascogne !
Parlant blason, lambel, bastogne,
Tous plus nobles que des filous,
Ce sont les cadets de Gascogne
De Carbon de Castel-Jaloux :

Œil d’aigle, jambe de cigogne,
Moustache de chat, dents de loups,
Fendant la canaille qui grogne,
Œil d’aigle, jambe de cigogne,

Ils vont, — coiffés d’un vieux vigogne
Dont la plume cache les trous ! —
Œil d’aigle, jambe de cigogne,
Moustache de chat, dents de loups !

Perce-Bedaine et Casse-Trogne
Sont leurs sobriquets les plus doux ;
De gloire, leur âme est ivrogne !
Perce-Bedaine et Casse-Trogne,
Dans tous les endroits où l’on cogne
Ils se donnent des rendez-vous…
Perce-Bedaine et Casse-Trogne
Sont leurs sobriquets les plus doux !

Voici les cadets de Gascogne
Qui font cocus tous les jaloux !
Ô femme, adorable carogne,
Voici les cadets de Gascogne !
Que le vieil époux se renfrogne :
Sonnez, clairons ! chantez, coucous !
Voici les cadets de Gascogne
Qui font cocus tous les jaloux ! »

— Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (1897), II, 7.

« Eh bien donc ! nous allons au blason de Gascogne,
Qui porte six chevrons, messieurs, d’azur et d’or,
Joindre un chevron de sang qui lui manquait encor ! »

— Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (1897), IV, 4.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Debout, en armure, bâton à la main, larges bottes.
Jean Armand du Peyrer, comte de Tréville.

Le cadet de Gascogne, fait observer Véronique Larcade, constitue « un type social plutôt qu'une réalité généalogique. Dès lors, on pouvait bien être cadet de Gascogne, tout en étant l’aîné d’un lignage[6] ». De plus, si la locution concerne généralement un gentilhomme de petite noblesse, elle peut s'appliquer parfois à un roturier. Elle désigne dans un sens large un jeune homme gascon, ou considéré comme tel, privé de ressources à son entrée dans la vie. Contraint d'émigrer à Paris, il cherche fortune dans les armes. Il entre souvent comme cadet dans une compagnie, mais pas toujours.

Fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Les cadets de Gascogne », sur lemondededartagnan.org (consulté le 05 juin 2020).
  2. Florimond de Raymond, préface de la première édition des Commentaires de Blaise de Montluc, 1592.
  3. a et b Jean-Michel Dussol, « Vieille histoire d'héritage », sur ladepeche.fr, 24 décembre 2002 (consulté le 24 novembre 2019).
  4. « Résumé de Le Notaire et la transmission successorale du patrimoine familial en Gascogne gersoise : 1785-1805, par Christophe Jankowiak », sur theses.fr, thèse de doctorat en histoire du droit soutenue à Pau en 2002 (consulté le 24 novembre 2019).
  5. Véronique Larcade, « Versailles sous Louis XIV ou le tombeau des cadets de Gascogne ? », sur journals.openedition.org, Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, 2008, § 3. Mis en ligne le 14 juin 2008 (consulté le 23 novembre 2019).
  6. a b et c Véronique Larcade, op. cit., § 2.
  7. a b et c Renée Mussot-Goulard, Histoire de la Gascogne, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je? » (no 462), , 1re éd., 127 p. (ISBN 978-2-130-47519-4)
  8. Véronique Larcade, op. cit., § 6.
  9. Robert Lafont, Le Sud et le Nord : dialectique de la France, Toulouse, Privat, 1971, p. 123.
  10. Léon Hennet, Les Compagnies de cadets-gentilshommes et les écoles militaires, sur gallica.bnf.fr, Paris, Baudoin, 1889, p. 1 et 10.
  11. a et b Gabriel Daniel, Histoire de la milice française, sur gallica.bnf.fr, Paris, Coignard, 1721, t. II, p. 278 et 279.
  12. Gabriel Daniel, op. cit., p. 431.
  13. a et b Charles Higounet, « Gascogne », sur universalis.fr, Encyclopædia Universalis, 2019 (consulté le ).
  14. a b c d e f g h i et j « L'esprit gascon », sur lemondededartagnan.org (consulté le 05 juin 2020).
  15. Louis Puech, Histoire de la Gascogne, Auch, Société archéologique du Gers, 1914 ; rééd. en fac-similé Nîmes, Lacour, 1997.
  16. Théodore Agrippa d'Aubigné, Les Aventures du baron de Fæneste, sur gallica.bnf.fr, éd. Prosper Mérimée, Paris, Jannet, 1855.
  17. Le Gascon extravagant : histoire comique, sur books.google.fr, Paris, Besogne, 1639.
  18. « Clairville, Onésime de », sur catalogue.bnf.fr, 30 octobre 2008 (consulté le 3 décembre 2019).
  19. Jean-Pierre Cavaillé, « L’extravagance gasconne dans Le Gascon extravagant : un déguisement « pour parler librement de tout », sur journals.openedition.org, Les Dossiers du Grihl, mis en ligne le 31 juillet 2007 (consulté le 3 décembre 2019). — Filippo D’Angelo, « Roman et censure : le cas du Gascon extravagant », sur journals.openedition.org, Les Dossiers du Grihl, mis en ligne le 23 juillet 2007 (consulté le 3 décembre 2019). — Frank Greiner, « Le dossier de presse du Gascon extravagant : des occasionnels au roman », sur ceredi.labos.univ-rouen.fr, dans Canards, occasionnels, éphémères : « information » et infralittérature en France à l’aube des temps modernes, actes du colloque organisé à l’université de Rouen en septembre 2018, publications numériques du Cérédi, Actes de colloques et journées d'étude, no 23, 2019 (consulté le 3 décembre 2019).
  20. a b et c Jean-Marie Sarpoulet, Les Débuts des reclams de Biarn e Gascougne, revue occitane en Gascogne (1897-1920), Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2005, p. 149.
  21. Gatien de Courtilz de Sandras, Mémoires de monsieur d'Artagnan, sur books.google.fr, Cologne, Marteau, 1700, p. 1.
  22. Gatien de Courtilz de Sandras, op. cit., p. 2.
  23. Gatien de Courtilz de Sandras, op. cit., p. 13.
  24. Gatien de Courtilz de Sandras, op. cit., p. 50. Courtilz est bien renseigné sur certains points. Sur d'autres il fait appel à son imagination, et il n'est pas facile de démêler le vrai du faux. — « Cadet au régiment des gardes françaises », dit simplement Pinard, sans que l'on sache s'il a une autre source que Courtilz. Pinard, Chronologie historique-militaire, sur gallica.bnf.fr, Paris, Hérissant, 1763, t. VI, p. 418. — Selon Charles Samaran, « on ne sait guère […] que par Courtilz, confirmé d'ailleurs par le grave Pinard », s'il a réellement été cadet dans cette compagnie. Charles Samaran, D'Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi : histoire véridique d'un héros de roman, sur archive.org, Paris, Calmann-Lévy, 1912, p. 87 et 88. — La version de Courtilz est reprise par Alexandre Dumas, dans Les Trois Mousquetaires, sur gallica.bnf.fr, Paris, Calmann Lévy, 1894, t. I, p. 105.
  25. a b et c Laffont, Bompiani, Le Nouveau Dictionnaire des œuvres de tous les temps et de tous les pays, Bompiani, Laffont, 1994, t. VI, p. 7317.
  26. « Son fils, qui était sa seule progéniture. » Alexandre Dumas, op. cit., p. 6.
  27. Alexandre Dumas, op. cit., p. 2.
  28. Auguste Jal, « Cyrano (de Mauvières, de Bergerac et de Saint-Laurent. Les) », dans Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, sur gallica.bnf.fr, Genève, Slatkine Reprints, 1970, t. I, p. 463.
  29. Anne-Laure Debaecker, « Cyrano de Bergerac, de l’histoire au roman », sur cyrano.net, 20 août 2014 (consulté le 4 décembre 2019).
  30. Madeleine Alcover, « Le Cyrano de Bergerac de Jacques Prévot », sur journals.openedition.org, Les Dossiers du Grihl, § 12 et 13. Mis en ligne le 17 avril 2012 (consulté le 23 novembre 2019).
  31. Escola Gaston Febus, « Cyrano de Bergerac, un vrai Gascon ? », sur escolagastonfebus.com, 6 mai 2019 (consulté le 24 octobre 2019).
  32. a et b En 1657, dans la préface d'Histoire comique… de son ami Savinien de Cyrano de Bergerac, Henry Le Bret dit : « … mon père voulant que je servisse dans les gardes, je l'obligeai d'entrer avec moi dans la compagnie de monsieur de Carbon Castel jaloux […] Les Gascons qui composaient presque seuls cette compagnie… » Henry Le Bret, préface d'Histoire comique par monsieur de Cyrano Bergerac : contenant les états et empires de la Lune, sur gallica.bnf.fr, Paris, Sercy, 1657 (consulté le 24 octobre 2019).
  33. Charles Samaran, op. cit., p. 89.
  34. Madeleine Alcover, op. cit., introduction, § 13 et 14.
  35. Philippe Lauzun, « Le château de Carbon de Casteljaloux », dans Bulletin de la Société archéologique du Gers, sur gallica.bnf.fr, Auch, 1er et 2e trimestres 1915, p. 157-166.
  36. « On notera qu’il n’est question ici ni de cadets ni, surtout, de cadets de Gascogne. » Madeleine Alcover, op. cit., § 12.
  37. Philippe Lauzun, op. cit., p. 157. — Ce château, dans le Gers, ne doit pas être confondu avec celui des seigneurs d'Albret, à Casteljaloux, dans le Lot-et-Garonne.
  38. Charles Samaran, op. cit., p. 88 et 89.
  39. Léon Hennet, op. cit., p. 3.
  40. Léon Hennet, op. cit., p. 14.
  41. Madeleine Alcover, op. cit., § 12.
  42. Saint-Simon, Mémoires, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1988, t. VIII, p. 620.
  43. Raymond Trousson, « Un succès inusable : Cyrano de Bergerac », sur bon-a-tirer.com, no 62, (consulté le 6 décembre 2019).
  44. a et b Véronique Larcade, Les Capitaines gascons : à l'époque des guerres de religion, Paris, Christian, 1999. Citée dans « La Gascogne, pépinière de soldats », op. cit.
  45. « Galerie des Gascons illustres », sur lemondededartagnan.org (consulté le 6 décembre 2019).
  46. a et b « Le marquis de Besmaux, compagnon de D'Artagnan », sur pavie.fr (consulté le 6 décembre 2019).
  47. « Histoire », sur lotetgaronne.fr (consulté le 9 décembre 2019).
  48. Auguste de La Force, Lauzun : un courtisan du grand roi, sur archive.org, coll. « Figures du passé », Paris, Hachette, 1914, p. 27.
  49. a et b Auguste de La Force, op. cit., p. 4.
  50. Saint-Simon, op. cit., t. VIII, p. 620 et 621.
  51. Auguste de La Force, op. cit., p. 5.
  52. Antonin Nompar de Caumont, futur duc de Lauzun, inspire à La Bruyère le Straton des Caractères. Les Caractères de La Bruyère, sur archive.org, Paris, Librairie d'éducation, 1812, p. 201.
  53. Saint-Simon, op. cit., t. VIII, p. 625 et note 3.
  54. Notice FRBNF43425611, sur catalogue.bnf.fr (consulté le 30 décembre 2019).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]