Le Point

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Le Point
Image illustrative de l’article Le Point

Pays Drapeau de la France France
Zone de diffusion France
Langue français
Périodicité Hebdomadaire, parution le jeudi
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 4,50 €
Diffusion 288 319 Diffusion France payée ex. (2018[1])
Fondateur Olivier Chevrillon, Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, Philippe Ramond, Michel Bracciali
Date de fondation 1972 (il y a 47 ans)
Éditeur Sebdo 1 boulevard Victor Hugo Paris 75015 (siren 312408784)
Ville d’édition Paris

Propriétaire Artémis
Directeur de publication Étienne Gernelle
Directeur de la rédaction Sébastien Le Fol
ISSN 0242-6005
Site web www.lepoint.fr

Le Point est un magazine d'actualité hebdomadaire français, créé en 1972 par une équipe de journalistes autour d'Olivier Chevrillon et Claude Imbert, venant essentiellement de L'Express. Son format s'inspire de celui du magazine américain Time.

Traditionnellement classé au centre-droit, le journal ouvre ses pages à toutes les opinions politiques (interviews, analyses, etc.) et sa ligne éditoriale est aujourd'hui communément admise comme social-libérale[2]. C'est l'un des cinq magazines d'actualité hebdomadaires de dimension nationale[3].

Depuis 1997, il appartient à la famille Pinault qui détient à 100% le groupe Sebdo-Le Point via sa holding Artémis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Point est fondé en 1972[4] par une équipe de journalistes qui avaient quitté, une année plus tôt, la rédaction en chef de L'Express alors dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber. Ces journalistes reprochaient à ce dernier d'avoir transformé cet hebdomadaire en son porte-parole exclusif . Le premier numéro du Point est consacré à Valéry Giscard d'Estaing, à l'époque ministre de l'Economie et des Finances dans le gouvernement du nouveau Premier ministre - Pierre Messmer ayant été nommé au mois de juillet 1972 - et intitulé Giscard au banc d'essai .

L'équipe fondatrice du Point est composée de Olivier Chevrillon (Pdg & éditorialiste), des journalistes : Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, du responsable de la publicité et du marketing Philippe Ramond, et de l'administrateur Michel Bracciali. S'appuyant financièrement sur le groupe Hachette, dont le Pdg est alors Simon Nora, cette équipe recrute en printemps 1972 des journalistes - jugés parmi les plus performants - à travers les grands titres de la presse parisienne.

Le Point mise d'alors sur sa capacité à renouveler le genre de l'hebdomadaire d'information, le « newsmagazine », du type Newsweek ou Time. En trois années, le journal réussit à atteindre l'équilibre financier puis à être largement bénéficiaire. Il est toujours, dans ce modèle.

Son directeur de la publication est Étienne Gernelle, nommé en 2014[5].

Actionnariats successifs[modifier | modifier le code]

Après la victoire de la gauche aux élections de 1981, Le Point quitte le groupe Hachette, dont la nationalisation est évoquée ; l'équipe dirigeante craint d'y perdre son autonomie. Le journal intègre le groupe de cinéma Gaumont, présidé par Nicolas Seydoux[6].

En 1992, souhaitant se désengager de son investissement dans Le Point, Nicolas Seydoux cède ses parts à la Générale Occidentale[7]. Un GIE « L'Express-Le Point » prend alors naissance pour gérer en particulier la publicité, source importante de revenus. Cet étrange attelage de deux hebdomadaires concurrents ne durera qu'un temps. En octobre 1995, la CGE, devenue Alcatel-Alsthom, fait apport de ses activités de presse à CEP communication, une filiale d'Havas, groupe dont Alcatel (Pdg : Serge Tchuruk) devient l'actionnaire principal.

Le 17 octobre 1997, le journal est racheté pour moins de 200 millions par l'homme d'affaire François Pinault, PDG de la holding Artémis[8] et présenté comme un proche de Jacques Chirac. François Pinault prend à travers son groupe le contrôle du Point. Claude Imbert, en garant de la continuité du journal et de sa ligne, demeure l'un des éditorialistes principaux.

Dates clés[modifier | modifier le code]

  • En 1975, grâce à l'accroissement de son audience et de ses recettes publicitaires, Le Point atteint, dès sa troisième année, son seuil de rentabilité. Il compte 150 collaborateurs.
  • Le , la société Gaumont rachète 51 % du capital du Point à Hachette, l'actionnaire initial et devient ainsi l'actionnaire principal du journal.
  • En décembre 1985, après le départ d'Olivier Chevrillon, Jacques Duquesne, directeur adjoint de la rédaction, est nommé président-directeur général.
  • Le , Le Point présente sa nouvelle formule : dos carré, nouvelle maquette, nouveau logo, format agrandi, prix en baisse. La diffusion du journal augmente régulièrement.
  • Le , lancement de la première édition ciblée du Point : « Le Point Grandes écoles et universités », suivie, en octobre 1995, par une édition Affaires en collaboration avec Business Week.
  • En janvier 2001, Le Point adopte une version rénovée de sa formule : nouveau logo, format élargi, pagination renforcée, nouvelles rubriques.
  • Le 18 janvier 2014, Franz-Olivier Giesbert, poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard[9] ) annonce qu'il va quitter volontairement la présidence du Point, ne s'estimant plus « l'homme de la situation » (voir l'interview de Télérama du 13 janvier 2014[10]). Il est remplacé par Étienne Gernelle, ancien directeur de la rédaction.
  • En février 2017, la directrice adjointe de la rédaction fait l’objet d’un licenciement pour faute grave, sans indemnités ni préavis. Selon son avocat, la procédure légale n’a pas été respectée parce que le motif du limogeage est « inavouable »[11].
  • En octobre 2017, le site d'information Mediapart publie plusieurs articles sur le traitement par le Point d'informations reçues sur le financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 et sur des malversations criminelles liées à la construction de l'hôpital de Benghazi ; deux articles commandés par la rédaction, mis en page et payés n'auraient finalement pas été publiés[12],[13]. Le directeur du Point se défend de toute censure et accuse Mediapart de "complotisme"[14].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Diffusion du Point par numéro[15],[16]
Année Diffusion France payée Évolution annuelle Diffusion totale
(gratuits inclus)
1999 301 423[17] en augmentation 2,2 %[17] NC
2000 302 625[18] en augmentation 0,4 %[18] NC
2001 329 073[19] en augmentation 8,7 %[19] NC
2002 337 024[20] en augmentation 2,4 % NC
2003 350 088[21] en augmentation 3,9 % NC
2006 NC NC 408 931
2007 NC NC 443 956
2008 NC NC 443 738
2009 NC NC 434 745
2010 NC NC 429 650
2011 NC NC 430 086
2012 412 286 NC 432 813
2013 399 291 en diminution –3,2 % 417 940
2014 383 559 en diminution –3,9 % 401 171
2015 364 085 en diminution –5,1 % 380 222
2016 340 253 en diminution –6,5 % 355 586
2017 315 579 en diminution –7,3 % 330 602
2018 288 319 en diminution –8,7 % 301 722

Aide financière de l'État[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des aides de l'État à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions[22],[23],[24], auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication[25].

Équipe de direction[modifier | modifier le code]

Direction Générale[modifier | modifier le code]

  • Président directeur général et directeur de la publication : Étienne Gernelle
  • Vice-Président exécutif, directeur général délégué : Renaud Grand-Clément
  • Vice-Président opérations, directeur général délégué : François Claverie

Direction de la rédaction[modifier | modifier le code]

  • Directeur de la rédaction : Sébastien Le Fol
  • Directeurs adjoints de la rédaction: Jérome Béglé, Christophe Ono-dit-Biot
  • Rédacteur en chef central : Albert Sebag
  • Rédacteurs en chef : Emmanuel Berretta (France, Politique), Romain Gubert (Monde), Clément Lacombe (Économie), Fabien Roland-Lévy (Société), Christophe Ono-dit-Biot (Culture), Laurence Allard (Tendances), Jérome Cordelier (Villes, Éditions régionales), Catherine Golliau (Hors-séries), Brigitte Hernandez (Guide, Spéciaux Paris et été)
  • Conseiller de la direction de la rédaction : Franz-Olivier Giesbert
  • Directeur artistique : Etienne de Rosamel

Directeurs opérationnels[modifier | modifier le code]

  • Directrice de la diffusion : Dominique Dirand
  • Directrice marketing abonnements : Isabelle Izquierdo
  • Directrice marketing adjointe chargée des activités numériques : Natasha Oleksiak
  • Directrice de la communication et des partenariats : Sophie Gournay
  • Directeur administratif et financier : Anne-Laure Richard-Laffitte
  • Directeur des ressources humaines : Jérôme Dabeck
  • Directeur informatique et multimédia : Olivier Bost
  • Directeur de projet data / Chief Data Officer : Emmanuel Bienvenu

Chroniqueurs[modifier | modifier le code]

Différemment des usages de la presse hebdomadaire et contrairement à ses habitudes passées, depuis plusieurs années Le Point ne publie plus que très irrégulièrement son ours dans ses pages. Le numéro du 22 novembre 2007 l'a rendu public.

Collaboratrices et collaborateurs actuels[modifier | modifier le code]

Anciens collaborateurs du Point[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (octobre 2017)

Effectif et résultats[modifier | modifier le code]

En 2017 le Point employait 171 collaborateurs. Le chiffre d'affaires était de 67 820 500 € et le résultat déficitaire de 1 861 300 €[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.acpm.fr/Support/le-point
  2. http://www.integrersciencespo.fr/index.php?article15/orientations-politiques-de-la-presse-etrangere
  3. Avec L'Obs, l'Express, Marianne et Valeurs actuelles, en exceptant Le Figaro Magazine, qui est un supplément
  4. « La Presse à la Une, Le Point, n°1, 25 septembre 1972. », sur expositions.bnf.fr
  5. « Etienne Gernelle officiellement nommé directeur de la publication du Point », sur Challenges (consulté le 13 mars 2019)
  6. Michel Jamet, « Le « Point » un new-magazine à l'état pur », Communication et langages, vol. 52, no 52,‎ , p. 96-106 (lire en ligne)
  7. fondée par James Goldsmith et ancrée depuis 1987 à la CGE, qui possède aussi L'Express
  8. « François Pinault remporte le «Point». Le patron de la Redoute et de la FNAC rachète l'hebdo pour moins de 200 millions. », sur Libération.fr, (consulté le 13 mars 2019)
  9. « « Le Point » condamné pour diffamation pour un article sur les immigrants chinois », sur Le Monde.fr, (consulté le 19 juin 2018)
  10. Franz-Olivier Giesbert : « Je ne suis plus l’homme de la situation », Télérama du 13 janvier 2014.
  11. « La directrice adjointe du «Point» est licenciée pour «motif inavouable» », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  12. Fabrice Arfi et Karl Laske, « Première censure au «Point»: les journalistes témoignent », Mediapart, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2017)
  13. Fabrice Arfi et Karl Laske, « «Le Point» a censuré une deuxième enquête sur l’affaire libyenne », Mediapart, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2017)
  14. « "Avec les compliments du Guide" : le droit de réponse d'Etienne Gernelle », France Inter, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2017)
  15. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées acpm
  16. Diffusion Contrôle, 2012, site Office de Justification de la Diffusion 2005
  17. a et b Michel Delberghe, « Les magazines à gros tirage n'ont pas enrayé la baisse de leurs ventes », Le Monde,‎ , p. 24
  18. a et b Michel Delberghe, « Coup de frein dans les magazines », Le Monde,‎ , p. 21
  19. a et b José Barroso, « La diffusion de la presse s’est révélée « assez stable » en 2001 », Le Monde,‎ , p. 21
  20. Daniel Psenny, « La presse française a connu une légère régression en 2002 », Le Monde,‎ , p. 20
  21. Pascale Santi, « La baisse de la diffusion de la presse, amorcée en 2001, s’est poursuivie en 2003 », Le Monde,‎ , p. 31
  22. Rapport de la Cour des Comptes sur les aides à la presse écrite, 18 septembre 2013.
  23. Les mensonges du Point sur « la France des assistés », Politis, 25 octobre 2013.
  24. Le Plan d'aide à la presse écrite 2009-2011, p. 647, rapport de la Cour des comptes de France.
  25. Budget 2012 du ministère de la Culture et de la Communication, 28 septembre 2011.
  26. « fiche d'identité de l'entreprise », sur www.societe.com (consulté le 8 juillet 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Le Point.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]