Louisiane

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31° 00′ 00″ N 92° 00′ 00″ O / 31, -92

(en) State of Louisiana
État de Louisiane
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le (en) State of Louisiana en rouge.SurnomThe Pelican StateEn français : « L'État du Pélican »DeviseUnion, Justice, and Confidence« Union, justice, et confiance »
Carte des États-Unis avec le (en) State of Louisiana en rouge.

Surnom
The Pelican State
En français : « L'État du Pélican »

Devise
Union, Justice, and Confidence
« Union, justice, et confiance »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Bâton-Rouge
Adhésion à l’Union 30 avril 1812 (18e État)
Gouverneur John Bel Edwards (D)
Sénateurs David Vitter (R)
Bill Cassidy (R)
Nombre de représentants 7
ISO 3166-2 US-LA
Fuseau horaire -6
Démographie
Gentilé Louisianais(e)
Population 4 670 724 hab. (2015[1])
Densité 35 hab./km2
Rang 25e
Ville la plus peuplée La Nouvelle-Orléans
Géographie
Altitude 30 m (min. : -2,5 m) (max. : Mont Driskill 163 m)
Superficie 135 382 km2
Rang 31e
– Terre 112 927 km2
– Eau (%) 21 455 km2 (16 %)
Coordonnées 29° N à 33° N (210 km)
89° W à 94° W (610 km)
Divers
Langues officielles Aucune[2]
Liens
Site web www.louisiana.gov
Symboles de la Louisiane
Image illustrative de l'article Louisiane
Le drapeau de la Louisiane.
Symboles vivants
Arbre Cyprès chauve
Crustacé Écrevisse
Fleur Magnolia
Insecte Abeille à miel
Mammifère Ours noir
Oiseau Pélican brun
Poisson Pomoxis (d'eau douce)
Spotted seatrout (d'eau de mer)
Reptile Alligator d'Amérique
Symboles non vivants
Aliment Fraise (fruit officiel)
Boisson Lait
Chanson « You Are My Sunshine » et « Give Me Louisiana »
Couleur Bleu, blanc, et or
Gemme Agate
Instrument Accordéon diatonique
Slogan « Come fall in Love with Louisiana all over again. »
« Venez retomber amoureux de la Louisiane. »
Pièce de 25 Cents de l'État
Image illustrative de l'article Louisiane
La pièce de la Louisiane émise en 2002.

La Louisiane (Louisiana en anglais, Lwizyàn en créole louisianais) est un État du Sud des États-Unis, entouré à l'ouest par le Texas, au nord par l'Arkansas, à l'est par le Mississippi et au sud par le golfe du Mexique. Selon le dernier recensement fédéral américain (2010), 3,46 % de la population louisianaise parle le français (2,80 %), le français cadien (0,51 %) ou le créole français (0,15 %) à la maison (essentiellement des Cadiens, des Créoles francophones, des Amérindiens Houma et des Chitimachas âgés) ; ils étaient 4,79 % en l'an 2000 (4,33 % français, 0,35 % cajun et 0,11 % créole français) et ne sont désormais guère plus nombreux que les hispanophones (3,30 %)[3]. En y ajoutant les francophones partiels et ceux qui parlent une autre langue en famille, ce chiffre atteint 7 % de la population, ce qui fait de la Louisiane l'État le plus francophone des États-Unis (le pourcentage de francophones y serait même plus élevé qu'au Canada anglophone où il n'est que de 4 %).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cet État a été nommé d'après le nom Louisiane donné à la région du delta du Mississippi par l'explorateur français René-Robert Cavelier de La Salle en 1682, lorsqu'il en prit possession au nom du roi de France Louis XIV.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Louisiane.

Les Amérindiens[modifier | modifier le code]

Les Amérindiens sont les premiers habitants de la région. Ils vivaient des ressources de la pêche, de la chasse et de l'agriculture. L'arrivée des Européens signifia leur déclin, notamment démographique par les contaminations virales (variole et vérole). Les Atakapas résidaient et résident dans le Sud-Ouest, soit dans les paroisses d'Ibérie, de Saint-Martin, de Sainte-Marie, de Vermilion, de l'Acadie (Acadia), de Caméron, de Jefferson Davis, de Lafayette et de Calcasieu. Les Chitimachas résidaient et résident dans le Sud-Est, soit dans les paroisses d'Ibérie, de l'Assomption, de Sainte-Marie, de Saint-Martin, de Terrebonne, de Lafourche, de Saint-Jacques, de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Charles, de Jefferson, d'Orléans, de Saint-Bernard, et des Plaquemines. Les Bayougoulas, l'une des nations Chactas, étaient disséminés dans les paroisses de Sainte-Hélène, de Tangipahoa, de Washington, de Bâton-Rouge Est, de Paroisse de Bâton-Rouge Ouest, de Livingston et de Saint-Tammany. Les Houmas se trouvaient sur les paroisses de Félicianne et de la Pointe-Coupée. La localisation originelle est à 160 km au nord de la ville d'Houma. L'expansion coloniale poussait les Houmas de plus en plus vers cette ville. Les Houmas actuels sont majoritairement bilingues anglais/français cadien et se trouvent le long de la côte des paroisses Terrebonne et Lafourche. Certaines zones des paroisses des Avoyelles et de Concordie au bord du Mississippi étaient peuplées par les Avoyelles et les Natchez. Les Tunicas résident au nord-est, dans les paroisses des Tensas, de Madison, d'East Caroll et de West Caroll. Les autres régions du nord et du centre de l'État étaient peuplées par la nation oink Caddo[4].

La colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Louisiane (Nouvelle-France).
Spatule rosée en Louisiane

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1800 : Restitution par l'Espagne de la Louisiane à la France dans le cadre du traité de San Ildefonso.
  • 1er octobre 1802: Louis-André Pichon (1771-1850) diplomate français doit écrire au gouvernement américain pour le rassurer lorsque l'intendant espagnol de La Nouvelle-Orléans décide de mettre fin[12] au droit de dépôt des marchands américains dans le port[13].
  • 3 mai 1803 : Le Premier Consul de la République Française Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis, pour 5 millions de dollars plus 10 millions de dollars pour La Nouvelle-Orléans, sans le consentement de l'Assemblée nationale. La vente a violé le traité de San Ildefonso de 1800 de plusieurs façons et elle était illégale: Vente de la Louisiane.
  • En 1806, la Louisiane devenue l'un des États des États-Unis en 1803 voit arriver plus de 10 000 créoles, des riches planteurs de sucre d'Haïti, selon Carl A. Brasseaux, historien et directeur du centre d'études Louisianaises de Lafayette. Une partie d'entre eux sont d'abord passés par Cuba, où les quinze années qui ont suivi 1792, date de l'introduction du commerce libre, ont fourni plus d'esclaves que les deux siècles et demi précédents.
  • 1809 : nouvelle vague d'immigration blanche en provenance de Saint-Domingue. Selon Carl A. Brasseaux, directeur du Centre d'études louisianaises[14] de Lafayette, 10 000 d'entre eux arrivent dans l'année. Ils font doubler la population de La Nouvelle-Orléans.
  • Vers 1810, on estime que mille personnes vivent à proximité de Bâton-Rouge, dans l'Est, en grande majorité des francophones.
  • 1812 : La Louisiane est admise au sein de l’Union, le , devenant ainsi le 18e État américain. À cette époque, la Louisiane était le premier et le seul État de l’Union dans lequel un groupe non anglophone, les descendants d’Acadiens — les Acadiens — et de Français et d'Espagnols — les Créoles — constituait une majorité linguistique. Grâce au juriste Louis Moreau-Lislet, un Code civil plus complet (que le précédent basé sur la Coutume de Paris) reposant sur le Code Napoléon fut adopté par le législateur du nouvel État. Ce code avait été rédigé en français, puis traduit en anglais. Le texte français prime encore aujourd'hui en cas de problèmes d'interprétation de la version anglaise[15].
  • 1815 : Charles Lallemand et un groupe d'officiers napoléoniens créent la Vine and Olive Colony dans le futur État de l'Alabama sur 370 kilomètres carrés. Cent vingt d'entre eux créent une autre colonie, près de Galveston dans le futur État du Texas.
Une carte du territoire de la Louisiane, tel qu'il existait depuis son transfert à la suite du traité de Fontainebleau à la Nouvelle-Espagne en 1763 jusqu'en 1803
  • 1830 : 1er projet d'une liaison postale rapide nord-sud, pour que les planteurs de coton ne soient plus victimes des spéculateurs[15].
  • 1830 : Environ 21 000 esclaves travaillaient dans les plantations de canne à sucre. Alors qu'en 1810 une étude sur la colonie dit qu’il y a 75 moulins à sucre, en 1830, il y en a 725[16].
  • Loi postale du 2 juillet 1836ː livraison deux fois plus rapide est offerte sur 4 axes, jusqu'à Saint-Louis (Missouri) et La Nouvelle-Orléans[17]. Cette dernière est reliée à New York en six jours, quand tout va bien, contre 18 en moyenne auparavant, sur un trajet jugé plus dangereux que la traversée de l'Atlantique[18].
  • 1849 : Bâton-Rouge devient la capitale de l'État.
  • 1861 : Comme d'autres États esclavagistes, la Louisiane fit sécession en 1861. Celle-ci ne voulait pas libérer ses esclaves qui travaillaient dans les plantations et assuraient les richesses de ces exploitations gérées par les créoles blancs. En 1862, les troupes fédérales entrèrent en Louisiane et commencèrent à investir les forts Pike, Jackson et St. Philip. Les autorités Louisianaises firent appel au patriotisme des créoles blancs pour combattre le Nord.
  • 1864 : Nouvelle constitution qui consacre l'anglais comme une des langues officielles pour protéger les droits des habitants anglophones.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Panneau routier bilingue à l'entrée de la Louisiane.
  • 1916 : Interdiction d'utiliser le français dans les écoles ;
  • 1921 : La Constitution louisianaise n'autorise l'usage que de la seule langue anglaise ;
  • 1941 - 1945 : Les Louisianais participent à la Seconde Guerre mondiale ; les jeunes francophones sont privilégiés sur le continent européen ;
  • 1968 : Le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), organisme d'État chargé de promouvoir le français en Louisiane est créé, à l'initiative de James Domengeaux, représentant (député) et avocat francophone. Par la suite l'enseignement du français comme deuxième langue à l'école devient obligatoire. Les lois de 1968 en faveur de la renaissance francophone sont votées à l'unanimité par la Chambre des représentants et le Sénat de la Louisiane ;
  • 1972 (9 mai) : Edwin Edwards est le premier gouverneur francophone de la Louisiane au XXe siècle.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Louisiane issue de l'Atlas National des États-Unis (National Atlas of the United States)

Située dans le sud des États-Unis, au bord du golfe du Mexique, la Louisiane est une terre plate, exceptées quelques zones vallonnées recouvertes de forêts de pins.

Un des territoires naturels les plus larges de la Louisiane est la forêt nationale de Kisatchie. Plus de la moitié du territoire de cette forêt abrite un écosystème pinifère.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'eau est abondante, recouvrant environ 9 000 km2. La Louisiane est drainée par le bassin versant du Mississippi, qui forme le Delta du Mississippi à son embouchure ; en aval de La Nouvelle-Orléans.

À l'ouest, une vaste prairie naturelle, ponctuée de bosquets, débouche sur des marais côtiers envasés, bordés de cordons littoraux boueux (les chéniers). À l'est, menacées par les crues, bien que protégées par de nombreuses digues, les terres alluviales sont drainées par des chenaux mi-naturels mi-artificiels que l'on appelle bayous. La plaine deltaïque s'achève en une bande de sable, de vase et de mangrove, où eau et terre se mêlent sous une végétation luxuriante, et où depuis un siècle l'Homme lutte contre la nature par de gigantesques aménagements (canaux, endiguements..)[19], qui pourrait n'avoir que repoussé (en les aggravants) les risques[20].

Climat[modifier | modifier le code]

La Louisiane est soumise au régime du climat subtropical humide. L'humidité y est omniprésente, particulièrement en été. Les hivers sont doux (moyenne de 12 °C) et les étés généralement torrides et moites (plus de 35 °C avec un taux d'humidité très important), influencés par le golfe du Mexique tout proche. La moyenne des températures est d'environ 20 °C. Des invasions d'air chaud tropical sont néanmoins possibles toute l'année.

Les 40 °C sont atteints presque chaque année (sous abri) dans l’État. Août 2011 a connu 30 jours avec des température supérieures à 40 °C à l'ombre à l’intérieur de l’État, notamment à Shreveport.

La température la plus haute connue en Louisiane fut enregistrée à Plain Dealing le 10 août 1936 avec 46 °C et la plus basse connue fut enregistrée à Minden avec -27 °C le 13 février 1899.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Paroisses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisses de l'État de Louisiane.

Contrairement à la majorité des États de l'Union, l'État de Louisiane n'est pas divisé en comtés mais en 64 paroisses.

Agglomérations[modifier | modifier le code]

• Le Bureau de la gestion et du budget a défini neuf aires métropolitaines et neuf aires micropolitaines dans l'État de Louisiane[21].

Aires métropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
New Orleans-Metairie, LA 1 189 866 1 240 977 4,3 % 45
Baton Rouge, LA 802 484 820 159 2,2 % 69
Lafayette, LA 466 750 479 116 2,7 % 108
Shreveport-Bossier City, LA 439 811 446 471 1,5 % 113
Houma-Thibodaux, LA 208 178 209 890 0,8 % 207
Lake Charles, LA 199 607 202 040 1,2 % 213
Monroe, LA 176 441 178 564 1,2 % 231
Alexandria, LA 153 922 154 753 0,5 % 261
Hammond, LA 121 097 125 412 3,6 % 313
Aires micropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Opelousas, LA 83 384 83 454 0,1 % 60
Morgan City, LA 54 650 53 543 -2,0 % 182
Fort Polk South, LA 52 334 52 606 0,5 % 191
Ruston, LA 46 735 47 414 1,5 % 231
Bogalusa, LA 47 168 46 419 -1,6 % 242
Natchitoches, LA 39 566 39 138 -1,1 % 321
DeRidder, LA 35 654 36 167 1,4 % 369
Bastrop, LA 27 979 27 057 -3,3 % 455
Natchez, MS-LA 20 822

(53 119)

20 442

(52 532)

-1,8 %

(-1,1 %)

(192)

En 2010, 91,9 % des Louisianais résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 82,9 % dans une aire métropolitaine et 9,0 % dans une aire micropolitaine.


• Le Bureau de la gestion et du budget a également défini quatre aires métropolitaines combinées dans ou en partie dans l'État de Louisiane.

Aires métropolitaines combinées
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
New Orleans-Metairie-Hammond, LA-MS 1 358 131

(1 413 965)

1 412 808

(1 467 880)

4,0 %

(3,8 %)

(37)
Lafayette-Opelousas-Morgan City, LA 604 784 616 113 1,9 % 78
Monroe-Ruston-Bastrop, LA 251 155 253 035 0,8 % 117
DeRidder-Fort Polk South, LA 87 988 88 773 0,9 % 162

Municipalités[modifier | modifier le code]

L'État de Louisiane compte 303 municipalités[22], dont 16 de plus de 20 000 habitants.

Municipalités de plus de 20 000 habitants
Rang Municipalité Paroisse Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013)
1 New Orleans Orleans 343 829 378 715 10,1 %
2 Baton Rouge East Baton Rouge 229 493 229 426 -0,0 %
3 Shreveport Caddo, Bossier 199 311 200 327 0,5 %
4 Lafayette Lafayette 120 623 124 276 3,0 %
5 Lake Charles Calcasieu 71 993 74 024 2,8 %
6 Kenner Jefferson 66 702 66 975 0,4 %
7 Bossier City Bossier 61 315 66 333 8,2 %
8 Monroe Ouachita 48 815 49 761 1,9 %
9 Alexandria Rapides 47 723 48 426 1,5 %
10 Houma Terrebonne 33 727 34 040 0,9 %
11 New Iberia Iberia 30 617 30 797 0,6 %
12 Central East Baton Rouge 26 864 27 743 3,3 %
13 Slidell St. Tammany 27 068 27 526 1,7 %
14 Ruston Lincoln 21 859 22 287 2,0 %
15 Hammond Tangipahoa 20 019 20 337 1,6 %
16 Sulphur Calcasieu 20 410 20 155 -1,3 %

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Densités de population en 2010 (en mille carré).
Historique des recensements
Année Population Variation

1810 76 556 ——
1820 153 407 100,4 %
1830 215 739 40,6 %
1840 352 411 63,4 %
1850 517 762 46,9 %
1860 708 002 36,7 %
1870 726 915 2,7 %
1880 939 946 29,3 %
1890 1 118 588 19,0 %
1900 1 381 625 23,5 %
1910 1 656 388 19,9 %
1920 1 798 509 8,6 %
1930 2 101 593 16,9 %
1940 2 363 880 12,5 %
1950 2 683 516 13,5 %
1960 3 257 022 21,4 %
1970 3 641 306 11,8 %
1980 4 205 900 15,5 %
1990 4 219 973 0,3 %
2000 4 468 976 5,9 %
2010 4 533 372 1,4 %

Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de la Louisiane à 4 625 470 habitants au 1er juillet 2013, soit une hausse de 2,0 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 4 533 372 habitants[23]. Depuis 2010, l'État connaît la 28e croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.

Avec 4 533 372 habitants en 2010, la Louisiane était le 25e État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 1,47 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le nord-est de la paroisse de la Pointe Coupée[24].

Avec 40,51 hab./km2 en 2010, la Louisiane était le 25e État le plus dense des États-Unis.

Le taux d'urbains était de 73,2 % et celui de ruraux de 26,8 %[25].

En 2010, le taux de natalité s'élevait à 13,8 ‰[26] (13,6 ‰ en 2012[27]) et le taux de mortalité à 9,0 ‰[28] (9,2 ‰ en 2012[29]). L'indice de fécondité était de 1,95 enfants par femme[26] (1,92 en 2012[27]). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 7,6 ‰[28] (8,2 ‰ en 2012[29]). La population était composée de 24,66 % de personnes de moins de 18 ans, 10,47 % de personnes entre 18 et 24 ans, 26,32 % de personnes entre 25 et 44 ans, 26,25 % de personnes entre 45 et 64 ans et 12,31 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 35,8 ans[30].

Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ 92 098) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ 68 030) avec un excédent des naissances (201 132) sur les décès (133 102), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 24 263) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 21 772) et un excédent des flux migratoires intérieurs (+ 2 491)[31].

Selon des estimations de 2013, 95,4 % des Louisianais étaient nés dans un État fédéré, dont 77,9 % dans l'État de Louisiane et 17,5 % dans un autre État (10,7 % dans le Sud, 2,9 % dans le Midwest, 2,3 % dans l'Ouest, 1,6 % dans le Nord-Est), 0,7 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 3,9 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (52,8 % en Amérique latine, 32,8 % en Asie, 9,4 % en Europe, 3,2 % en Afrique, 1,7 % en Amérique du Nord, 0,1 % en Océanie). Parmi ces derniers, 41,6 % étaient naturalisés américain et 58,4 % étaient étrangers[32],[33].

Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait 55 000 immigrés illégaux, soit 1,2 % de la population[34].

Composition ethno-raciale et origines ancestrales[modifier | modifier le code]

Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 62,56 % de Blancs, 32,04 % de Noirs, 1,61 % de Métis, 1,55 % d'Asiatiques (0,63 % de Viêts), 0,67 % d'Amérindiens, 0,04 % d'Océaniens et 1,53 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (1,48 %) et ceux revendiquant trois races ou plus (0,13 %).

Les non hispaniques représentaient 95,75 % de la population avec 60,33 % de Blancs, 31,82 % de Noirs, 1,53 % d'Asiatiques, 1,27 % de Métis, 0,62 % d'Amérindiens, 0,03 % d'Océaniens et 0,15 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 4,25 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (1,73 %) et du Honduras (0,68 %)[30].

En 2010, l'État de Louisiane avait la 2e plus forte proportion de Noirs après le Mississippi (37,02 %). A contrario, l'État avait la 6e plus faible proportion de Blancs des États-Unis.

L'État comptait également le 10e plus grand nombre de Noirs (1 452 396) des États-Unis.

Historique récent de la composition ethno-raciale de la Louisiane (en %)[35],[30]
1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
Blancs 63,95 66,95 67,91 69,80 69,24 67,28 63,91 62,56
———Non hispaniques 67,56 65,78 62,53 60,33
Noirs 35,93 32,88 31,91 29,85 29,44 30,79 32,49 32,04
———Non hispaniques 32,30 31,82
Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 0,04 0,05 0,06 0,12 0,57 0,97 1,23 1,55
———Non hispaniques 1,21 1,53
Autres 0,08 0,12 0,12 0,23 0,75 0,96 2,37 3,85
———Non hispaniques 1,55 2,07
Hispaniques (toutes races confondues) 2,36 2,20 2,41 4,25

Langues[modifier | modifier le code]

En 2010, selon l'American Community Survey, 91,26 % de la population âgée de plus de 5 ans déclarent parler l'anglais à la maison, 3,30 % déclarent parler l'espagnol, 2,79 % le français, 0,59 % le vietnamien, 0,51 % le cajun et 1,55 % une autre langue[36].

Religions[modifier | modifier le code]

Composition religieuse en % en 2015[37].
Religion Drapeau de la Louisiane Louisiane Drapeau des États-Unis États-Unis
Protestantisme évangélique 27 25,4
Catholicisme 26 20,8
Église noire 22 6,5
Non-affiliés 10 15,8
Protestantisme traditionnel 8 14,7
Agnosticisme 2 4,0
Athéisme 2 3,1
Autres 3 9,7

Selon l'institut de sondage The Gallup Organization, en 2015, 54 % des habitants de Louisiane se considèrent comme « très religieux » (40 % au niveau national), 29 % comme « modérément religieux » (29 % au niveau national) et 17 % comme « non religieux » (31 % au niveau national)[38].

Francophonie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de la vente de la Louisiane par Napoléon Ier aux États-Unis en 1803, le territoire louisianais est essentiellement peuplé de colons d'origine française, composés de Franco-louisianais, d'Acadiens, de Canadiens français, de créoles et d'esclaves. Devenu l'État de Louisiane, le port de La Nouvelle-Orléans[Quoi ?] va recevoir un flot important et continu d'immigrants jusqu'à la guerre de Sécession. Les premiers à s'installer entre 1804 et 1810 furent plusieurs milliers de Français en provenance de la colonie de Saint-Domingue fuyant avec leurs esclaves la révolution haïtienne. Puis arrivèrent ensuite quatre flux continus d'immigrants venus du reste des États-Unis, de France, d'Irlande et d'Allemagne.

Francophones et anglophones[modifier | modifier le code]

Lors de son voyage en Amérique, Alexis de Tocqueville séjourne à La Nouvelle-Orléans en 1832 et rencontre le procureur général de la Louisiane, Étienne Mazureau qui lui fournit de nombreuses données sociologiques, démographiques et linguistiques sur la Louisiane et notamment La Nouvelle-Orléans. La ville portuaire est alors divisée en trois municipalités ; Deux sont francophones et une anglophone[39].

Carte des municipalités et zones linguistiques de La Nouvelle-Orléans en 1863.
  • La première municipalité est composée du Vieux Carré historique et des quartiers de Tremé, Fontainebleau, Audubon et du Bayou Saint-Jean. C'est une municipalité francophone peuplée depuis la colonisation de la Louisiane française.
  • La seconde municipalité est située en amont du fleuve Mississippi. Elle est contiguë à la première et accueille les immigrants américains anglophones venus du reste des États-Unis. Majoritairement protestante, la municipalité va recevoir de nombreux Irlandais catholiques notamment avec la mise en place d'offices religieux catholiques en langue anglaise.
  • La troisième municipalité est située en aval du fleuve Mississippi. Elle est contiguë à la première municipalité. Elle est composée du faubourg Marigny. Elle est peuplée à l'origine de créoles, mulâtres et métis franco-africains. Elle fut le lieu historique du plaçage, système hérité de la période française, mais en désuétude, qui consistait à placer des femmes esclaves noires pour les maîtres blancs comme concubines. Les enfants métissés, issus de ces centaines de couples devinrent des hommes de couleur libres. La 3e municipalité accueillit, par la suite, plusieurs milliers d'immigrants venus de France au cours du XIXe siècle.

Fin de la suprématie linguistique française[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la guerre de Sécession, la langue française demeura prépondérante dans l'État de Louisiane, mais la division entre francophones blancs et francophones noirs et créoles va apparaître lors du conflit armé entre Confédérés et Unionistes. Les Francophones Blancs, majoritairement esclavagistes firent cause commune avec les Confédérés favorables au système esclavagiste. En fait bilingues, ils optèrent pour l'assimilation de fait à l'anglo-américain. Créoles, métis, mulâtres et esclaves noirs, massivement monolingues, restèrent fidèle à la langue française. Après les ravages et les bouleversements de la guerre civile mais aussi la forte immigration irlandaise, le paysage linguistique de la Louisiane changea. Les francophones ne sont plus majoritaires et s'intègrent à la société américaine. Même si on continue à parler français chez soi, la majorité des écoles n'offrent plus que l'anglais comme langue d'instruction. Quant aux Créoles, mulâtres, métis et anciens esclaves francophones, ils ne peuvent constituer des écoles francophones en raison de leur pauvreté. La langue française va alors régresser jusqu'à la Première Guerre mondiale et sera même bannie officiellement au début des années 1920.

Renouveau de la langue et de la culture française[modifier | modifier le code]

Les plaques bilingues de la Rue Bourbon, dans le Vieux carré de La Nouvelle-Orléans.
Plaques bilingues des noms des rues de Lafayette.
Nom de rue à Natchitoches en l'honneur de Louis Juchereau de Saint-Denis.

Il faudra attendre 1968 pour voir renaître officiellement la langue française en Louisiane. Le Conseil pour le développement du français en Louisiane dirigé par James Domengeaux va se battre pour imposer la langue française comme seconde langue officielle de l'État de Louisiane[40]. Le français n'a jamais totalement disparu. Les Anciens le parlent encore et leurs petits-enfants se mettent à s'intéresser à leurs origines françaises. Un renouveau de l'apprentissage du français apparaît en Louisiane. L'Organisation internationale de la francophonie participe à cet engouement en envoyant des centaines d'enseignants français, belges, québécois, suisses, maghrébins et même vietnamiens former à la fois les élèves et leurs futurs enseignants. Depuis cette date, la langue française a permis aux Franco-Louisianais de retrouver une fierté de parler leur langue et d'assumer pleinement leurs origines. La région d'Acadiane, peuplée de francophones, affiche désormais sa francité dans les rues, dans les radios locales, lors des festivités et aussi le jour de Mardi gras.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Le Conseil pour le développement du français en Louisiane ou CODOFIL est une agence de l'État pour la promotion de l'usage du français (aussi bien français métropolitain que le français cadien et le créole louisianais) dans la population de Louisiane. Le conseil a son siège à Lafayette[41]. Son dirigeant historique, James Domengeaux se battait pour imposer la langue française comme seconde langue de facto de l'État de Louisiane.

Le président actuel du CODOFIL est William Arceneaux. Le CODOFIL, qui a aussi le titre « Agence des Affaires Francophones de Louisiane », est dirigé par un Conseil de 23 membres. Le français est la langue du travail de cette agence, faisant de la Louisiane un État francophone de jure.

Les 18 et 17 mars 1982, le Ministre de l'Éducation des États-Unis, Terrel Bell, se rend en Louisiane à l'invitation du CODOFIL. Il vient constater l'application de la Résolution 161 votée par le Sénat louisianais en 1980, sur le statut de la langue française comme langue seconde de la Louisiane.

La Louisiane fonctionne pour la plupart en anglais, l'usage du français cadien et du créole louisianais étant rare à l'extérieur du « triangle cadien » à l'ouest de La Nouvelle-Orléans. Plusieurs dialectes du français sont parlés dans l'État, y compris le français cadien, le français colonial, le français napoléonique, le français métropolitain, le français suisse et le français belge. Il existe aussi deux dialectes du créole parlés dans l'État : le créole louisianais (qui ressemble le plus au créole seychellois et mauricien) ainsi qu'un dialecte qui se rapproche du créole haïtien.

Le français et le créole sont parlés principalement dans le triangle comprenant 23 paroisses dans l'extrême sud de l'État situées à l'ouest du Mississippi. La ville de Lafayette y est la capitale culturelle francophone et créolophone de la région de l'Acadiane (l'Acadiana).

La pratique de ces différentes façons de parler français était en déclin, bien que depuis quelques années, elle connaît un regain grâce à l'action et au dynamisme du CODOFIL et sur le plan international par ses échanges culturels avec les autres nations membres de la Francophonie. En 1971, Edwin Edwards devient le premier gouverneur francophone du XXe siècle de la Louisiane. Il a été réélu pour quatre mandats. Kathleen Babineaux Blanco, qui a servi comme gouverneur de 2004 à 2008, est aussi francophone.

En 2009, le gouverneur Bobby Jindal a signé un projet de loi faisant de la Fleur de Lys l'emblème de la Louisiane.

Entre 2000 et 2010, le français a fortement régressé en Louisiane, passant de 5 % à 3 % (voir à : Liste des paroisses de la Louisiane par population francophone (en)).

Politique[modifier | modifier le code]

La Louisiane est un État populaire, relativement pauvre, sudiste de longue tradition démocrate. Comme tous les autres États du sud, la Louisiane penche au XXIe siècle vers les républicains.

Politique nationale[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 1948, le Dixiecrat Strom Thurmond arrivait en tête des candidats avec 49,07 % des suffrages. En 1956, Dwight D. Eisenhower était le premier républicain à remporter la Louisiane. En 1968, le candidat ségrégationniste George Wallace y arrivait en tête avec 48,32 % des voix. Bill Clinton est le dernier démocrate à avoir gagné la Louisiane en 1996.

Lors des élections présidentielles de 2004, le républicain George W. Bush y obtient 56,72 % des voix contre 42,22 % au candidat démocrate John Kerry. À l'élection présidentielle de 2008, la Louisiane confirme son virage à droite avec un écart record de 19 points en faveur des républicains et devient peu à peu un État clivé entre noirs et blancs. Ainsi aux présidentielles de 2008 le sénateur McCain remporte 84 % du vote blanc et le sénateur Obama 94 % du vote noir[42].

Représentation au Congrès[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, les deux sénateurs de l'État sont les républicains David Vitter, depuis 2005, et Bill Cassidy qui succède en 2015 à la démocrate Mary Landrieu en poste depuis 18 ans. La Louisiane comprend six élus à la Chambre des représentants dont cinq sont républicains et un seul démocrate.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Gouverneur[modifier | modifier le code]

Le gouverneur de Louisiane est élu pour un mandat de quatre ans, rééligible une fois. Après le républicain Bobby Jindal, le premier Indo-Américain élu à un tel poste en 2007 et réélu en 2011, le gouverneur est le démocrate John Bel Edwards depuis le .

Législature[modifier | modifier le code]

La Chambre des représentants comprend 105 membres élus pour quatre ans. Le Sénat comprend lui 39 sénateurs élus pour quatre ans. Lors de la législature 2012-2016, la Chambre est dominée par 59 républicains, face à 44 démocrates et 2 indépendants, et le Sénat compte 26 républicains et 13 démocrates.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture a longtemps été très prospère grâce à son climat semi-tropical. Parmi les ressources agricoles, on compte le maïs, le riz, le blé, le soja, le coton, la canne à sucre, les fruits, les légumes et la patate douce. Les cyclones récents et la compétition internationale (en particulier avec le Brésil) provoquent une crise importante. Environ 30 % des fruits de mer et des poissons des États-Unis proviennent de la Louisiane. C'est le premier État producteur de crevettes; ce secteur a été sinistré par la marée noire de Deepwater Horizon d'avril 2010.

Industries[modifier | modifier le code]

L'État concentre une partie des raffineries du pays, et est le point d'entrée d'une partie du pétrole produit dans le golfe du Mexique. L'ouragan Katrina a sérieusement endommagé une partie des installations en 2005.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

L'industrie touristique se concentre dans les grandes villes de la côte, et est très liée aux activités des nombreux casinos qui s'y trouvent, ainsi qu'aux nombreux festivals musicaux (jazz, zarico, musique cadienne) et Mardi gras traditionnels, sans oublier la gastronomie louisianaise.

Culture[modifier | modifier le code]

Livre[modifier | modifier le code]

Le roman Manon Lescaut écrit par l’abbé Prévost dans la première moité du XVIIIe siècle se termine en Louisiane française, notamment à La Nouvelle-Orléans[43].

Le roman Passée blanche de Louisiane, écrit par Paul Nevski, aborde sans tabou le problème de l'esclavage en Louisiane, où l'on trouvait des plantations comme étant les propriétés de maîtres noirs qui employaient des esclaves blancs, fruit à la fois du « plaçage » de jeunes filles noires auprès de maîtres blancs et de « prêts à vie » d'enfants nés de familles pauvres cadiennes. (ISBN 978-2-84668-172-8) publié aux éditions Yvelinédition.

Tout comme l'œuvre de Belva Plain, Les cèdres de beau-jardin, le roman Mémoires de Louisiane de Emilie Richards se déroule en Louisiane et aborde le sujet des différentes castes, du commerce du coton ou encore de la vie dans le Bayou. (ISBN 978-2-2808-3370-7)

Le roman Les quatre vies dans le jardin de la Louisiane de Marie Laure de Shazer, aborde également le sujet des différentes castes, l'interdiction de la langue française dans les écoles et dans les foyers de 1916-1968, Manon Lescaut, Napoléon, les Cajuns, Jefferson, le rêve américain, l’amour libre, la liberté d’expression, les Créoles, l'ouragan Katrina. Le début du roman Entretien avec un vampire d'Anne Rice se déroule en Louisiane.

La série de bande dessinée Jim Cutlass (dessin Christian Rossi scénario jean Giraud) se déroule en Louisiane.

La Communauté du Sud est une série de livres écrite par Charlaine Harris dont l'action se situe dans une ville fictive près de Shreveport, en Louisiane.

L'écrivain James Lee Burke brosse un portrait réaliste et saisissant de la Louisiane moderne dans la série qu'il consacre à son héros Dave Robicheaux (incarné à l'écran par Tommy Lee Jones dans le film que Bertrand Tavernier à tiré du roman Dans la brume électrique avec les morts confédérés). Ce fils d'ouvrier francophone a écrit une vingtaine de romans qui magnifient la faune et la flore louisianaise, tout en dressant un portrait sans concession de la vie dans cet état qui tourne le dos à son histoire et s'américanise toujours plus.

Louisiane, saga de l'écrivain et journaliste Maurice Denuzière, raconte l'histoire de la Louisiane de 1830 à 1950 à travers une famille propriétaire d'un domaine cotonnier près de Fausse Rivière (en 5 volumes : Louisiane, Bagatelle, Fausse rivière, Les Trois Chênes et l'Adieu au Sud). Adapté au cinéma par Philippe de Broca

Le roman Vendetta de J R Ellory se déroule en partie en Louisiane, avec de notamment de nombreuses descriiptions de la nouvelle Orléans

L'épisode 4 de la bande dessinée black sad se déroule à la nouvelle Orléans.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Amstrong est un des chanteurs qui a vécu en Louisiane. (1960)

Contexte[modifier | modifier le code]

La Louisiane est un État avec une forte richesse musicale où se mélangent ou s'ignorent différents styles eux-mêmes très riches : cadien, créole, folk, country, rock, blues… En outre, La Louisiane est parmi les quelques États (dont New York, Michigan, Illinois) à avoir créé au cours des années 1960 et 1970 la funk ; en effet, au côté de chanteurs non louisianais comme James Brown, des chanteurs et musiciens de Louisiane comme les Meters ont profondément influencé non seulement la funk, mais la pop et le rock en général.

La musique cadienne et créole[modifier | modifier le code]

La chanson francophone est représentée essentiellement par trois styles musicaux qui s'entrecroisent ; la musique cadienne, le zarico et le swamp pop. Elle trouve ses racines et sa vitalité dans la région de l'Acadiana au sud-ouest de la Louisiane. La Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge demeurent des centres importants de créations musicales avec de nombreux groupes influencés par ces trois styles musicaux louisianais.

Le Festival international de Louisiane est un festival de musique francophone qui se déroule chaque année dans la ville de Lafayette dans la région de l'Acadiane depuis 1986.

  • La musique cadienne est un genre musical issu du country et du folk. Zachary Richard est un des représentants de la musique cadienne. Marce Lacouture est une interprète de musique cadienne, son registre allant des ballades, aux rondes, en passant par des ritournelles et le country. La musique cadienne fut d'abord une musique jouée par des Blancs ;
  • Le zarico appelé également zydeco est une musique traditionnelle louisianaise mélangeant des styles différents, tels que le Rhythm and blues, le blues et le jazz, avec des paroles en créole louisianais, cadien, français standard et anglais. Elle fut une musique d'abord jouée par des Noirs. Clifton Chenier, Beau Jocque, Zydeco Joe furent des représentants de ce style musical ;
  • Le swamp pop est un creuset musical dans lequel se mélange avec harmonie, du blues, du rock, du country et du zydeco. Les paroles sont également un mélange de créole louisianais, français cadien, français standard et d'anglais. Bobby Charles fut un des premiers musiciens de swamp pop.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des États du Sud (Floride, Texas, Caroline du Sud…), la Louisiane a depuis longtemps une forte culture autour du football américain qui y est le sport le plus suivi et médiatisé. Non seulement les championnats professionnels sont très suivis chaque semaine jusqu'au Super Bowl qui a lieu en février, mais le championnat universitaire (Collegue league) qui regroupe les meilleurs joueurs étudiants (18-20 ans) des colleges (classes préparatoires de deux ans après le lycée, avant d'intégrer l'université) est tout aussi suivi par des fans – hommes et femmes, jeunes et plus âgés – prêts à dépenser plusieurs centaines de dollars américains pour assister à un match. Chaque semaine, l'équipe d'un État affronte celle d'un autre État fédéral, fortifiant le sentiment d'appartenance régionaliste. Ce championnat sert à repérer les futurs joueurs professionnels. Dans cet État relativement pauvre, un grand nombre de joueurs sur le terrain jouent en présence de supporters en très forte majorité blancs. La bière reste la boisson la plus consommée lors des matchs, suivie par les cocktails à base de whisky, de rhum et de sodas.

Symboles[modifier | modifier le code]

Un chaoui (raton laveur) dans le bayou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Table 1. Annual Estimates of the Resident Population for the United States, Regions, States, and Puerto Rico: April 1, 2010 to July 1, 2015 » [CSV], U.S. Census Bureau,‎ (consulté le 26 décembre 2015)
  2. Ni l'anglais ni le français sont officiels en Louisiane. Cependant le français possède un statut spécial depuis 1968 : French's Legal Status in Louisiana
  3. (en) « Language Map Data Center », sur www.mla.org (consulté le 21 avril 2016)
  4. Sturdevent, William C. (1967)
  5. (en) The German Coast of Louisiana Melish 1815, sur le site acadian-cajun.com
  6. Histoire linguistique de la Louisiane, sur le site tlfq.ulaval.ca
  7. (en) Notorious Woman: The Celebrated Case of Myra Clark Gaines Par Elizabeth Urban Alexander, page 66
  8. Elisabeth Urban Alexander, sur le site books.google.fr
  9. Fondation de la Louisiane, sur le site cyberacadie.com
  10. Commerce and Slavery in lower Louisiana, sur le site books.google.fr/
  11. (en) Notorious Woman: The Celebrated Case of Myra Clark Gaines Par Elizabeth Urban Alexander, page 73
  12. Pichon, Louis André, sur le site books.google.fr
  13. (en) The Louisiana Purchase: a historical and geographical encyclopedia Par Junius P. Rodriguez, page 275
  14. (en) Center for Louisiana Studies, sur le site cls.louisiana.edu
  15. a et b Kielbowicz 1985
  16. Adresse introuvable, semble erronée "…", sur le site frenchimmersionusa.org
  17. Kielbowicz 1985, p. 54
  18. "1837: Anatomy of a Panic", ProQuest, 2007, page 41 [1]
  19. De Koninck, R. (2006) Le delta du Mississippi: une lutte à finir entre l'homme et la nature. Hérodote, (2), 19-41.
  20. Maret, I., & Cadoul, T. (2007). Peut-on concilier risques côtiers et planification viable?. Le cas de La Nouvelle-Orléans. Territoire en mouvement Revue de géographie et aménagement. Territory in movement Journal of geography and planning, (1), 83-95.
  21. http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/bulletins/2013/b13-01.pdf
  22. http://www.census.gov/geo/reference/pdfs/guidestloc/All_GSLCG.pdf
  23. (en) « Population estimates, July 1, 2015, (V2015) », sur quickfacts.census.gov (consulté le 6 mai 2016).
  24. (en) US Census Bureau Geography, « State Centers of Population 1880 - 2010: Louisiana », sur www.census.gov (consulté le 6 mai 2016).
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  34. (en) « Unauthorized Immigrants in the U.S., 2012 », sur Pew Research Center's Hispanic Trends Project,‎ (consulté le 6 mai 2016).
  35. http://mapmaker.rutgers.edu/REFERENCE/Hist_Pop_stats.pdf
  36. (en) « Language Map Data Center », sur apps.mla.org (consulté le 17 mars 2016)
  37. (en) « Religious Landscape Study », sur Pew Research Center's Religion & Public Life Project (consulté le 4 mars 2016)
  38. (en) « State of the States », sur Gallup.com (consulté le 28 mars 2016)
  39. Alain Saussol, Joseph Zitomersky, Colonies, territoires, sociétés, éditions La'Harmattan, 1996, sur le site books.google.fr
  40. Conseil pour le développement du français en Louisiane, sur le site codofil.org
  41. "Conseil pour le développement du français en Louisiane, sur le site codofil.org. Consulté le 21 juin 2011.
  42. (en) Exit Polls, sur le site edition.cnn.com
  43. Alfred Mercier, L'Habitation Saint-Ybars, Ou, Maitres Et Esclaves En Louisiane, Franco-Ameŕicaine, Eugene Antoine, 234 p., 1881

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en)Richard Kielbowicz, Speeding the news by postal express, 1825-1861ː the public policy of privilege for the press, University of Washington,‎  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (fr) « Sur les chemins de Louisiane », dans National Geographic France, no 51, décembre 2003
  • Louisiane. La théâtralité comme force de vie de Cécilia Camoin, PUPS, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]