Félibrige

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Félibrige
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Réunion du Félibrige en 1854.
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Le Félibrige (en occitan : lou Felibrige selon la norme mistralienne ou lo Felibritge selon la norme classique) est une association[1] qui œuvre dans un but de sauvegarde et de promotion de la langue, de la culture et de tout ce qui constitue l'identité des pays de langue d'oc. Son siège social est situé à Arles, au Museon Arlaten, son siège administratif est à Aix-en-Provence[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Félibrige a été fondé au château de Font-Ségugne (Châteauneuf-de-Gadagne, Vaucluse), le 11 mai 1854, jour de la Saint-Estelle, par sept jeunes poètes provençaux : Frédéric Mistral[3], Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giéra, Anselme Mathieu et Alphonse Tavan. Ensemble, ils entendaient restaurer la langue provençale et en codifier l'orthographe.

Une des premières réalisations du Félibrige fut la publication en 1855 d'un almanach entièrement rédigé en provençal, l'Armana Prouvençau (encore publié de nos jours), précédant la publication par Frédéric Mistral de Mirèio (1859) et du Tresor dóu Felibrige, premier dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc.

Son action s'est appliquée au provençal dans un premier temps et s'est étendue rapidement à l'ensemble des parlers d'oc, dès la fin du XIXe siècle. Ses fondateurs avaient émis le souhait que, dans chaque région de ce qui avait constitué jadis les provinces de langue d'oc, se créent des Escoles regroupant les amoureux de cette langue. L'Escole Gastoû Febus fut fondée en 1896, en Béarn, sous l'impulsion de Michel Camélat et de Simin Palay. Le premier président en fut Adrien Planté, l'un des pères fondateurs avec Jean Eyt, Jean-Victor Lalanne et quelques autres.

La présence du Félibrige sur le territoire où est parlée la langue d'oc a été assurée, entre autres, par des écrivains comme :

Son action s'est particulièrement développée en Provence où la plupart des écrivains d'expression provençale se sont reconnus dans le Félibrige. Parmi eux, on peut citer Félix Gras, Xavier de Fourvière, Valère Bernard, Auguste Marin, Pierre Devoluy, Folco de Baroncelli, Joseph d'Arbaud, Bruno Durand, Marie Mauron, Francis Gag, André Chamson, Henriette Dibon, Marcelle Drutel, Marius et René Jouveau, Charles Galtier, Marcel Bonnet, André Compan, Paul Marquion, André Degioanni...

Si le Félibrige est une organisation de défense et de promotion de la langue et de la culture d'oc, son action se situe aujourd'hui au niveau de la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle en France et dans le monde. Il est une des deux organisations présentes sur les 32 départements de langue d'oc avec l'Institut d'études occitanes (I.E.O.) fondé en 1945.

Organisation[modifier | modifier le code]

Remise d'une cigale d'argent de Maître d'œuvre du Félibrige. (Ici à Jean-François Costes par la majorale Peireto Berengier à Sceaux le 13 décembre 2008 et devant le portrait de Frédéric Mistral).
Carte de Félibre mantenèire / Mantenènço de Prouvènço 2009.

Les premiers statuts du Félibrige, en 1862, établissaient un nombre restreint de membres répartis en sept sections[4]. Depuis 1876, le Félibrige compte des félibres mainteneurs, en nombre illimité, et des félibres majoraux, au nombre de cinquante.

Maintenances[modifier | modifier le code]

Les adhérents de l'association sont appelés « félibres mainteneurs » (felibre mantenèire). Ils sont répartis en sections appelées maintenances (mantenènço). Le Félibrige compte actuellement six maintenances : Aquitaine, Auvergne, Gascogne-Haut-Languedoc, Languedoc-Catalogne, Limousin, Provence. Chaque maintenance est administrée par un bureau composé d'un syndic (sendi), de vice-syndics (souto-sendi), d'un secrétaire (secretàri) et d'un trésorier (clavaire).

Capouliés[modifier | modifier le code]

Majoraux[modifier | modifier le code]

Les « félibres majoraux » (felibre majourau) sont élus à vie par cooptation et détenteurs d'une cigale d'or, qui se transmet à leur mort comme un fauteuil d'académie. Chaque cigale porte un nom symbolique référent à une région, à une ville, à un fleuve ou à une valeur félibréenne. Ce nom lui a été donné par son premier titulaire.

Les félibres majoraux composent le consistoire qui est le gardien de la philosophie de l'association.

Le Félibrige est présidé par le capoulié qui est obligatoirement un des cinquante félibres majoraux.

Bureau[modifier | modifier le code]

Le capoulié est le gardien de la coupe, symbole du Félibrige. Le capoulié est aidé dans sa charge par un secrétaire général (baile), un trésorier (clavaire) et des assesseurs (assessour).

Les assesseurs sont les représentants du capoulié dans les maintenances.

Associés[modifier | modifier le code]

Le Félibrige est également représenté à l'étranger par des membres associés (sòci), la plupart universitaires ou traducteurs.

Congrès[modifier | modifier le code]

Le congrès (Santo-Estello) du Félibrige se déroule chaque année dans une ville différente des pays de langue d'oc, au moment de la fête de sainte Estelle (ou d'une date proche). Il donne lieu aux réunions statutaires ainsi qu'à de grandes festivités illustrant les différentes expressions de la culture des pays de langue d'oc (théâtre, musique, chanson, littérature…).

Joutes littéraires[modifier | modifier le code]

Tous les sept ans, le Félibrige organise des joutes littéraires connues sous le nom de Grand Jo flourau setenàri. Le grand lauréat est nommé maître en Gai-Savoir (Mèstre en Gai-Sabé) et choisit la reine du Félibrige pour les sept ans à venir.

Reines[modifier | modifier le code]

  • 1878 Marie Mistral ;
  • 1885 Thérèse Roumanille ;
  • 1892 Marie Gasquet ;
  • 1899 Marie-Thérèse de Chevigné ;
  • 1906 Marguerite de Baroncelli ;
  • 1913 Marguerite Priolo ;
  • 1920 Marie Vinas ;
  • 1927 Sidonie Fontan ;
  • 1934 Suzanne Imbert ;
  • 1941 Yolande Coste ;
  • 1948 Jeanne Pradalié ;
  • 1954 Magali Mitan ép. Pile ;
  • 1962 Yvette Jonnekin ;
  • 1969 Mireille Fay ép. Lanchantin ;
  • 1976 Micheline Turon ép. Sapaly ;
  • 1983 Odyle Rio ;
  • 1990 Odile-Alix Dupuis ép. Legoeuil ;
  • 1997 Aline Samouillan ;
  • 2004 Véronique Fabre ép. Valanchon ;
  • 2011 Angélique Marçais ;
  • 2018 Adeline Bascaules-Bedin.

Action[modifier | modifier le code]

L'action du Félibrige concerne toutes les expressions (littérature, théâtre, cinéma, chanson, musique…) et tous les supports (conférences, colloques, publications, congrès et festivals…) dès lors qu'ils vont dans le sens du maintien, de l'illustration et de la promotion de la langue et la culture des pays d'oc, de préférence dans la norme mistralienne. L'enseignement de la langue de la maternelle à l'université reste une priorité pour le Félibrige. Cette action est relayée au niveau local par les écoles félibréennes et au niveau régional par les maintenances. Le Félibrige peut agir seul ou en relation avec d'autres mouvements de défense et de promotion de la langue d'oc lorsqu'il s'agit de défendre des intérêts communs, comme la reconnaissance par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ou encore la prise en compte des langues régionales dans les textes et programmes de l’Éducation nationale.

Noms du Félibrige et de ses membres[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Félibrige » est un nom propre qui désigne une organisation précise. Il convient de l'écrire avec un F majuscule, et non avec un f minuscule.

Le terme « Félibrige » est dérivé du terme « félibre » (felibre), terme que les fondateurs ont emprunté à un récitatif pour désigner celles et ceux voués à défendre la langue provençale. Une femme est appelée félibresse (felibresso ou felibressa). Une réunion de félibres pourra être désignée sous le nom de felibrejado.

En guise de définition du terme « félibre », Paul Ruat nous a laissé ce passage : « Et puis, si on vous demande un jour ce qu'est un félibre, vous pourrez répondre ceci : un félibre est un patriote régional qui aime son pays et qui cherche à le faire aimer; un félibre est un ouvrier de la plume et de la parole qui prend plaisir à parler la langue de son enfance que parlaient ses aïeux ; un félibre est celui qui fait valoir et connaître nos célébrités locales, nos artistes de la truelle, de la scie et du pinceau, afin qu'un rayon de ces gloires du terroir rejaillisse sur la France, pour que la grande patrie soit toujours plus belle, plus forte, plus unie »[5].

L'on a quelquefois pu gloser sur le terme de félibre en le rapprochant du mot « libre » qui signifie à la fois « livre » et « libre » en provençal, ce que l'on peut interpréter par l'esprit même du Félibrige : acquérir la liberté au travers de la culture, et en particulier de la littérature. Il n'en est rien.

Le mot pourrait venir d'une erreur populaire. Mistral dans ses « Mémoires et récits » évoque un récitatif L'Oraison à Saint Anselme, Les sept douleurs de la Vierge Marie. L'une de ces douleurs a été d'avoir perdu son fils qui était au temple, « emé li tiroun de la lèi, emé li set felibre de la lèi », « avec les scribes de la Loi, avec les sept félibres de la Loi ». « Emé li sét felibre » serait en réalité « Emé li Sefer, libre », « avec les sefers (rouleaux, en hébreu) livres de la loi ». Comme la chanson se transmettait oralement, et que personne pour ainsi dire, ne connaissait le mot « sefer », les gens auraient découpé les mots ainsi : « emé li sèt felibre de la lèi », « avec les sept félibres de la loi ». Le mot félibre, né d'un prétendu quiproquo, était, quoi qu'il en soit, orné de prestige. Car que pouvaient être ces sept félibres, sinon de grands sages ?

Pour Le Robert historique d'Alain Rey, qui qualifie l'hypothèse des « sefer, libre » de « fantaisiste », Mistral rattachait le mot félibre au bas latin fellibris, « nourrisson » (dérivé du latin fellare, « sucer »), partant de l'image ancienne qui fait des poètes les nourrissons des Muses.

Mistral lui-même, dans son Tresor dóu Felibrige écrit :

 « Ce vocable mystérieux, rapidement vulgarisé par les œuvres de ceux qui l'avaient adopté, figure depuis lors dans les dictionnaires français (Bouillet, Larousse, Littré, etc.). Son origine a exercé la sagacité des philologues et bien des étymologies ont été proposées

  1. Felibre viendrait du latin felibris ou fellebris, mot qui se trouve dans Solinus, Isidore de Séville et Papias, et que Ducange interprète par « nourrisson adhuc lacte vivens », dérivé du verbe fellare, téter, lequel fellare a donné naissance à filius, fils. Les poètes, de tout temps, ont été dénommés « nourrissons des Muses, alumni Musarum », et, comme le fait observer M. G. Garnier, alumnus, en latin, avait le sens actif et passif et désignait le disciple et le maître, comme escoulan en provençal. Il est à remarquer que le mot tiroun, qui, dans le texte populaire, semble synonyme de felibre, rappelle le verbe provençal tira signifiant aussi « téter ». Le latin tiro veut dire « novice ».
  2. Felibre viendrait du grec φιλεβραῖος, « ami de l'hébreu », mot qu'on trouve dans la grammaire hébraïque de Chevalier (1561) et qui a, de longue date, été appliqué dans les synagogues aux docteurs de la loi.
  3. Felibre viendrait du grec φίλαβρος, « ami du beau ».
  4. Felibre viendrait de l'irlandais filea, poète, barde.
  5. Felibre viendrait du germanique felibert, dont le sens est encore inconnu.
  6. Felibre viendrait du provençal fe, libre, libre par la foi.
  7. Felibre viendrait de l'andalou filabre, dont nous ignorons le sens. La Sierra de Filabres est une montagne d'Andalousie.

Quant à l'étymologie expliquant felibre par « faiseur de livres », elle ne supporte pas l'examen, attendu qu'elle n'est pas dans le génie de la langue, car on dirait en ce cas fa-libre ou fai-libre. »

Usages courants du mot[modifier | modifier le code]

Pour Paul Ruat, un félibre est « ouvrier de la plume et de la parole qui prend plaisir à parler la langue de son enfance que parlaient ses aïeux »[6]. Les félibres, au sens large, sont les auteurs qui créent en langue d'oc.

Normes graphiques au sein du Félibrige[modifier | modifier le code]

Les deux normes graphiques majoritairement usitées pour la langue d'oc moderne sont la graphie dite mistralienne ou moderne, et la graphie dite alibertine ou occitane ou encore classique. Concernant le Félibrige, celui-ci a adopté dès sa fondation, en 1854, la norme mistralienne, conçue par Joseph Roumanille et développée par Frédéric Mistral, d'où son nom. Aujourd'hui, les félibres de la Maintenance de Provence du Félibrige et une partie de la Maintenance du Languedoc continuent dans leur grande majorité à utiliser la norme mistralienne (ce qui revient à dire qu'en Provence, ceux qui utilisent la norme classique se retrouvent dans d'autres organisations culturelles que le Félibrige) alors même que dans les autres maintenances, c'est la norme alibertine (du nom de Louis Alibert) qui est majoritairement employée.

Même si le Félibrige accepte en son sein ces deux normes linguistiques, il est moralement dépositaire de la norme mistralienne en ce qui concerne sa gestion et son développement. Les actes du Félibrige sont rédigés dans la langue de Mistral (graphie mistralienne).

Lou Tresor dóu Felibrige[modifier | modifier le code]

Lou Tresor dóu Felibrige (littéralement Le Trésor du Félibrige ; Lo Tresaur dau Felibritge, selon la norme classique) est le grand dictionnaire de langue occitane (centré sur le provençal), composé par l'écrivain de langue d'oc et prix Nobel de littérature Frédéric Mistral, avec le sous-titre : « Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne »[7].

Grands lauréats des Jeux floraux[modifier | modifier le code]

Santo-Estello[modifier | modifier le code]

La Santo-Estello, congrès du Félibrige, s'est tenu dans les villes suivantes :

  • 1876 : Avignon ;
  • 1877 : Avignon ;
  • 1878 : Montpellier ;
  • 1879 : Avignon ;
  • 1880 : Roquefavour (Aix-en-Provence) ;
  • 1881 : Marseille ;
  • 1882 : Albi ;
  • 1883 : Saint-Raphaël ;
  • 1884 : Sceaux ;
  • 1885 : Hyères ;
  • 1886 : Gap ;
  • 1887 : Cannes ;
  • 1888 : Avignon ;
  • 1889 : Montmajour (Arles);
  • 1890 : Montpellier ;
  • 1891 : Martigues ;
  • 1892 : Les Baux ;
  • 1893 : Carcassonne ;
  • 1894 : Avignon ;
  • 1895 : Brive ;
  • 1896 : Les Saintes-Maries de la Mer ;
  • 1897 : Sisteron ;
  • 1898 : Aigues-Mortes ;
  • 1899 : Arles ;
  • 1900 : Maguelonne ;
  • 1901 : Pau ;
  • 1902 : Béziers ;
  • 1903 : Avignon ;
  • 1904 : Font-Ségugne (Châteauneuf de Gadagne) ;
  • 1905 : Arles ;
  • 1906 : Sète ;
  • 1907 : Périgueux ;
  • 1908 : Toulon ;
  • 1909 : Saint-Gilles ;
  • 1910 : Perpignan ;
  • 1911 : Montpellier ;
  • 1912 : Narbonne ;
  • 1913 : Aix-en-Provence ;
  • 1914 : Avignon ;
  • 1915 : Marseille (Consistoire) ;
  • 1916 : Arles (Consistoire) ;
  • 1917 : Marseille (Consistoire) ;
  • 1918 : Marseille (Consistoire) ;
  • 1919 : Marseille (Consistoire) ;
  • 1920 : Alès ;
  • 1921 : Beaucaire ;
  • 1922 : Cannes ;
  • 1923 : Le Puy ;
  • 1924 : Narbonne ;
  • 1925 : Clermont-Ferrand ;
  • 1926 : Hyères ;
  • 1927 : Montpellier ;
  • 1928 : Limoges ;
  • 1929 : Rodez ;
  • 1930 : Avignon ;
  • 1931 : Pau ;
  • 1932 : Agde ;
  • 1933 : Toulon ;
  • 1934 : Albi ;
  • 1935 : Clermont l’Hérault ;
  • 1936 : Nice ;
  • 1937 : Béziers ;
  • 1938 : Foix ;
  • 1939 : Carpentras ;
  • 1940 : Montpellier ;
  • 1941 : Avignon ;
  • 1942 : Arles (Consistoire) ;
  • 1943 : Arles (Consistoire) ;
  • 1944 : Arles (Consistoire) ;
  • 1945 : Arles (Consistoire) ;
  • 1946 : Digne ;
  • 1947 : Périgueux ;
  • 1948 : Agen ;
  • 1949 : Marseille ;
  • 1950 : Toulouse ;
  • 1951 : Aurillac ;
  • 1952 : Clermont l’Hérault ;
  • 1953 : Bordeaux ;
  • 1954 : Avignon ;
  • 1955 : Saint-Tropez ;
  • 1956 : Gap ;
  • 1957 : Bagnères-de-Bigorre ;
  • 1958 : Toulon ;
  • 1959 : Arles ;
  • 1960 : Nice ;
  • 1961 : Béziers ;
  • 1962 : Villefranche-de-Rouergue ;
  • 1963 : Muret ;
  • 1964 : Avignon ;
  • 1965 : Saint-Junien ;
  • 1966 : Grasse ;
  • 1967 : Villeneuve sur Lot ;
  • 1968 : Saint-Remy de Provence (Consistoire);
  • 1969 : Saint-Flour ;
  • 1970 : Aix-en-Provence ;
  • 1971 : Bagnères-de-Bigorre ;
  • 1972 : Hyères ;
  • 1973 : Millau ;
  • 1974 : Arles ;
  • 1975 : Rodez ;
  • 1976 : Périgueux ;
  • 1977 : Monaco ;
  • 1978 : Avignon ;
  • 1979 : Foix ;
  • 1980 : Cannes ;
  • 1981 : Saint-Sever ;
  • 1982 : Nice ;
  • 1983 : Espalion ;
  • 1984 : Sceaux ;
  • 1985 : Saint-Junien ;
  • 1986 : Saint-Maximin la Sainte-Baume ;
  • 1987 : Perpignan ;
  • 1988 : Vic-sur-Cère ;
  • 1989 : Périgueux ;
  • 1990 : Nîmes ;
  • 1991 : Martigues ;
  • 1992 : Mende ;
  • 1993 : Le Lavandou ;
  • 1994 : Rodez ;
  • 1995 : Aix-en-Provence ;
  • 1996 : Apt ;
  • 1997 : Sarlat ;
  • 1998 : Saint-Raphaël ;
  • 1999 : Grasse ;
  • 2000 : Saint-Junien ;
  • 2001 : Sète ;
  • 2002 : Cavalaire ;
  • 2003 : Bergerac ;
  • 2004 : Avignon, Châteauneuf de Gadagne ;
  • 2005 : Hyères ;
  • 2006 : Martigues ;
  • 2007 : Cahors ;
  • 2008 : Gréoux-les-Bains ;
  • 2009 : Salon ;
  • 2010 : Castillonès ;
  • 2011 : Les Saintes-Maries de la Mer ;
  • 2012 : Saint-Yrieix la Perche ;
  • 2013 : Saint-Remy de Provence ;
  • 2014 : Aigues-Mortes ;
  • 2015 : La Roquebrou ;
  • 2016 : Nice ;
  • 2017 : Bagnères-de-Bigorre ;
  • 2018 : Bergerac ;
  • 2019 : Pertuis ;

Sceaux et le jardin des Félibres[modifier | modifier le code]

La ville de Sceaux a été déclarée « cité félibréenne » en 1950, eu égard à la tradition félibréenne encore bien présente en cette ville depuis le premier hommage rendu par les félibres parisiens au fabuliste méridional Florian qui y est enterré. Un jardin des Félibres qui compte aujourd'hui onze bustes a concrétisé cette tradition tout comme l'organisation tous les ans d'une félibrée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ses statuts de 1876 sont approuvés par le préfet des Bouches-du-Rhône le 4 mai 1877. Elle est déclarée selon la loi du 1er juillet 1901 à la Préfecture d’Avignon le 20 juin 1905 - Journal officiel en date du 27 juin 1905. Source : site du Félibrige.
  2. Siège social déclaré le 20 juillet 1911, siège administratif depuis le 30 juin 1992 à : Parc Jourdan, 8 bis avenue Jules Ferry à Aix-en-Provence. Source:site du Félibrige.
  3. Janine Durrens, Coutumes et traditions en Périgord, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, , 32 p. (ISBN 978-2-905983-29-9), p. 25.
  4. Raymond Lefèvre, Catalogue félibréen et du midi de la France, Marseille, Ruat, 1901
  5. Paul Ruat in Charradisso sus Calendau, Marseille, 1909, p. 14
  6. Paul Ruat félibre et pédagogue de Georges Bonifassi.
  7. « Dictionnaire du félibrige », sur felibrige.org/dictionnaire (consulté le 4 février 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc) Frédéric Mistral et Victor Tuby (dir.), Lou Tresor dóu Felibrige ou dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne, vol. Tome 1, partie 1, A-Coum. ; Tome 1, partie 2, Coum.-F ; Tome 2, partie 1, G-Pous. ; Tome 2, partie 2, Pous.-Z. Reproduction en fac-similé de l'édition de Paris : Delagrave, 1932, Genève ; Paris, Slatkine éd. de l'Unicorne, (ISBN 2-05-100605-9, notice BnF no FRBNF37386890)
  • Firmin Boissin, Frédéric Mistral et les Félibres, 1879, E-J Savigné imprimeur-éditeur, Vienne. Lire en ligne
  • Frédéric Donnadieu, Les Précurseurs des félibres, 1800-1855,, Paris, Quantin, (OCLC 14770807) lire en ligne sur Gallica
  • Eugène Lintilhac, Les Félibres, 1895, édition Alphonse Lemerre, in-12°, 136 p. Première partie - Félibres et Félibrige : L'énigme du Félibrige : les félibres de Paris, Cigaliers et félibres de Paris, le royaume poètique de Sainte-Estelle le capoulié Félix Gras, Un jour de printemps chez Mistral. Deuxième partie - Théodore Aubanel, La genése du Félibrige et Aubanel, le mouvement de Mistral, Jasmin, l'œuvre d'Aubanel.
  • La Plume, revue littéraire artistique et sociale, Paris, dir. Léon Deschamps, n° 53 du 1er juillet 1891, p. 213–237 du recueil annuel. Numéro consacré au Félibrige à l’occasion de la mort de Joseph Roumanille. (lire en ligne)
  • Gaston Jourdanne, Histoire du Félibrige, 1897 (réédition CPM, 1980)
  • Émile Ripert, La Renaissance Provençale, Paris, Librairie Champion, 1918
  • Émile Ripert, Le Félibrige, Paris, Armand Colin, 1924 ; réédition Éditions Jeanne Laffitte, 2001 (ISBN 2-86276-363-2)
  • René Jouveau, Histoire du Félibrige (4 volumes), Nîmes, Imprimerie Bené, 1970-1984
  • André Tartanson, Histori Nostro - Avignon (à compte d'auteur)
  • Pierre Miremont, Jean Monestier, Le Félibrige et la Langue d'Oc, Périgueux, Lo Bornat, 1985
  • André Tartanson, Moun Belaud ; Sa Vido, Soun Obro, Coument, Avignon - Editions Parlaren en Vaucluso, 1988
  • André Tartanson, Obros et Rimos Provenssalos, de Loys de La Bellaudiero, Avignon - Editions Parlaren en Vaucluso, 1992
  • Pierre Fabre, Mistral en Héritage, Marseille, Autres Temps, 2002
  • Simon Calamel, Dominique Javel, La langue d'oc pour étendard : les félibres (1854-2002), Toulouse, Privat, 2002
  • Robert Maumet, Au Midi des Livres ou l'histoire d'une liberté : Paul Ruat, 1862-1938, Préface de Jean-Claude Gautier, Marseille, Tacussel, 2004.
  • Pierre Fabre, Les Félibres Majoraux de 1876 à 2006, Aix-en-Provence, Félibrige, 2006
  • Philippe Martel, Les Félibres et leur temps. Renaissance d'oc et opinion (1850-1914), Bordeaux, PUB, 2010 (thèse de doctorat, 1993)
  • Louis Guiraud, ' Au sujet des Félibres rouges', Édition à compte d'auteur, 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]