Montory

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Montory
La mairie de Montory.
La mairie de Montory.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Roger Lapeyrade
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64404
Démographie
Gentilé Montoriar
Population
municipale
298 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 52″ nord, 0° 49′ 01″ ouest
Altitude Min. 239 m – Max. 800 m
Superficie 20,45 km2
Localisation

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Montory est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Montoriar[1] (ou Beroriztar[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montory fait partie de la haute Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par le Joos, qui alimente plus loin le gave d'Oloron, et par ses affluents, le ruisseau d'Ourgaray et de Bellocq.
Des affluents du Saison sont également présents sur la commune : les ruisseaux la Batasse (10,1 km) (et son affluent, le ruisseau de Méhèche), et d'Etcheberry (et ses affluents, les ruisseaux de Goyhenlepoue et de Lichallaréque).
Des affluents de l'arrec de Bitole (16,7 km) arrosent aussi la commune tels que le ruisseau le Larrigau et son affluent, le ruisseau de Lacoste.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sept quartiers composent la commune de Montory[3] :

  • Hargibel (Arguibelle sur les cartes IGN)
  • Odieta
  • Beguza (Begousse sur les cartes IGN)
  • Erretzü
  • Gastu (Gastou sur les cartes IGN)
  • Kostagañea
  • Kharrika.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montory apparaît[4] sous les formes Montori (1383, contrats de Luntz[5]), Montoury (1563, aveux de Languedoc[6]), Notre-Dame de Montory (1654, insinuations du diocèse d'Oloron[7]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Montory pourrait dériver du latin promontorium ('avant montagne')[8] .

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Montori[1] (ou Berorize[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Pierre Bozom    
2001 2008 Roger Lapeyrade    
2008 2014 Roger Lapeyrade    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Journal[10] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 11 feux à Montory, (il s'agissait des 'feux allumants' correspondant aux maisons mères ou principales) et 125 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance. Le Censier gothique de la Soule rédigé en 1377 recensait déjà 76 Ostaù (maisons )à Montory.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 298 habitants, en diminution de -9,7 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 114 735 1 260 1 269 1 306 1 300 1 251 1 244 1 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 160 1 142 1 146 1 096 1 059 1 047 962 921 930
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
904 900 830 782 759 675 682 635 581
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
562 502 398 371 379 349 333 305 298
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école élémentaire publique[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage brebis laitières de race basco-béarnaises et vaches blondes d'Aquitaine pour la boucherie et l'exportation (Italie et Espagne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Statue Vierge et Enfant.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église, la tour et le cimetière.
L'église coté chevet.
  • Église du XIIe siècle : elle reflète un style de transition (entre le roman et le gothique) à clocher donjon et arches en ogive, remaniée à la suite des dégradations subies aux XVIe et XVIIe siècles. On remarque la présence de blason, machicoulis et chrisme. L'église recèle un retable début XVIIIe. Elle est un ancien relais sur les chemins de Saint-Jacques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La falaise d'Arguibelle, d'une surface de 13,68 hectares, est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées. Le nom Arguibel pourrait venir du basque hari guibel ('pierre derrière') ou argui guibel ('lumière derrière' puisque le soleil se lève derrière Arguibelle).

À l'ouest se trouve la colline Bégousse, en basque Bégozze, qui pourrait provenir de béa gozze ('seule la faim'). Sur les flancs de cette colline se trouvent les vestiges d'anciennes mines de fer exploitées dès le XVIIe siècle et plus récemment entre 1815 et 1868.

Au nord, la colline d'Eretzu, qui s'écrivait Aretzu jusqu'en 1828 (du béarnais arè et zu ou sus, 'rien dessus' ?) est couverte d'une forêt en mauvais état (d'après Louis de Froidour en 1670) appartenant au roi puis à l'État. Elle fut vendue aux enchères par la préfecture en 1832 à divers particuliers. Elle appartient encore aujourd'hui en totalité à des intérêts privés.

Mont Begousse (767 m).

Équipements[modifier | modifier le code]

Le fronton et l'école.

La commune dispose d'une école primaire à deux classes avec cantine et garderie, ainsi que d'un fronton couvert mur à gauche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Fiche du Sandre sur la commune de Montory
  3. [1]
  4. Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  5. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  7. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. (bul.de la société de géographie d'Anvers 1881)
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  10. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Montory%20%2864%29}}

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]