Jean Vigo

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Jean Vigo

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Le réalisateur Jean Vigo dans les années 1930

Naissance 26 avril 1905
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès 5 octobre 1934 (à 29 ans)
Paris, France
Profession Réalisateur
Films notables Zéro de conduite,
L'Atalante

Jean Vigo (26 avril 1905, Paris - 5 octobre 1934, Paris) est un réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Vigo est le fils de l'anarchiste Eugène Bonaventure Vigo, dit Miguel Almereyda, directeur des journaux La Guerre sociale et Le Bonnet rouge.

Jean Vigo est l'arrière-petit-fils de Bonaventure Vigo maire de Saillagouse en Cerdagne et 1er viguier d'Andorre.

En 1917, son père se reconvertit au pacifisme après avoir mesuré les horreurs de la guerre et est arrêté et incarcéré à la prison de Fresnes. Il est retrouvé mort, étranglé avec son lacet de chaussure dans des circonstances douteuses. La vindicte de l'extrême droite est virulente et menaçante, la famille se cache.

Jean Vigo est rejeté de lycée en lycée, tenu à l'écart par ses camarades.

Il est connu pour deux films qui influeront sur le futur développement du cinéma français et mondial : Zéro de conduite (1933) et L'Atalante (1934).

Il réalisa aussi auparavant À propos de Nice (1929) avec Boris Kaufman, un film muet examinant les inégalités sociales du Nice des années 1920 et le film La Natation par Jean Taris (1931), une élégante étude du nageur Jean Taris.

Ses films sont décrits par certains comme antipatriotiques, et sont censurés par le gouvernement français, l'Atalante est remonté par ses producteurs et ressorti sous le titre Le Chaland qui passe, tandis que Zéro de conduite ne sera autorisé qu'en 1946.

Parmi les premiers spectateurs se trouve François Truffaut qui dit lui devoir son regard.

Jean Vigo meurt à Paris de septicémie. Il est enterré au Cimetière parisien de Bagneux.

En 1951, est créé en son honneur le prix Jean-Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs. En 2007, le Festival Punto de Vista, en Espagne, distinguera le meilleur directeur de sa compétition internationale avec le premier Prix Jean-Vigo espagnol.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Le Forestier, « L'œuvre de Jean Vigo à l’époque de sa reproduction numérique », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, no 42,‎ 2004 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]