Auguste Champetier de Ribes

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Auguste Champetier de Ribes
Illustration.
Fonctions
Président du Conseil de la République
Prédécesseur Jules Jeanneney (indirectement, Sénat)
Successeur Gaston Monnerville
Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères
Gouvernement Daladier III, Reynaud
Ministre des Anciens Combattants et des Pensionnés
Sénateur des Basses-Pyrénées
, ,
Ministre des Pensions
Gouvernement Tardieu II
Gouvernement Laval I, Laval II, Laval III et Tardieu III
Sous-secrétaire d'État aux Finances
Gouvernement Tardieu I
Président du Parti démocrate populaire
Député des Basses-Pyrénées
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Antony (Seine)
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique PDP

Auguste Champetier de Ribes est un homme d'État français, né le à Antony, mort à Paris le . Il fut ministre sous la IIIe République et président du Conseil de la République sous la IVe République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juriste, il est adepte du catholicisme social et disciple d'Albert de Mun. Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale, puis est élu, au titre du Parti démocrate populaire, député des Basses-Pyrénées, un mandat qu'il occupe de 1924 à 1934. Il est ensuite sénateur, de 1934 à 1940.

Président du Parti démocrate populaire à partir de 1929, il est sous-secrétaire d'État aux Finances du au , puis ministre des Pensions du au , dans le ministère André Tardieu, ministre des Anciens combattants et pensionnés du au , dans le cabinet Édouard Daladier, et sous-secrétaire d'État du au , dans les gouvernements Daladier et Paul Reynaud.

Il refuse de voter les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, le . Il se retire dans son département, où il dirige le groupe départemental de Combat. Premier chef de parti à reconnaître l'autorité du général de Gaulle en qualité de chef de la France libre, il est membre de l'Assemblée consultative provisoire à la Libération.

De Gaulle le nomme délégué du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) auprès du tribunal militaire de Nuremberg, où il est procureur[1]. Lorsque le procureur général de France, François de Menthon, quitte Nuremberg, à la suite de la démission de De Gaulle au gouvernement, Auguste Champetier de Ribes le remplace à ce poste.

Auguste Champetier de Ribes devient président du Conseil de la République le au bénéficie de l’âge, car, comme son concurrent communiste Georges Marrane, il obtint 129 voix. Deux jours plus tard, il est le candidat du MRP à l'élection présidentielle, qui voit la victoire du socialiste Vincent Auriol.

La maladie l’empêche d’assumer sa fonction de président de la haute Assemblée, et il meurt en fonction.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) R. W. Cooper, « The men of Nuremberg », dans The Nuremberg Trial, Faber & Faber, (1re éd. 1946) (ISBN 057128759X).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Dazet-Brun, Auguste Champetier de Ribes : la foi dans la République, Editions Gascogne, 2015 (ISBN 978-2366660630).
  • Philippe Dazet-Brun, Champetier de Ribes (1882-1947) : un catholique social en République, Séguier, 2008 (ISBN 978-2-8404-9520-8).
  • « Auguste Champetier de Ribes », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]