Jean-Yves Le Drian

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Jean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian en 2014.
Jean-Yves Le Drian en 2014.
Fonctions
Ministre de l'Europe et des
Affaires étrangères
En fonction depuis le
(2 mois et 5 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Jean-Marc Ayrault (Affaires étrangères et Développement international)
Ministre de la Défense

(4 ans, 11 mois et 24 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
Manuel Valls
Bernard Cazeneuve
Gouvernement Ayrault I et II, Valls I et II, Cazeneuve
Prédécesseur Gérard Longuet (Défense et Anciens combattants)[1]
Successeur Sylvie Goulard (Armées)
Président du conseil régional de Bretagne

(1 an, 5 mois et 15 jours)
Réélection 13 décembre 2015
Prédécesseur Pierrick Massiot
Successeur Loïg Chesnais-Girard

(8 ans, 2 mois et 27 jours)
Élection 2 avril 2004
Réélection 26 mars 2010
Prédécesseur Josselin de Rohan
Successeur Pierrick Massiot
Secrétaire d'État à la Mer

(10 mois et 17 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édith Cresson
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Jacques Mellick
Successeur Charles Josselin
Maire de Lorient
[n 1]
(16 ans, 8 mois et 29 jours)
Élection 13 mars 1983
Réélection 19 mars 1989
18 juin 1995
Prédécesseur Jean Lagarde
Successeur Norbert Métairie
Député de la 5e circonscription du Morbihan

(10 ans et 7 jours)
Réélection 1er juin 1997
Législature XIe, XIIe législature (Cinquième République)
Prédécesseur Michel Godard
Successeur Françoise Olivier-Coupeau

(12 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 19 mars 1978
Réélection
Législature VIe, VIIe, VIIIe législature (Cinquième République)
Prédécesseur Yves Allainmat
Successeur Pierre Victoria
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Lorient (Morbihan, France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Maria Vadillo[2]
Diplômé de Université Rennes-II
Profession Universitaire en histoire
Religion Catholicisme
Résidence 37, quai d'Orsay, Paris (VIIe)

Signature de Jean-Yves Le Drian

Jean-Yves Le Drian
Maires de Lorient

Jean-Yves Le Drian, né le à Lorient (Morbihan), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il est notamment maire de Lorient de 1981 à 1998 et président du conseil régional de Bretagne de 2004 à 2012 et de 2015 à 2017.

En 2010, il devient président de la Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe. Secrétaire d'État à la Mer dans le gouvernement d'Édith Cresson, durant la présidence de François Mitterrand, entre 1991 et 1992, il est nommé le ministre de la Défense dans le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault et conserve son poste dans les gouvernements Ayrault II, Valls I, Valls II et Cazeneuve[3],[4].

Le , Jean-Yves Le Drian est nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans le gouvernement d'Édouard Philippe.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Le Drian est issu d'une famille catholique ouvrière à Lanester dans la région de Lorient. Un de ses grands-pères exerçait le métier de docker[5] et l'autre était quartier-maître infirmier dans la Marine nationale. Son père Jean, vendeur de pièces détachées d'automobiles aux Établissements Renault[6] et syndicaliste, est proche des milieux communistes de la ville mais surtout du milieu ouvrier. Sa mère Louisette est couturière aux magasins d'habillement Corbière et Nobis de Quimperlé et Lorient. Elle milite par ailleurs à l'action catholique ouvrière, ce qui lui vaut d'être invitée au concile de Vatican II[7]. Avec Jean Le Drian, qu'elle épouse le 27 avril 1946, ils militent à la jeunesse ouvrière chrétienne[8] et continuent leurs engagements dans des mouvements syndicaux et familiaux, notamment la Confédération syndicale des familles dont Jean est un temps président national[8].

Formation[modifier | modifier le code]

Né à Lorient le , Jean-Yves Le Drian grandit à Lanester[n 2] où, vu ses bons résultats scolaires, un de ses instituteurs lui conseille de poursuivre ses études. Il intègre alors le lycée Saint-Louis de Lorient, où il est un des rares fils d’ouvriers[6]. À table, les discussions familiales tournent alors souvent autour des thèmes de l'action syndicale, de l'Église, et de la lutte des classes[7].

Après son baccalauréat, il passe un an en hypokhâgne au lycée de Cornouaille à Quimper[6], puis s'inscrit à l'université de Rennes où il commence des études d'histoire en 1966][9]. Il passe par ailleurs les deux étés 1966 et 1967 en Algérie, pour donner des cours de rattrapage à des élèves de petite Kabylie, puis de la banlieue d'Alger[9],[10].

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

À partir de la , il commence à travailler à mi-temps comme professeur d'Histoire au lycée Notre-Dame-du-Vœu de Hennebont et commence dans le même temps une maitrise d'Histoire à l'université Rennes 2. Celle-ci porte sur les Forges d'Hennebont, et il profite de la proximité de son lieu de travail pour avancer ce travail de recherche[11]. Il rate l'agrégation en 1970 lors de sa première tentative, comme un ami proche, François Chappé, et continue alors à préparer ce concours tout en travaillant au lycée de Hennebont. C'est à cette époque qu'il rencontre sa première femme, elle aussi étudiante à Rennes 2[12], mais aussi sa seconde épouse qui fait aussi des remplacement au lycée hennebontais[10]. L'agrégation est finalement obtenue en 1971 ; son directeur de mémoire, Michel Denis, lui propose alors de poursuivre son travail de recherche lors d'une thèse[13]. À l'issue de son service militaire, il est recruté à la rentrée 1973 comme professeur assistant d'histoire ; son passé comme leader de mai 68 à Rennes provoque une opposition au sein du département d'histoire lorsque sa candidature est proposée[14], il est alors soutenu par François Lebrun et Jacques Léonard[15]. Il rencontre alors le futur maire de Quimper Bernard Poignant, qui prépare lui aussi l'agrégation[16], le futur directeur d'Antenne 2, Jean-Michel Gaillard, lui aussi maître-assistant en Histoire[17], ainsi qu'André Lespagnol, futur président de l'université[15].

Il participe à l'élection à la tête de l'université de Michel Denis, alors qu'une équipe s'est constituée autour d'André Lespagnol et de Jean-Michel Gaillard. Il prend part à la rédaction d'un programme pour l'université, et aux actions de lobbying auprès du personnel et des étudiants[18].

Il accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô[7], après avoir initialement été convoqué dans les para[13]. Ce changement d'affectation fait suite à l'intervention de son père après du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules[14].

Premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

Alors lycéen à Lorient, il commence à militer au sein de la jeunesse étudiante chrétienne, dont il devient premier secrétaire dans le Morbihan alors qu'il n'est qu'en terminale. Lors du congrès national de Dijon, il fait la rencontre d'Henri Nallet, représentant national de la JEC et futur ministre socialiste[8]. Tout en restant militant et chef local de cette structure lors de ses années étudiantes, il rejoint l'union nationale des étudiants de France en 1967 dont il devient un des responsable rennais, et participe activement à mai 68 à Rennes comme cadre de l'UNEF et de la JEC[5].

Au début des années 1970, il observe les partis politiques de loin, sans s'encarter : il se méfie de l'extrême gauche, la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) lui semble dépassée, il n'est pas convaincu non plus par le Parti socialiste unifié (PSU). La seule parole qui retienne son attention est celle de l'Union démocratique bretonne (UDB) : « S'il y a un parti où j'ai failli adhérer dans les années 1970, c'est celui-ci. Je me suis interrogé. Je le trouvais cohérent »[19],[20].

En , après avoir écouté un discours de François Mitterrand à Rennes en compagnie de son collègue Jean-Michel Gaillard, c'est finalement au Parti socialiste qu'il décide d'adhérer et dans lequel il milite depuis au sein de la section de Lorient[21]. Il prend la direction de celle-ci dès 1975, et désigne dans chacun des trois cantons de la ville[n 3] un responsable chargé d'occuper le terrain pour rendre le parti plus visible auprès des Lorientais[22]. Il obtient un premier mandat de conseiller municipal à l'occasion des élections municipales de 1977 en se faisant élire sur la liste du maire socialiste de Lorient Jean Lagarde, dont il devient adjoint chargé de l'action économique[21].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Maire de Lorient[modifier | modifier le code]

Il est élu maire de la ville le 4 juillet 1981, à la suite de la démission du précédent occupant du poste qui s'était engagé à se retirer à 70 ans[21]. Il occupe cette fonction pendant 17 ans jusqu'en 1998, date de sa démission pour cause de cumul de mandats après son élection au conseil régional de Bretagne. Il est alors remplacé par Norbert Métairie, son ancien adjoint, mais reste membre du conseil municipal. Il est réélu sur la liste de Norbert Métairie lors des élections municipales de 2001. Il démissionne cependant de ce mandat municipal au lendemain des élections régionales de 2004 pour se consacrer pleinement à son nouveau mandat de président de région.

Il est souvent rattaché à la « génération de 1977 », un groupe d'élus de gauche ayant conquis ou intégré des exécutifs de municipalités de l'ouest de la France lors des élections municipales cette année là[23],[24]. Comme Edmond Hervé à Rennes, ou Jean-Marc Ayrault à Nantes, sa politique est souvent comparée au socialisme municipal[23],[25] ; l'action dans le domaine de l'économie culturelle est aussi relevée, le festival interceltique de Lorient qui gagne en importance lors de son mandat jouant un rôle comparable aux Tombées de la nuit de Rennes, ou aux Folle Journée de Nantes[23],[26].

Avec d'autres élus du département, il s'engage à partir du milieu des années 1980 pour accentuer l'essor des implantations universitaire à Lorient, et aboutir à transformation de celles-ci en université de plein droit[27]. La région Bretagne fait à l'époque face à une hausse importante du nombre d'étudiants ; les autres sites de la région peinent à accueillir ceux-ci[28]. Avec les députés Jean Giovannelli et Louis le Pensec, il signe une tribune en dans Ouest-France appelant à la création d'une université regroupant les sites de Quimper, Lorient, et Vannes. Cette initiative est alors très critiquée par les présidents des universités bretonne, mais reçoit un meilleur accueil chez les responsables politiques locaux[27]. Les élections législatives de 1988 ramènent la gauche au pouvoir, et amènent un terrain favorable au développement de ce projet. Jean-Yves Le Drian s'entend avec le maire de Vannes Pierre Pavec pour travailler à un projet commun au deux villes, le maire de Quimper Bernard Poignant ayant préférer se retirer du projet. Fin 1988, les deux maires présentent un projet de création d'université de Bretagne-sud[29]. Certains conseillers politiques du président de la république François Mitterrand s'opposent au projet, comme Pierre Moscovici[30]. L'entrée au gouvernement de Jean-Yves Le Drian en permet au projet de gagner en poids politique, et celui-ci est adopté en [31]. L'officialisation de la création de l'université de Bretagne-sud intervient en 1994[32], et celle-ci devient effective en 1995[33]

Député du Morbihan[modifier | modifier le code]

Contacté par le député PS de Lorient Yves Allainmat, il rencontre celui-ci au Palais Bourbon au début de l'année 1977. Ne souhaitant pas se représenter, Allainmat propose à Le Drian de poser sa candidature pour les élections législatives de 1978, lui prenant la place de suppléant. Ils doivent cependant faire face au maire PS de Lorient Jean Lagarde, qui souhaite que l'ancien résistant et maire de Quéven Pierre Quinio représente les socialistes pour cette élection. Le duo peut compter sur le soutien de Pierre Mauroy, une des figures majeures du PS au niveau national, ainsi que sur le père de Le Drian, premier adjoint au maire de Lanester, alors que la ville est un secteur clef pour pouvoir remporter la circonscription. L'investiture est largement remportée, et Le Drian se voit opposer pour cette élection au candidat RPR Jean-Claude Croizer. Il est soutenu pendant sa campagne par des visites comme celles du vulcanologue Haroun Tazieff, du chanteur André Dassary, ou de Pierre Mauroy. L'élection est remportée avec 52 % des voix, grâce au report des votes communistes, et il fait à l'âge de 30 ans son entrée à l'Assemblée nationale le [22].

Il parvient à conserver son siège pendant 13 ans, jusqu'à son entrée au gouvernement d'Édith Cresson le comme secrétaire d'État à la mer, auprès du ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de l'Espace, Paul Quilès. Sa carrière ministérielle est cependant de courte durée puisqu'il ne retrouve pas son poste après la nomination à l'Hôtel Matignon de Pierre Bérégovoy le . Son successeur est un autre élu breton, le costarmoricain Charles Josselin.

En octobre 1980, il prend la défense de militants bretons du Front de Libération de la Bretagne lors d'un procès devant la Cour de sûreté de l'État. Les indépendantistes avaient été accusés d'avoir perpétré l'attentat du 6 mars 1979 contre l'immeuble des renseignements généraux de Saint-Brieuc. Jean-Yves le Drian fut alors entendu lors du procès, où il dénonça le retard économique de la Bretagne et compara la France à l'Espagne franquiste[34].

Lors des élections législatives de 1993, il cède à la « vague bleue » et ne parvient pas à récupérer son mandat de député, cédé à son suppléant Pierre Victoria pendant deux ans. Il est battu le par le candidat UDF Michel Godard.

Il récupère finalement son siège de député à l'occasion des élections législatives de 1997. Il bat alors nettement la candidate RPR Catherine Giquel en obtenant 56,79 % des voix au second tour. Il est réélu député le pour un sixième mandat en battant de justesse le candidat UDF Fabrice Loher avec 50,39 % des voix au second tour. Au cours de la XIIe législature (2002-2007), il fait partie du groupe socialiste et est membre de la commission de la défense et du groupe d'études sur le problème du Tibet de l’Assemblée nationale[35]. Il décide de ne pas se représenter pour les législatives de 2007 et soutient la candidature de sa chargée de mission à la région, Françoise Olivier-Coupeau.

Président du conseil régional de Bretagne[modifier | modifier le code]

Grâce à sa position de porte-parole du Bureau régional d'études et d'informations socialistes, un groupe informel au sein du PS, Le Drian parvient à affirmer sa place de chef au sein des socialistes bretons. Ceci lui permet de s'imposer comme tête de liste lors des élections régionales françaises de 1998, face à d'autres cadres du parti comme Charles Josselin, Louis Le Pensec, ou Marylise Lebranchu. Le parti ne parvient cependant pas à remporter cette élection[5]. Il dirige alors au sein du conseil régional de Bretagne l'opposition au nouveau président RPR Josselin de Rohan. Il confie plus tard concernant cette période qu'« Il était important d’exercer sans arrêt un contre-poids à l’action de Rohan et de me faire connaître au niveau breton. […] On a entrepris surtout un travail de longue haleine pour préparer un projet et gagner en 2004. »[36]. Il doit cependant laisser sa place en 2002, alors député et touché par une loi anti-cumul de mandat[5].

Il mène de nouveau une liste d'alliance PS-PCF-PRG-Les Verts-UDB lors des élections régionales françaises de 2004 et remporte cette fois le scrutin face à une liste menée par le président sortant De Rohan avec 58,66 % des suffrages exprimés et 58 sièges[5]. Cette nette victoire concrétise le progressif basculement à gauche de la Bretagne[n 4], et il devient ainsi le premier président socialiste du conseil régional de Bretagne.

En octobre 2009, candidat à sa propre succession, Jean-Yves Le Drian est choisi par le Parti socialiste pour mener la campagne en vue des élections régionales de mars 2010. À l'issue du premier tour le 14 mars 2010, la liste qu’il mène obtient 37,2 % des voix, le plaçant loin devant la liste de l’UMP de Bernadette Malgorn (23,7 % des voix) et devant la liste Europe Écologie - UDB de Guy Hascoët (12,2 % des voix)[37]. Sa liste l’emporte au second tour en obtenant 50,27 % des voix et 52 sièges, contre 32,36 % à la liste UMP (20 sièges) et 17,37 % à la liste Europe-Écologie (11 sièges)[38]. Le , il est réélu président du conseil régional en obtenant 52 voix ; les élus UMP, Europe-Écologie et UDB s’étant abstenus[39].

Après avoir été nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères le , il démissionne de la présidence de la région le 2 juin suivant, tout en restant conseiller régional[40].

Engagements au Parti Socialiste[modifier | modifier le code]

Il rencontre le futur président de la République François Hollande en 1979 dans le cadre d'un des procès du Front de libération de la Bretagne (FLB)[41]. L'assistant de l'avocat de ceux-ci, Jean-Pierre Mignard, l'appelle à témoigner sur sa vision de la Bretagne, et le met en contact avec un de ses amis, François Hollande. Ils se rencontrent pour la première fois dans un bureau de l'Assemblée nationale, puis régulièrement au domicile d'Hollande et de Ségolène Royal rue de Rennes à Paris[42]. Les années suivantes, il se rapproche politiquement de Hollande qui souhaite à l'époque sortir de la logique des courants du Parti socialiste, et co-signe avec lui, Jean-Pierre Mignard et Jean-Michel Gaillard une tribune dans Le Monde le « Pour être modernes, soyons démocrates » qui marque le début des « transcourants » au parti[16].

Dans le but d'assurer le soutien d'un cadre du parti à l'initiative des « transcourants », Le Drian a l'idée d'inviter Jacques Delors à Lorient, en marge de la course de l'Europe que le président de la Commission européenne vient de lancer pour communiquer sur la Communauté économique européenne et qui fait escale dans la ville. Le , il accueille avec Hollande Jacques Delors au centre culturel Amzer Nevez[n 5], dans la banlieue lorientaise[43]. Ces rencontres vont se tenir tous les ans à Lorient jusqu'en 1996[42].

Lors de la primaire PS pour la présidentielle de 2007, il fait partie des huit présidents de conseils régionaux à prendre parti fin 2006 en faveur de la candidature de Ségolène Royal[44].

Lors de la primaire organisée par le Parti Socialiste pour désigner son candidat à la présidentielle de mai 2012, il soutient François Hollande. Chargé des questions de défense du candidat, il dirige un groupe d'experts réunissant des hauts-fonctionnaires, des cadres de l'industrie de l'armement et des membres des cabinets des précédents ministres socialistes de la Défense. Il établit, durant la campagne, des contacts avec les gouvernements étrangers, se rendant notamment à Washington au début du mois de [45]. Il prépare également le discours sur la Défense prononcé par le candidat le [46].

Lors de l'approche de l'échéance présidentielle de 2017, et alors que la présence de François Hollande est remise en cause par une suite de sondages défavorables, il prend position le et décrit le premier ministre Manuel Valls comme le mieux placé pour être le candidat de la gauche à l'élection présidentielle française de 2017, dans le cas où le président sortant, François Hollande, ne se représente pas[47]. Il soutient finalement Manuel Valls lors de la primaire citoyenne de 2017 après la renonciation de François Hollande[48]. L'ancien premier ministre défait par Benoît Hamon, Le Drian annonce le son soutien dès le premier tour à la candidature d'Emmanuel Macron[49].

Cabinets ministériels[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État à la Mer sous François Mitterrand (1991-1992)[modifier | modifier le code]

Le Drian en 1992 à Toulon, alors Secrétaire d'État à la Mer.

Jean-Yves Le Drian rencontre François Mitterrand au palais de l'Élysée en 1990[50]. Ce dernier se sépare de son premier ministre Michel Rocard quelques mois plus tard, et nomme Édith Cresson pour lui succéder le [51]. Le Drian, qui a signé en 1989 un rapport portant sur la modernisation de la marine marchande française, entre au gouvernement comme secrétaire d'État chargé de la Mer[52]. Il intègre alors la place de Fontenoy, et travaille sous l'autorité de son ministre de tutelle, Paul Quilès. Il s'entoure de Jacques Roudier et de Marie-Françoise Simon-Rovetto[53], ainsi que de Yves Barraquand et de Didier Vaillant dans son cabinet[54].

Une réforme du statut des dockers est alors envisagée depuis plusieurs années[55], et d'autres pays européens ont déjà fait évolué leurs droits. Après avoir obtenu un arbitrage favorable de Matignon, l'intention de faire évoluer ce statut est rendu public le , et les syndicats ont alors jusqu'au 15 janvier suivant pour entamer des discussions dans chaque port[56].

L'opposition des dockers est importante, et prends la forme de grèves et d'arrêts de travail, y compris au port de commerce de Lorient, ville dont il est alors maire[56]. Sa permanence est prise pour cible, tout comme l'hôtel de ville de Lorient, et des tags « à mort Le Drian » sont visibles en ville. Le mouvement d'opposition gagne plusieurs ports, mais s'essouffle dès début 1992. La presse et les sondages d'opinion jugent alors positive la gestion du dossier, et la réforme poursuit son cours[56].

La démission d'Édith Cresson le et son remplacement par Pierre Bérégovoy au poste de premier ministre entraine le remplacement de Le Drian par Charles Josselin au poste de secrétaire d'État à la Mer[57]. Son éviction du gouvernement est vu comme une nécessité pour faire entrer d'autres personnalités plus importantes ; l'entrée de Bernard Tapie au gouvernement est aussi avancée, ce dernier étant élu de Marseille, ville comptant de très nombreux dockers[58]. Son nom apparait aussi dans l'affaire SAGES, ce qui affaibli son poids politique[59]. La réforme du statut des dockers est finalement mené à son terme par son successeur, Charles Josselin[59].

Ministre de la Défense sous François Hollande (2012-2017)[modifier | modifier le code]

Photo de Jean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian passe en revue les élèves de l'École polytechnique.

Ses compétences dans le domaine de la Défense font que le président de la République Nicolas Sarkozy tente à plusieurs reprises de l'intégrer au gouvernement. Dès le début de son mandat présidentiel en il lui propose le poste de ministre de la Défense[60]. Cette proposition est réitérée à l'issu des législatives de juin 2007 dans le cadre de la composition du gouvernement Fillon 2, ce qu'il refuse de nouveau[61],[62]. Une nouvelle tentative a lieu en marge de la finale de la Coupe de France de football en , mais avec le même succès[60].

Après la victoire du candidat socialiste en 2012, pendant laquelle il était déjà chargé des questions militaires[63], il est nommé ministre de la Défense dans son gouvernement. Il s'entoure alors de Cédric Lewandowski comme directeur de cabinet, et de Jean-Claude Mallet comme conseiller politique[60] ; son équipe de travail compte aussi des personnalités comme Laurent Collet-Billon, le général Pierre de Villiers à différents postes[64].

Durant son ministère, il a notamment à gérer le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, annoncé par le candidat Hollande lors de sa campagne, ainsi que l'intervention militaire française au Mali, la rédaction d'un nouveau Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale rendu public le et la préparation de la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019[65].

Fin 2013, il annonce que le logiciel unique à vocation interarmées de la solde (logiciel Louvois), critiqué pour ses nombreuses erreurs de versement de salaires aux soldats, est abandonné, et qu'un nouveau système sera lancé en 2015[66].

Le , il annonce la fin de l'opération Serval au Mali et le lancement de l'opération Barkhane au Sahel[67],[68].

En vue des élections régionales de décembre 2015, il est désigné pour conduire la liste PS dans la région Bretagne[69]. Sa liste remporte le second tour avec 51,41 % des voix, lui permettant de conserver la région socialiste, face à la liste de droite et du Front national. Alors que ses proches annoncent, dans un premier temps, que Jean-Yves Le Drian ne recevra pas ses indemnités de président de la région Bretagne pendant son cumul avec son poste de ministre de la Défense[70], il précise finalement qu'il en conservera la moitié[71].

Le Jean-Yves Le Drian officialise au salon Euronaval du Bourget le lancement dès début 2017 d’un nouveau programme de frégates, les frégates de taille intermédiaire, dites FTI, ou Belharra à l’export. L'objectif est de s’imposer dans le marché très compétitif des frégates de 4 000 tonnes[72].

Le Jean-Yves Le Drian officialise la stratégie cyberdéfense, sorte de quatrième armée, à côté de l’armée de terre, la marine et l’armée de l’air, pour le combat dans le cyberespace. Cette force de 3 200 experts, pourra mener la riposte en cas de cyberattaque[73].

Il est l'une des six personnalités à avoir participé à l'ensemble des gouvernements sous la présidence de François Hollande[74]. En février 2017, à l'approche du scrutin présidentiel, l'idée qu'il puisse poursuivre sa mission au Ministère de la Défense et ce quelle que soit la majorité est évoquée[75]. Durant le quinquennat de François Hollande, il est l'un des ministres les plus populaires, portant un bilan (réforme du logiciel Louvois, mise en place d'une cyber-armée, contrats de vente d'armes ou encore gestion des conflits extérieurs) salué par les observateurs[76].

Ministre des Affaires étrangères sous Emmanuel Macron (depuis 2017)[modifier | modifier le code]

Il entreprend de congédier l’essentiel du personnel syrien de l’Institut français du Proche-Orient, ce que ses anciens directeurs et membres du conseil scientifique jugent « absurdes » et dénoncent des mesures qui « vont donner de la France une image désastreuse »[77].

Son directeur de cabinet est Emmanuel Bonne, ancien conseiller de François Hollande à l’Élysée pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient[78].

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs médias, Jean-Yves Le Drian aurait été initié en franc-maçonnerie et serait membre du Grand Orient de France[79],[80],[81]. Philippe Guglielmi, ancien grand-maître du Grand Orient de France, dit de lui qu'il est un « maçon très fidèle »[82]. Interrogé, Jean-Yves Le Drian indique qu'il ne souhaite pas s'exprimer sur ses « convictions personnelles »[79].

Réforme territoriale[modifier | modifier le code]

En tant que président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian avait fait voter des vœux en faveur de la réunification de la Loire-Atlantique à la région Bretagne et s'était opposé à la fusion entre Bretagne et Pays de la Loire, défendue notamment par Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette[83]. Pendant le débat sur la réorganisation des régions en 2014 sous le gouvernement de François Hollande, il penche en faveur du maintien de la région Bretagne dans ses frontières actuelles, au nom de la « volonté collective », tout en admettant qu'un récit historique lie la région Bretagne au département de Loire-Atlantique[84]. Le 26 juin, il signe une tribune dans le quotidien Ouest-France pour soutenir avec Stéphane Le Foll, en tant qu'« élu de l'ouest », une coopération renforcée entre la Bretagne et la région des Pays de la Loire : « La Bretagne [...] doit, demain, trouver dans une coopération avec les Pays de Loire une raison de renforcer cette identité partagée avec la Loire-Atlantique ». Il énonce une « nécessité de faire évoluer l'organisation territoriale »[85],[83],[86].

Cette intervention est immédiatement dénoncée par les partisans du retour de la Bretagne à cinq départements, comme étant une trahison et un reniement de Le Drian à la cause de la Bretagne réunifiée, et une action en faveur d'une région « Grand Ouest » réunissant Bretagne et Pays de la Loire[87],[88]. Pour d'autres, il a joué un rôle décisif pour empêcher la fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire, préférant une région amputée plutôt que supprimée[89].

Famille[modifier | modifier le code]

Il a pour sœurs Thérèse Thiery, conseillère générale et maire de Lanester, et Marie Le Drian, écrivain.

En secondes noces, Jean-Yves Le Drian a épousé en 2006 Maria Vadillo, élue rennaise et vice-présidente du Conseil régional de Bretagne[60].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Député[modifier | modifier le code]

Au conseil régional de Bretagne[modifier | modifier le code]

Mairie et intercommunalité de Lorient[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

  • 18/05/1991 - 02/04/1992 : Secrétaire d'État à la Mer
  • 16/05/2012 - 10/05/2017 : Ministre de la Défense
  • Depuis le 17/05/2017 : Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Le Drian, Qui est l'ennemi ?, Le Cerf, coll. « Actualité », , 96 p. (ISBN 9782204110976)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par intérim, après la démission de Jean Lagarde, du au .
  2. La ville fait face à Lorient, de l'autre côté de la rivière du blavet, où vivent traditionnellement beaucoup d'ouvriers travaillant à l'arsenal de Lorient.
  3. La ville de Lorient comporte trois cantons : Lorient-centre, Lorient-nord, et Lorient-sud
  4. Ce même jour, les conseils généraux de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique basculent également à gauche, à la suite du Conseil général des Côtes-d'Armor en 1976 et de celui du Finistère en 1998
  5. Le centre culturel Amzer Nevez, aussi appelée un temps conservatoire régional de musique et de danse, est un équipement ouvert en 1981 dans le cadre de la signature de la charte culturelle bretonne de 1977, et qui est notamment utilisé comme siège par la Bodadeg ar Sonerion.

Références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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