Droit d'aînesse

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Le droit d'aînesse confère la totalité ou la majorité des biens d'un foyer au premier né.

Cela constitue un élément fondamental de considération des stratégies familiales en termes de natalité et de projets d'éducation induits. Ce système de partage des successions importantes a permis de fortifier l'aristocratie héréditaire et la paysannerie propriétaire. Dans la société moderne occidentale, l'aîné d'une famille seigneuriale reprenait généralement les affaires une fois de retour d'une carrière militaire, en l'occurrence en héritant du préciput, et un ou des cadets entraient dans les ordres religieux, image que Stendhal utilise dans Le Rouge et le Noir. Cette partition n'a jamais été automatique, des aînés pouvant entrer dans les ordres, ou plusieurs cadets disposer d'une part d'héritage. Dans la société paysanne, c'est l'aîné qui héritait du tènement et rendait hommage au nom de ses frères et cousins dits puînés.

Légalement, selon les pays, c'est l'ordre de l'état civil qui prévaut.

La Bible fait référence au droit d'aînesse (Genèse 25:29-34) en évoquant la rivalité entre les frères jumeaux Ésaü et Jacob, fils de Isaac et Rebecca.

En France, le droit d'aînesse s'appliquait uniquement aux familles nobles (même si des roturiers fortunés s'en prévalaient). Il a été aboli en 1792, lors de la Révolution, puis rétabli partiellement en 1826, avant d'être définitivement aboli en 1849[1].

En Espagne, le droit d'aînesse est resté en vigueur jusqu'en 1820.

Au Japon, le droit d'aînesse est resté juridiquement effectif jusqu'en 1948, date à laquelle un nouveau code civil calqué sur le droit occidental a été promulgué par les forces d'occupation américaines.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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