Jean-Armand du Peyrer

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Comte de Tréville

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait du comte de Tréville par Le Nain.
Ce portrait orna longtemps le salon du château de Trois-Villes près de Tardets. Il fut vendu vers 1954 à Paris et sa trace s'est perdue depuis.

Nom de naissance Jean-Arnaud du Peyrer
Alias
Tréville
Naissance 1597
Oloron-Sainte-Marie
Décès 1672 (à 74 ans)
Trois-Villes
Nationalité Français
Activité principale Capitaine Lieutenant de la compagnie des Mousquetaires
Ascendants
Jean du Peyrer (Son père)
Marie d’Aramitz (Sa mère)

Jean-Arnaud du Peyrer, comte de Tréville (ou de Troisville), est un officier français né à Oloron-Sainte-Marie en 1598 et mort le 8 mai 1672 à Trois-Villes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Né à Oloron, Place du Marcadé en 1598, il est fils de marchand de cette ville. C'est son père, Jean du Peyrer, qui introduit dans la famille le nom de Trois-Villes ou Tréville. En 1607 il achète en effet, près de Sauguis, dans la vallée basque du pays de Soule, le domaine de Trois-Villes (Eliçabia et Casama­jor) qui lui donne la noblesse, car, en Pays basque, elle s’attache à la terre. Et c’est ainsi qu’il acquiert le droit de s’estimer gentilhomme et de siéger parmi les gentilshommes de la vicomté de Soule.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

En 1616, à l'âge de dix-sept ans, il renonce au négoce pour les armes et part pour Paris. Il s'y engage comme cadet-gentilhomme dans les Gardes-Françaises. C’est comme mousquetaire que Tréville prend part au siège de la Rochelle, de 1627 à 1628, où il est blessé. Tréville a toute la confiance du roi Louis XIII. Il devient en 1634 Capitaine Lieutenant de la compagnie des Mousquetaires. Certaines de ses recrues célèbres de 1640 viennent directement ou indirectement de son entourage familial, par exemple :

Ses protecteurs[modifier | modifier le code]

C’est alors qu’éclate l’affaire de Cinq-Mars et François-Auguste de Thou. Louis XIII, on le sait surtout vers la fin de sa vie, n’aimait pas Richelieu, mais il ne pouvait s’en passer. Tout au roi, Tréville en partageait les sentiments. Connaissant cette aversion, Cinq-Mars, qui complote contre Richelieu, vient sonder Tréville. Celui-ci lui répond qu’il ne s’est jamais mêlé d’assassiner personne. Toutefois il laisse entendre que si le roi en juge ainsi, il obéira.

Richelieu découvre le complot et fait exécuter Cinq-Mars et de Thou. Il n’a pu impliquer Tréville dans la trame, mais comme il sait que ce dernier n’attendait qu’un ordre du roi, il ne peut tolérer un pareil adversaire. Il exige donc l’exil immédiat de Tréville. Le roi cède.

Le 4 décembre 1642, Richelieu meurt. Aussitôt le roi rappelle le fidèle Tréville et lui rend le commandement de la compagnie des mousquetaires. Quelques mois plus tard, le 14 mai 1643, Louis XIII meurt à son tour.

Tréville perd son chef et protecteur. Pourtant Anne d’Autriche, régente, pour récompenser le fidèle servi­teur de son mari, érige Troisvilles en comté, en 1643.

Mais, entre le capitaine des mousquetaires et le nouveau ministre Mazarin, ne tarde pas à s’établir un état de sourde animosité. Aussi, en 1646, ne parvenant pas à obtenir de Tréville qu’il cède de bon gré sa charge, que Mazarin voudrait attribuer à son neveu Mancini, le ministre fait-il dissoudre la compagnie des mousquetaires.

Sa fin[modifier | modifier le code]

La carrière de Tréville est terminée, il n’a pas quarante-sept ans. Il entre dans une période de résistance passive, reste sourd aux appels de la Fronde, se consacre à son domaine basque et finit par accepter le poste de gouverneur du pays de Foix. Il fait édifier de 1660 à 1663 le château d'Eliçabéa à Trois-Villes, où il meurt en 1672.

M. de Tréville laissa deux fils, tous deux morts sans postérité[1].

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Cinéma[modifier | modifier le code]

Le rôle de Tréville est interprété par :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Textes tirés du livre de Joseph Miqueu, Le comte de Tréville : capitaine des mousquetaires : de la légende à la réalité, Navarrenx, Cercle historique de l'Arribère, 2008 (ISBN 9782952380799).

Selon son nouveau livre: Le Béarn des Mousquetaires et des soldats du Roi (C.H.AR.2012) Joseph Miqueu indique que le portrait du Comte de Troisvilles peint par Antoine Le Nain s'est vendu à l'hôtel Drouot le 12 mai 1950 (et non 1954) pour la somme de 600.000 frs. présentation de ce nouveau livre sur le site: bearndesgaves.fr/char.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]