Françoise Dorléac
Françoise Dorléac
| Nom de naissance | Françoise Dorléac |
|---|---|
| Naissance | 21 mars 1942 Paris |
| Nationalité | |
| Décès | 26 juin 1967 (à 25 ans) Villeneuve-Loubet, Alpes-Maritimes |
| Profession | Actrice |
| Films notables | L'Homme de Rio La Peau douce Cul-de-sac Les Demoiselles de Rochefort |
Françoise Dorléac est une actrice française, née le 21 mars 1942 à Paris et morte dans un accident de la route le 26 juin 1967 à Villeneuve-Loubet, près de Nice.
Elle est la sœur de Catherine Deneuve.
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Biographie [modifier]
Françoise Dorléac est l'aînée de trois filles de Maurice Dorléac et Renée Simonot, tous deux comédiens. Elle est suivie par Catherine (née en 1943) et Sylvie (née en 1946). Elle a également une demi-sœur, Danielle, née en 1937 du premier mariage de sa mère avec le comédien Aimé Clariond.
Enfant rebelle et adolescente indisciplinée, elle est renvoyée du lycée qu'elle fréquente. Son père, directeur artistique dans le doublage, lui confie quelques rôles, notamment dans Heidi de Luigi Comencini (1952), où elle double en français Elsbeth Sigmund (de) qui tient le rôle-titre. Elle s'inscrit parallèlement au cours d'art dramatique de Raymond Girard avant d'entrer au Conservatoire d'art dramatique de 1957 à 1961, notamment dans la classe de Robert Manuel grâce à qui elle débute dans Gigi de Colette au théâtre Antoine en 1960.
Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1957 dans le court métrage Mensonges, suivi en 1959 de son premier long-métrage, Les Loups dans la bergerie. Elle est également mannequin pour Christian Dior.
Elle accède au statut de vedette quand, en 1964, Philippe de Broca l'engage pour être la partenaire de Jean-Paul Belmondo dans L'Homme de Rio. Elle enchaîne aussitôt avec La Peau douce de François Truffaut, Cul-de-sac de Roman Polanski en 1965, et Les Demoiselles de Rochefort, film-culte de Jacques Demy en 1967, où elle partage la vedette avec sa sœur Catherine Deneuve.
Boulimique de travail, elle tourne dans près de vingt films en à peine huit ans de carrière, aussi bien en français qu'en anglais, ce qui contribue à sa popularité à l'étranger.
Le 26 juin 1967, au volant d'une Renault 10 de location, partie de Saint-Tropez elle roule sous la pluie à vive allure sur l'autoroute A8. Elle doit prendre l'avion pour Londres assister à la projection de son dernier film, Les Demoiselles de Rochefort, en version anglaise. La chaussée est glissante, la vitesse élevée. Elle rate l'entrée de la bretelle de sortie N° 47 de Villeneuve-Loubet vers l'aéroport de Nice qui se termine par un virage très serré sur la droite. La voiture fait plusieurs tonneaux et Françoise Dorléac meurt sous la violence du choc[1], à l'âge de 25 ans. Elle est inhumée à Seine-Port (Seine-et-Marne)[2].
Vie privée [modifier]
En décembre 1960, elle rencontre le comédien Jean-Pierre Cassel à l’Épi Club, une boîte de nuit branchée, où sa sœur Catherine Deneuve rencontrera Roger Vadim. Cassel écrit dans son autobiographie, parue en 2004, qu'elle fut son « amour de jeunesse ».
Elle a été brièvement la compagne de François Truffaut en 1964, pendant et après le tournage du film La Peau douce. Cette liaison se transforme vite en amitié entre l'actrice et le metteur en scène, qui avait pris pour habitude de l'appeler « Framboise »[3].
Dans un entretien paru dans Libération le 22 décembre 2011[4], Guy Bedos, qui figurait également dans Ce soir ou jamais de Michel Deville, évoque ses proches disparus, et notamment Françoise Dorléac : « J'avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir ».
Elle résidait dans un appartement du boulevard Murat, dans le 16e arrondissement de Paris, juste en face de l'immeuble où elle a grandi et où ses parents habitaient.
Théâtre [modifier]
- 1960 : Gigi de Colette, mise en scène Robert Manuel, théâtre Antoine
- 1960 : Noix de coco de Marcel Achard, mise en scène Jean Meyer, théâtre de Paris
- 1961 : Le Mariage forcé et L'École des maris de Molière, mise en scène Jean Meyer, théâtre du Palais-Royal
Filmographie [modifier]
Cinéma [modifier]
- 1960 : Les Loups dans la bergerie d'Hervé Bromberger, Madeleine
- 1960 : Ce soir ou jamais de Michel Deville, Danièle
- 1960 : Les portes claquent de Michel Fermaud et Jacques Poitrenaud, Dominique
- 1961 : La Fille aux yeux d'or de Jean-Gabriel Albicocco, Katia
- 1961 : Tout l'or du monde de René Clair, La journaliste
- 1962 : Arsène Lupin contre Arsène Lupin d'Édouard Molinaro, Nathalie Cartier
- 1962 : La Gamberge de Norbert Carbonnaux, Françoise
- 1964 : L'Homme de Rio de Philippe de Broca, Agnès Villermosa
- 1964 : La Peau douce de François Truffaut, Nicole Chomette
- 1964 : La Chasse à l'homme d'Édouard Molinaro, Sandra
- 1964 : La Ronde de Roger Vadim
- 1965 : Cul-de-sac de Roman Polanski, Teresa
- 1965 : Genghis Khan d'Henry Levin, Börte
- 1965 : Passeport pour l'oubli de Val Guest, Vikki
- 1967 : Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, Solange Garnier
- 1967 : Un cerveau d'un milliard de dollars de Ken Russell, Anya
Télévision [modifier]
- 1962 : Les Trois Chapeaux claques, téléfilm de Jean-Pierre Marchand, Paula
- 1963 : Teuf-teuf de Georges Folgoas, d'après la pièce de Tristan Bernard
- 1964 : Les Petites Demoiselles, téléfilm de Michel Deville
- 1964 : Ni figue ni raisin, série télévisée de Jacques Rozier, où elle chante Mario j'ai mal
- 1967 : Julie de Chaverny ou la Double Méprise, téléfilm de Jean-Pierre Marchand, Julie[5]
Voxographie [modifier]
- 1952 : Heidi : Heidi (Elsbeth Sigmund)
- 1954 : Le Secret magnifique : Judy (Judy Nugent)
- 1958 : Une femme en enfer
- 1958 : Meurtre sans faire-part
- 1959 : La Vie à belles dents : la nageuse blonde (Joi Lansing)
- 1959 : Mirage de la vie : Susie Meredith (Sandra Dee)
- 1959 : Millionnaire de cinq sous : Dorothy Nichols de 12 à 14 ans (Tuesday Weld)
- 1960 : Les Sept Chemins du couchant : Joy Karrington (Venetia Stevenson)
- 1961 : La Nuit du loup-garou : Isabel (Joy Webster)
- 1961 : La Vengeance aux deux visages : Louisa Longworth (Pina Pellicer)
Hommages [modifier]
La place située devant la gare de Rochefort porte son nom depuis 1992.
Le 15 octobre 2010 à Courson, Catherine Deneuve participe à la présentation d'une nouvelle variété de camélias, baptisée Françoise Dorléac. Elle explique: « Je suis très émue que quelqu'un ait émis le souhait de faire une fleur au nom de ma sœur. On en parlait depuis deux ans. Ma sœur aurait été très heureuse. Donner à une plante le nom de quelqu'un qu'on a aimé, c'est comme une chose éternelle, c'est très réconfortant. »
Notes et références [modifier]
- et non brûlée vive
- A Nandy et Seine-Port, personne n'oublie les « sœurs jumelles », Le Parisien, 16.07.2010
- Article « Françoise Dorléac », in Antoine de Baecque et Arnaud Guigue, Le Dictionnaire Truffaut, La Martinière, 2004, p. 141
- « Guy Bedos, mort au vachard »
- Vidéo sur ina.fr
Liens externes [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- (en) Françoise Dorléac sur l’Internet Movie Database
- Bio et filmographie sur Les Gens du Cinéma
- Site dédié à l'actrice