Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin
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| Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin | ||
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| Naissance | 1652 Escout (Pyrénées-Atlantiques) |
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| Décès | 1707 (à 55 ans) Pau |
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| Origine | France | |
| Allégeance | ||
| Années de service | 1665 – 1707 | |
| Conflits | Première Guerre intercoloniale | |
| Commandement | porte-étendard dans le régiment de Carignan-Salières | |
| Faits d'armes | Capture de Fort Pemaquid (1696) | |
| Distinctions | sachem | |
| Famille | de Saint-Castin | |
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Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin (°1652 - †1707) était le troisième baron de Saint-Castin et fut aussi chef amérindien.
Biographie[modifier | modifier le code]
Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin est né en 1652 à Escout (aujourd'hui dans les Pyrénées-Atlantiques) et est décédé en 1707 à Pau. Il était le fils de Jean-Jacques d'Abbadie de Saint-Castin et d'Isabeau de Béarn-Bonasse, descendante des comtes de Foix.
Il est enseigne et porte-étendard dans le régiment de Carignan-Salières en 1665. Il quitte la France le pour suivre le marquis Henri de Chastelard de Salières ainsi que huit compagnies du régiment de Carignan pour la Nouvelle-France afin de venir combattre les Iroquois. Après la signature d'un traité de paix avec les Iroquois, la mission du régiment prend fin et Jean-Vincent retourne en France.
Il revient s'installer quelques années plus tard en Amérique, mais cette fois en Acadie et plus particulièrement au fort Pentagouet, situé en plein cœur du système de défense des colonies françaises en Amérique. L'habitation qu'il construit en amont de la rivière Bagaduce (affluent du fleuve Penobscot), devient le cœur du premier village franco-abénaquis en Amérique, c'est-à-dire le premier village métis.
En 1670, peu de temps après son arrivée à Pentagouet (qui devint plus tard Castine), il épouse l'indienne Pidianske (Pidiwammiskwa) ou Marie-Mathilde de son nom de baptême, l'une des filles du chef (sachem), Madockawando, de la tribu abénaquise des Pentagouets (Penobscots). Il a deux enfants de cette première épouse : Claire et Marie-Thérèse.
Après 1677, il s'unit en secondes noces à Misoukdkosié ou Nicoskwé (nommée Dame Melchilde), autre fille de Madockawando dont il a huit enfants : Cécile, Brigitte, Anastasie, Bernard, Bernard-Anselme, Jean-Pierre, Joseph-Marie et Barenos (peut-être François-Xavier).
En 1698, à la mort de son beau-père Madockawando, il devient grand sachem des Pentagouets.
Jean-Vincent d'Abbadie mène en terre d'Acadie, de nombreuses luttes contre les Anglais.
Il retourne vers 1700 en France pour régler la succession en faveur de son fils Bernard-Anselme, qui devint officiellement le quatrième baron de Saint-Castin.
Son nom fut donné au mont Saint-Castin à Lac-Beauport en banlieue de Québec.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Marjolaine Saint-Pierre, Saint-Castin, baron français, chef amérindien, Septentrion, coll. « Atlantica », , 258 p. (ISBN 2894481373)
- Sauvageau Robert, Acadie 1670-1769, Édition Berger-Levrault, (ISBN 2-7013-0720-1)
- Robert Le Blant,Une figure légendaire de l'histoire acadienne, le baron de Saint-Castin, éd.P.Pradeu, imprimeur-éditeur, 13, cours de Verdun.-Dax, 1934.
- Pierre Daviault,Le baron de Saint-Castin : chef Abénaquis, Éditions de l'A. C.-F, Montréal, Québec, 1939.
- Marie-Hélène Morot-Sir Au cœur de la Nouvelle France tome I et II éditions Publibook Paris
Liens externes[modifier | modifier le code]
- [1]Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
(fr) Biographie au Dictionnaire biographique du Canada en ligne
Notes et références[modifier | modifier le code]
- « Longfellow: The Student's Second Tale; The Baron of St. Castine, Tales of a Wayside Inn », sur www.hwlongfellow.org (consulté le 29 juin 2016)
