Auvergne

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la région culturelle et historique. Pour l'ancienne région administrative, voir Région Auvergne. Pour les homonymes, voir Auvergne (homonymie).
Auvergne
L'AuvergneLimites de 600 av. J.-C. au XIe siècle (couleur)Limites du XIe au XVIIIe siècle (ligne bleue)
L'Auvergne
Limites de 600 av. J.-C. au XIe siècle (couleur)
Limites du XIe au XVIIIe siècle (ligne bleue)
Blason de Auvergne
Blason de l'Auvergne.
Drapeau de l'Auvergne.
Drapeau de l'Auvergne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut Région historique et culturelle
Départements français Allier (03) (partie)
Cantal (15)
Haute-Loire (43) (partie)
Puy-de-Dôme (63)
Villes principales Ambert, Aurillac, Brioude, Clermont-Ferrand, Issoire, Riom, Saint-Flour, Thiers, Vichy[N 1]-Cusset.
ISO 3166-2 FR-03
FR-15
FR-43
FR-63
Démographie
Gentilé Auvergnat, Auvergnate
Population 834 283 hab.[1] (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Superficie 15 582 km2 [2]
Point culminant Puy de Sancy (1 885 m)
Divers
Langue régionale Auvergnat
Aurillacois

L'Auvergne (Auvèrnhe ou Auvèrnha en auvergnat)[N 2] est une région culturelle et historique de France située au cœur du Massif central.

De 1941 à 1946 et de 1956 à 2015, la Région Auvergne était une région administrative française[N 3]. Elle était composée des quatre départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Sa plus grande ville, Clermont-Ferrand, en était le chef-lieu.
Le , dans le cadre de la loi sur l'Acte III de la décentralisation, la région Auvergne et la région Rhône-Alpes on été réunies[3] pour former une grande région administrative dénommée Région Auvergne-Rhône-Alpes[N 4].

Sommaire

Dénomination et blason[modifier | modifier le code]

Auvergne est écrit en roman médiéval ou en auvergnat Arvernha, Auvernha, Auvernhe ou dans le nord de la Lozère Alvernhe (dans la toponymie des pays de langue d'oc, c'est le digramme « nh » qui note le son /ɲ/, noté « gn » en français). Le mot Auvergne est de genre féminin. Chaîne évolutive du toponyme Auvergne : Arvernia/Alvernia/Alvernha/Auvernha/Auvergne [N 5]

Le blason de l'Auvergne, d’or au gonfanon de gueules bordé de sinople, a été pris par Guillaume IX d'Auvergne. Avant lui, les comtes d'Auvergne portaient : « de gueules à la bande d'or » (qui était l’ancien blason des comtes de Châlon). Il aurait pour origine la bannière qu’aurait portée l'aïeul de sa mère Adélaïde de Brabant, Eustache III, comte de Boulogne-sur-Mer, frère de Godefroy de Bouillon, lors de la conquête de Jérusalem, mais peut-être aussi celle de l'abbé d’Aurillac autour de laquelle se rallièrent les chevaliers de la nation d'Auvergne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de l'Auvergne et Arvernes.

Le pays des Arvernes[modifier | modifier le code]

La cité des Arvernes superposée aux quatre départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme

L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes. C'était l'une des tribus les plus puissantes et les plus riches de Gaule antique.

  • Il y avait au sommet du Puy de Dôme un sanctuaire d'importance international (au sens où il concernait aussi les autres nations gauloises).
  • Le cœur de la nation était difficilement atteignable par de puissantes armées, car entouré sur quasiment tous ses cotés par des massifs montagneux (seul le Nord était ouvert sur les plaines du centre de la France).
  • Leur territoire se composait en son centre de la grande plaine très fertile de la Limagne, des coteaux fruiticoles la bordant, et enfin de grandes prairies de moyenne montagne idéales pour l'élevage. Cet ensemble leur donnait une totale autonomie agricole.
  • Ces zones d'auto-subsistance étaient noyées dans un dense massif forestier qui fournit l'énergie nécessaire à la mise en place d'industries prospères[4] :
    • La céramique à Lezoux, qui devint un très grand centre de production de poteries (en particulier sigillées) de l'Empire romain. Ces poteries font partie du matériel archéologique courant partout dans le nord de l'Europe (et jusqu'en Pologne, pourtant alors au-delà du Limes) et servent à la datation des lieux fouillés.
    • L'exploitation de nombreuses mines d'or, d'argent et autres métaux (exploitées depuis 400 av. J.-C. au minimum)[5].
    • La métallurgie, de la forge à l'orfèvrerie (en particulier du travail du cuivre). Dans la Guerre des Gaules de César, Vercingétorix est décrit avec « une grande armure faite de nombreuses pièces d'argent assemblées et reflétant le soleil ».
  • Ils frappaient leur propre monnaies et multipliaient les échanges commerciaux avec les tribus voisines (moins de 15 monnaies connues pour 57 peuples gaulois). Au centre du monde gaulois, il développèrent un commerces est-ouest et nord-sud engendrant une grande richesse.
La Confédération arverne.En rouge, la cité des Arvernes. En orange, les Vellaves : peuple client des Arvernes, mais d'après Strabon ce sont des Arvernes ayant fait sécession. En vert : les peuples clients, vassaux. En bleu : Les alliés des Arvernes.

Strabon décrit une royauté arverne puissante qui impose au IIe siècle av. J.-C. son hégémonie sur les peuples gaulois[6] avec notamment les règnes des rois arvernes Luern et Bituit. Si beaucoup d'historiens, dans la ligne de Camille Jullian, ont décrit la Gaule Celtique comme un « empire arverne »[7]. Aujourd'hui on parle plutôt d'une « hégémonie » similaire à celle de certaines cités grecques classiques, comme celle qu'exercèrent Athènes ou Sparte, c'est-à-dire non pas une structure politique, mais une ascendance diplomatique, militaire, culturelle et économique. La confédération arverne regroupait les Gabales, les Vellaves, les Cadurques, les Rutènes dont l'aire d'influence comprenait le Languedoc et l'Aquitaine.

Vercingétorix prend le titre de roi en 52 av.J.-C. Son père, Celtillos, avait été élu à cette fonction avant lui et il avait été exécuté par ses compagnons pour avoir voulu la rendre héréditaire. Vercingétorix réussit au cours de l'hiver 53/52 av.J.-C. l'alliance de la plupart des 57 peuples gaulois (Celtes des deux tiers nord de la Gaule) autour de lui, à la suite de la révolte des Carnutes dans Bourges, vassaux des Arvernes. Il réclame et obtient des « otages » (fils ou filles de rois) de chaque peuple gaulois, garants de leur fidélité et de leur alliance contre les Romains.

D'après les fouilles récentes des archéologues (émission radio d'Yves Calvi avec chercheurs, d'octobre 2007), la capitale des Arvernes aurait été située entre Gergovie, Corent, Aulnat, Clermont. Plusieurs autres sites significatifs découverts dans un périmètre de 35 km laissent extrapoler une population urbaine de plus de 150 000 habitants sur trois villes principales et de plus de 500 000 habitants pour l'ensemble du territoire des Arvernes et de leur confédération[réf. souhaitée].

Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est celui de la bataille de Gergovie, qui serait situé à 12 km de Clermont-Ferrand selon l'interprétation faite des écrits de César mais sans preuve tangible, où Vercingétorix battit Jules César en 52 av. J.-C., avant de le poursuivre avec ses cavaliers et ses troupes vers le nord.

La victoire romaine à Alésia (Alise-Sainte-Reine) en Bourgogne, intervient beaucoup plus tard, après que les légions de César ont été ravitaillées par d'autres peuples gaulois. Cherchant à enfermer Vercingétorix et les Arvernes dans Alésia, les légionnaires romains construiront pendant des mois 14 lignes de pièges (fosses avec pieux entre autres) et fortifications sur plusieurs centaines de mètres et ils profiteront de l'arrivée tardive des armées de secours des Gaulois de l'ouest, pourtant fortes de plus de 300 000 hommes. Les troupes gauloises, dirigées par plusieurs chefs seront à deux doigts par deux fois de faire jonction entre eux à la tombée de la nuit, à la suite de sorties de Vercingétorix et de ses cavaliers, mais au prix de nombreux tués dans les pièges romains.

Cette reddition, où Vercingétorix négociera la vie sauve pour les 60 000 rescapés d'Alésia, et après le départ des Gaulois de l'ouest, conduira à son emprisonnement à Rome, où il sera exécuté en prison. Les Romains créeront par la suite la ville d'Augustonemetum (ancêtre de Clermont-Ferrand), sur l'un des cinq sites urbains arvernes existants, lui-même site d'un ancien volcan.

On a retrouvé récemment à Clermont-Ferrand le pied de 60 cm de long d'une statue monumentale de 4,50 m de hauteur, représentant probablement un dieu ou un empereur romain[8].

L'Auvergne romaine[modifier | modifier le code]

Après sa victoire sur les arvernes, César initie une politique habile qui les ménage et les associe au pouvoir. Les deux siècles qui suivent la colonisation correspondent à une période de paix et de prospérité. L’Auvergne fait partie de la province d’Aquitaine, les quelques romains qui viennent s’y installer sont rapidement assimilés, les modes de vie arvernes et romains sont peu différents et facilitent l’association. Le latin s’impose tardivement sur la langue gauloise. La capitale gallo-romaine, Augustonemetum, prends le nom d’Arvernis au IIIe siècle. À la fin du IIIe siècle ou au IVe siècle Saint Austremoine évangélise l’Auvergne. À cette époque la province est menacée par la poussée des peuples germaniques et l'affaiblissement de l'empire. En 469 l’autorité de Rome est toujours reconnue mais la province est encerclée par les Burgondes et les Wisigoths. Ces derniers, menés par le roi Euric, déferlent sur le pays en 471. Sidoine Apollinaire, onzième évêque d'Auvergne, mène alors la résistance et la défense d'Arvernis pendant quatre ans aux côtés d'Ecdicius, son beau-frère. Il fournit un riche témoignage sur l'Auvergne à la fin de l'Antiquité.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plaque tumulaire du VIe siècle - Église Saint-Sébastien de Manglieu

En 475 l'Auvergne est intégré au très grand royaume Wisigothe d'Euric. Habilement, il nomme un arverne catholique, Victorius, comme gouverneur de l'Auvergne et des provinces de l'Aquitaine[9] et il libère Sidoine Apollinaire, qui retrouve son siège épiscopal après deux années de captivité. Son successeur Alaric II est vaincu en 507 par les Francs à la bataille de Vouillé. L'Auvergne passe alors sous la domination de Clovis, le roi des Francs. Elle résiste et à la mort de ce dernier en 511, elle passe sous possession de son fils Thierry et fait partie de l'Austrasie pendant un siècle et demi. Des aristocrates gallo-romains locaux sont nommés comtes et dirigent la province avec les évêques d'Auvergne. L'influence des royaumes germaniques restera très faible[10].

À la fin du VIIe siècle ou au début du VIIIe siècle, l'Auvergne passe sous l'influence du duché d'Aquitaine [11]. Gouvernée par les ducs d'Aquitaine qui portent également le titre de comte d'Auvergne, elle fait l'objet de convoitises entre francs et aquitains. Durant cette période, ce sont les évêques d'Auvergne qui exercent concrètement le pouvoir[12]. Ils fondent partout en Auvergne de nombreux monastères (Brioude, Manglieu, Thiers, Mozac, etc.), qui mènent une grande activité intellectuelle et scolaire[13] et font de l'Auvergne une importante place de la Chrétienté.

À ces troubles politiques, se rajoutent pendant ces siècles de grandes calamités telles que les épidémies au VIe siècle[14] et les incursions des Sarrasins. En 760 Pépin le Bref, dans sa lutte contre le duc d'Aquitaine, ravage l'Auvergne à deux reprises[15]. Les Normands attaquent la région à partir du IXe siècle. Ils assiègent et incendient la capitale[16]. Les puissantes familles seigneuriales locales, livrées à elles-mêmes, se mènent des guerres privées incessantes, et pillent la région sans relâche. L'insécurité permanente culmine au Xe siècle[17].

Cette insécurité est à l'origine du mouvement de la « Paix de Dieu », qui naît en Auvergne au milieu du Xe siècle, et qui aura un retentissement formidable dans le monde occidental. Il fondera les bases morales de la société médiévale[18].

Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

Gerbert d'Aurillac alias Sylvestre II et le démon : illustration datant de 1460.

Gouvernée jusqu'alors par les ducs d'Aquitaine et d'Auvergne la province connaît un changement politique majeur à la fin du Xe siècle quand Guy, vicomte de Clermont et d'Auvergne, se proclame comte d'Auvergne et crée la dynastie comtale héréditaire. Les comtes d'Auvergne s'affranchissent de plus en plus de leurs suzerains directs. À mesure que leur autonomie s'affirme, l'Auvergne s'intègre progressivement au royaume de France. Les comtes sont eux-mêmes suzerains de grands seigneurs [N 6]. À la même époque les évêques d'Auvergne deviennent maîtres de grands domaines centrés sur Clermont qui constituent la « seigneurie épiscopale de Clermont ». Concurrents politiques des comtes une longue rivalité entre Clermont et Montferrand voit le jour. Le compte d'Auvergne n'avait pas un grand réseau de vassaux, sans doute parce qu'il n'était que le descendant d'un modeste vicomte. Il possédait en propre de nombreuses terres en Basse-Auvergne, la majeure partie de la Limagne, des terres en Brivadois mais très peu de choses en Haute-Auvergne. Il n'était pas le maître de la capitale qui appartenait aux évêques qui avaient aussi de nombreux vassaux en Haute-Auvergne. Le domaine de l'Abbaye d'Aurillac était libre et exempt de toute juridiction et ne relevait que du pape[19] (il forma par la suite la vicomté de Carlat).

Urbain II prêchant la croisade à Clermont

Les abbayes d'Auvergne voient leur renommée s'étendre très largement dans la Chrétienté[20] et se bâtissent une solide réputation en Occident. Véritables foyers intellectuels, elles sont particulièrement prospères du XIe siècle au XIIIe siècle. Les abbayes d'Aurillac et de la Chaise-Dieu sont les plus célèbres. Gerbert d'Aurillac (926-1003), grand savant et mathématicien favorise l'introduction des chiffres arabes en Occident. Entre 950 et 1150 environ, l'Auvergne se couvre d'admirables églises romanes d'une grande homogénéité de style. C'est la naissance de l'art roman auvergnat.

En 1095 le pape Urbain II convoque un concile à Clermont. À la fin du concile, il lance l'appel de Clermont et adjure les chrétiens d’Occident de cesser leurs guerres fratricides et de partir pour la Terre Sainte pour délivrer Jérusalem. Une foule considérable de "pauvres gens" se met en route pour Jérusalem et sera massacrée par les Turcs. Les seigneurs partent à leur tour, de tout le royaume, dont le comte d'Auvergne Guillaume VI, et de nombreux seigneurs auvergnats. Ils prendront Jérusalem en 1099.

Le château de Tournoël fut assiégé en 1212 par les troupes royales

En 1147 Robert III d'Auvergne meurt en Terre Sainte . À son retour en Auvergne, son fils Guillaume "le jeune", se trouve dépossédé par son oncle Guillaume "l'Ancien" à qui l'on avait confié les biens et prérogatives pendant l'absence du comte d'Auvergne. Le conflit aboutit à un partage des terres du comté : Guillaume l'Ancien (ou Guillaume VIII) garde la plus grande partie des terres et conserve le nom de comté d'Auvergne ; Guillaume le Jeune (ou Guillaume VII) conserve Montferrand, la capitale comtale, ainsi que quelques terres autour de Pontgibaud et en Limagne (Dauphiné d'Auvergne).

En 1212 le roi de France Philippe-Auguste envoie une armée en Auvergne et dépouille Guy II de presque tout son comté. Les territoires confisqués, qui représentent la plus grande partie de l'Auvergne, sont annexés au domaine royal et nommés « Terre d'Auvergne ». Ainsi, à partir du début du XIIIe siècle, l'ancien comté d'Auvergne se trouve morcelée en quatre entités politiques aux statuts inégaux[21] : Le comté d'Auvergne, petite région centrée sur Vic-le-Comte, le Dauphiné d'Auvergne, région située à l'ouest d'une ligne Clermont-Issoire, la seigneurie épiscopale de Clermont, propriété de l'évêque de Clermont et la Terre d'Auvergne qui devient en 1360 le duché d'Auvergne avec Riom pour capitale .

Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle la province reste dans le giron de la famille capétienne. Elle est donnée en apanage à Alphonse de Poitiers, puis en 1360 comme duché à Jean Ier de Berry (qui rachète aussi la vicomté de Carlat). Une de ses filles épouse le duc de Bourbon qui devient alors duc d'Auvergne. Tous leurs domaines sont finalement confisqués par François Ier en 1527.
La peste noire frappe durement l'Auvergne, en particulier en 1348, 1349, 1360 et 1383. La mortalité très élevée diminue fortement l'activité de la région[22].
Pendant la guerre de Cent Ans des hommes d'armes français recrutés sur les terres soumises à l'Angleterre et groupés en grandes compagnies pillent et rançonnent les villes auvergnates. Après 1375, les routiers s'implantent solidement en Haute-Auvergne et ne seront chassés que par une forte expédition royale en 1392.

L'Auvergne des Bourbon[modifier | modifier le code]

Duchés de Bourbon et Auvergne sous Charles III de Bourbon avant l'annexion de 1531 par François Ier.

La maison de Bourbon apparait au Xe siècle à Bourbon-l'Archambault. Ses domaines s'agrandissent rapidement et finissent par constituer un duché situé au nord de l'Auvergne. En 1416 les princes de Bourbon parviennent à commander toute la province [23]. Cette situation se prolongera pendant un siècle. Les Bourbons s'opposent régulièrement aux rois de France au cours de cette période. En 1523 le connétable Charles III de Bourbon, duc de Bourbon et d'Auvergne, trahit François Ier. Ses domaines sont confisqués, et l'Auvergne retourne au domaine royal en 1527. Depuis 1012 les comtes d'Auvergne avaient maintenus un petit fief en plein cœur de l’Auvergne à Vic-le-Comte. Catherine de Médicis en hérita par sa mère Madeleine de la Tour d'Auvergne à la mort de sa tante Anne d'Auvergne en 1524. Son mariage en 1533 avec le futur Henri II permit la réunion de ce dernier morceau de l'Auvergne à la couronne de France.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Session des Grands Jours d'Auvergne, 26 septembre 1665
L'Auvergne dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.

Un siècle après la guerre de Cent Ans, l'Auvergne plonge dans les guerres de religion. Des milices calvinistes font des incursions dans le Haut-Pays, et prennent par surprise des châteaux ou des bourgs catholiques qu'ils rendent ensuite en contrepartie d'une rançon, pillant et détruisant les abbayes. Le capitaine Merle en particulier, solidement implanté dans le Gévaudan voisin, rançonne Issoire mais échoue devant Saint-Flour. C'est ainsi que l'année qui suit la destruction de l'Abbaye de Vabres, la ville d'Aurillac est prise en 1569, ses habitants rançonnés, et son abbaye entièrement pillée, ses trésors fondus et emportés à Genève, ses richesses vendues aux enchères, ses archives incendiées et ses bâtiments détruits.

En 1623, Blaise Pascal nait le 19 juin au pied de la Cathédrale de Clermont-Ferrand. Il est le fils d'Étienne Pascal (1588-1651), conseiller du roi pour l'élection de Basse Auvergne, puis second président à la Cour des aides de Montferrand, et passionné par les sciences (ami de Leibnitz, Mersenne, Roberval et Descartes). Il décidera d'éduquer seul ses enfants (dont Blaise), avec la visite régulière de ses amis scientifiques.

En 1665, Louis XIV instaure temporairement à Clermont et au Puy une cour criminelle d'exception, les Grands jours d'Auvergne, afin de faire droit à de nombreuses plaintes de personnes du peuple victimes des violences et des exactions de certains fonctionnaires ou membres de la noblesse d'Auvergne. La vie des magistrats est relatée par Esprit Fléchier, de nombreuses condamnations à mort et confiscations sont prononcées.

Au XVIIIe siècle la condition économique de la paysannerie s'améliore considérablement grâce à la politique avisée des intendants et des subdélégués d'Auvergne qui prennent le relais des abbayes et développent l'élevage, la fabrication du fromage, l'agriculture, les verreries, les forges, les routes. L'Auvergne voit naître le général révolutionnaire Desaix.

Le XIXe siècle et le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Construction du Viaduc de Garabit en 1884

Napoléon III fera aussi beaucoup pour l'Auvergne, par exemple à Vichy, où il est soigné, en créant un casino, de grandes avenues, de grands hôtels, l'église, le chemin de fer et la gare, de grands parcs et une digue fluviale sur l'Allier. Napoléon III souhaitait faire de Vichy la plus belle station thermale de France, comparable à Baden-Baden en Allemagne (à l'époque le Pays de Bade). Lui et l'Impératrice Eugénie fréquentèrent également la station de Royat. S'intéressant à l'Histoire, il est membre de plusieurs sociétés savantes d'Auvergne comme la Société de la Haute-Auvergne, encourage les fouilles de Gergovie, fait connaître Vercingétorix, crée le musée national des antiquités galloromaines à Saint-Germain-en-Laye.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville de Vichy sera choisie par le Maréchal Pétain et par Pierre Laval, en raison de ses importantes capacités hôtelières et de sa position en zone libre, pour devenir la capitale du gouvernement replié à Bordeaux, à la suite de l'invasion allemande de 1940, puis le siège de l'État français et de son gouvernement.

Clermont-Ferrand sera la capitale de la France non occupée un jour, le 29 juin 1940 : le gouvernement français qui a quitté Bordeaux s'installera en effet à Clermont pour 24 heures, avant de rallier Vichy.

À la même époque, le Maréchal Pétain organise le repli de l'Université de Strasbourg avec ses professeurs et de nombreux intellectuels à Clermont-Ferrand, tandis que le Consistoire central israélite de France, avec les différentes organisations juives, est installé à Limoges.

La région administrative[modifier | modifier le code]

Siège de l'ancienne Région Auvergne à Clermont-Ferrand
Article détaillé : Région Auvergne.

En 1941 l’État français crée la région de Clermont-Ferrand qui regroupe les quatre départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. En 1955 la France se dote de nouvelles structures régionales. La région administrative Auvergne regroupe de nouveau les quatre mêmes départements. En 1972 la loi[24] fait de la région Auvergne un établissement public régional. La loi de décentralisation de 1982 en fait une collectivité territoriale à part entière.

La région Auvergne et la région Rhône-Alpes sont réunies le [3] pour former une grande région administrative qui reçoit dans un premier temps le nom de « Région Auvergne-Rhône-Alpes ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Les 15 pays traditionnels d'Auvergne, les 4 pays du Bourbonnais et le Velay.
Le Puy de Côme.
Monts de la Margeride vus depuis le plateau de Tempel

Les paysages[modifier | modifier le code]

L’Auvergne apparait comme une région bien individualisée du Massif central. Cependant, si elle est limitée à l’ouest par le Limousin et les gorges de la Dordogne, et à l’est par les monts du Forez, sa bordure méridionale reste plus indécise. On peut néanmoins la jalonner par l’Aubrac et la Margeride. La morphologie d'ensemble de la région se présente comme un entonnoir ouvert au nord et resserré au sud. Au centre, l'Allier forme un axe orienté nord-sud le long duquel s’étendent de vastes plaines : les Limagnes. De part et d’autre s'élèvent les formations collinéennes et de moyenne montagne.

Si le trait dominant de l’Auvergne est son compartimentage en massifs et bassins, un des caractères les plus originaux est la présence de massifs volcaniques remarquablement conservés.

Les massifs cristallins[modifier | modifier le code]

Les fragments de la vieille chaîne hercynienne qui dataient de la fin de l'Ère primaire ont été fracturés et portés à des altitudes variables à l'Ère tertiaire lors de l'apparition des Alpes. Les blocs cristallins ont été soulevés le long de failles et délimitent de petits fossés : la plaine d’Ambert, surplombée par le massif du Livradois (Bois Noirs, 1 218 mètres), et les monts du Forez (Pierre-sur-Haute, 1 634 mètres). Ces hosts granitiques sont prolongés au nord par la Montagne bourbonnaise et au sud par les monts de la Margeride (Signal de Randon,1 552 mètres) qui se prolongent dans la Lozère. Du nord-ouest au sud-ouest, les masses cristallines conservent une allure de plateau. Les Combrailles sont profondément entaillées par l’érosion fluviale (gorges de la Dordogne et de la Sioule). L’érosion glaciaire intense est à l’origine des nombreux lacs de l’Artense qui lui donnent des aspects de Scandinavie. Au sud-ouest, la Châtaigneraie offre un paysage de collines et un climat adouci, aux accents méditerranéens..

Les massifs volcaniques[modifier | modifier le code]

Au-dessus du socle cristallin, surgissent les édifices volcaniques dont les plus récents datent de l'Ère quaternaire et n'ont que quelques milliers d'années. Les monts Dôme alignent 80 volcans. Tous les types y sont représentés, même si les volcans de type strombolien sont les plus nombreux. Ce sont des volcans récents et bien conservés ; ils sont dominés par le Puy de Dôme (1 463 mètres). Une demande d’inscription du site au Patrimoine mondial de l’UNESCO est en cours. Au sud, se situent ensuite les monts Dore qui culminent au Puy de Sancy (1 886 mètres), point culminant du Massif central. Ce sont de grands stratovolcans plus anciens qui ont été démembrés par l’érosion fluviatile et glaciaire. Ils emprisonnent des lacs d’origines diverses : lacs de cratère tel que le lac Pavin, lacs de barrage volcanique comme le lac d'Aydat ou le lac Chambon ou lacs morainiques comme le lac de Guéry. Plus au sud, s’enchaînent d’abord le plateau basaltique du Cézallier, qui évoque parfois les paysages de l’Écosse, puis le puissant ensemble volcanique du Cantal. Avec ses 40 km de diamètre, d’où rayonnent, à partir du Puy Mary (1 787 mètres) et du Plomb du Cantal (1 858 mètres), des vallées en auge (Cère, Maronne, Rhue, Alagnon). Celles-ci séparent de vastes plateaux basaltiques, aux sols fertiles : les planèzes. La plus grande est la planèze de Saint-Flour. Cet ensemble bénéficie de la protection du Parc des volcans d'Auvergne. Au sud de la Truyère, l’Aubrac conserve une allure de plateau où terrains granitiques et volcaniques se mêlent. À l'est de l'Allier, les volcans du Livradois paraissent plus modestes et le massif du Devès ne présente aucun cratère volcanique.

Les plaines[modifier | modifier le code]

La Limagne d'Issoire vers Aulhat-Flat

Les bassins d’effondrement, dans lesquels les mers tertiaires ont déposé plusieurs centaines de mètres de sédiments, ont fixé les cours de l’Allier le long duquel se succèdent les plaines fertiles. Ces plaines sont appelées « Limagnes » : Limagne de Brioude, d’Issoire, Grande Limagne, Limagne Bourbonnaise… Ces plaines sont parmi les plus basses, les plus plates et les plus fertiles d'Europe. Elles s'étalent sur quatre-vingt-dix kilomètres de long et forment une bande de terre noire en forme de triangle pointé vers le sud et évasé au nord. On y cultive les oléagineux, la betterave mais aussi la vigne et les fruits. Les rendements obtenus sont parmi les plus élevés d'Europe [25].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Allier est la grande rivière de l'Auvergne. Après avoir pris sa source dans les monts de la Margeride elle la traverse tel un axe orienté sud-nord. Elle fait comme comme une colonne vertébrale et structure le territoire. L'Auvergne c'est la vallée de l'Allier, ses coteaux et les montagnes qui l'encadrent. Cette même structure se retrouvait dans l'ancienne région Auvergne. Son débit dépasse parfois celui de la Loire et cette dernière donne l'impression d'être l'affluent de l'Allier au point de confluence. L'Allier est une rivière peu domestiquée et qui reste très sauvage. Sont lit varie fortement, la faune (notamment les oiseaux) est riche et les zones humides nombreuses. Sont débit est très irrégulier, les eaux les plus hautes sont en hiver, les plus basses en été. La Dore dans le Livradois, l'Alagnon dans les Monts du Cantal et la la Sioule dans les Monts Dôme et les Combrailles sont trois de ses affluents principaux. Au sud, la Truyère, affluent du Lot, fait frontière avec les départements de la Lozère et l'Aveyron et La Cère avec celui de la Corrèze. A l'ouest, la Dordogne fait transition avec le midi aquitain.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Puy Mary en hiver
Le village de Chilhac et sa végétation supra-méditerranéenne

Adossée aux versants septentrional et méridional du Massif central, la région présente d'importants contrastes climatiques générés par le relief, avec une continentalisation rapide d'ouest en est. Trois influences interagissent sur cette région :

  • Au sud-ouest l'influence océanique est très sensible, le relief réactivant les perturbations d'origine atlantique (flux de sud-ouest à nord-ouest). Les précipitations sont régulières, partout supérieures à 110 cm/an, abondantes en montagne - optimum estimé à 250 cm dans les Monts du Cantal - occasionnant un enneigement conséquent bien qu'irrégulier en raison de redoux marqués. Cette région porte bien son surnom de « pays vert » ; on la compare aussi à l'Irlande ou aux highlands d'Écosse (l'ensoleillement y est néanmoins supérieur). Le versant méridional de l'alignement montagneux allant des Monts Dore aux Monts d'Aubrac constitue une franche limite climatique, caractérisée par un effet de foehn et une altération de l'influence océanique.
  • À l'est et au nord de cette ligne - soit sur l'essentiel du territoire régional - la tendance continentale se renforce, avec un accroissement de l'amplitude thermique été-hiver et de la part des orages dans le total des précipitations. À altitude égale, les hivers sont plus froids et beaucoup plus secs, et les étés plus chauds (la température peut dépasser 40° en plaine). Les précipitations sont de l'ordre de 50 à 80 cm/an en plaine (on relève localement des records d'aridité pour la France continentale), 100 à 140 cm en montagne (où l'enneigement est généralement moins abondant mais plus régulier que sur les montagnes du sud-ouest).
  • Une timide influence méditerranéenne, qui lors de cycles perturbés, se manifeste notamment dans le Brivadois et la Châtaigneraie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Auvergne.

L'Auvergne est habitée depuis plus de 15 000 ans. Ses habitants ont donc pu voir les éruptions volcaniques à l'origine des volcans les plus jeunes de la chaîne des Puys (4 000 à 12 000 ans av. J.-C.). On estime que vers 250 à 50 av. J.-C., la population des Arvernes, les Gaulois les plus riches de la Gaule Antique, était de l'ordre de 200 000 personnes[26].

Les principaux foyers de peuplement se trouvent près des cours d'eau (Allier, Tiretaine), les places de marché (Brioude) et les bassins industriels (Clermont-Ferrand, Cournon, coutellerie à Thiers, Vichy, Aurillac). Les villes représentent plus de 70 % de la population, tandis que les campagnes, après un fort exode rural au début du XXe siècle ont perdu l'essentiel de leur population.

La Région Auvergne comptait 1 440 000 habitants[27] mais la partie correspondant à l'ancienne province ne compte que 834 000 habitants si on additionne les populations des départements du Cantal, du Puy-de-Dôme et de l'arrondissement de Brioude. Cette population progresse de façon régulière, grâce à l'un des taux d'emploi les plus élevés de France (91,1 % contre 89,8 % en moyenne nationale), comparable à celui de l'ancienne région Rhône-Alpes (91,1 %).

Elle se partage entre un département en forte croissance (Puy-de-Dôme, 655 498 habitants) qui concentre plus de 50 % de la population régionale, et les autres territoires à la moyenne d'âge plus élevée et moins peuplés (Cantal et parties de l'Allier et de la Haute-Loire).

Aujourd'hui, Clermont-Ferrand représente plus du quart de la population de la région.

Principales agglomérations[modifier | modifier le code]

L'Auvergne compte six villes dont l'aire urbaine dépasse 50 000 habitants[N 7]

Ville Population 1999
Commune Agglomération Aire urbaine
Clermont-Ferrand 141 004 258 541 409 558
Vichy 26 915 60 877 80 194
Montluçon 44 074 60 993 78 477
Le Puy-en-Velay 22 010 42 608 66 129
Moulins 22 667 40 050 58 355
Aurillac 32 718 36 096 56 830
Thiers 14 950 18 281 51 492
Issoire 14 778 14 548 27 502
Riom 19 324 25 052 Clermont-Ferrand

Transports[modifier | modifier le code]

L'avion[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne a accueilli jusqu'à 1 090 417 passagers en 2002, il est retombé à 398 934 en 2011[28] à la suite du rachat de Regional Airlines par Air France et à la délocalisation du hub de cette compagnie sur l'aéroport de Lyon en 2003. Depuis le site aéroportuaire a du mal à se relever du préjudice. L'arrivée sur la plate-forme des compagnies FlyBe puis de Ryanair en 2013 a malgré tout contribué à relever le trafic à 416 451 passagers en 2014[29]. L'arrivée de la compagnie Fly Kiss en 2016 a permis d'ouvrir des liaisons sur Londres, Nice, Strasbourg, Brest et Lille. Les aéroports d'Aurillac et du Puy-en-Velay sont reliés à Paris respectivement par Hop ! et Hex'air[N 8].

La route[modifier | modifier le code]

Les axes autoroutiers nord-sud A71 et A75 Paris-Montpellier-Espagne et est-ouest A89 Bordeaux-Lyon-Genève, se croisent à Clermont-Ferrand. Ils permettent désormais de relier toutes les grandes métropoles nationales. La Méditerranée n'est plus qu'à h 48 de l'ancienne capitale régionale[30] depuis l'ouverture du viaduc de Millau en 2004. Avant renommage en A89, l'autoroute A72, venant de Saint-Étienne, permettait de relier Thiers à Clermont-Ferrand. L'autoroute A77, dite « Autoroute de l'Arbre », poursuit l'autoroute A6 au départ de Paris pour la prolonger et aller (en tant que route nationale 7) jusqu'à Moulins, dans l'Allier.

La qualité des routes est excellente sur tout le réseau des nationales et départementales et permet de relier Paris à Moulins (N 7) et Clermont-Ferrand en h 30, et Moulins à Montluçon (A71, N 79 et N 7)[31].

Le train[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Auvergne.

La ligne SNCF Paris-Clermont-Ferrand a été électrifiée en 1990 et a reçu des améliorations dans le passé. En 2003 le temps de trajet le plus court entre les deux villes était de h 59, il peut s'élever à h 24 pour les trains desservant Nevers, Moulins, Vichy et Riom. Depuis 2012 les trains en provenance d'Auvergne arrivent en gare de Paris-Bercy.

Aucune ligne à grande vitesse n'est prévue à court terme pour la région. Le projet d'une ligne TGV Paris-Bourges-Clermont-Ferrand-Lyon a été plusieurs fois évoqué, notamment en 2015, lors de la création des nouvelles régions administratives. Une telle ligne mettrait Clermont-Ferrand à h 15 de Paris et permettrait de dédoubler l'axe TGV rhodanien très chargé. D'autres projets moins ambitieux mais plus réalistes ont également été proposés, comme le projet « Des trains pour tous » qui propose la modernisation des voies existantes et l'utilisation de trains à haut niveau de service[32]. Les temps de parcours seraient alors de h 30 mais avec des prix de billets plus faibles et une meilleure desserte des villes moyennes du centre.

Le Plan Rail Auvergne 2009-2013 a permis, en cinq ans, de rénover significativement le réseau ferré auvergnat[33]. Toutefois Aurillac et Le Puy-en-Velay ne disposent pas de relation directe en train avec l'Île-de-France.

La ligne qui relie Clermont-Ferrand à Lyon comporte des tronçons sinueux et non électrifiés, notamment entre Roanne et Lozanne. En 2016, il fallait entre h 15 et h 44 pour relier les deux villes[34]. L'amélioration de cette liaison est souhaitable car elle permettrait à l'Auvergne de bénéficier des avantages de la gare de la Part-Dieu pour l'accès à la LGV Méditerranée et aux futures lignes Rhin-Rhône porté par l'association ALTRO.

Les lignes Clermont-Nîmes et Clermont-Béziers souffrent d'une faible fréquentation et leur avenir reste incertain[35].

Depuis le , la région gère le service TER régional dans le cadre d'une convention avec la SNCF. Le périurbain allant de Moulins à Brioude (via Vichy principalement) concentre la plus importante part des services avec un cadencement lentement mis en place depuis décembre 2011. En novembre 2015, le service TER Auvergne comptait 266 trains en circulation par jour, quinze lignes, 7,1 millions de voyages annuels et 84 gares pour un budget de 140 millions d’euros (22,4 millions de recettes commerciales)[36].

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré son faible marché local la région a développé de nombreux champions nationaux et internationaux tournés vers l'exportation tels que Michelin, Limagrain (semences), Aubert et Duval (aéronautique), MSD-Chibret (pharmacie), SOCOPA (viande), Centre-France-La Montagne (presse quotidienne régionale), Volvic-groupe Danone (eau minérale). La plupart de ces champions exportent plus de 75 % de leur production dans le monde entier. L'Auvergne compte aussi de nombreuses PME dynamiques qui bénéficient d'un réseau de formation supérieure de qualité centré sur la capitale régionale. Clermont-Ferrand comptait deux universités, six grandes écoles et 45 000 étudiants en 2015[37].

Industrie[modifier | modifier le code]

Affiche Michelin de 1898.

L'Auvergne est une région relativement industrielle, puisque la part de l'industrie dans la population active en 2015 s'élevait à 18 % (80 000 emplois) contre 13 % pour la moyenne nationale. Toutefois, de 2005 à 2015, l'industrie auvergnate a perdu un cinquième de ses emplois[38],[39]. Le tissu industriel est diversifié : pneumatiques (Michelin), élastomères (Trelleborg Industrie), industries métallurgiques (Aubert et Duval, Constellium), mécaniques (Valeo), pharmaceutiques (MSD-Chibret), Câbleries (Groupe OMERIN)[40]... Il s'appuie aussi sur des traditions industrielles anciennes (coutellerie à Thiers, métallurgie à Issoire, dentellerie au Puy, parapluies à Aurillac).

Pneumatiques et caoutchouc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Michelin.

La principale industrie auvergnate est celle du pneumatique. Michelin était la deuxième entreprise mondiale du secteur en 2014 [41],[42], elle est implantée dans 195 pays. L'entreprise a gardé son siège social et son centre directeur à Clermont-Ferrand, c'est un cas unique en France car toutes les autres entreprises du CAC40 ont leur siège à Paris ou en région parisienne[43]. Aujourd'hui encore l'entreprise emploie 14 000 personnes à Clermont-Ferrand notamment dans les services administratifs ou dans la R&D. Au nord de la ville, le centre de recherche de Ladoux reste le plus important du groupe au niveau mondial (2 500 salariés)[44]. L'entreprise concurrente Dunlop est installée à Montluçon.

Pharmacie[modifier | modifier le code]

En 2016 l'Auvergne se situait au 4e rang national pour son industrie pharmaceutique. Le secteur représentait 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires et faisait vivre 3 600 salariés[45]. Trois sites majeurs sont installés près de Clermont-Ferrand. À Vertolaye le site de Sanofi produit des corticostéroïdes. À Riom MSD Chibret produit des médicaments ophtalmologiques, antibiotiques et antiparasitaires. Thea, également spécialisée dans l'ophtalmologie, est le premier groupe européen indépendant dans ce domaine et possède une vingtaine de filiales dans vingt pays d'Europe[46]. Le Groupement des Industries du Médicament de la Région Auvergne (Gimra) réunit 37 entreprises comme Quantel Medical (équipement laser et à ultrasons) ou TVM (ophtalmologie vétérinaire)[47].

Métallurgie et travail des métaux[modifier | modifier le code]

Couteau de Thiers.

En 2003 le secteurs de la métallurgie et des équipements mécaniques en Auvergne représentait 23 000 salariés soit 23 % des salariés industriels [N 9]. L'activité liée aux métaux se concentre dans les environs de Thiers, Issoire et Dompierre-sur-Besbre.
À Thiers la coutellerie est une activité multiséculaire et fournit encore 70 % de la production nationale[48]. De nombreuses PMI y exercent leur activité principalement dans le décolletage. Aubert et Duval (aciers spéciaux) exploite la plus puissante presse hydraulique du monde occidental avec 65 000 tonnes de puissance installée en 1974[49] à Issoire et une Aciérie électrique aux Ancizes. Toujours à Issoire, Constellium produit des pièces d'aluminium pour l'industrie aéronautique et Issoire Aviation produit également des pièces pour l'aéronautique et des avions légers. L’équipementier Valeo produit des accessoires pour automobiles et PSA Peugeot Citroën exploite à Dompierre-sur-Besbre une fonderie où l'on fabrique des pièces de freinage.

Agriculture et secteur agro-alimentaire[modifier | modifier le code]

Avec 41 000 emplois en 2010, l'agriculture représentait 6,1 % des emplois régionaux (le double de la moyenne nationale : 3,1 %)[50]. En moyenne, La valeur de l’ensemble des productions agricoles approchait 2 milliards d’euro. La production de viande bovine arrive largement en tête (41 % de la production agricole auvergnate). En 2010 l’agriculture occupait plus d’1,5 million d’hectares en surface agricole utilisée, soit 57,3 % du territoire régional. Le reste du territoire est occupé par des surfaces boisées (742 000 ha) et par des friches (342 000 ha)[50].

L'agroalimentaire est forte et a développé quatre filières d'excellence : la filière céréales qui s'appuie sur les production de la Limagne, la filière viande avec des productions bovines reconnues (races Salers) mais aussi ovines, porcines et aviaires, la filière lait (cinq AOP fromagères) qui compte 9000 producteurs de lait et la filière boissons (109 sources d'eaux minérales et numéro 1 en Europe avec six marques nationales ou internationales)[51],[52]. La sylviculture, la production de miels, de confitures et de fruits confits sont des activités anciennes mais toujours présentes.

Filière céréales[modifier | modifier le code]

Siège de Limagrain.

Dans les Limagnes on pratique les grandes cultures : céréales (blé, orge, maïs), oléagineux (colza, tournesol) et betteraves sucrières. Au total 270 000 hectares sont consacrés à la production céréalières et c'est à Clermont-Ferrand que se situe l'usine française de transformation de betteraves la plus méridionale. L’entreprise Limagrain est devenue le quatrième plus grand semencier mondial[53]. Elle a établi son siège social à Chappes, près de Clermont-Ferrand. Cette société dispose d'un réseau de recherche composé de 50 stations de sélection, sept laboratoires de biotechnologie et trois laboratoires de recherche sur les ingrédients, ce qui en fait, avec l'INRA et Michelin, l'un des principaux pôles de recherche de la région, avec des dépenses de Recherche et développement de 60 millions d'euros par an.Jacquet (leader français de la boulangerie industrielle), et de Domagri, disposant d’installations ultra-modernes pour le travail du grain. Parallèlement à la production de céréales et à l'activité de meunerie, une industrie tournée vers l’alimentation animale se développe (Alivert, Jambon SA, Pet Food Plus, Thivat Nutrition Animale)[51]. Dans la Haute-Loire, la culture de la lentille verte du Puy se localise sur les plateaux du Devès. C'est le premier légume à avoir obtenu une AOC.

Filière boissons[modifier | modifier le code]

Les sources de Volvic.

L'Auvergne bénéficie de nombreuses sources d'eau minérale naturelle plate ou naturellement gazeuse, dont plusieurs sont commercialisées (Vichy Célestins et Vichy Saint-Yorre, Chateldon, Rozana, etc.). La plus connue, l'eau de Volvic, n'a jamais été utilisée en thermalisme. Très faiblement minéralisée, elle est classée eau de source aux États-Unis.Le secteur des eaux minérales est particulièrement bien représenté avec Volvic, mais aussi le Groupe Alma (Saint-Yorre, Vichy Célestins, Chateldon et Rozana), Sainte-Marguerite, Châteauneuf, Saint-Diéry, Saint-Géron, Arvie, SMDA (Mont-Dore), Aquamark (Laqueuille) etc.

Filière viande[modifier | modifier le code]

Vache de race Salers.

Dans sa partie montagneuse, l'Auvergne est une région d'élevage extensif orientée vers la production de lait et de viande. C'est le berceau de la race bovine salers et dans une moindre mesure de la race aubrac (Cantal). On y élève aussi beaucoup la charolaise. La ferrandaise est une race locale ancienne qui se développe à nouveau.

Essentiellement orientée vers la viande de boucherie, l’industrie des viandes s’appuie également sur l’élevage de volailles (dix labels rouges), l'élevage porcin (appellation "Porc d'Auvergne") et les salaisons. La production de viande bovine est bien représentée dans l'Allier, ainsi que dans les Combrailles qui s'est spécialisé ces dernières décennies dans la production de broutards de race charolaise destinés à l'exportation. Dans l'est de la Haute-Loire le Fin gras du Mézenc est une AOC de viande bouchère produite avec des animaux engraissés avec le foin des prairies d'altitude. L'Auvergne organise chaque année en octobre le « Sommet de l'Élevage » à Cournon-d'Auvergne, première manifestation de ce type en Europe.

Les quatre plus grands groupes industriels du secteur sont Arrivé Auvergne, Socopa, Doux et Celvia[51].

Filière lait[modifier | modifier le code]

4 fromages d'Auvergne : Cantal, Bleu d'Auvergne, Fourme d'Ambert et Saint-nectaire.

L'Auvergne est une région importante pour la production de fromages. Avec 50 000 tonnes, elle produit le quart de la production française de fromages AOP en 2011 [54]. Cinq appellations agricoles fromagères bénéficient de la protection AOP : Bleu d'Auvergne, Cantal (en trois affinages : jeune, entre-deux, vieux), Fourme d'Ambert, Salers, Saint-nectaire. La production est riche et variée : le gaperon, le chèvreton du Forez, le murol, le pavin, le crottin d'Ambert, la fourme de Saint-Anthème ou le chapelou sont des produits reconnus. Les plus grandes entreprises françaises y sont implantées : Sodiaal (Candia), Bongrain, Lactalis, 3A-Fromageries Occitanes, Société Laitière des volcans d'Auvergne et des PME locales reconnues : Dishamp, Walchli, Garmy...

Sylviculture[modifier | modifier le code]

En 2014 le secteur Bois employait environ 12 000 personnes en Auvergne, répartis sur environ 4 000 entreprises, tous segments confondus. Il comptait 7 550 salariés (7 % en exploitation forestière, 13 % en 1re transformation, 74 % en 2e transformation et 6 % en négoce) [55]. Dans le nord de l'Allier, la forêt de Tronçais (10 400 ha) est aussi une curiosité touristique. Haute futaie de chênes, créée à l'époque de Colbert pour les besoins de la marine, qui fournit aujourd'hui, notamment, le bois utilisé pour la fabrication des tonneaux des grands crus. Elle est une des plus grandes d'Europe.

La recherche[modifier | modifier le code]

L'Auvergne est également l'un des premiers pôles de recherche en France avec plus de 45 000 étudiants et 6 000 chercheurs[56] en 2011, dans les domaines de la chimie, des pneumatiques, de l'acier, des sciences médicales et pharmaceutiques, dans la recherche agronomique, dans les biotechnologies, la sismologie, la météorologie. Elle compte quatre EPST (INRA, CNRS, Inserm, IRSTEA), le BRGM, deux pôles de compétitivité dynamiques (Céréales Vallée et ViaMéca), elle participe au Cancéropôle CLARA et au pôle de compétitivité Elastopôle.

Six grandes écoles d'ingénieurs sont reconnues internationalement : l'ISIMA (Institut supérieur d'informatique, de modélisation et de leurs applications), Polytech (Institut des sciences de l'ingénieur), SIGMA Clermont (mécanique et chimie), l'ESC Clermont (École supérieure de commerce de Clermont-Ferrand), Agro Paris Tech ENGREF (École Nationale du Génie Rural des Eaux et des Forêts), VetAgro Sup (Institut d'enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l'environnement)[56].

Thermalisme[modifier | modifier le code]

L'Auvergne a aussi développé un pôle de santé et de loisirs fort avec les stations thermales de Vichy, du Mont-Dore, de Châtel-Guyon, entre autres. Elle compte dix stations thermales :

L'association Thermauvergne inclut également deux stations immédiatement frontalières de l'Allier : Bourbon-Lancy, située dans le département de la Saône-et-Loire, et Évaux-les-Bains, située dans le département de la Creuse (mais Saint-Nectaire ne fait pas partie de cette association). Vichy, sous l'impulsion de Napoléon III, est devenue à partir du milieu du XIXe siècle la « Reine des villes d'eaux ». La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, créée en 1875 à la suite de la découverte des eaux thermales, fut un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui bien plus faible.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014 le chiffre d'affaires du tourisme auvergnat s'élevait à 2.5 milliards d'euros. On y a compté 34 million de nuitées (dont 37 % sont des nuitées marchandes) pour 170 000 lits touristiques marchands (principalement en campings, hôtels et meublés de tourisme) et 410 000 lits en résidences secondaires.

Quelques statistiques[modifier | modifier le code]

Téléphérique du Plomb du Cantal.

Chaque année, la région enregistre environ 10 à 11 millions de nuitées dans les hébergements marchands, 5 à 6 millions de nuitées en résidences secondaires, et 10 à 12 millions de nuitées réalisées chez des parents ou amis[57]. D'après les travaux conduits par l'Observatoire régional du tourisme "SPOT Auvergne" cette clientèle touristique en séjour apporte annuellement entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros dans l'économie régionale. La consommation touristique totale se situe entre 2,5 et 2,8 milliards d'euros et plus de 7 % du PIB régional.

L'Auvergne représente globalement entre 2,7 et 3 % de part de marché dans l'activité touristique nationale, en croissance régulière et totalise entre 12 000 et 25 000 emplois salariés liés au tourisme selon les mois, en raison de la forte saisonnalité. La clientèle néerlandaise représente 36 % de nuitées. 20 % de la clientèle française vient de l'ancienne région Rhône-Alpes et 18 % de l'Île-de-France. Trois sites majeurs accueillent un million de visiteurs chaque année[57]

Tourisme vert[modifier | modifier le code]

Le train Panoramique des Dômes.

Le tourisme vert est un point fort de la région. Elle compte deux parcs naturels régionaux, le parc naturel régional des volcans d'Auvergne et le parc naturel régional Livradois-Forez, mais aussi 70 sites de baignade en plan d'eau ou rivière, cinq plages labellisées « Pavillon Bleu », seize sentiers de Grande Randonnée, quatorze itinéraires équestres, huit voies vertes et 4 000 km d'itinéraires VTT balisés… Des sites exceptionnels comme le puy Mary ou le Plomb du Cantal sont accessibles par téléphérique ou par la route. Le puy de Dôme est desservi par le train Panoramique des Dômes. De nombreux sentiers de randonnée sillonnent l'ensemble des massifs.

La région compte six routes historiques et touristiques :

  • la route historique des châteaux d'Auvergne ;
  • la route des jardins du Massif Central ;
  • la route des métiers en Livradois-Forez ;
  • la route des villes d'eaux ;
  • la route des fromages ;
  • les chemins de Saint-Jacques.

Parcs de loisirs[modifier | modifier le code]

Le cône de Vulcania.

Le PAL, situé vers Dompierre-sur-Besbre dans l'Allier, attire plus de 500 000 visiteurs par an en combinant les équipements d'un parc de loisirs et d'un grand parc animalier[57]. Vulcania, parc de loisirs centré sur le volcanisme situé dans le Puy-de-Dôme, est une attraction touristique ouverte en février 2002 qui reçoit chaque année plus de 300 000 visiteurs. Trois nouveautés Sur les traces des dinosaures, Premier Envol et Bouleversements devraient encore doper la fréquentation du parc en 2015 et dans le futur. Le Parc animalier d'Auvergne compte plus de 400 animaux sur 25 hectares et accueille en moyenne 83000 visiteurs[57]. L'Aventure Michelin est un nouvel espace patrimonial de la marque qui a été inauguré le par Michel Rollier, cogérant de Michelin. Situé sur le site historique de Cataroux à Clermont-Ferrand, les visiteurs peuvent découvrir les 2 000 m2 consacrés à l'histoire du groupe, de ses hommes et de ses innovations.

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Station de ski du Super Lioran.

La région compte plusieurs stations de ski alpin, les principales sont Super Lioran sur le massif du Cantal (60 km, 45 pistes), Super-Besse (43 km, 27 pistes) et Le Mont-Dore (41 km, 31 pistes) dans le massif du Sancy soit au total 1P0 km de pistes alpines. L'Auvergne dispose également 900 km de pistes nordiques réparties sur 12 domaines consacrés au ski de fond.

Stations de ski en Auvergne

Cantal Puy-de-Dôme Haute-Loire Allier

Festivals et points d'intérêt[modifier | modifier le code]

Trois festivals ont obtenu une renommée internationale. Le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand est le plus grand festival de court-métrage au monde, et le deuxième festival de cinéma de France en termes de fréquentation (160 000 entrées en 2014). Le festival de théâtre de rue d'Aurillac, créé en 1986, est le plus grand rassemblement hexagonal des arts de la rue[58]. Le Festival de musique de La Chaise-Dieu, créé en 1966, réunit des milliers de mélomanes et d’artistes de renommée internationale au cœur des hauts plateaux du Livradois[59].

La région possède sept territoires labellisés par le ministère de la Culture et de la Communication Villes et Pays d'art et d'histoire : le Pays de Riom, le Pays de Billom-Saint-Dier, le Pays d'Issoire-Val d'Allier Sud, le Pays du Haut-Allier, le Pays de Saint-Flour-Margeride, le Pays du Puy-en-Velay, et la ville de Moulins. 3 édifices classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 11 plus beaux villages de France et 2235 Monuments historiques classés ou inscrits[57].

Le guide vert, le guide rouge gastronomique et les Cartes Michelin nés en Auvergne, contribuent depuis leur création au développement du tourisme en Auvergne et en France. En octobre 2015, le guide touristique Lonely Planet a classé l'Auvergne au sixième rang des régions incontournables à découvrir dans le monde. Qualifiée par le guide de « joyau méconnu », elle intègre ainsi le Top 10 des régions à visiter en 2016.

Culture[modifier | modifier le code]

Costume traditionnel auvergnat.

L’Auvergne s’inscrit en totalité dans l’aire linguistique d’oc[N 10]. Cela n'en fait pas pour autant une région véritablement méridionale. Située au cœur du pays, elle fait partie de la France médiane plus que de la France centrale ; c'est une terre « intermédiaire » qui se trouve à la rencontre d’influences venant aussi bien du nord que du sud. Les différents courants culturels y ont pénétré principalement par le nord-est et le sud-est et se sont mêlés de façon diverse dans chacun des quinze pays traditionnels. À la fois originaux et diversifiés les traits culturels caractérisant l’Auvergne dépassent largement les frontières étroites de la province historique[60].

Langues régionales[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : auvergnat et languedocien.

L'auvergnat et le languedocien-guyennais septentrional, appelé soit "aurillacois" soit "dialecte carladézien", sont les deux dialectes d'Oc parlés en Auvergne[N 11]. Dans quelques communes du nord de la province on parle un dialecte d’oïl, le bourbonnais.

L’auvergnat[modifier | modifier le code]

Aires géographiques simplifiées des nuances dialectales de l'auvergnat d'après P. Bonnaud

Les limites linguistiques de l’auvergnat ne correspondent pas à celles de l’ancienne province. On ne le parlait pas dans l’arrondissement d’Aurillac, mais il était parlé dans le sud du Bourbonnais (ligne Montluçon-Gannat-Vichy), le Velay, la moitié est de la Creuse, le Pays d'Ussel et au nord de la Lozère et de l’Ardèche.

On peut utiliser trois systèmes graphiques différents pour écrire l’auvergnat : la norme mistralienne adaptée à la fin du XIXe siècle par l’Escolo Auvernhato, la norme classique de l'occitan et l'écriture auvergnate unifiée aussi nommée norme bonnaudienne spécialement conçue pour s'adapter aux spécificités de la langue. Une autre thèse existe, appuyée par un courant régionaliste[61],[62] mais également par des spécialistes, qui défendent la thèse selon laquelle l'auvergnat serait une langue romane originale, formée directement à partir du gallo-romain mais parallèlement à l'occitan, c'est notamment le cas de linguistes comme Henriette Walter[N 12] ou Karl-Heinz Reichel[63] et du géographe Pierre Bonnaud[64],[65].

On distingue trois types dialectaux pour cette langue : l’auvergnat septentrional, le plus répandu géographiquement, concentre 80 % de la littérature, l’auvergnat méridional parlé dans les deux tiers du Cantal et l’auvergnat médian (ou arverno-velave) parlé de l’Artense au Velay qui combine des caractéristiques des deux groupes précédents.

L’aurillacois[modifier | modifier le code]

L'aurillacois est une variété septentrionnale du languedocien. Il a été nommé « Dialecte carladézien » par le mouvement du revivalisme linguistique du félibrige et guyennais par Pierre Bonnaud. Il est parlé dans le quart sud-ouest du département du Cantal. Proche du rouergat, cette langue possède certains phonèmes et des éléments de vocabulaire venant de l’auvergnat. Cela laisse supposer que le languedocien à supplanté l’auvergnat dans cette partie de la région au cours du Moyen Âge.

Le bourbonnais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bourbonnais (dialecte).

Si les deux tiers nord du Bourbonnais (Allier), autour de Moulins et au nord d'une ligne Lapalisse - Saint-Pourçain-sur-Sioule - Montluçon, (auxquels il faudrait adjoindre la partie bourbonnaise du département du Cher, vers Saint-Amand-Montrond) sont de langue d'oïl, il faut préciser que le tiers sud du Bourbonnais, vers Montluçon était de langue d'Oc il y a encore cinquante ans. Il subsiste aujourd'hui une bande de l'Auvergne, rattachée à l'Allier lors de la départementalisation qui parle auvergnat. Le sud-est du département (surtout la Forterre et la Montagne bourbonnaise) subit également de nombreuses influences du francoprovençal (arpitan) en provenance du Forez voisin ; l'Allier est ainsi le point de rencontre des trois grands ensembles linguistiques romans de France. Le terme de bourbonnais reste ambigu : il peut désigner aussi bien les parlers occitans (le bourbonnais d'oc) que les parlers français du Bourbonnais (le bourbonnais d'oïl).

Usage des langues régionales[modifier | modifier le code]

D'après un sondage de 2006[66], la dénomination la plus répandue pour l'une ou l'autre des deux langues est le terme patois (78 % de la population) au côté de termes plus régionalisés (auvergnat, bourbonnais, vellave). Néanmoins, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que bourbonnais (5 %), auvergnat (10 %), et langue d'oc (12 %).

La langue régionale, qu'elle soit d'oïl ou d'oc, représente une forte réalité de la région :

  • 61 % déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22 % facilement ou parfaitement ;
  • 42 % déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12 % facilement ;
  • 29 % déclarent la lire plus ou moins bien dont 10 % assez facilement ;
  • 17 % déclarent l'écrire plus ou moins bien dont 4 % facilement.

La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61 %, ou encore l'entourage à 50 %) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10 %). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40 % des gens qui n'ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58 % chez les moins de 35 ans).

De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23 %). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants: Haute-Loire (53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal (74 %). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41 %) et se renforce chez les jeunes générations (58 % chez les moins de 35 ans). 71 % des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76 %). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :

  • France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54 % ;
  • la région (54 %), l'Éducation nationale (43 %), le ministère de la culture (42 %) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture[67].

Littérature[modifier | modifier le code]

Littérature en latin[modifier | modifier le code]

Grégoire de Tours
Sylvestre II

Sidoine Apollinaire naquit en 430 à Lyon dans une famille de notables gallo-romains. Il fréquenta longtemps les allées du pouvoir et ses talents de poète furent remarqués par les officiels de l'époque qui lui demandèrent de composer leurs panégyriques. Il se retira dans la propriété de sa femme à Avitacum (Aydat) et devint ambassadeur des Arvernes puis évêque de Clermont, ce qui lui donna la charge de cette province à des moments troublés. Ses éloges restent très formels et n'ont qu'une valeur documentaire, mais sa nombreuse correspondance illustre ses qualités d'écrivain et apporte un témoignage sur cette époque lointaine.

Grégoire de Tours (539 - 594) est né à Clermont (ou peut être à Riom). Issu d'une famille aristocratique arverne, il fut éduqué par son oncle paternel Gallus, évêque de Clermont. Il fut ordonné diacre et résida à la basilique Saint-Julien de Brioude jusqu'à son élection comme évêque de Tours en 573. Il a écrit de nombreux textes religieux, mais ce fut surtout le premier historien de France. Son œuvre majeure est l'Histoire des Francs qui raconte l'histoire du pays des origines jusqu'au VIe siècle.

Gerbert d'Aurillac (945 - 1003) est probablement entré comme oblat à l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac où il fit de brillantes études. En 999, il devient pape sous le nom de Sylvestre II. Ce fut un humaniste "complet", longtemps avant la Renaissance. Il remit à l'honneur la culture antique et fut un brillant scientifique. Parmi tous ses travaux, on lui doit des traités de mathématiques, des traités ecclésiastiques et une nombreuse correspondance révélant ses qualités humaines.

Littérature en auvergnat[modifier | modifier le code]

Première page de Noëls nouveaux et chant pastoral des bergers auvergnats composés en auvergnat (1653)

Dés le XVIe siècle, on voit apparaître des écrits en auvergnat dans la région de Clermont, seul endroit où l'instruction est présente. Il s'agit essentiellement de textes d'imitation.

Au XVIIe siècle, les écrivains locaux, issus de la bourgeoisie, forment une confrérie Lau companhou do tour[68]. Chaduc et François Pezant écrivent des noëls dignes d’intérêt. Ceux des frères Pasturel sont religieux et ceux des frères Laborieux sont satiriques. Ces derniers décrivent la vie du vigneron alors que les frères Pasturel écrivent des chansons et des poèmes lyriques. Ils transcrivent l'Énéide de Virgile en vers burlesques auvergnats. À la fin du XVIIe siècle et au début du XIXe siècle, les auteurs auvergnats prennent part au débat d'idées. Jacques Jarsaillon écrit cinq comédies dramatiques remarquables par leur style, dont Margoutou, L'ivrogne et Claudine. Les études sur les coutumes locales et la langue sont nombreuses (Labouderre, Murat, Vinols, Deribier de Cheysac) et concernent toutes les parties linguistiques de l'Auvergne.

De la fin du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle, la littérature en auvergnat se rétracte dans les petites villes et diminue en qualité de forme et de fond. Les auteurs se laissent influencer par les formes languedociennes et se limitent aux idées convenues. L'ambertois Régis Michalias se distingue dans cet ensemble. Il fut le premier lyrique à la manière auvergnate, Er d'un païzan et Er de loû su[69] évoquent la nature et font part de sentiments retenus.

Depuis 1970, le Cercle Terre d'Auvergne et sa revue Bïzà Neirà[70] ont permis à vingt-cinq écrivains de qualité d'illustrer leur langue. Ils expriment leur vision du monde au travers de la sensibilité auvergnate. Tous les genres littéraires sont représentés : le roman (Albert Massebeuf, Émile Brun, Karl-Heinz Reichel, Danièle Sala, Pierre Dessalces), les nouvelles (Henri Devedeux, André Homette) ou la poésie (Pierre Bonnaud)[71].

Les revues Lo Convise d’Aurillac (et leurs éditions) et Parlem! Vai-i qu'a paur! de Thiers (et les éditions de l’Institut d'études occitanes) complètent le paysage littéraire en auvergnat avec les récits d’Étienne Coudert, Josiane Guillot, Jean Roux, Félix Daval, Antoine Chapus, Hervé Quesnel et Christian Bonnet.

Littérature en aurillacois[modifier | modifier le code]

Arsène Vermenouze

La littérature en aurillacois connait une chronologie différente de celle de l'auvergnat. Il n'y a pas eu au XVIIe siècle de bourgeoisie cultivée pour promouvoir la langue. C'est à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle qu'elle connait un véritable printemps grâce à l'heureuse influence du félibrige[72]. Le poète fondateur de la littérature de cette langue est sans conteste Arsène Vermenouze (1850-1910) qui décrit avec bonheur et sensibilité le pays et les hommes de la terre d'Auvergne. À ce sujet, Pierre Bonnaud dit de son œuvre : « Dans ses alexandrins, la Haute-Auvergne déploie sa noblesse émouvante et sa simplicité majestueuse »[71]. Vermenouze associe le talent de poète à celui de conteur et devient le chef de file incontesté des félibres cantaliens : l'Escolo Oubernhato. Le capiscol du mouvement ouvre le chemin à d'autre poètes tels que l'abbé Four ou le chanoine Francis Courchinoux. Le duc de La Salle de Rochemaure écrit les Récits carladésiens. A. Dusserre, T. Laborie, F.Bourgade, J.-S. Mathieu ou Fernand Prax ont poursuivi le mouvement. La revue régionaliste "la Veillée d'Auvergne" épaula le mouvement.


Écrivains auvergnats[modifier | modifier le code]

De nombreux écrivains français sont d'origine auvergnate. Leurs œuvres ne sont pas régionalistes mais elles témoignent de la vitalité intellectuelle et artistique de la région.

Blaise Pascal
Pierre Teilhard de Chardin

Blaise Pascal (1623-1662) est sans aucun doute le plus célèbre de tous les intellectuels auvergnats. Mathématicien, scientifique et philosophe de génie il a écrit les Pensées, œuvre considérée comme une des pièces maîtresses de la littérature française. D'autres penseurs auvergnats ont également œuvré dans le domaine de la philosophie et de la théologie : Génébrard (1535-1597) grand savant et théologien, Antonin-Gilbert Sertillanges (1863-1948) philosophe moraliste, Teilhard de Chardin (1881-1955) scientifique et philosophe ou Joseph Malègue (1876-1940) écrivain prolifique porté par la foi.

De grands hommes politiques on marqué leur époque par leurs pensée : Michel de l'Hospital (1506-1573) auteur d'épîtres, de poésies et de traités politiques, l'historien Jean Savaron (1566-1622) ou l'essayiste politique François Montlosier (1755-1838).

De nombreux écrivains auvergnats ont fait partie de l'Académie Française : Jean-Baptiste Massillon (1663-1742), prédicateur qui faisait l'admiration de Voltaire, Jean-François Marmontel (1723-1799) écrivain qui a excellé dans tous les genres et les poètes François Maynard (1582-1646), Louis de Boissy (1694-1758), Dormont de Belloy (1727-1775), Jacques Delille (1738-1813), Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort (1740-1794) et Pierre de Nolhac (1859-1936).

Parmi les nombreux romanciers on pourait choisir de citer Émile Clermont (1880-1916), Valery Larbaud (1881-1957), Amélie Murat (1882-1940), Georges Bataille (1897-1962), Jean Montaurier (1906-1992) ou Georges Conchon (1925-1990).

Auvergne et littérature française[modifier | modifier le code]

C. Gandilhon Gens d'Armes

Plusieurs auteurs, le plus souvent originaires de la région, ont mis l'Auvergne au centre de leur œuvre : Arsène Vermenouze (1850-1910) n'a pas seulement écrit en langue d'oc, il a également écrit de nombreux poème en français. Son recueil Mon Auvergne fut primé par l'Académie française. Camille Gandilhon Gens d'Armes (1871-1948) a marqué son époque pars ses recueils de poèmes exaltant le patriotisme et l'amour de la terre natale.

Henri Pourrat

Une des figures littéraires de l'Auvergne est certainement Henri Pourrat (1887-1959). Il a recueilli la littérature orale de l'Auvergne et a écrit des contes, des romans et des essais concernant la région. Son roman Gaspard des montagnes a connu un immense succès. Antoine Sylvère (1888-1936) doit sa célébrité à son roman Toinou : Le cri d'un enfant auvergnat.
Alexandre Vialatte (1901-1971) est à l'origine d'une œuvre universelle et originale mais il a aussi écrit de belles pages sur l'Auvergne et Lucien Gachon (1894-1984) a décrit avec réalisme l'univers paysan dans ses romans.
Jean Anglade (1915) est un des plus grands écrivains régionalistes d'Auvergne. Certains n'ont pas hésité à l'honorer du titre de « Giono ou Maupassant d'Auvergne ». Son œuvre est volumineuse, elle se compose de romans, de biographies, d'entretiens, d'ouvrages d'histoire, d'essais, d'albums illustrés, de poésies et de théâtre.

Le regard féminin[modifier | modifier le code]

Marie-Hélène Lafon

Claude Dravaine (1888-1957) a écrit plusieurs romans dont l'action se situe dans la région d'Ambert et si Marie-Aimée Méraville (1902-1963) était institutrice, elle fut surtout romancière, auteur de nouvelles et ethnologue des contes auvergnats.
Aujourd'hui Cécile Beauvoir (1967) écrit ses romans de façon épurée et poétique pour rendre l'instant et les émotions dans toute leur intensité.
Marie-Hélène Lafon (1962), professeur agrégée de grammaire, est l'auteur de nouvelles, de prose poétique et de romans. Les personnages et les lieux lui sont inspirés par son pays natal situé entre monts du cantal et Cézallier. Ses ouvrages écrits dans un style sensible et affuté ont été plusieurs fois distingués.

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : musique auvergnate.

Musique classique[modifier | modifier le code]

George Onslow

George Onslow est incontestablement le plus éminents des compositeurs ayant vécu en Auvergne. Né à Clermont-Ferrand (1784), il y est également décédé (1853). En dépit d'une renommée internationale, il resta toujours fidèle à sa ville natale, ce qui ne l'empêcha pas de fréquenter les plus illustres musiciens de son temps et d'être publié et diffusé partout en Europe par les plus grandes maisons d'édition. Un festival, Les Soirées Onslow, lui est consacré chaque été pendant la première semaine du mois d'août à l'initiative du Quatuor Prima Vista qui en est le fondateur.

Joseph Canteloube

Dans les années 1920, Joseph Canteloube[N 13] (1879-1957) collecte, harmonise, et orchestre le recueil Chants d'Auvergne. Ces chants traditionnels font partie du répertoire classique et ont été enregistrés par de nombreux chanteurs, telle la soprano Madeleine Grey qui les crée en 1926, les barytons Gérard Souzay puis Bernard Boucheix en 1966 et 2007, Victoria de Los Angeles en 1973, Frederica von Stade en 1985, etc.

Plusieurs compositeurs sont nés en Auvergne mais sont bien vite partis s’établir à Paris : Antoine Lhoyer, Emmanuel Chabrier, François George Hainl, André Messager, Antoine-François Marmontel, Roger Désormières, André Gannes, et François-Bernard Mâche. Seuls quelques-uns sont originaires d’Auvergne et y ont établi leur activité : c’est le cas d’Henri Thévenin (né à Vichy), Gilles Raynal (né à Saint-Flour), et Baudime Jam (né à Clermont-Ferrand).

D'autres ont résidé pendant des périodes plus ou moins longues en Auvergne, sans toutefois s’y installer : Jean-Philippe Rameau (originaire de Dijon), Isaac Strauss (originaire de Strasbourg), Pierre Angot (originaire de Neuville-lès-Dieppe), et Dominique Jayles (originaire de Toulouse).

Daniel Meier (1934-2004) était originaire de Pau mais s'est établi définitivement en Auvergne en 1975.

Musiques traditionnelles[modifier | modifier le code]

Jean Rascalou, joueur de cabrette

Dans le domaine des musiques traditionnelles, l'Auvergne est connue pour sa musique à danser notamment avec la célèbre bourrée. Martin Cayla (1889-1951), musicien et éditeur de musique originaire de Sansac-de-Marmiesse dans le Cantal, fut un des acteurs principaux de diffusion de la musique du Massif Central. Depuis les années 1970, lors de la vague folk, la musique de tradition orale est collectée, enregistrée et mise à disposition du plus grand nombre pour que ce patrimoine soit le ferment de nouvelles créations. Aujourd'hui de nombreux groupes assurent des bals, concerts, spectacles : Bouffard en trio, l'Auvergne Imaginée, Le Comité, La Compagnie Léon Larchet, La Chavannée, La Pastourelle de Roannes Saint Mary, Les Brayauds, Le Duo Artense, Virginie Basset, Anne-Lise Foy, Raucaterme, Alain Bruel…Vielle, accordéons diatonique ou chromatique, cabrette, violon, cornemuse…se mêlent aux trombones à coulisse, trompette, basse, batterie pour le plaisir de danser des polkas, mazurkas, valses, bourrées à 2 ou 3 temps…
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Conservation du patrimoine immatériel[modifier | modifier le code]

Depuis 1985 l’Agence des Musiques des Territoires d’Auvergne (AMTA) collecte le patrimoine oral de l’Auvergne (musiques traditionnelles, chants mais aussi comtes, légendes, danses, langue...) ; elle a constitué fonds documentaire qui, en 2016, représente plus de 1000 heures d’enregistrements sonores, plus de 800 heures de films, 10 000 photos, etc.[73]

Instruments traditionnels[modifier | modifier le code]

Bourrée à deux et joueurs d'accordéon et de cabrette
Joueur de vielle à roue à St-Jean-des-Ollières

La vielle à roue est un des instruments traditionnels les plus anciennement utilisés. Elle faisait office d'instrument universel car elle permettait à la fois de jouer la mélodie, l'accompagnement rythmique et l'accompagnement mélodique. Le joueur pouvait également chanter en même temps qu'il jouait. Les vielle utilisées en Auvergne sont d'abord venues de Paris et de l'est de la France. La fabrication à Jenzat d'instruments très décorés est à l'origine de sa grande diffusion dans la région. Au Moyen Âge on jouait de la flûte, du fifre et du tambour. Dés le XVIIe siècle on voit apparaitre la cornemuse, appelée chèvre, cabre, chabrette ou cabrette à cause de l'outre faite en peau de chèvre. Elle accompagne souvent la vielle et la complète bien. Elle devient extrêmement populaire dans les montagnes d'Auvergne au XVIIIe siècle. La cornemuse bourbonnaise connait un succès plus tardif en Basse Auvergne grâce à la présence d'excellents facteurs locaux. L'accordéon fut introduit en France par Louis-Philippe Ier. La présence de la manufacture Dedenis à Brive-la-Gaillarde a accéléré la diffusion de l'instrument dans l'Auvergne toute proche[74].

Chants[modifier | modifier le code]

Les plus anciens chants d'Auvergne sont probablement les "Chants de Plein Vent". Il s'agit de simples mélodies psalmodiées sur des onomatopées qui variaient selon la saison ou le moment du jour. Ils accompagnaient les moments de la vie rurale. Les "Grandes" servaient à encourager les animaux à travailler. On note que certains d'entre eux sont composés sur une gamme différente de la gamme moderne ou des gammes antiques grecques ou romaines. Ce système musicale original provient probablement de l'époque celtique[75]. "Les chants de moisson" comportaient des paroles.
Les "Baïleros" étaient des psalmodies au rythme libre qui permettaient aux bergers de communiquer entre eux à grande distance.
Les "Révéliés" étaient chantés par les enfants de maison en maison la nuit du 1er mai ou au moment des fêtes religieuses pour obtenir de petites récompenses[76].
Les "Regrets" sont des chants mélancoliques comparables à ceux du troubadour Austan d'Orlhac. Une grande part des chansons traditionnelles de la région sont simplement des versions arvernisées des chansons communes aux provinces paysannes françaises[74].

Danse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bourrée auvergnate.
Bourrée d'Auvergne (carte postale du début du XXe siècle)

La bourrée est la plus fameuse des danses d'Auvergne. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Lully, Rameau ou Bach en firent des arrangements pour la cour, Madame de Sévigné raconte l'avoir vu à Vichy. Traditionnellement elle se dansait entre hommes ou entre femmes. Au début du siècle on la dansait souvent en tenant un bâton. La bourrée auvergnate a un rythme ternaire. Les pas sont glissés et ponctués de frappés, les danseurs ne se rencontrent pas. Les hommes se tiennent droit, un peu inclinés en arrière et la tête en avant, il gardent les poings relevés. Les femmes gardent le buste immobile en tournoyant, leurs bras restent en bas et le mouvement des pieds se fait discret sous les jupes. La bourrée entre homme et femme conçue comme une poursuite galante serait plus récente. Au XVIIe siècle, Fléchier fut choqué par l’indécence d'une des ses variantes appelée la « goignade ». Il raconte que les danseurs font « des figures très hardies, des pas déréglés et toutes les parties du corps se démontent d'une manière très indécente »[77].

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

L'art roman auvergnat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art roman auvergnat.

Au XIe siècle et XIIe siècle l'Auvergne a connu une remarquable efflorescence spirituelle et artistique. On ne compte pas moins de deux cents cinquante édifices religieux romans datant de cette époque et constituant un patrimoine culturel exceptionnel. Alors que les régions du nord de la France ont rapidement évolué vers l'art gothique, l'Auvergne a connu un développement plus lent et plus tardif, qui a légué des édifices romans de taille importante et de belle qualité. Cinq édifices situés autour de Clermont-Ferrand sont appelés "les églises majeures" du fait de l'homogénéité de leur architecture : Notre-Dame-du-Port, Saint-Nectaire, Saint-Austremoine d'Issoire, Notre-Dame d'Orcival et Saint-Saturnin. Elles ont toute l'apparence d'édifices construits en une seule campagne, probablement à partir du modèle de l'ancienne cathédrale romane de Clermont aujourd'hui disparue. Ils présentent une synthèse architecturale complexe, précise et tout à fait exceptionnelle dans l'art roman[78],[79].

L'habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Forme des maisons paysannes en Auvergne
Carte des toits en Auvergne. Bleu : toits pointus, orange : toits plats à tuile romane.

Située à la confluence d'influences provenant de toutes les parties de la France, l'Auvergne présente tous les types d'habitats traditionnels mais dans des proportions différentes pour chacun des 15 pays traditionnels. Dans les Limagnes et la Planèze de Saint-Flour et dans une moindre mesure sur les plateaux défavorisés de la Margeride l'habitat est regroupé en villages. Partout ailleurs l'Auvergne se caractérise par un habitat dispersé. La structure le plus fréquente est celle du hameau de cinq à six maisons d'habitation, accompagnées de leurs granges et dépendances[80],[81]. L'habitat permanent ne dépasse pas les 1000 mètres d'altitude (1200 sur les versants est des massifs). Au delà les bâtiments sont dévolus à des utilisations saisonnières (burons, granges). Dans le Cantal la date de construction, voir même le nom du propriétaire, figurent fréquemment sur le linteau de la porte. En montagne, le "couderc", espace ouvert et commun, est l'un des éléments importants des villages. Les villages à "barriades" sont constitués de groupes linéaires de maisons jointives. En montagne on retrouve quatre types de maisons :

  • La maison élémentaire de l'ouvrier agricole : sans étage et de plan carré, ses matériaux sont d'une relative pauvreté.
  • La "borde" ou "bourioto"[82], maison des petits et moyens exploitants : au sol ou non, avec ou sans étage, sa taille reflète l'importance de l'exploitation.
  • La borie, maison de fermier dépendant d'un domaine bourgeois ou noble : les dépendance (granges, pigeonnier) indiquent l'importance du domaine.
  • La maison de maître souvent isolée par rapport à l'exploitation se distingues par sa situation dominante, son volume important et son architecture ordonnancée.

Dans les Limagnes les maisons sont regroupées et ont plusieurs étages. L'étable et les cuves de vin sont au rez-de-chaussée, la cave est au sous-sol. On monte à l'étage par un escalier extérieur qui donne sur un balcon, l'"estre", lui même couvert d'un petit toit, le "courcour". Les fermes isolées ont leurs bâtiments disposés en équerre ou en carré autour d'une cour.

La région se trouve à la rencontre de l'aire des "toits aiguës" et de l'aire des "toits plats". Les toits "pointus" et à forte pente correspondent aux anciennes toitures en chaume. Elles sont maintenant couvertes de lauzes, d'ardoises ou, éventuellement, de tuiles plates dans le Bassin d'Aurillac. Les toits à faible pente sont les toits "méridionaux", leur couverture est constituée en tuile canal[83]. On les retrouve principalement dans les Limagnes et la moitié est de l'Auvergne. Entre les zones on trouve fréquemment une étroite zone de transition où les deux types de toit se côtoient.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine auvergnate.
Pâté de pommes de terre.
Truffade.
Bol d'aligot.
Pompe aux grattons.

La cuisine auvergnate traditionnelle a gardé la réputation d’être simple et roborative. D'origine paysanne, on y trouve souvent des plats à base de choux. Avec les cochonnailles, ce légume est à l'origine de plats tels que la potée, le chou farci, la pintade fermière aux choux, ou la saucisse de choux. Dans l'Aubrac, la soupe au fromage revient à la mode[84].

Les salaisons auvergnates ont une réputation de grande qualité : jambons et saucisses d'Auvergne séchées en altitude, petit salé accompagné de lentille vertes du Puy (AOP). Parmi les charcuteries, les pieds de porc panés ou au vin blanc sont des mets réputés, ainsi que l'andouillette de Saint-Pourçain et le pâté thiersois. Le coq et le chapon fermiers au Chanturgue, le gigot brayaude, la truite au lard ou les rillettes de canard sont des grands classiques de la table auvergnate.

Les bourriols sont des petites galettes composées pour moitié de farine de sarrasin et de farine de blé alors que la pachade est une sorte de crêpe épaisse et croustillante cuite dans une poêle avec du beurre. Les rissoles de Saint-Flour quant à elles sont fourrées avec une préparation à base de cantal entre-deux et de fromage blanc.

L'ail rose de Billom est réputé par son goût incomparable. Il est produit dans une aire géographique qui s'étend autour des communes de Billom, Reignat, Espirat, ou entre autres Glaine Montaigue.

La pomme de terre, à la culture adaptée au climat d'altitude, est à l'origine de plats tels que la truffade, un plat composé de pommes de terre sautées et de tome fraîche de cantal. L’aligot est une purée faite avec la tome du même fromage et de l’ail. Le pounti est un pâté sucré-salé du Carladès et de la Châtaigneraie. La patranque est un plat à base de cantal doux et de pain de campagne. Ces spécialités se retrouvent aussi en Margeride dans le sud de l'Aubrac et en Viadène.

Parmi les nombreux desserts, la pompe aux pommes, les cornets de Murat fourrés à la crème fraîche et les carrés de Salers, sont les plus connus[85]. La fouasse du Cantal est une grosse brioche au levain parfumée à la fleur d'oranger. La tarte à la tomme de Vic-sur-Cère est une spécialité locale mais les pâtisseries auvergnates les plus classiques sont le milliard aux cerises et les tartes aux myrtilles du pays. Les friandises les plus fameuses sont bien sûr les pâte de fruits, fruits confits et confitures de la Limagne et de Clermont mais aussi les croquets, les macarons de Massiac, les volcans du lac Pavin, les pralines et massepains d'Aigueperse, les tourtes macarons-myrtilles, les nougats et les pains d'épices locaux.

Les vins d'Auvergne bénéficient de l'AOC Côtes-d'auvergne, Madargue, Châteaugay, Chanturgue, Corent et Boudes sont les cinq dénominations locales. On produit aussi des bières, hydromels et cidres de façon artisanale. Les eaux minérales sont nombreuses et variées. La Salers et l'Avèze sont des liqueurs de gentiane très connues, mais la Verveine du Velay , le Birlou, le Pelou tonic ainsi que les liqueurs de châtaigne, de myrtille ou de gentiane d'Aurillac méritent aussi d'être citées.

Le Bourbonnais a aussi ses spécialités : le pâté aux pommes de terre aussi appelé « pâté bourbonnais » est préparé avec de la crème fraîche, la pompe aux grattons, le piquenchâgne, la moutarde de Charroux, les dindes de Jaligny, le parfait de Charolais, le canard à la Duchambais, le fromage de Chambérat, les sucreries (pastilles de Vichy, palais d'or de Moulins, vérités de Lapalisse, crottes de marquis de Lurcy-Lévis). Côté boissons, on trouve le vin de Saint-pourçain, qui détient l'AOC depuis 2009 et qui possède un cépage qui lui est propre, le tressalier. La production est actuellement d'environ 31 000 hl par an pour 640 ha cultivés. De petits producteurs se sont également lancés dans la fabrication artisanale de bière, de whisky ou d'absinthe notamment.

Marie Quinton (1854-1933), dite "La Mère Quinton" ou "La Belle Meunière", de Royat est l'ambassadrice de la gastronomie auvergnate et l'aubergiste auvergnate la plus connue au monde avec son cabaret Belle Meunière à l'exposition universelle de Paris 1900 : la truite au bleu, le coq au vin de Chanturgue, ses omelettes, la truite ou la sole " Belle Meunière".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À l'origine auvergnat, le village de Vichy a été rattaché à la province du Bourbonnais en 1374. Six communes de l’agglomération parmi les plus importantes (notamment Cusset) sont restées auvergnates jusqu'en 1789.
  2. Prononcé /èwvèrnyə/ en auvergnat septentrional, /ouwbîrnyo/ en auvergnat méridional et /ouvîrnyo/ en auvergnat médian e.
  3. Une circonscription d'action régionale en 1956 puis une collectivité territoriale de 1982 à 2015.
  4. Nom adopté à l'unanimité le 23 juin 2016.
  5. Tous ces noms sont synonymes et désignent la terre des Arvernes/Auvergnats. Arvernia désigne l'Auvergne en latin. Alvernia est toujours le nom italien, sicilien, piémontais et catalan pour l'Auvergne. Alvergna en vénitien. Auvernia en espagnol, portugais, basque, galicien, albanais, asturien, aragonais ou encore ladin. Aovergn en breton et en normand. Owernia en polonais.
  6. Seigneurs de Mercœur, les vicomtes de Polignac, les seigneurs de Montboissier, les vicomtes de Murat, barons de la Tour, comtours d'Apchon
  7. Chiffres de population totale (avec doubles comptes) pour les communes, de population sans doubles comptes pour les agglomérations et aires urbaines. Recensement de 1999.
  8. Compagnies opérant sur la période 2016
  9. représentation un peu plus élevée qu’en France métropolitaine
  10. À l'exception de la commune de Saint-Pourçain-sur-Sioule
  11. Certaines linguistes et scientifiques, comme par exemple Henriette Walter, préfèrent dire que l'auvergnat fait partie du groupe des "langues d'oc" car le terme "occitan" relève à leurs yeux plus du domaine de la politique que de la recherche scientifique Henriette Walter (Interview), « "Il faut enseigner les langues régionales le plus tôt possible à l'école" », l'Express,‎ , "Il faut enseigner les langues régionales le plus tôt possible à l'école" », L'Express, 18 février 2012, "Décider que ces différentes langues ne sont que des variantes d'une langue unique qu'on appellerait l'occitan est un point de vue politique. En tant que linguiste, je ne peux dire que ceci : il existe certes des points communs entre ces différents parlers, mais aussi des différences importantes, notamment pour le gascon, qui doit être considéré comme une langue à part parmi les langues d'oc. Les Gascons, avant l'arrivée des Romains, parlaient basque, et non pas gaulois, comme les Auvergnats ou les Provençaux. Ce qui donne à leur langue des traits caractéristiques " (ISSN 0014-5270, lire en ligne)
  12. Henriette Walter, « "Il faut enseigner les langues régionales le plus tôt possible à l'école" », L'Express,‎ , "Il faut enseigner les langues régionales le plus tôt possible à l'école" », L'Express, 18 février 2012, " Décider que ces différentes langues ne sont que des variantes d'une langue unique qu'on appellerait l'occitan est un point de vue politique. En tant que linguiste, je ne peux dire que ceci: il existe certes des points communs entre ces différents parlers, mais aussi des différences importantes, notamment pour le gascon, qui doit être considéré comme une langue à part parmi les langues d'oc. Les Gascons, avant l'arrivée des Romains, parlaient basque, et non pas gaulois, comme les Auvergnats ou les Provençaux. Ce qui donne à leur langue des traits caractéristiques." (ISSN 0014-5270, lire en ligne)
  13. Né à Annonay (Ardèche) d'une mère cévenole et d'un père auvergnat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La population approximative a été calculée en additionnant les populations des départements du Cantal, du Puy-de-Dôme et de l'arrondissement de Brioude.
  2. La superficie approximative a été calculée en additionnant les superficies des départements du Cantal, du Puy-de-Dôme et de l'arrondissement de Brioude.
  3. a et b « La réforme territoriale », sur gouvernement.fr.
  4. Camille Vigouroux, Revue archéologique du Centre : Le Saltus arverne, complexe économique., (lire en ligne), p. 211 à 220
  5. http://www.lezoux.com/
  6. Strabon, Géographie, Livre IV, II, 3, traduction
  7. Camille Jullian, Histoire de la Gaule, 1907-1921.
  8. Article "Le pied colossal de bronze de Clermont-Ferrand et la question de l’atelier de Zénodore" de Benoît Mille et Maria-Pia Darblade, INHA, 2012
  9. René Rigodon, Histoire de l'Auvergne, Presses universitaires de France, 1948, p. 31
  10. Les noms de lieux d'origine germanique sont exceptionnels. Les noms des contemporains sont très majoritairement gallo-romains (André-Georges Manry, Histoire de l'Auvergne, Éditions Privat, 1974, p. 90)
  11. André-Georges Manry, Histoire de l'Auvergne, Éditions Privat, 1974, p. 91
  12. René Rigodon, Histoire de l'Auvergne, Presses universitaires de France, 1948, p. 27
  13. André-Georges Manry, Histoire de l'Auvergne, Éditions Privat, 1974, p. 94
  14. CF Grégoire de Tours
  15. Jean Anglade, Histoire de l'Auvergne, Hachette Littératures, 1974, p. 84
  16. René Rigodon, Histoire de l'Auvergne, Presses universitaires de France, 1948, p. 39
  17. André-Georges Manry, Histoire de l'Auvergne, Éditions Privat, 1974, p. 104
  18. Les mouvements de la Paix de Dieu - 1re partie Encyclopédie universelle
  19. Pierre Charbonnier - Histoire de l'Auvergne - Encyclopédie Bonneton - 2005
  20. René Rigodon, Histoire de l'Auvergne, Presses universitaires de France, 1948, p. 46
  21. René Rigodon, Histoire de l'Auvergne, Presses universitaires de France, 1948, p. 60
  22. André-Georges Manry, Histoire de l'Auvergne, Éditions Privat, 1974, p. 193
  23. André-Georges Manry, Histoire de l'Auvergne, Éditions Privat, 1974, p. 232
  24. Loi no 72-619 du
  25. Conseil régional d'Auvergne - 2015
  26. Les Arvernes sur Le site de Theudericus
  27. Populations légales 2007 des régions de France métropolitaine sur le site de l'INSEE
  28. Site internet de l'Union des aéroports Français
  29. La Montagne.fr
  30. Via Michelin Estimation du temps de trajet Clermont-Ferrand - Le Cap-d'Agde.
  31. « Paris-Clermont-Ferrand », sur http://www.viamichelin.fr, Michelin (consulté le 24 juillet 2013).
  32. Des trains pour tous
  33. « Plan Rail : la Région soigne son réseau », Conseil régional d'Auvergne.
  34. Horaires SNCF entre Clermont-Ferrand et Lyon, sur le site horairetrain.net, consulté le 16 août 2016.
  35. « Lignes ferroviaires : le Cévenol sauvé, l'Aubrac supprimé », sur lamontagne.fr, 3 août 2016.
  36. « Régionales : on ne parle pas des trains en retard, et c'est bien dommage », sur Rue 89 Lyon, 3 décembre 2015.
  37. http://www.ac-clermont.fr/statistiques/ Académie de Clermont-Ferrand - Statistiques 2015
  38. INSEE L'industrie en Auvergne décembre 2016
  39. Direction Générale du Trésor 2016
  40. « Câblerie OMERIN - Ambert », sur groupe-omerin.com
  41. Pneumatique-Top 20 des manufacturiers 2014
  42. Classement en chiffre d'affaires
  43. Journal du Net
  44. Usine Nouvelle 2016
  45. L'usine Nouvelle - 2016
  46. Le grand clermont 2016
  47. Présentation GIMRA
  48. Institut National de Métiers d'Art - Coutellerie
  49. Geneviève Colonna d'Istria, « Auvergne : Issoire se sent pousser des ailes », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne)
  50. a et b Conseil économique et social d'Auvergne - 2010
  51. a, b et c Auvergne-Business-agroalimentaire
  52. INSEE L'industrie en Auvergne-Agroalimentaire
  53. Culture et Technique - 2009
  54. Fromage AOP d'Auvergne 2011
  55. Programme de développement rural Auvergne - 2014
  56. a et b Auvergne Nouveau Monde 2011.
  57. a, b, c, d et e Auvergne Nouveau Monde - Chiffres clés du tourisme 2014
  58. Télérama - 2015
  59. France Festival-2015
  60. Pierre Bonnaud De L’Auvergne, Éditions Créer, 2003, 318 pages (ISBN 2848190019)
  61. Précédemment Cercle occitan d'Auvergne Auvernhà Tarà d'Oc, puis Cercle terre d'Auvergne, cf. Présentation du Cercle terre d'Auvergne sur le site du CTHS.
  62. Site web du Cercle terre d'Auvergne.
  63. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3, lire en ligne)
  64. Pierre Bonnaud, Nouveau Dictionnaire Général Français - Auvergnat, Nonette, Créer, , 776 p. (ISBN 2-909797-32-5, lire en ligne)
  65. Pierre Bonnaud, De l'Auvergne : 2600 ans au cœur de la Gaule et de la France Centrale, Nonette, Créer, , 328 p. (ISBN 2-84819-001-9)
  66. Pratiques et représentations des langues régionales en Auvergne (site de l'IFOP)
  67. Enquête de l'IFOP pour le compte de la section auvergnate de l'Institut d'études occitanes, 2006.
  68. Les compagnons du robinet.
  69. Airs d'un paysan et Airs des cimes.
  70. La bise noire.
  71. a et b Pierre Bonnaud, Auvergne, Encyclopédie Bonneton, 2005, 320 p. (ISBN 2-86253-331-9).
  72. Jean-François Chanet, Les félibres cantaliens : aux sources du régionalisme auvergnat, 1879-1914, Clermont-Ferrand, Adosa, 2000, 349 p. (ISBN 2-86639-067-9)
  73. Agence des Musiques des Territoires d’Auvergne
  74. a et b Encyclopédie Bonneton, 2005, 320 p. (ISBN 2-86253-331-9).
  75. Henri Charlier - Auvergne - Éditions Horizons de France - 1964
  76. Annette Lauras-Pourrat - Guide de l'Auvergne mystérieuse - Tchou-1998 (ISBN 2-7107-0636-9)
  77. Mémoire sur les Grands jours d'Auvergne en 1665, Hachette, 1856.
  78. Auvergne tourisme.
  79. Auvergne Tourisme 5 églises majeurs.
  80. Lucien Gachon
  81. Alfred Durand (1904-1946)
  82. Lhermet (1931, p.95)
  83. Maisons paysannes
  84. Keldelice soupe au fromage
  85. Carte gastronomique de l’Auvergne Prosper Montagné, Larousse Gastronomique, sur Carto-mondo.fr

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jacques Girard, Femmes et hommes célèbres ou remarquables de l'Auvergne, du Bourbonnais et du Velay : dictionnaire biographique et historique, Olliergues, Éditions de la Montmarie. Réédition 2005, 988 p. + [40] p. de plus, 25 cm (ISBN 2-915841-03-9).
  • Jam Baudime. George Onslow & l'Auvergne. Les Éditions du Mélophile, Nîmes, juillet 2011. (ISBN 978-2-95200-762-7) (notice BnF no FRBNF42479899) (400 pages + cahier iconographique en couleurs de 72 pages)

Littérature[modifier | modifier le code]

Histoire et culture[modifier | modifier le code]

  • Daniel Martin (dir.), L'identité de l'Auvergne (Auvergne, Bourbonnais, Velay). Mythe ou réalité historique, Nonette, Éditions Créer, .
  • Alexandre Vialatte, L'Auvergne absolue,
  • L'Auvergne au XXIe siècle. Ouvrage collectif. 16 contributeurs d'horizons différents. Édition Page Centrale.
  • Annette Lauras-Pourrat, Guide de l'Auvergne mystérieuse, Paris, Les guides noirs, Tchou, , 589 p. (ISBN 978-2710704256 et 2710704250).

Sources d'eaux minérales[modifier | modifier le code]

  • Les sources minérales oubliées du Massif Central, Frédéric Surmely, Éditions de Montmarie
  • L'Auvergne qui guérit. Par ses saints, ses sources, ses guérisseurs, René Crozet, 1979.

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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