Françoise Dorléac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dorléac.

Françoise Dorléac

Nom de naissance Françoise Paulette Louise Dorléac
Naissance 21 mars 1942
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Décès 26 juin 1967 (à 25 ans)
Villeneuve-Loubet, Alpes-Maritimes
Profession Actrice
Films notables L'Homme de Rio
La Peau douce
Cul-de-sac
Les Demoiselles de Rochefort

Françoise Dorléac est une actrice française, née le 21 mars 1942 à Paris et morte dans un accident de la route le 26 juin 1967 à Villeneuve-Loubet, près de Nice.

Elle est la sœur de Catherine Deneuve.

Biographie[modifier | modifier le code]

Françoise Dorléac est l'aînée des trois filles de Maurice Dorléac et Renée Simonot, tous deux comédiens. Elle est suivie par Catherine (née en 1943) et Sylvie (née en 1946). Elle a également une demi-sœur, Danielle, née en 1937 et dont le père est le comédien Aimé Clariond[1].

Enfant rebelle et adolescente indisciplinée, elle est renvoyée du lycée qu'elle fréquente. Son père, directeur artistique dans le doublage, lui confie quelques rôles, notamment dans Heidi de Luigi Comencini (1952), où elle double en français Elsbeth Sigmund (de) qui tient le rôle-titre. Elle s'inscrit parallèlement au cours d'art dramatique de Raymond Girard avant d'entrer au Conservatoire d'art dramatique de 1957 à 1961, notamment dans la classe de Robert Manuel grâce à qui elle débute dans Gigi de Colette au théâtre Antoine en 1960.

Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1957 dans le court métrage Mensonges, suivi en 1959 de son premier long-métrage, Les Loups dans la bergerie. Elle est également mannequin pour Christian Dior.

Elle accède au statut de vedette quand, en 1964, Philippe de Broca l'engage pour être la partenaire de Jean-Paul Belmondo dans L'Homme de Rio. Elle enchaîne aussitôt avec La Peau douce de François Truffaut, Cul-de-sac de Roman Polanski en 1965, et Les Demoiselles de Rochefort, film-culte de Jacques Demy en 1967, où elle partage la vedette avec sa sœur Catherine Deneuve.

Boulimique de travail, elle tourne dans près de vingt films en à peine huit ans de carrière, aussi bien en français qu'en anglais, ce qui contribue à sa popularité à l'étranger.

Le 26 juin 1967, au volant d'une Renault 10 de location, partie de Saint-Tropez elle roule sous la pluie à vive allure sur l'autoroute A8. Elle doit prendre l'avion pour Londres pour assister à la projection de son dernier film, Les Demoiselles de Rochefort, en version anglaise. La chaussée est glissante, la vitesse élevée. Elle rate l'entrée de la bretelle de sortie N° 47 de Villeneuve-Loubet vers l'aéroport de Nice qui se termine par un virage très serré sur la droite. La voiture fait plusieurs tonneaux et Françoise Dorléac meurt sous la violence du choc[2], à l'âge de 25 ans. Elle est inhumée à Seine-Port (Seine-et-Marne)[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En décembre 1960, elle rencontre le comédien Jean-Pierre Cassel à l’Épi Club, une boîte de nuit branchée, où sa sœur Catherine Deneuve rencontrera Roger Vadim. Cassel écrit dans son autobiographie, parue en 2004, qu'elle fut son « amour de jeunesse ».

Elle a été brièvement la compagne de François Truffaut en 1964, pendant et après le tournage du film La Peau douce. Cette liaison se transforme vite en amitié entre l'actrice et le metteur en scène, qui avait pris pour habitude de l'appeler « Framboise »[4].

Dans un entretien à Libération[5], Guy Bedos, qui figurait également dans Ce soir ou jamais de Michel Deville, évoque ses proches disparus, et notamment Françoise Dorléac : « J'avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir. »

Elle résidait dans un appartement de la résidence Murat, 159 boulevard Murat, dans le 16e arrondissement de Paris, juste en face de l'immeuble où elle avait grandi et où ses parents habitaient.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Voxographie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

La place située devant la gare de Rochefort porte son nom depuis 1992.

Le 15 octobre 2010 à Courson, Catherine Deneuve participe à la présentation d'une nouvelle variété de camélias, baptisée Françoise Dorléac. Elle explique : « Je suis très émue que quelqu'un ait émis le souhait de faire une fleur au nom de ma sœur. On en parlait depuis deux ans. Ma sœur aurait été très heureuse. Donner à une plante le nom de quelqu'un qu'on a aimé, c'est comme une chose éternelle, c'est très réconfortant ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renée Dorléac ou la traversée du siècle sur lePoint.fr
  2. et non brûlée vive[réf. nécessaire]
  3. « À Nandy et Seine-Port, personne n'oublie les “sœurs jumelles” », Le Parisien, 16 juillet 2010.
  4. Article « Françoise Dorléac », in Antoine de Baecque et Arnaud Guigue, Le Dictionnaire Truffaut, La Martinière, 2004, p. 141.
  5. « Guy Bedos, mort au vachard », Libération, 22 décembre 2011.
  6. Vidéo sur ina.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]