Auguste Champetier de Ribes

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Auguste Champetier de Ribes
Image illustrative de l'article Auguste Champetier de Ribes
Fonctions
1er président du Conseil de la République
27 décembre 19466 mars 1947
Prédécesseur Jules Jeanneney
Successeur Gaston Monnerville
Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères
13 septembre 193810 mai 1939
Gouvernement Daladier III, Reynaud
Ministre des Anciens Combattants et des Pensionnés
10 avril 193813 septembre 1938
Sénateur des Basses-Pyrénées
1934, 19461940, 6 mars 1947
Ministre des Pensions
2 mars 193013 décembre 1930
Gouvernement Tardieu II
27 janvier 19313 juin 1932
Gouvernement Laval I, Laval II, Laval III et Tardieu III
Sous-secrétaire d'État aux Finances
3 novembre 192921 février 1930
Gouvernement Tardieu I
Président du Parti démocrate populaire
19291940
Député des Basses-Pyrénées
11 mai 192431 mai 1936
Biographie
Date de naissance 30 juillet 1882
Lieu de naissance Antony
Date de décès 6 mars 1947 (à 64 ans)
Lieu de décès Paris
Parti politique PDP

Auguste Champetier de Ribes est un homme politique français, né le 30 juillet 1882 à Antony (aujourd'hui Hauts-de-Seine à l'époque Seine), décédé à Paris le 6 mars 1947. Il fut ministre sous la IIIe République et président du Conseil de la République sous la IVe République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juriste, il fut un adepte du catholicisme social et un disciple d'Albert de Mun. Il fut blessé pendant la Première Guerre mondiale, puis élu au titre du Parti démocrate populaire député des Basses-Pyrénées de 1924 à 1934. Il fut ensuite sénateur, de 1934 à 1940.

Président du Parti démocrate populaire à partir de 1929, il fut sous-secrétaire d'État aux Finances du 3 novembre 1928 au 21 février 1930, puis ministre des Pensions du 2 mars au 13 décembre 1930 dans le ministère André Tardieu, ministre des Anciens combattants et pensionnés du 10 avril 1938 au 13 septembre 1939 dans le cabinet Édouard Daladier. Il fut ensuite sous-secrétaire d'État du 13 septembre 1939 au 10 mai 1940 dans les gouvernements Daladier et Paul Reynaud.

Il refusa de voter les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 (voir : Liste des 80 parlementaires ayant voté contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940). Il se retira dans son département, où il dirigea le mouvement Combat. Premier chef de parti à reconnaître l'autorité du général de Gaulle en qualité de chef de la France libre, il fut membre de l'Assemblée consultative provisoire à la Libération. De Gaulle le nomma délégué du GPRF auprès du Tribunal militaire de Nuremberg. Lorsque le procureur général de France François de Menthon quitte Nuremberg à la suite de la démission de De Gaulle au gouvernement, c'est Auguste Champetier de Ribes qui le remplace à cette tâche. À son retour, il devint président du Conseil de la République le 27 décembre 1946 au bénéficie de l’âge, car, comme son concurrent communiste Georges Marrane, il obtint 129 voix. Deux jours plus tard, il fut le candidat du MRP à la présidence de la République contre le socialiste Vincent Auriol (Voir : Élection présidentielle française de 1947). La maladie l’empêcha d’assumer sa fonction de président de la Haute Assemblée, et il décéda quelques mois plus tard.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Dazet-Brun, Champetier de Ribes (1882-1947). Un catholique social en République, Séguier, 2008 (ISBN 978-2-8404-9520-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]