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Archevêque

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Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris.

Dans plusieurs dénominations chrétiennes, un archevêque Écouter est un ministre ecclésiastique appartenant à l'ordre épiscopal et bénéficiant d'une primauté d'honneur sur les évêques suffragants. Il est souvent à la tête d'une province ecclésiastique.

La charge de l'archevêque est désignée par le terme archiépiscopat (le « ch » étant parfois prononcé comme le son « k »)[1]. Ce terme masculin du VIIIe siècle, emprunté au latin médiéval archiepiscopatus, représente la dignité et la fonction d’archevêque[1],[2],[3]. Par métonymie, il s'agit également de la période d'exercice fonction du dignitaire ecclésiastique[4],[2],[3]. L'archiépiscopat trouve son synonyme avec le mot archevêché, ce terme pouvant recouvrir à la fois les sens de fonction et de siège du dignitaire ainsi que de la province ecclésiastique[5],[1].

Dans l'Église catholique

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Dans l'Église latine

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Ornement extérieur de l'écu d'un archevêque.

Dans l'Église latine, régie par le code de droit canonique, l'archevêque est un prélat qui bénéficie, en vertu d'anciens privilèges attachés à son diocèse ou d'une décision pontificale, d'une dignité supérieure à celle d'un évêque.

Archevêque et archidiocèse

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En principe, l'archevêque est l'ordinaire d'une Église particulière appelée archidiocèse. L'ordinaire d'un archidiocèse est dit archevêque ex officio, titre qu'il conserve après son départ.

Un archevêque peut aussi être l'ordinaire d'un simple diocèse ou d'une autre Église particulière. Un tel archevêque est dit archevêque ad personam.

Un archevêque peut ne pas être l'ordinaire d'une Église particulière. Un tel archevêque est dit archevêque titulaire.

Archevêque métropolitain

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Ornement extérieur de l'écu d'un archevêque métropolitain.

En principe, l'office de métropolitain est joint au siège archiépiscopal de sorte que l'archevêque qui est l'ordinaire d'un archidiocèse est le métropolitain d'une province ecclésiastique.

La grande majorité des archevêques catholiques sont aussi métropolitains, c'est-à-dire à la tête d'une province ecclésiastique.

L'archevêque détient, d'une part la juridiction spirituelle de son diocèse appelé un archidiocèse, et d'autre part, un certain droit de regard sur les évêques de sa province. Son rôle est essentiellement d'organiser la coopération entre les diocèses, il n'a pas d'autorité à proprement parler sur les diocèses de sa province autres que le sien (appelés diocèses suffragants).

Les archevêques métropolitains portent le pallium.

Archevêque primat
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Certains archevêques métropolitains jouissent également du titre de primat, qui leur donnait historiquement une juridiction sur plusieurs provinces ecclésiastiques mais n'est habituellement au xxie siècle plus qu'un titre purement honorifique (cf. canon 438[6] du Code de droit canonique). C'est notamment le cas des titres suivants :

Plusieurs autres titres de primat ne sont pas, ou plus, reconnus par Rome.

Archevêque patriarche
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Deux archevêques métropolitains jouissent encore du titre de patriarche, purement honorifique (cf. canon 438[6] du Code de droit canonique) :

Archevêque non métropolitain

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Il existe des archidiocèses auquel l'office de métropolitain n'est pas joint. Au , leur nombre était de quarante-huit[7]. Un tel archidiocèse est dit archidiocèse non métropolitain et l'archevêque qui en est l'ordinaire est dit archevêque non métropolitain.

Un archidiocèse non métropolitain peut être rattaché à un archidiocèse métropolitain et être dit « suffragant », ou bien être rattaché directement au Saint-Siège et être dit « exempt ».

Archevêque non métropolitain suffragant
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Certains archidiocèses non métropolitains sont suffragants d'un archidiocèse métropolitain ; l'archevêque d'un tel archidiocèse est dit archevêque suffragant. Il s'agit en général de sièges autrefois métropolitains ayant perdu ce privilège au profit d'une autre ville voisine devenue plus importante, laquelle conserve la dignité archiépiscopale.

En France, huit archidiocèses sont dans ce cas :

En Italie, il existe plusieurs archidiocèses dans ce cas, dont ceux de Capoue, de Camerino-San Severino Marche, de Brindisi-Ostuni.

En Slovaquie, l'archidiocèse de Trnava est suffragant de l'archidiocèse de Bratislava.

Archevêque non métropolitain exempt
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D'autres archidiocèses non métropolitains ne sont suffragants d'aucun métropolitain ; l'archevêque qui est l'ordinaire d'un tel archidiocèse est dit archevêque exempt ou sujet immédiat du Saint-Siège. Cette situation résulte toujours d'une particularité historique ; c'est le cas, par exemple, de :

Monaco, Luxembourg, Singapour, ou le Liechtenstein peuvent aussi être jugés trop petits (malgré leur caractère souverain) pour justifier la création d'une province ecclésiastique, tout en voyant ainsi reconnaître au siège de leur capitale un caractère national. D'autres comme l'Iran, l'Irak ou la Tunisie peuvent être considérés comme ayant trop peu de catholiques pour comprendre plusieurs diocèses.

Archevêque titulaire

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Enfin, les archevêques ou évêques titulaires sont des prélats pourvus de la dignité épiscopale, mais n'ayant aucune juridiction diocésaine. Cette dignité est toujours accordée aux nonces apostoliques, ainsi qu'à des membres de la Curie romaine, qui jouissent ainsi d'une plus grande stabilité en cas de changement de pape.

Archevêque-évêque

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L'on appelle « archevêque-évêque » :

  • un archevêque ex officio ou titulaire déplacé ensuite à un siège seulement épiscopal :
    • Marcel Lefebvre, archevêque de Dakar () puis archevêque-évêque de Tulle () ;
    • Philippe Ballot, archevêque de Chambéry () puis archevêque-évêque de Metz ().
  • un évêque promu archevêque ad personam :
    • Joan-Enric Vives i Sicília, évêque d'Urgell et coprince d'Andorre () puis archevêque-évêque d'Urgell () à titre personnel.
  • un évêque pressenti vainement pour un siège archiépiscopal, pour l'en dédommager :
    • Étienne Antoine Boulogne, évêque de Troyes (), pressenti pour Vienne () puis archevêque-évêque de Troyes (-).

Dans les Églises catholiques orientales

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Le code des canons des Églises orientales, qui régit les Églises catholiques orientales, reconnaît le titre d'archevêque majeur à certains primats, à la tête d’Églises autonomes et membres de la Congrégation pour les Églises orientales. Le titre, créé en pour le chef de l'Église grecque-catholique ukrainienne, correspond au titre patriarcal de Catholicos des Églises orthodoxes. Il en existe actuellement quatre :

Dans l'Église anglicane

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La communion anglicane compte quarante provinces ecclésiastiques, la plupart comptant un ou plusieurs archevêques, et six petites églises rattachées différemment. Chacune de ces provinces ou églises est autonome. Les sièges les plus connus sont ceux de l'Église d'Angleterre, Canterbury (chef spirituel de l'Église d'Angleterre et de la communion anglicane) et York. Ces deux archevêques sont des « pairs spirituels » (spiritual peers) et donc membres de la Chambre des lords britannique.

Dans les églises luthériennes

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Relevant généralement du système presbytérien synodal, les églises luthériennes ont conservé certaines des formes héritées du système épiscopalien et certaines ont des archevêques. C'est le cas en Suède, en Finlande, en Lituanie et en Allemagne où l'église luthérienne est non seulement l'héritière directe des structures catholiques d'avant la Réforme mais aussi suffisamment nombreuse pour avoir deux niveaux hiérarchiques.

Un archevêque suédois célèbre est Lars Olof Jonathan Söderblom, qui s'est illustré dans le domaine de l’œcuménisme. C'est à Uppsala que se trouve le siège du seul archevêque de l'Église de Suède.

Dans l'Église orthodoxe

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Dans les Églises orthodoxes, à l’origine, l'archevêque était l'évêque qui présidait les conciles de sa province, synonyme de métropolitain. Dans la pratique orthodoxe actuelle, le mot a plusieurs usages distincts :

  1. Usage grec : titre porté par un évêque qui est aussi primat (Chypre, Grèce, Crète). Les patriarches sont aussi appelés archevêques de la ville où est situé leur siège épiscopal, tandis que tous les autres évêques titulaires sont métropolites.
  2. Usage russe : titre porté par un évêque titulaire qui a reçu une distinction honorifique intermédiaire entre le rang des simples évêques et celui des métropolites.
  3. Usage roumain : il se conforme à la signification originelle du mot.

Notes et références

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Références

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  1. a b et c « archiépiscopat (sens A) », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  2. a et b « archiépiscopat », sur Littré (consulté le ).
  3. a et b Armelle Le Huërou, « L’archiepiscopus Dolensis au début du XIIe siècle. Esquisse d’un catalogue des actes de l’archevêque Baudri (1107-1130) », dans Sylvain Soleil et Joëlle Quaghebeur (dirs.), Le pouvoir et la foi au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, (DOI 10.4000/books.pur.141407).
  4. « archiépiscopat (sens B) », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  5. « archevêché », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  6. a et b « Canon 438 », sur droitcanonique.fr, .
  7. (en) Liste des archidiocèses non métropolitains (consulté le )

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Liens externes

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