1920

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1920 (MCMXX en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1920, voir -1920. Pour les autres significations, voir 1920 (Chronologie de Dada et du surréalisme).

Années :
1917 1918 1919  1920  1921 1922 1923

Décennies :
1890 1900 1910  1920  1930 1940 1950
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique, Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, Saskatchewan et Yukon) et États-Unis) et Europe (Belgique, France, Italie et Suisse)


Chronologies thématiques :
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Calendriers :
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Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Création de la Nigerian Improvment Association et National Congress of British West Africa.
  • Des Antillais et des Africains (Jean Ralaimongo) créent la Ligue Française pour l’Accession au Droits de Citoyens des Indigènes de Madagascar.
  • Grève des ouvriers du chemin de fer Dakar-Saint-Louis au Sénégal.
  • Instauration d’une taxe de repeuplement forestier au Gabon par l’administration de l’AEF.
  • Développement du mouvement religieux de Wellington Butelezi en Afrique du Sud et désobéissance civile.
  • Dans le Sud algérien, les autorités françaises recueillent dans des camps les nomades de la tribu des Larba, qui meurent de faim après avoir perdu les deux tiers de leurs troupeaux (1920-1921).
  • Raid de 32 voitures Ouargla-Tamanrasset-Ouargla. Deux seulement arrivent.

Amérique[modifier | modifier le code]


Asie[modifier | modifier le code]

Janvier-février : retraite des Armées blanches de Vladimir Kappel en Sibérie

Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

4 avril : fête du Nabi Musa à Jérusalem avant les émeutes
23 juillet : Gouraud inspecte les troupes françaises à la bataille de Maysaloun
  • 6 janvier : accord secret signé entre Georges Clemenceau et Fayçal ibn Hussein, fils d'Hussein. Reconnaissance d’un protectorat français sur le Liban ; reconnaissance par la France de l’indépendance de la Syrie avec Fayçal pour chef d’État et Damas pour capitale ; nomination d’un haut-commissaire français en Syrie, chargé des relations de la France avec l’émir et envoie de conseillers français auprès du gouvernement arabe. Fayçal reconnaît la primauté des intérêts économiques et culturels français dans son pays. L’accord n’est pas rendu public et ne sera jamais appliqué.
  • 28 janvier : la Chambre des députés turque adopte le « Pacte national » proclamant l’indivisibilité des territoires non occupés.
  • 7 mai : l'indépendance de la Géorgie est reconnue par la Russie soviétique.
  • En mai, le général Gouraud, commandant des Forces françaises du Levant, signe un armistice provisoire pour retourner contre l’émir Fayçal qui l’attaque dans le Sud, et l’écraser.
  • 2 juin : révolte tribale en Irak préparée par les notables chiites contre le gouvernement militaire britannique. Chassés de la région du Moyen-Euphrate, les Britanniques n’en reprennent le contrôle qu’après plusieurs mois de combats, faisant plus de 8000 morts du côté irakien. Le coup financier de la reprise en main militaire est considérable. Le mouvement insurrectionnel échoue en raison des divisions politiques. Les grands shaykhs rivaux du sud sont restés fidèles à la Grande-Bretagne, comme les nationalistes arabes d’origine irakienne chassés de Damas par les Français. Les Britanniques doivent créer un gouvernement autonome avec à sa tête le roi hachémite Fayçal.
  • 22 juin : offensive grecque contre les kémalistes en Turquie avec l’accord des Alliés.
  • 30 juin : Sir Herbert Samuel, libéral de confession juive favorable au sionisme, est nommé haut-commissaire civil en Palestine. Il considère que la puissance publique ne doit pas intervenir pour financer le foyer national juif mais seulement permettre les conditions de son épanouissement. Il octroie ainsi des terres et des concessions industrielles aux sionistes et délivre des certificats d’émigration aux Juifs de Russie qui fuient la guerre civile. En août, il amnistie les personnalités arabes condamnées à la suite des émeutes d’avril.
  • Juin :
    • À la suite du rapport de la commission Milner, des négociations s’ouvrent à Londres entre le gouvernement britannique, le Wafd et les représentants du gouvernement égyptien. Londres propose un abandon du protectorat mais demande la reconnaissance des intérêts britanniques en Égypte. Saad Zaghlul veut obtenir davantage en faveur de l’indépendance, ce qui entraîne la rupture des pourparlers en octobre.
    • Deuxième offensive turque en Cilicie contre les Français (fin en février 1921). Combats incertains, en particulier à Aïn-Tab, qui reste partagée.
  • Juillet : l’armée française de Gouraud entre en Syrie, défait les troupes arabes à la bataille de Maysaloun le 23 juillet puis s’empare de Damas, mettant fin à la tentative de Fayçal de créer une grande Syrie regroupant la Palestine et le Liban. Fayçal et les principaux nationalistes sont chassés de Syrie. Soulèvements locaux contre les Français dans le nord du pays. La loi martiale est instaurée.
  • 10 août : traité de Sèvres, jamais ratifié par la Turquie. Démembrement de l’empire ottoman au profit du Royaume-Uni (Irak, Palestine et Transjordanie) et de la France (Syrie, Liban, Cilicie) ; internationalisation de Constantinople et des détroits ; occupation de la Thrace orientale, de Smyrne et de son arrière-pays par la Grèce ; l’Italie occupe la région d’Adalia ; création d’États indépendants en Arménie et au Kurdistan. La Turquie livre sa flotte de guerre et son armée est réduite à 50 000 hommes. Le projet de Grande Arménie ne sera jamais réalisé.
  • 1er septembre : le général Gouraud proclame la création du Grand-Liban à Beyrouth. Un gouverneur français est chargé d’administrer le pays.
  • 22 septembre - 2 décembre : guerre turco-arménienne. Les Turcs attaquent l’Arménie le 22 septembre et marchent sur Olti et Sarikamich. L’Arménie décrète la mobilisation générale et porte son armée à 35 000 hommes. Il résistent pendant près d’un mois, mais le 17 octobre, les forces turques font à Iktir leur jonction avec les Tartares d’Azerbaïdjan. La famine sévit en Arménie et la résistance s’effondre. Les Soviétiques font traîner les négociations avec la mission Chanth-Derderian (22 octobre). Staline, à Bakou, décide la soviétisation de l’Arménie. Les Turcs entrent à Kars (30 octobre), à Alexandropol (7 novembre). Les Grandes Puissances refusent d’intervenir malgré la demande de la Roumanie (15 novembre). Les Arméniens sont rejetés sur le Caucase par le général kémaliste Kâzım Karabekir. Un accord avec la RSS d’Arménie est signé à Gümrü (2 décembre). L’Arménie renonce au traité de Sèvres et accepte de limiter son armée à 1 500 hommes. Les Russes restituent à la Turquie Kars, Ardahan et Artvin conquis depuis 1878.
  • Octobre (Palestine) : les Britanniques favorisent la formation d’un Conseil national élu, chargé de la gestion interne de la communauté juive.
  • 3 décembre : l’Arménie orientale est proclamée République socialiste soviétique (RSS) sur l’initiative d’Anastas Mikoïan, un des dirigeants du mouvement révolutionnaire dans le Caucase. Seul le Zankézour entre en dissidence sous la conduite du général Nejtch.
  • Décembre :
    • Troisième Congrès islamo-chrétien de Haïfa, qui réclame l’arrêt du sionisme et l’indépendance d’un État arabe de Palestine sous l’influence britannique. Les Palestiniens abandonnent toute idée d’unité arabe et de Grande Syrie.
    • Les partis socialistes juifs forment un syndicat confédéré, l’Histadrout qui devient rapidement le premier employeur de la population juive de Palestine.
  • L’émigration juive en Palestine mandataire reste faible dans les années 1920, la majorité des Juifs d’Europe de l’Est émigrant vers l’Europe occidentale après l’instauration des quotas américains

Europe[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1920 en France.

Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1920 en Italie.

Suisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1920 en Suisse.

Europe orientale[modifier | modifier le code]

15-25 septembre : bataille du Niemen.
  • Avril-juin : opération Kiev. Offensive polonaise en Ukraine. Kiev est prise en mai mais les troupes polonaises doivent refluer devant la contre offensive de l'Armée rouge qui marche contre la Pologne.
    • Le gouvernement nationaliste d’Ukraine s’allie avec la Pologne contre la Russie. L’avancée des troupes bolcheviques permet au gouvernement soviétique d’Ukraine de prendre le contrôle du pays.
  • Réforme agraire en Roumanie, vivement contestée par les Hongrois.
Article détaillé : Guerre russo-polonaise de 1920.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

  • Journée de huit heures de travail quotidien.
  • Extension du système des assurances chômage à tous les travailleurs à revenus faibles.
  • Chute du taux de natalité pendant l’entre-deux-guerres à 18, puis 16 ‰. Popularisation des techniques de contrôle des naissances. La famille anglaise type compte deux enfants, contre trois à la fin du XIXe siècle.
  • Gay twenties : comportement débridé de la jeunesse, fréquentation assidue du cinéma et du music-hall, émancipation des jeunes femmes (flapper), introduction du jazz et du charleston des États-Unis.

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • Mouvement de concentration des entreprises aux États-Unis dans les années 1920. Les produits manufacturés représentent 52 % des exportations.
  • Taylorisme : la productivité augmente de 72 % dans les industries manufacturières de 1919 à 1929.
  • Dans les années 1920, le secteur primaire (agriculture et mines) décline (de 12, 1 à 11,9 millions), le secteur secondaire stagne pour la première fois (11 millions) et le tertiaire progresse de 50 % (11,5 à 16,7 millions).
  • Succès pendant les années 1920 des fondamentalistes protestants, qui combattent contre le modernisme et le libéralisme en théologie, contre l’humanisme séculier, l’évolutionnisme darwinien, le marxisme et le catholicisme.

Amérique latine[modifier | modifier le code]

  • Arrivée massive de capitaux privés en provenance des États-Unis vers l’Amérique latine dans les années 1920. Les politiques économiques se limitent à tenter de créer un climat favorable aux investissements étrangers.
  • Crise économique de reconversion au Brésil à la suite de la [Première Guerre mondiale]. Les industriels brésiliens réinvestissent les devises accumulées pour augmenter la capacité de production.
  • Au Chili, les exportations qui avaient augmenté de 9,8 % par an entre 1915 et 1919, n’augmentent que de 0,6 % entre 1920 et 1924.
  • Conflits sociaux dans les enclaves bananières en Colombie durant les années 1920. Répression. Lois restreignant le droit de grève (1919 et 1920).

Afrique[modifier | modifier le code]

  • 20 700 blancs en Angola, soit 0,5 % de la population. 7 500 métis, soit 0,2 % de la population.
  • Boom des exportations africaines.
    • En AEF, l’effondrement des société concessionnaires avant la guerre de 1914-1918 laisse trois compagnies : la CFHC (Compagnie française du Haut Congo), la Compagnie du Kouilou-Niari et la SHO (Société du Haut Ogooué).
    • La production forestière en AEF connaît un véritable boom dans les années 1920, notamment grâce à la mise au point du contreplaqué (okoumé). Les exportations de bois passent de 2 000 tonnes en 1897 à 34 636 en 1906, 47 401 en 1920, 104 806 en 1923, 248 285 en 1926 et 397 754 en 1930.
    • Les grandes compagnies commerciales (UAC, SCAO, CFAO…) se partagent le monopole en Afrique occidentale et font de gros profits, en s’entendant pour acheter au plus bas aux producteurs africains. Certains se révoltent, comme les producteurs de cacao de Gold Coast dans les années 1920-1930, qui refusent à plusieurs reprises de vendre leur récolte dans l’espoir de voir le cours remonter. Comme les acheteurs sont aussi des fournisseurs (matériel, semences, biens divers, etc.), ils font en sorte que les producteurs soient en permanence leur débiteurs et n’hésitent pas à les escroquer. D’autre part l’exportation de produits européens (cotonnade, soie artificielle, ustensile de ménage, produits alimentaires…) vendus à prix compétitifs ruine la production artisanale locale.
  • L’économie de traite s’impose en Ouganda dans les années 1920. Les planteurs européens y sont l’exception. Les paysans africains produisent du coton, du café, du sucre et du thé pour l’exportation. Des acheteurs (ginners), souvent d’origine indienne, organisés en associations pour éviter de se concurrencer, drainent cette production vers les ports.
  • Au Kenya, c’est l’économie de plantation qui domine, grâce à une forte immigration blanche depuis 1903. De grandes plantations sont aux mains de l’aristocratie britannique (lord Delamere, lord Francis Scott, le major Grogan…), à côté de petits exploitants plus fragiles. L’installation des colons se fait dans les Highlands, principalement le long de la voie de chemin de fer de l’Ouganda. Les cultures du café, du blé dans les années 1920, du lin après 1914 et du maïs dominent. Les terres ont été acquises après l’expropriation des Kikuyus (ceux-ci ont d’abord accueilli les colons et offert des droits temporaires d’installation). Les planteurs ont recours aux squatteurs (les Kikuyu qui n’ont pas quitté les plantations) pour obtenir une main-d’œuvre bon marché et docile. Une série de mesures prises par le gouvernement entraîne la prolétarisation de la population africaine (1900-1930).

Naissances en 1920[modifier | modifier le code]

Décès en 1920[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]