Grand Paris
Le Grand Paris est un projet visant à transformer l’agglomération parisienne en une grande métropole mondiale et européenne du XXIe siècle, afin qu'elle soit « en symbiose avec son environnement »[1].
Ce projet mené par le gouvernement de François Fillon, et plus spécialement par Christian Blanc, alors secrétaire d’État chargé du Développement de la région capitale, a proposé la création de pôles économiques majeurs autour de Paris, ainsi que la création d'un réseau de transport public du Grand Paris performant qui relierait ces pôles aux aéroports, aux gares TGV et au centre de Paris. La Société du Grand Paris est un établissement public chargé de créer un nouveau métro automatique (« Grand Paris Express », 200 km de voies et 75 gares, évalué à 32,5 milliards d'euros[2]) dans la banlieue parisienne (voir ci-dessous « Projet de Christian Blanc »[3]).
Le projet est aussi institutionnel. Il s'agit de créer une structure de gouvernance institutionnelle entre Paris et son agglomération.
Paris Métropole est, quant à lui, un syndicat mixte ouvert qui regroupe la ville de Paris, la région Île-de-France et plusieurs dizaines de collectivités territoriales de son agglomération.
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Histoire de la notion de Grand Paris [modifier]
L’expression « Grand Paris » est ancienne, et a été maintes fois réactivée. Sous ce vocable, Napoléon III imaginait étendre la capitale depuis Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest, à Marne-la-Vallée, à l'est[4].
André Morizet, maire de Boulogne-sur-Seine, conseiller général, membre de la commission du Vieux Paris, reprend l'expression en 1932 dans un livre Du vieux Paris au Paris moderne, Haussmann et ses prédécesseurs[5]. Il écrit : « Habitants du Grand Paris, mes frères, notre succès est en nous ! » Avec Henri Sellier, ministre de la Santé et maire de Suresnes, André Morizet se vit confier une mission sur la réforme administrative du Grand Paris à l'époque du Front populaire (1936-1937) avec deux principes : réaffirmer l'autonomie politique des arrondissements de la ville de Paris et la constitution d'un conseil appelé à gérer les intérêts généraux de l'agglomération du Grand Paris. Celui-ci aurait le statut de haut-commissaire ou de secrétaire d'État destiné à gérer le département de la Seine assisté de trois préfets.
Le géographe Jean-François Gravier reprend cette idée et cette expression en 1949 parmi les propositions qu'il fait dans son ouvrage La Mise en valeur de la France[6], dont le but est de corriger les déséquilibres du territoire français qu'il avait présentés deux ans auparavant dans Paris et le désert français. Il imagine alors un Grand Paris de plus de cinq millions d'habitants et met déjà en avant le problème de la place trop importante de l'automobile dans la capitale[6].
Aujourd’hui le Grand Paris peut être délimité sur trois zones :
- Paris et la petite couronne (755 km2 – 6,1 millions d’habitants). Taille moyenne des grandes villes mondiales, c’est l’échelon retenu par la police (la préfecture de police de Paris y est compétente depuis 2009[7]), la chambre de commerce et d'industrie de Paris… et aussi par le comité pour la réforme des collectivités locales ou par le sénateur Philippe Dallier dans son rapport sur le Grand Paris. L'agglomération s’étend bien au-delà des limites de cette zone.
- Paris Métropole (2 546 km2 – 9,32 millions d’habitants)[8]. Sans doute la délimitation la plus cohérente car en plus d’être un bloc relativement compact regroupant 90 % de l’agglomération, le syndicat repose sur la reconnaissance de chacune des collectivités membres à faire partie de la métropole parisienne ; en outre, il doit être consulté pour tout ce qui a trait à l’aménagement du Grand Paris. Cependant, il ne s’agit que d’un syndicat d’étude aux moyens très limités et à la notoriété faible.
- Unité urbaine de Paris (2 723 km2 – 10,2 millions d’habitants). Unité morphologique de l’agglomération, elle est en perpétuelle évolution et n’est guère que statistique.
L'émergence d'un projet pour le Grand Paris sous la présidence de Nicolas Sarkozy [modifier]
La consultation internationale « Le Grand Pari(s) » [modifier]
Le 17 septembre 2007, lors du discours d'inauguration de la Cité de l'architecture et du patrimoine, Nicolas Sarkozy annonce son intention de lancer une consultation architecturale internationale pour « travailler sur un diagnostic prospectif, urbanistique et paysager, sur le « Grand Paris » à l'horizon de vingt, trente voire quarante ans »[9].
Le 4 juin 2008, dix équipes internationales d’architectes se sont vu confier la tâche, par Nicolas Sarkozy, de réfléchir à un « projet d'exception » pour l’avenir de Paris dans le cadre d’une consultation multidisciplinaire intitulée « Le Grand Pari(s) »[10]. Les dix équipes retenues sont les équipes de Richard Rogers, Yves Lion, Djamel Klouche, Christian de Portzamparc, Antoine Grumbach, Jean Nouvel, Studio 08, Roland Castro, LIN Finn Geipel Giulia Andi et MVRDV. La consultation est placée sous la responsabilité d'un « comité de pilotage » formé par 14 représentants des ministères, de la région Île-de-France, de la ville de Paris et des maires d'Île-de-France[11].
Les propositions des architectes ont fait l'objet d'une exposition intitulée « Le Grand Paris de l’agglomération parisienne », à la Cité de l'architecture et du patrimoine du 30 avril au 22 novembre 2009.
L'Atelier international du Grand Paris [modifier]
Le 10 février 2010, Bertrand Lemoine, architecte et ingénieur, directeur de recherche au CNRS, a été nommé au poste de directeur général de l'Atelier international du Grand Paris[12], qui fédère aujourd'hui les équipes d'architectes au sein d'une structure permanente. Le rôle de l'Atelier international du Grand Paris est de poursuivre la production d'idées et de propositions sur le Grand Paris, de faciliter les coopérations entre acteurs de la métropole et de promouvoir le débat public. Il a recensé quelque 650 projets en cours sur le Grand Paris et poursuit l'inventaire des « mille lieux » du Grand Paris. Son Conseil scientifique rassemblait initialement les dix équipes pluridisciplinaires ayant participé en 2008-2009 à la consultation internationale sur « le Grand Pari de l’agglomération parisienne ». Il réunit aujourd'hui quinze équipes pluridisciplinaires menées par des architectes-urbanistes, recrutées en 2012 suite à l’organisation d’une nouvelle consultation internationale.
Son conseil d’administration rassemble depuis juin 2011 des représentants de l’État (ministères de l'Égalité des Territoires et du Logement, de la Culture et de la Communication, Préfet de Paris et de l'Île-de-France) et des représentants de la Ville de Paris, de la région Île-de-France, de l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF) et de Paris Métropole. Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris chargé de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Île-de-France est président du conseil d’administration de l’AIGP.
L'Atelier international du Grand Paris s’inscrit dans une démarche transversale. Il conduit et met en œuvre des actions de recherche, de développement, de valorisation et d’animation des réseaux de professionnels du cadre bâti. Il s’attache à favoriser le dialogue et la concertation entre tous les acteurs concernés du Grand Paris. Il constitue un lieu d’expérimentation, de création et de débat. Après ses travaux sur la mobilité à l’automne 2010, dans le cadre des débats publics sur les projets de transport dans la région parisienne, et qui ont contribué de manière déterminante à aboutir en 2011 à une synthèse sur les transports publics dans le Grand Paris, l’Atelier continue, tout en veillant à garder une vision globale et prospective sur le devenir du Grand Paris, à poursuivre ses réflexions en lien avec de nombreux partenaires sur différentes problématiques transversales : questions culturelles, transformations des territoires, avis sur les contrats de développement territorial, évolution des règles d’urbanisme, programme de recherche sur « la ville au prisme de l’énergie », processus de révision du schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), intensité urbaine, espaces ouverts et agriculture, quartiers de gares, etc.
Son Conseil scientifique poursuit une série d'études sur deux thèmes. « Habiter le Grand Paris » répond aux ambitions affichées d’augmenter très significativement le volume de logements neufs dans la métropole parisienne, de rééquilibrer habitat et emplois sur le territoire du Grand Paris et de faire du logement un outil essentiel du développement urbain et de l’égalité des territoires. Ces études ont été livrées fin mars 2013. « Systèmes métropolitains » interroge la métropole à l’aune de ses différentes échelles, de la ville-monde à la structuration des bassins de vie et des pôles de centralité, des flux et des réseaux, pour dessiner une physiologie, un caractère, un récit propre au Grand Paris.
Liste des équipes du Conseil scientifique de l'AIGP [modifier]
Les dix équipes pluridisciplinaires ayant participé à la consultation de 2008-2009 et ayant formé le premier Conseil scientifique de l'AIGP sont :
| Nom de l'équipe | Nationalité | Principal représentant | Autres participants majeurs | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | MVRDV | Winy Maas | Jacob Van Rijs, Nathalie De Vries | |
| 2 | Atelier Castro Denissof Casi | Roland Castro | Sophie Denissof, Silvia Casi | |
| 3 | LIN | Finn Geipel | Giulia Andi | |
| 4 | Studio 09 | Bernardo Secchi | Paola Viganò | |
| 5 | Nouvel, Duthilleul, Cantal-Dupart | Jean Nouvel | Jean-Marie Duthilleul, Michel Cantal-Dupart, Alexandre Allard, Rémy Babinet, Patrick Bouchain, Daniel Buren, Michel Desvigne, Alain Fleischer, Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal |
|
| 6 | Atelier Christian de Portzamparc | Christian de Portzamparc | Daniel Béhar | |
| 7 | L'AUC | Djamel Klouche | ||
| 8 | Groupe Descartes | Yves Lion | François Leclercq, David Mangin | |
| 9 | Rogers Stirk Harbour & Partners | Richard Rogers | Mike Davies, Arup | |
| 10 | Agence Grumbach & associés | Antoine Grumbach | Jean-Marie Charpentier, Bruno Fortier |
Les 15 équipes qui forment en 2013 le Conseil scientifique de l’AIGP sont constituées de :
- Atelier Roland Castro, Sophie Denissof et Associés, Silvia Casi ;
- Les Urbanistes Associés, Devillers et Associés ;
- FGP(a) + TER, Philippe Gazeau, architecte ;
- Antoine Grumbach et Associés ;
- Agence François Leclercq, Atelier Lion & Associés, Agence Marc Mimram ;
- LIN, Finn Geipel + Giulia Andi ;
- Bres + Mariolle et Chercheurs Associés ;
- MVRDV avec AAF et ACS, Winy Maas, architecte ;
- DPA, Dominique Perrault, architecte urbaniste ;
- Agences Élisabeth et Christian de Portzamparc ;
- Rogers Stirk Harbour + Partners, Mike Davies, architecte ;
- Studio 013_Bernardo Secchi et Paola Vigano ;
- Seura Architectes (F. Bougnoux, JM. Fritz, D. Mangin) ;
- Star Stratégies + Architecture, Beatriz Ramo (Rotterdam) ;
- Trevelo et Viger-Kohler (TVK) / Acadie / Güller Güller / Bas Smets.
Projet de Christian Blanc [modifier]
Christian Blanc, nommé secrétaire d’État chargé du Développement de la région capitale par Nicolas Sarkozy, a proposé la création de pôles économiques majeurs autour de Paris, ainsi que la création d'un Réseau de transport public du Grand Paris performant qui relierait ces pôles aux aéroports, aux gares TGV et au centre de Paris. Ce projet se retrouve en concurrence frontale avec le tracé du projet de rocade Arc Express présenté par le STIF et le Conseil Régional d'Île-de-France présidés par Jean-Paul Huchon. Des citoyens de l'Association Grand Paris demandent la fusion des deux projets, qui est partiellement effectuée pour l'inauguration de Chaillot le 29 avril 2009. La loi no 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris a défini le Réseau de transport public du Grand Paris comme « constitué des infrastructures affectées au transport public urbain de voyageurs, au moyen d'un métro automatique de grande capacité en rocade qui, en participant au désenclavement de certains territoires, relie le centre de l'agglomération parisienne, les principaux pôles urbains, scientifiques, technologiques, économiques, sportifs et culturels de la région d'Ile-de-France, le réseau ferroviaire à grande vitesse et les aéroports internationaux, et qui contribue à l'objectif de développement d'intérêt national fixé par l'article 1er »[13],[14].
La loi crée un établissement public, la Société du Grand Paris chargée de la mise en œuvre de ce réseau de transport, en lien avec le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), ainsi que des outils juridiques afin de faciliter la réalisation de grandes opérations d'urbanisme ; elle prévoit enfin la création d'un établissement public chargé de l'aménagement, de l'urbanisme et de la mise en place d'un « cluster scientifique » pour le plateau de Saclay et l'Opération d'intérêt national de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Suite à la concertation publique en 2011, les deux projets Grand Paris et Arc Express sont fusionnés dans un seul projet intitulé Grand Paris Express. Une première enquête publique est prévue en 2012 (fin 2011 pour prolonger la ligne 14), pour une mise en service échelonnée de 2018 à 2025, sauf pour la liaison entre Versailles et La Défense, repoussée après cette date. Une rocade Arc Express, dédiée au transport lourd autour de Paris, est également prévue[15].
Grand Paris Express [modifier]
Une somme de 32,4 milliards d’euros sera investie d’ici 2025 pour la modernisation des réseaux actuels en particulier des RER, et la réalisation d’un métro automatique de rocade autour de Paris, élément majeur du Grand Paris nommé Grand Paris Express. Deux projets étaient en concurrence dans ce but : Arc Express, d’une part, qui consiste en un métro de 60 km en rocade porté par la région, et la Double boucle de métro souterrain de 130 km pensée par le gouvernement, aussi appelée « Grand Huit ».
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre chargée des Transports, a mis l’accent sur la « rénovation », permise par cet accord, qui concernera le réseau actuel. Selon elle, les Franciliens vont voir rapidement « des améliorations très concrètes ». Il s'agit du prolongement de la ligne E du RER à l'ouest, de l’amélioration des RER C et D, ainsi que des poursuites des projets de tramways et de transports en site propre[16].
La gouvernance du Grand Paris [modifier]
Aujourd’hui, l’exercice du pouvoir en Île-de-France est trop morcelé pour que puisse émerger une gestion métropolitaine efficace en termes d’objectifs et efficiente en termes de moyens. La complexité du système et l’enchevêtrement des compétences entre les différents niveaux multiplie les coûts, tend à rallonger les délais de prise de décision et crée de l’incertitude pour les projets de développement des entreprises. Pour être traités efficacement, les grands enjeux du développement de la métropole capitale exigent une gouvernance unique. Il en va ainsi de la gestion du foncier disponible, notamment pour le logement, mais aussi du système logistique et du tourisme. Pour gagner en lisibilité et en efficacité cette gouvernance unifiée pour le Grand Paris doit tendre vers un exécutif unique à compétences générales selon la Chambre de commerce et d'industrie de Paris[17].
En mars 2009, le comité pour la réforme des collectivités locales rend son rapport, communément appelé « rapport Balladur », dans lequel la fusion du département de Paris avec ceux de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis) est proposée à l'horizon 2014. Ce projet est aussi plébiscité par le sénateur Philippe Dallier, vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, ainsi que par Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis. La question de la gouvernance institutionnelle ne figure pas dans la loi de réforme des collectivités territoriales françaises de 2010 et est remis à une date ultérieure.
Suite à l'alternance de 2012, le scénario de la fusion des départements est abandonné. Dans le cadre de l'avant-projet de loi du gouvernement Ayrault sur la décentralisation, le moratoire sur l'achèvement obligatoire de la carte intercommunale dans la petite couronne, adopté dans la loi de 2010 suite à un amendement de Philippe Dallier, est supprimé; les communes des trois départements devront être regroupées en EPCI à fiscalité propre au 1er janvier 2015. C'est un scénario "polycentrique" associant Paris et de grandes communautés d'agglomération, préconisé notamment par Patrick Braouezec, président de Paris métropole, qui est retenu. Ce syndicat mixte d'étude est appelé a évoluer vers un pôle métropolitain réformé (association des conseils généraux et de la région Île-de-France; élargissement des compétences aux questions relatives au logement)[18]. Le projet de loi de Modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles prévoit finalement pour Paris la constitution au 1er janvier 2016 d'un syndicat mixte s'apparentant au pôle métropolitain, la Métropole de Paris, centré notament sur la question du logement[19].
L'émergence de grandes communautés d’agglomération [modifier]
Diverses collectivités se sont regroupées au sein de communautés d'agglomération de grande taille, afin de peser sur les choix de développement de l'agglomération parisienne, et permettre la prise en compte de leurs préoccupations.
Plaine-Commune [modifier]
Le 8 février 2008, Patrick Braouezec, président de la Communauté d'agglomération Plaine-Commune (créée en 2001, et regroupant désormais les villes d'Aubervilliers, de La Courneuve, d'Épinay-sur-Seine, de L'Île-Saint-Denis, de Pierrefitte-sur-Seine, de Saint-Denis, de Saint-Ouen, de Stains et de Villetaneuse), saisit son instance de démocratie participative, le Conseil de développement de la communauté d'agglomération, en sollicitant sa contribution sur « l’avenir de la métropole francilienne ».
Le 26 novembre 2008, le Conseil de développement de Plaine Commune présente sa contribution[20] au bureau communautaire. Soucieux de la légitimité démocratique du projet retenu, le Conseil de développement de Plaine Commune invite tous les acteurs concernés à construire un projet partagé avec la population francilienne. Pour sa part, il invite les huit Conseils de développement d'Île-de-France à se saisir de la question.
Est Ensemble [modifier]
Après plusieurs années de réflexion sur des regroupements à géométrie variable, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville se sont regroupées au sein de la Communauté d'agglomération Est Ensemble, qui, avec près de 400 000 habitants, est, à sa création, la plus grosse intercommunalité d'Île-de-France.
Grand Paris Seine Ouest [modifier]
Les communautés d'agglomération Val de Seine et Arc de Seine ont fusionné le 1er janvier 2010 pour former cette nouvelle communauté d'agglomération qui regroupera Boulogne-Billancourt, Sèvres, Issy-les-Moulineaux, Vanves, Meudon, Chaville et Ville-d'Avray. Première structure à porter officiellement le nom de « Grand Paris », elle n'intègre pourtant pas la ville de Paris.
Un magazine sur le Grand Paris [modifier]
Un magazine trimestriel de reportages, d'enquêtes et d'entretiens consacré au « Très Grand Paris » a été lancé en février 2010 par un groupe de jeunes diplômés de l'école de journalisme de Sciences Po Paris. Diffusé à 10 000 exemplaires, Megalopolis[21] affiche l'objectif ambitieux de devenir « le magazine de référence de la région parisienne », selon la proclamation des fondateurs dans l'éditorial du premier numéro.
Notes et références [modifier]
- Selon le texte de la page d'accueil du site mon-grandparis.fr, consulté le 11 mars 2010.
- Projet de métro officiellement approuvé par le décret no 2011-1011 du 24 août 2011 portant approbation du schéma d'ensemble du réseau de transport public du Grand Paris, publié le vendredi 26 août au Journal officiel.
- [PDF]Loi n° 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris.
- « Napoléon III imaginait la capitale s'étendant jusqu'à Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest, et à Marne-la-Vallée, à l'est. », Patrice de Moncan, entrevue de Corinne Scemama, publié le 10 mai 2009 dans L'Express, consulté le 15 septembre 2011.
- Publié chez Hachette.
- Vincent Adoumié (dir.), Les Régions françaises, Hachette, 2010 p. 31.
- Depuis le 14 septembre 2009, les polices des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis sont sous l'autorité du seul préfet de police ; voir Isabelle Mandraud, « Le Grand Paris sera d'abord celui de la sécurité », Le Monde, 16 juin 2009.
- Périmètre de Paris Métropole, mai 2011, consulté le 10 juin 2011.
- Texte intégral en ligne sur www.legrandparis.culture.gouv.fr
- Cité de l’architecture et du patrimoine, « Le Grand Pari(s) ». Consulté le 3 mars 2010, vidéos en ligne présentant notamment la réponse de chacune des dix équipes
- liste des membres sur le site du ministère de la culture
- Bertrand Lemoine directeur de l'atelier international du Grand Paris, article du 12 octobre 2010, sur le journaldesarts.fr. Consulté le 27 avril 2012.
- Loi no 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris
- Sybille Vincendon, « Du Grand Paris au grand gâchis : L’occasion était unique. Mais le projet d’organisation de la métropole francilienne s’est fracassé sur des luttes politiques et se réduira à une loi-croupion, loin des problèmes de logement, de transports et d’inégalités. Récit d’un fiasco. », Libération, 21 mai 2010 [texte intégral (page consultée le 13 juin 2010)]
- « Grand Paris : bilan d'étape », sur batiactu.com, 10 octobre 2011.
- « Un pas de plus vers le grand Paris », sur blog-partenaire-europeen.com, article du 28 janvier 2011, consulté le 16 juin 2011.
- Pour un exécutif unique à compétences générales pour le Grand Paris, chambre de commerce et d'industrie de Paris, janvier 2012.
- Vers un big bang intercommunal en petite couronne, la Gazette des communes, 2 octobre 2012; consulté le 9 février 2013.
- [PDF] rapport de la commission des lois du sénat, titre II, chapitre 1er, consulté le 18 mai 2013.
- [PDF] Conseil de développement de Plaine Commune, « Projet du « Grand Paris » et de l'avenir de la métropole francilienne », sur http://www.plainecommune.fr, 2008. Consulté le 12 juin 2010
- Voir le site officiel de Megalopolis.
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Paris • Paris Métropole
- Société du Grand Paris
- Île-de-France
- Grand Londres
- Remodelage de Berlin
- Zone métropolitaine de Bruxelles
- Agglomération parisienne
- Réseau de transport public du Grand Paris
- Grand Paris Express
- Opération d'intérêt national Seine-Aval
- Grand Lyon
- Intercommunalité en France
- Conseil de développement
Liens externes [modifier]
- Site de l'Atelier International du Grand Paris
- Site de la Société du Grand Paris
- Page« Le Grand Pari de l'agglomération parisienne » sur le site du ministère de la culture
- Archive du site « Le Havre, façade maritime du Grand Paris »
- Dossier Paris Métropole sur Paris.fr
- Site de la Délégation à Paris Métropole et aux Coopérations interterritoriales (DPMC) de la mairie de Paris
Bibliographie [modifier]
- Jean-Marc Offner, Le Grand Paris, coll. « Problèmes politiques et sociaux », no 942, La Documentation française
- Paris Métropole, formes et échelles du Grand-Paris, coll. « SC », éd. de la Villette
- « L'État doit réparer l'erreur commise à la défaite de De Gaulle », entretien avec Antonio Duarte, président de l’association Grand-Paris, par Magali Gruet, 20 minutes, édition du 12 juin 2008
- Frédéric Gilli et Jean-Marc Offner, Paris, métropole hors-les-murs ; aménager et gouverner un Grand Paris, coll. « Nouveaux débats », Presses de Sciences-Po, Paris, 2009
- Alessandro Giacone, Les Grands Paris de Paul Delouvrier, Paris, éd. Descartes & co., 2009
- Paris / banlieues : conflits et solidarités. Par Annie Fourcaut, Emmanuel Bellanger, Mathieu Flonneau. Creaphis, 2007
- Denis Bocquet, Gouvernance territoriale et enjeux du Grand Paris : la métropole capitale entre inertie et réforme, Munich, 2009
- Michèle Leloup, Le Grand Paris, Les coulisses de la consultation, archibooks, Paris, 2009 (ISBN 978-2-35733-055-9)
- Denis Bocquet, « Gouvernance territoriale et enjeux du Grand Paris: la métropole capitale entre inerties et réformes », in Sabine Bastian et Franck Trouilloud (éd.), Frankreich und Frankophonie: Kultur - Sprache - Medien, Martin Meidenbauer Vlg., 2009, p. 25-48, [lire en ligne] sur le site HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société)
- Marc Wiel, Le Grand Paris - Premier conflit né de la décentralisation, coll. « Questions contemporaines », éd. L'Harmattan, 2010 (ISBN 978-2-296-13180-4)
- Jean-Pierre Orfeuil & Marc Wiel, Grand Paris - Sortir des illusions, approfondir les ambitions, coll. « Mode de ville », éd. Scrineo, septembre 2012 (ISBN 978-2-9197-5576-9)