Maxime Maufra

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Côte, Baie de Douarnenez, 1901, musée d'art de Cincinnati.

Maxime Maufra[1], né le à Nantes (Loire-Atlantique) et mort le à Poncé-sur-le-Loir (Sarthe), est un peintre, graveur et lithographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maxime Maufra s’initie à la peinture avec Charles Leduc et son frère Alfred Leduc à Nantes, en reproduisant des paysages des bords de Loire, mais son père qui a décidé d'en faire un homme d'affaires, lui fait faire un séjour linguistique en Angleterre (Liverpool). Là, il découvre ce qu'est réellement la peinture, notamment celle de Turner. Il visite le Pays de Galles et l’Écosse, dont les paysages lui seront une source d'inspiration. Il revient en France en 1884, il mène de front son activité professionnelle et ses travaux picturaux. Il est alors initié à l’impressionnisme par Charles Le Roux.

En 1886, il est remarqué par Octave Mirbeau, lors d'une exposition au Salon de Paris. Cette même année il participe à l'Exposition des beaux-arts de Nantes qui se tient tous les trois ans et à laquelle sont conviés les peintres déjà consacrés et ayant participé au Salon parisien, dont Baudin, Léon Bonnat, Pierre Puvis de Chavannes, Jules-Élie Delaunay, Émile Dezaunay, avec lequel il va lier une grande amitié, Jean-Léon Gérôme, Armand Guillaumin, Henri Harpignies, Henry Moret, Camille Pissaro, Auguste Renoir, Georges Seurat, Alfred Sisley. Ce n’est qu’en 1890 qu’il décide de se consacrer pleinement à la peinture et s'installe à Pont-Aven après avoir rencontré Paul Gauguin en 1890. Il fréquente en 1891 et 1892 l'auberge de Marie Henry au Pouldu en compagnie de Charles Filiger.

En 1892, Maufra fréquente avec son ami Émile Dezaunay, l'atelier d' Eugène Delâtre où ils réalisent leurs premières gravures, influencés par Gauguin. Il est le premier à s'installer au Bateau-Lavoir à Montmartre en 1893 et son atelier est fréquenté par ses amis : Dezaunay , Aristide Briand, ainsi que le poète Victor-Émile Michelet.

Il finit par approfondir sa propre voie d'aborder les paysages avec une prédilection pour les paysages maritimes de Bretagne. Il entre en contact, à partir de 1895, avec Paul Durand-Ruel qui sera son marchand jusqu'à la mort de l'artiste en 1918 et organisera de nombreuses expositions de ses œuvres.

Après un voyage en Écosse à l'été 1895, il épouse à Londres Céline Le Floch dont il avait fait la connaissance à Pont-Aven.

Il séjourne ensuite à Quiberon, à la pointe du Raz, dans la presqu'île de Crozon et en de nombreux autres lieux. Il s'installe en 1903 dans une petite ferme à Kerhostin, dont il fait l'acquisition en 1910. Il va essayer sans succès de reconstituer un petit groupe en ces lieux. Seul Léon Duval-Gozlan (1853-1941), lassé de la vie parisienne, viendra le rejoindre.

Il est nommé peintre de la Marine en 1916.

Militant régionaliste, Maxime Maufra est l'un des animateurs de la section « beaux-arts » de l’Union régionaliste bretonne.

Il meurt d'une crise cardiaque le au gué du Braye où il a planté son chevalet.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Plus de mille œuvres sont recensées à ce jour.[réf. nécessaire]

Dessins[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Collectif, Maxime Maufra (1861-1918), éd. Le Télégramme avec le Musée de Pont-Aven, 1998, Encyclopédie des Peintres (ISBN 978-2-909292-34-2)
  • Arsène Alexandre, Maxime Maufra, peintre marin et rustique (1861-1918) avec portrait de l'artiste en frontispice et 99 gravures hors-texte, Paris, édition des galeries Georges Petit, 1926.
  • Patrick Ramade, Maxime Maufra - Le Chasse-Marée, éditions de l'Estran à Douarnenez
  • Collectif, Maufra, les années de Pont-Aven et du Pouldu, Musée de Quimper.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Maximilien Émile Louis Maufra.
  2. Notice sur la base Joconde
  3. Notice sur la base Joconde
  4. Notice sur la base Joconde
  5. Fernand Graindorge 1903-1985. Collectionneur et mécène. Donation à la Communauté française de Belgique, catalogue d'exposition, Liège, Musée de l'Art wallon, 2009, p. 84-85
  6. Notice sur la base Joconde
  7. Notice sur la base Joconde
  8. Notice sur la base Joconde
  9. Notice sur la base Joconde
  10. Notice sur la base Joconde
  11. Notice sur la base Joconde

Liens externes[modifier | modifier le code]

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