K-1

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K-1

Description de l'image  K-1 Logo.png.
Création 1993
Fondateurs Kazuyoshi Ishii
Forme juridique Privée
Siège social Tokyo, Japon
Direction

Sadaharu Tanigawa, President

Nobuaki Kakuda, Executive Producer
Activité Spectacles de sport
Produits Rencontre de kick-boxing
Société mère Fighting and Entertainment Group (FEG)
Site web http://www.k-1.tv/ Site officiel du K-10
Devie genou.jpg

Le K-1 est une organisation sportive promouvant une forme de kick-boxing japonais créée en 1993 au Japon par Kazuyoshi Ishii (fondateur du courant de karaté Seidokaikan). Le K fait référence aux arts martiaux qui sont le karaté, le kung fu, le tae kwon do et le kickboxing[1].

L'organisation est tenue par le Fighting and Entertainment Group (FEG) au Japon. Le K-1 comprend deux types de combat chacune avec ses particularités: le K-1 Grand-Prix, le K-1 MAX, auquel s'ajoute le Hero's.

Origine[modifier | modifier le code]

Le K-1 Grand Prix de Hong-Kong en 2008.

Kazuyoki Ishii fonde l'école de karaté de Seidokan à Osaka où il enseigne les arts martiaux, il organisera en 1982 son premier tournoi de karaté à Osaka. Les élèves de son école quelques années plus tard remportent des titres nationaux au Japon, permettant à Kazuyoshi d'acquérir une solide réputation. En 1993, il décide d'organiser un tournoi en révolutionnant les règles, désireux de voir s'affronter les combattants de karaté et de kickboxing. Ce tournoi sera le premier K-1 Grand Prix, organisé à Tokyo et remporté par le Croate Branko Cikatić où aucune limite de poids n'est prévue et où tout combattant pouvait s'exprimer ; d'autres événements du même type auront lieu dans l'année à côté du K-1 Grand prix qui aura lieu annuellement. Le K-1 MAX (Middleweight Artistic Xtreme) sera créé en 2002 où les combattants ont un poids limités à 70 kilos avec les mêmes règles que le K-1 Grand Prix. Enfin une troisième catégorie verra le jour en 2005 : le Hero's où différentes catégories de poids sont mises en place et où l'on pratique le combat libre (MMA).

Combattants connus et populaires[modifier | modifier le code]

On peut ici tout d'abord citer le Néerlandais Ernesto Hoost qui fut considéré et surnommé Mister Perfect, en raison de sa très grande connaissance technique des boxes pieds-poings : il est en effet le seul boxeur à ce jour à avoir été champion du monde des quatre boxes pieds-poings, boxe française aussi appelée savate, kick-boxing, full-contact et enfin boxe thaïlandaise. On peut également citer le célèbre français Jérôme Le Banner qui jouit d'une grande popularité au Japon ainsi que le Suisse Andy Hug, qui fut élève de Kazuyoshi Ishii le fondateur du K-1, débarqua au K-1 et bouscula toutes les hiérarchies en place en battant la quasi-totalité des boxeurs du circuit grâce à un style puissant et technique avec sa spécialité : le kakato geri (coup de pied marteau ou coup de pied retombant). Depuis la disparition de ce grand combattant suisse, au début des années 2000, les tournois du circuit K-1 sont organisés en son nom.

Le dernier en date à avoir surpris par son gabarit, à l'instar de Bob Sapp en 2002, mais dans une autre mesure fut Kaoklaï Kaennorsing un jeune boxeur thaïlandais qui clamait peser 80 kg (ce qui est tout de même inférieur à la limite de poids autorisée) pesait en réalité 75 kg soit 18 kg de moins que la limite de poids du K-1. Cependant il défia tous les observateurs par sa vitesse, sa technique rapide et précise ainsi qu'un sens inné du combat. C'est ainsi qu'il remporta des combats contre Alexey Ignashov, Sam Greco ou encore Mighty Mo. Malheureusement son gabarit ne l'autorisa pas à pouvoir continuer et c'est ainsi qu'il dut mettre un terme à sa carrière sur le circuit poids lourd.

Récemment le néerlandais Semmy Schilt (2,12 m, 133kg), ancien combattant MMA, deviendra par la suite quadruple champion du monde ( 2005, 2006, 2007, 2009). Il est impressionnant de par sa technique malgré son très grand gabarit, ce qui explique notamment tant de victoires.

Il est à noter dans la catégorie des moins de 70 kg (K-1 MAX) la popularité d'un jeune thaïlandais, Buakaw Por Pramuk, vainqueur de la compétition en 2004 et 2006. Il symbolise en effet le mythe du boxeur thaïlandais par sa façon de faire. Il a su adapter son style de boxe aux règles du K-1. À noter également la présence d'Andy Souwer, vainqueur en 2005, mettant en avant l'excellence de l'école hollandaise. Un autre combattant à mettre à l'honneur est le japonais Masato, véritable star au pays du soleil levant, il est par sa technique un des meilleurs combattants dans sa catégorie

Différents types de tournois[modifier | modifier le code]

Le K-1 Grand Prix[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, un tournoi final a lieu annuellement. Différents tournois sont organisés durant l'année pour déterminer les 16 combattants qui y participeront (appelés K-1 satellites). Ces tournois ont lieu partout dans le monde : en France, Espagne, Pays-Bas, Hongrie, Afrique du Sud, Croatie, Nouvelle-Zélande, États-Unis, Brésil, Royaume-Uni, Suisse, Corée du Sud, Italie ou Suède.
Les 16 meilleurs combattants s'affrontent pour déterminer les 8 finalistes, et ces derniers s'affrontent par tour à élimination directe jusqu'à la finale pour déterminer le champion au Tokyo Dome. Ne peuvent y participer que les combattants poids lourds pesant au-delà de 93 kg, la limite de la catégorie des poids lourds de la boxe thaïlandaise. Par la suite il n'y a pas de catégorie de super-lourds comme dans les autres organisations de sports pieds-poings, preuve en est la participation depuis plusieurs années de Bob Sapp, ou encore de Jan Nortje, tous deux pesant plus de 150 kg.

En 2007, le K-1 introduit une nouvelle catégorie, celle des lourds ( - 100 kg). Une catégorie censée proposer des combats plus équilibrés permettant aux participants de pouvoir exprimer tout leur talent (ceci concerne certains combattant tel que Musashi, Ruslan Karaev ou encore Badr Hari).

Article détaillé : K-1 Grand Prix.

Le K-1 MAX[modifier | modifier le code]

Créé en 2002, il se déroule selon le même fonctionnement que le K-1 Grand Prix. Il ne concerne que les combattants dont le poids est inférieur à 70 kilos (super-welters ou en Français, super mi-moyens).

Article détaillé : K-1 MAX.

Le Hero's[modifier | modifier le code]

Créé en 2005, cet évènement concerne le combat libre ce qui le distingue des deux précédents événements. Il existe des différentes catégories selon le poids des combattants.

Article détaillé : Hero's.

Règles[modifier | modifier le code]

Les règles sont celles du kick-boxing japonais c'est-à-dire que sont autorisées les techniques de kick-boxing avec en plus les coups de genou sans saisie. En 2003, les règles ont été modifiées, auparavant les saisies et le corps-à-corps étaient autorisés. Les combats se déroulent en trois rounds de trois minutes chacun (avec une seule minute de repos interrounds). Pour départager deux adversaires lors d'un tournoi les juges peuvent faire appel à un extra-round de trois minutes, sauf pour la finale du « K1 World Grand Prix » du mois de décembre où il peut y avoir deux extra-rounds.
Tout au long de l'année, les combattants participent à des tournois dit « K-1 satellites » dans le monde entier. Les vainqueurs de ces tournois pourront participer à la phase qualificative se déroulant en octobre de chaque année où 16 combattants s'affrontent pour déterminer les 8 combattants qui participeront à la phase finale du mois de décembre qui se déroulera en « quart de finale », « demi-finale » puis « Finale ».

Popularité[modifier | modifier le code]

Ce sport trouve une grande popularité au Japon, en Europe et au Brésil, en revanche aux États-Unis, elle est limitée et certains états n'hésitent pas à interdire sa pratique.

Palmarès depuis 1993[modifier | modifier le code]

K-1 World Grand Prix
Année
et tableau éliminatoire
Champion
K-1 WGP 1993 Drapeau de la Croatie Branko Cikatić
K-1 WGP 1994 Drapeau des Pays-Bas Peter Aerts
K-1 WGP 1995 Drapeau des Pays-Bas Peter Aerts
K-1 WGP 1996 Drapeau de la Suisse Andy Hug
K-1 WGP 1997 Drapeau des Pays-Bas Ernesto Hoost
K-1 WGP 1998 Drapeau des Pays-Bas Peter Aerts
K-1 WGP 1999 Drapeau des Pays-Bas Ernesto Hoost
K-1 WGP 2000 Drapeau des Pays-Bas Ernesto Hoost
K-1 WGP 2001 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Mark Hunt
K-1 WGP 2002 Drapeau des Pays-Bas Ernesto Hoost
K-1 WGP 2003 Drapeau des Pays-Bas Remy Bonjasky
K-1 WGP 2004 Drapeau des Pays-Bas Remy Bonjasky
K-1 WGP 2005 Drapeau des Pays-Bas Semmy Schilt
K-1 WGP 2006 Drapeau des Pays-Bas Semmy Schilt
K-1 WGP 2007 Drapeau des Pays-Bas Semmy Schilt
K-1 WGP 2008 Drapeau des Pays-Bas Remy Bonjasky
K-1 WGP 2009 Drapeau des Pays-Bas Semmy Schilt
K-1 WGP 2010 Drapeau des Pays-Bas Alistair Overeem
K-1 WGP 2012 Drapeau de la Croatie Mirko Filipović
-


K-1 World MAX
Année
et tableau éliminatoire
Champion
K-1 MAX 2002 Drapeau des Pays-Bas Albert Kraus
K-1 MAX 2003 Drapeau du Japon Masato
K-1 MAX 2004 Drapeau de Thaïlande Buakaw Por. Pramuk
K-1 MAX 2005 Drapeau des Pays-Bas Andy Souwer
K-1 MAX 2006 Drapeau de Thaïlande Buakaw Por. Pramuk
K-1 MAX 2007 Drapeau des Pays-Bas Andy Souwer
K-1 MAX 2008 Drapeau du Japon Masato
K-1 MAX 2009 Drapeau de l'Italie Giorgio Petrosyan
K-1 MAX 2010 Drapeau de l'Italie Giorgio Petrosyan
K-1 MAX 2012 Drapeau des Pays-Bas Murthel Groenhart

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Pour le K-1 Grand Prix, il est à remarquer la domination sans partage des Néerlandais depuis sa création en 1993. En effet, sur 14 titres, 11 furent remportés par des Néerlandais ; seuls Branko Cikatic, Mark Hunt et Andy Hug gagnèrent le tournoi final étant respectivement Croate, Néo-zélandais et Suisse. Cette domination n'est cependant pas si surprenante, puisque dans le domaine des boxes pieds-poings, il est reconnu que jusqu'à 70 kg, de nombreux Thaïlandais dominent le circuit mondial et les différentes organisations alors que par le passé pour cette limite de poids ce furent les Français, les Japonais et en grande partie les Néerlandais qui détenaient le plus de titres.

Cette domination des Pays-Bas au K-1 n'est donc pas inattendue et confirme bien leur grande avance dans ce sport, autant au niveau des infrastructures qu'au niveau de la formation et des aides financières publiques. Retard quasi-irrattrapable en France en raison de la très mauvaise image de ces sports dans l'opinion publique qui les considère comme dangereux et violents. Alors qu'il en est tout autrement au Japon où ce sport bénéficie d'une très bonne image de marque, et où il génère d'importants bénéfices à chaque session, mobilisant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs à chaque fois (La finale du K-1 Grand Prix au Tokyo Dôme rassemble chaque année plus de 70 000 spectateurs, autant hommes que de femmes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Delmas Alain, 1 - Définition du Kick-Boxing (document de formation d’entraîneur), FFKBDA, 1999 – 2 - Lexique de la boxe et des autres boxes (document de formation d’entraîneur) , 1981 – 2e mouture 2005
  • Delmas Alain, Callière Jean-Roger, Histoire du Kick-Boxing (document de formation d’entraîneur), FFKBDA, 1998 – La ceinture noire du 1er au 6e degré (document d'examen), FFKBDA, 1998
  • Lombardo Patrick, Encyclopédie mondiale des arts martiaux, Éditions E.M., Paris, 1997.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]