Pierre de Jélyotte

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Pierre de Jélyotte
Jélyotte by Coypel.jpg
Charles Antoine Coypel, Pierre Jélyotte dans le rôle de la nymphe Platée dans Platée ou Junon jalouse, opéra-bouffe de Rameau (vers 1745), Paris, musée du Louvre.
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Tessiture

Pierre de Jélyotte[1], né à Lasseube le [2] et mort le à Estos[3], est un ténor et compositeur français. Selon certains[4], son véritable nom était Grichon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Lasseube, dans le Béarn, formé au chant à Toulouse au sein de la Maîtrise de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse (en tant enfant de chœur, c'est-à-dire enfant du chœur professionnel de l'église), Pierre de Jélyotte est remarqué par le prince de Carignan, inspecteur général de l'Opéra, et débute au Concert Spirituel de Paris en 1733 dans Hippolyte et Aricie, première tragédie lyrique de Rameau[5] ; il est engagé la même année à l'Académie royale de musique.

En 1738 et les années suivantes, il crée de nombreux rôles importants dans les opéras de Rameau[6]. Rameau écrit pour lui ses principaux airs de haute-contre. À partir de 1739 (Dardanus), il est le partenaire principal de Marie Fel dans la plupart des œuvres du maître. En 1752, à Fontainebleau, il crée le Devin du village de Jean-Jacques Rousseau avec Marie Fel, puis, deux ans plus tard, un opéra en occitan, Daphnis et Alcimadure de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville.

À la cour, il tient le premier violon à la chapelle du roi et le violoncelle chez Madame de Pompadour. Il compose une comédie-ballet Zelisca ou l'art de la nature en 1746 à Versailles pour le mariage du dauphin. Jélyotte est alors l'idole des salons parisiens. Il figure sur un tableau du peintre Michel-Barthélemy Ollivier représentant le jeune Mozart à Paris en 1766, chez le prince de Conti.

Il est pensionné en 1780 avec le titre de vétéran de la Musique du roi.

Il est inhumé dans l'église d'Estos.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le compositeur Franz Beck a donné son nom à une de ses pièces de clavecin La Jeliote.

Des plaques à sa mémoire sont installées à Estos, un monument lui est dédié à Oloron-Sainte-Marie et une statue lui est consacrée en 1901 à Pau. Un collège porte son nom dans son village natal Lasseube, ainsi qu'un espace culturel à Oloron-Sainte-Marie.

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Bouissou, Pascal Denécheau et France Marchal-Ninosque (dir.), Dictionnaire de l'Opéra de Paris sous l'Ancien Régime (1669-1791), Paris, Classiques Garnier, 2019, tome III, pp. 244-249.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On trouve aussi les graphies « Géliot », « Gélyotte », « Jéliot », « Jélyote » ou « Jéliote ».
  2. Acte de baptême à Lasseube, vue 474/1935.
  3. Acte de décès à Estos, n° 4, vue 827/1014.
  4. Roland Blanchard et Roland de Candé, Dieux et divas de l'opéra, Plon, p. 212
  5. Sabine de la Rochefoucauld, « Les mouches du contre-ténor », Grande Galerie - Le Journal du Louvre, no 56,‎ , p. 106
  6. « Jélyotte, Pierre de (1713-1797) », sur musicologie.org (consulté le )
  7. jelyotte.blogspot.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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