Montory

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Montory
Montory
La mairie de Montory.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Roger Lapeyrade
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64404
Démographie
Gentilé Montoriar
Population
municipale
301 hab. (2016 en diminution de 5,94 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 52″ nord, 0° 49′ 01″ ouest
Altitude Min. 239 m
Max. 800 m
Superficie 20,45 km2
Localisation

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Montory est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Montoriar[1] (ou Beroriztar[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montory fait partie de la haute Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montory[2]
Tardets-Sorholus Barcus
Laguinge-Restoue Montory Lanne-en-Barétous
Haux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[3] par le Joos, qui alimente plus loin le gave d'Oloron, et par ses affluents, le ruisseau d'Ourgaray et de Bellocq.
Des affluents du Saison sont également présents sur la commune : les ruisseaux la Batasse (10,1 km) (et son affluent, le ruisseau de Méhèche), et d'Etcheberry (et ses affluents, les ruisseaux de Goyhenlepoue et de Lichallaréque).
Des affluents de l'arrec de Bitole (16,7 km) arrosent aussi la commune tels que le ruisseau le Larrigau et son affluent, le ruisseau de Lacoste.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sept quartiers composent la commune de Montory[4] :

  • Hargibel (Arguibelle sur les cartes IGN) ;
  • Odieta ;
  • Beguza (Mont Begousse sur les cartes IGN) ;
  • Erretzü ;
  • Gastu ;
  • Kostagañea ;
  • Kharrika.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montory apparaît[5] sous les formes Montori (1383, contrats de Luntz[6]), Montoury (1563, aveux de Languedoc[7]), Notre-Dame de Montory (1654, insinuations du diocèse d'Oloron[8]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Montory pourrait dériver du latin promontorium ('avant montagne')[9] .

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Montori[1] (ou Berorize[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Pierre Bozom    
2001 2008 Roger Lapeyrade    
2008 2014 Roger Lapeyrade    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Journal[11] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 11 feux à Montory, (il s'agissait des 'feux allumants' correspondant aux maisons mères ou principales) et 125 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance. Le Censier gothique de la Soule rédigé en 1377 recensait déjà 76 ostau (maisons) à Montory.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2016, la commune comptait 301 habitants[Note 1], en diminution de 5,94 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1147351 2601 2691 3061 3001 2511 2441 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1601 1421 1461 0961 0591 047962921930
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
904900830782759675682635581
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
562502398371379349337335333
2013 2016 - - - - - - -
305301-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école élémentaire publique[16].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage brebis laitières de race basco-béarnaises et vaches blondes d'Aquitaine pour la boucherie et l'exportation (Italie et Espagne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine linguistique[modifier | modifier le code]

Carte des sept provinces basques (1), 1863
Carte des sept provinces basques (2), 1863

Les deux versions de la Carte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte placent Montory en dehors de l'aire bascophone.

Le Recueil de linguistique et de toponymie des Pyrénées réalisé en 1887 par Julien Sacaze nous livre pour Montory une version en gascon, composée d'une traduction de deux textes mythologiques, ainsi que d'une liste des micro-toponymes de la commune. L'instituteur qui rédiga la version envoyée par Montory précise : " Placée sur la route d'Oloron à Mauléon, elle est la première qu'on rencontre en Soule en quittant la vallée des Barétous - arrondissement d'Oloron - et la seule du canton où l'on parle béarnais ; mais d'après les noms des lieux et des maisons les plus anciennes, nous sommes certains que dans un temps plus ou moins reculé l'idiome en usage dans la commune était le basque. "

Le Recueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguiste Édouard Bourciez nous livre pour Montory une version de la parabole de l'enfant prodigue traduite en gascon.

La carte du Pays Basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans". La commune de Montory est située à cheval entre les deux langues (basque et gasconne).

Dans son livre Les Basques édité en 1955, le bascologue Philippe Veyrin analyse plusieurs aspects de l'histoire et des traditions du Pays basque. Il présente également la limite entre langue basque et dialecte gascon, faisant état de chacune des ultimes communes bascophones. Il ajoute : " Toutes ces localités sont entièrement basques de langue, sauf Urt et Bardos à une extrémité, Montory à l’autre, devenues plus qu’à demi gasconnes ou béarnaises. "

D'après la Morfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], Montory est située dans l'aire bascophone, et plus précisément de dialecte souletin. Son auteur Pedro de Yrizar estime dans les années 1970-1972 le nombre de locuteurs basques à 16.7%, soit l'un des taux les plus faibles de Soule. Dans le choix des communes dites les plus adaptées pour réaliser une étude linguistique sur le dialecte souletin, l'auteur, assisté du linguiste et philologue René Lafon, précise pour Montory : " localité dont un quartier seulement est de langue basque; frontière basco-romane ".

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Statue Vierge et Enfant.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église, la tour et le cimetière.
L'église côté chevet.
  • Église du XIIe siècle : elle reflète un style de transition (entre le roman et le gothique) à clocher donjon et arches en ogive, remaniée à la suite des dégradations subies aux XVIe et XVIIe siècles. On remarque la présence de blason, machicoulis et chrisme. L'église recèle un retable début XVIIIe. Elle est un ancien relais sur les chemins de Saint-Jacques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La falaise d'Arguibelle, d'une surface de 13,68 hectares, est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées. Le nom Arguibel pourrait venir du basque hari guibel ('pierre derrière') ou argui guibel ('lumière derrière' puisque le soleil se lève derrière Arguibelle).

À l'ouest se trouve la colline Bégousse, en basque Bégozze, qui pourrait provenir de béa gozze ('seule la faim'). Sur les flancs de cette colline se trouvent les vestiges d'anciennes mines de fer exploitées dès le XVIIe siècle et plus récemment entre 1815 et 1868.

Au nord, la colline d'Eretzu, qui s'écrivait Aretzu jusqu'en 1828 (du béarnais arè et zu ou sus, 'rien dessus' ?) est couverte d'une forêt en mauvais état (d'après Louis de Froidour en 1670) appartenant au roi puis à l'État. Elle fut vendue aux enchères par la préfecture en 1832 à divers particuliers. Elle appartient encore aujourd'hui en totalité à des intérêts privés.

Mont Begousse (767 m).

Équipements[modifier | modifier le code]

Le fronton et l'école.

La commune dispose d'une école primaire à deux classes avec cantine et garderie, ainsi que d'un fronton couvert mur à gauche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Fiche du Sandre sur la commune de Montory
  4. « http://www.soule-xiberoa.fr/fileadmin/Bibliodocs/Education_Jeunesse/Langue_basque/kartielen_izenak.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  5. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  6. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  8. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. (bul.de la société de géographie d'Anvers 1881)
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  11. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Montory%20%2864%29}}

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]