Tardets-Sorholus

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sorholus et Tardets.
Tardets-Sorholus
La place centrale du village
La place centrale du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Tardets-Sorholus
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Arnaud Villeneuve
2008-2014
Code postal 64470
Code commune 64533
Démographie
Population
municipale
605 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 03″ N 0° 51′ 41″ O / 43.1175, -0.861388888889 ()43° 07′ 03″ Nord 0° 51′ 41″ Ouest / 43.1175, -0.861388888889 ()  
Altitude Min. 209 m – Max. 793 m
Superficie 14,99 km2
Localisation

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Tardets-Sorholus est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Atharraztar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Tardets-Sorholus fait partie de la Soule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont traversées[2] par les affluents du gave d'Oloron suivants :

  • le ruisseau le Joos et ses tributaires :
    • le ruisseau Ibarra
    • l'erreka Sustaris
  • le Saison et ses tributaires :
    • le ruisseau la Batasse (10,1 km)
    • le ruisseau d'Etcheberry et ses affluents :
      • le ruisseau d'Adacassé
      • le ruisseau d'Erretzu
      • le ruisseau de Goyhenlepoue
    • le ruisseau Jaga
    • le ruisseau de Laritolle et son affluent :
      • le ruisseau de Lauzibar

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Erretçu ;
  • Hameau ;
  • Magdeleine ;
  • Oumiceco Mendia ;
  • Sorholus ;
  • Tardets ;
  • Village ;
  • Ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mairie actuelle
L'ancienne mairie
Monument aux morts en forme de stèle discoïdale
L'église Saint-Pierre
Chœur avec retable
Le ruisseau de Laritolle
Mentions anciennes

Le toponyme Tardets apparaît sous les formes Tardedz (1249[3], notaires d'Oloron[4]), Tardetz (XIIIe siècle[3], collection Duchesne volume CXIV[5]), Tarzedz (1310[3], cartulaire de Bayonne[6]), Tardix (1692[3], règlement de la cour de Licharre).

Le toponyme Sorholus est mentionné en 1520[3] (coutume de Soule[7]).

Graphie basque

Son nom basque actuel est Atharratze-Sorholüze[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1790, le canton de Tardets ne comprenait que 10 communes, à savoir Haux, Laguinge-Restoue, Larrau, Licq-Athérey, Montory, Sainte-Engrâce, Sauguis, Sorholus, Tardets et Trois-Villes[3].

Le , la commune de Tardets-Sorholus est formée par réunion des communes de Tardets et de Sorholus ainsi que d'une partie de la commune d'Abense-de-Haut (l'autre partie étant intégrée dans la commune d'Alos-Sibas-Abense).

Suite à la réunion des deux communes de Tardets et de Sorholus, la décision de construire une nouvelle église est prise. L'église sera ouverte au culte en 1866. L'ancienne église de Tardets sera démolie en 1883.

Le eut lieu l'ouverture de la section Lanne-en-Barétous-Tardets de la ligne Oloron-Mauléon (compagnie du chemin de fer Pau-Oloron-Mauléon et du tramway de Bayonne à Biarritz).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Losangé d'or et de gueules.
Commentaires : Ces armoiries sont celles des vicomtes de Marsan dont la dynastie noble de Tardets est issue[9].[réf. nécessaire]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Erbin PS  
2001 2008 Pierre Erbin PS  
2008 2014 Arnaud Villeneuve DVG  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de huit structures intercommunales :

  • communauté de communes de Soule-Xiberoa
  • syndicat pour le soutien à la culture basque
  • SIVOM du canton de Tardets
  • syndicat intercommunal des gaves d'Oloron et de Mauléon
  • SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous
  • syndicat AEP du Pays de Soule
  • syndicat d'assainissement du Pays de Soule
  • syndicat départemental d'électrification.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Journal[10] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 7,5 feux à Tardets, et 47 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance.

Avant 1859
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Tardets 413 329 451 491 505 526 503 592 506
Sorholus 473 484 452 399 627 616 638 659 614

Voir aussi : Abense-de-Haut

En 2011, la commune comptait 605 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413 329 451 491 505 526 503 592 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 1 050 1 089 1 004 1 036 1 049 989 1 024 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 080 1 102 1 191 1 186 1 046 1 047 1 047 1 075 1 087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 107 915 818 787 704 656 628 613 603
2011 - - - - - - - -
605 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est tournée essentiellement vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune a érigé en 2006 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église de Tardets (église Saint-Pierre) date[13] de la fin du XIXe siècle.
  • Chapelle de la Madeleine sur le mont homonyme, point culminant du village (793 m) frontalier de Barcus. La chapelle de la Madeleine est le but d'un pèlerinage local fréquenté (dimanche de la Passion et 22 juillet).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 25 juillet. Le parcours de 218 kilomètres reliait Orthez à Gourette - Col d'Aubisque.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Tardets-Sorholus est un grand centre folklorique du pays de la Soule. Les manifestations les plus intéressantes ont lieu ordinairement les deux derniers dimanches d'août: tournoi de pelote, chants basques, bandas dans les rues sans oublier "le taureau de feu ", et les traditionnelles danses souletines. Et il y a aussi le carnaval, en février. Depuis les années 1990, l'évènement a pris une tournure spectaculaire. Des figures de la mythologie basque, hautes de trois mètres, sont hissées sur des roulettes avant de rejoindre les pavés des étroites ruelles. Au rythme des trompettes et des clarinettes des petits orchestres locaux, plus de 1 000 personnes costumées sillonent la localité une journée durant. Point d'orgue de cette procession bruyante : le jugement de Zanpantzar, à la nuit tombée. Ce vil personnage tout de noir vêtu est accusé de tous les malheurs de l'année. Il sera jeté au feu sous les clameurs.
  • La commune est sous la protection de sainte Madeleine. Il se murmure même que la bienheureuse aurait trouvé refuge ici au XIVe siècle. En haut de la colline éponyme, une chapelle lui a été dédiée. Elle offre le meilleur panorama sur la Soule et le pic du Midi de Bigorre. La chapelle de la Madeleine est le but d'un pèlerinage local fréquenté (dimanche de la Passion et 22 juillet).

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire et d'un collège[14]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Fiche du Sandre sur Tardets-Sorholus
  3. a, b, c, d, e et f Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
  8. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  9. Jacques de Cauna, Cadets de Gascogne. La Maison de Marsan de Cauna, Monein, Princi Negue Editour, 2004, tome II, p. 17 sq et tome I, p. 60-61. référence, citation ou lien
  10. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. Ministère de la culture, base Mérimée - Fiche sur l'église Saint-Pierre
  14. (collège Jaureguy)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]