Ligne de Puyoô à Mauléon

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Ligne de
Puyoô à Mauléon
Ancien emplacement de la voie à Salies-de-Béarn.
Ancien emplacement de la voie à Salies-de-Béarn.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Puyoô, Salies-de-Béarn, Sauveterre-de-Béarn, Mauléon-Licharre
Historique
Mise en service 1884
Concessionnaires Cie du Midi (1875 – 1937)
SNCF (1938 – 1991)
Ligne déclassée (depuis 1991)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 662 000
Longueur 45 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Anciennement électrifiée en 1 500 V cc

Pente maximale 16
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF

La ligne de Puyoô à Mauléon est une ancienne ligne de chemin de fer française à écartement standard à voie unique électrifiée de la région Aquitaine. Elle reliait Mauléon (aujourd'hui Mauléon-Licharre), chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques, au reste du réseau ferré national.

Elle permettait la desserte de la station thermale de Salies-de-Béarn.

Un projet de transpyrénéen a été étudié, il s'agissait d'une liaison de Mauléon à Castejon-de-Ebro, gare située sur la ligne espagnole de Bilbao à Barcelone. Deux variantes ont été étudiées, l'une par Larrau et l'autre par la vallée de Sainte-Engrâce. Aucune suite ne fut donnée à ces projets.

Elle constituait la ligne 662 000[1] du réseau ferré national.

À Autevielle, un embranchement de 10 km comportant une seule gare intermédiaire et un tunnel notable permettait de desservir Saint-Palais (Ligne 663 000)[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Arrêt du car TER Aquitaine de remplacement.

La ligne de Puyoô à Saint-Palais est déclarée d'utilité publique et concédée à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne par une loi le 14 décembre 1875[2].

La loi du 17 juillet 1879 portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général (Plan Freycinet) retient en n° 180, une ligne de « Saint-Martin-Autevielle à Mauléon »[3]. Cette section est déclarée d'utilité publique par une loi le 28 juillet 1881[4], et concédée à la Compagnie du Midi par une convention signée le 9 juin 1883 entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre 1883[5].

Date d'ouverture :

  • De Puyoô à Autevielle, le 22 décembre 1884 (ainsi que d'Autevielle à Saint-Palais).
  • D'Autevielle à Mauléon, le 11 avril 1887

Fermeture au service des voyageurs :

  • D'Autevielle à Saint-Palais, le 1er novembre 1949.
  • De Puyoô à Mauléon, le 2 mars 1968.

Fermeture au service des marchandises :

  • De Puyoô à Mauléon, le 1er avril 1989.

Déclassement :

  • De Puyoô à Mauléon, le 16 décembre 1991[1].
  • D'Autevielle à Saint-Palais, le 16 décembre 1991[1]

Description de la ligne[modifier | modifier le code]

Tracé - Parcours[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Infrastructure[modifier | modifier le code]

La ligne était à voie unique sur la totalité du parcours. Elle a été électrifiée en courant continu 1 500 volts en 1930 avec une sous-station d'alimentation située à Sauveterre-de-Béarn. Les installations de traction électrique ont été mises hors service le 31/12/1971 et déposées ensuite.

Il existait quelques ouvrages d'art importants, en particulier le tunnel de Bellocq de 849 m de long ainsi que le viaduc de Castagnède (180 m) sur le gave d'Oloron.

Superstructure[modifier | modifier le code]

Matériel roulant ayant circulé sur la ligne[modifier | modifier le code]

  • Locomotives à vapeur type 111, série 1 à 40.
  • Locomotives à vapeur type 120, série 1601 à 1638.
  • Locomotives à vapeur type 120, série 149 à 180.
  • Locomotives à vapeur type 030, série 601 à 640.
  • Locomotives à vapeur type 030, série 801 à 1202.
  • Locomotives à vapeur type 230B, série 1301 à 1370.
  • BB-4200 des dépôts de Tarbes ou Bordeaux.
  • BB-4700 des dépôts de Tarbes ou Bordeaux.
  • Fourgons automoteurs Z-23200.
  • Automotrices Z-23000 & Z-23100.
  • BB-63000.

Exploitation et trafic[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Journal Officiel de la République française du 20 décembre 1991 page 16642
  2. « N° 4890 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement de divers chemins de fer et approuve la convention passée avec la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, pour le concession de ces chemins de fer : 14 décembre 1875 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 11, no 285,‎ , p. 1276 - 1281 (lire en ligne).
  3. « N° 8168 - Loi qui classe 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général : 17 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 19, no 456,‎ , p. 6 - 12 (lire en ligne).
  4. « N° 10953 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Saint-Martin-d'Autevielle à Mauléon : 28 juillet 1881 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 23, no 647,‎ , p. 384 - 385 (lire en ligne).
  5. « N° 14215 - Loi qui approuve la convention passée, le 9 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer du Midi : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 340 - 345 (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Magazine des Tramways à Vapeur et des Secondaires, no 1984 hors série.
  • La Vie du Rail, no 1468.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]