Groupe Partouche

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Partouche Casino

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Création 1973
Fondateurs Isidore Partouche
Personnages clés Isidore Partouche & Patrick Partouche
Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Slogan "Pour l'Amour du Jeu"
Siège social Drapeau de France 17e arrondissement de Paris (France)
Direction Fabrice Paire, PDG et Président du Directoire
Actionnaires Famille Partouche (66 %), Butler Capital Partners (12 %), Autres (22 %)
Activité Loisirs, Casinos, Hôtellerie, Restaurants, Poker, Thermes
Effectif 5 406 employés (2011)
Site web www.partouche.com
Chiffre d’affaires 464 millions € (2011)

Le Groupe Partouche est un groupe de loisirs français (casinos, hôtels, restaurants, thermes) créé en 1973 par Isidore Partouche. Né en 1930 à Trézel (Algérie), Isidore Partouche fait l'acquisition en 1973 de son premier casino à Saint-Amand-les-Eaux[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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1973-1990 : un développement dans l’adversité, grâce à un réel savoir-faire[modifier | modifier le code]

En 1973, Isidore Partouche, rapatrié d’Algérie où il était radioélectricien concessionnaire de la société Philips, reprenait avec l’aide de ses frères et soeurs le casino de Saint-Amand-les-Eaux, avec son établissement thermal et la source d’eau minérale. Le redressement de ce casino, en grande difficulté, est assuré avec succès en lui appliquant les recettes commerciales « familiales », et permet à Isidore Partouche d’initier un développement qui se concrétise par des acquisitions de casinos dans le Nord de la France (Le Touquet en 1976, Forges-les-Eaux en 1986, Dieppe en 1988, Fécamp, Bagnoles et Vichy en 1989) et par une création de casino (Calais en 1982). L’activité d’un casino se limite à cette époque aux seuls jeux traditionnels et la rentabilité des établissements en souffre, mais convaincu de la nécessaire évolution du secteur à terme, Isidore Partouche va jusqu’à vendre ses exploitations d’eau de source pour garder ses casinos.

1991-1995 : une rentabilité accrue et une reconnaissance du métier en Bourse[modifier | modifier le code]

La rentabilité du Groupe est transformée par l’implantation des machines à sous dans progressivement la totalité des établissements du Groupe. En 1991, le Groupe prend le contrôle du casino Le Lyon Vert à La Tour de Salvagny et de ses filiales, les casinos de Saint-Galmier et de Juan-les-Pins. Le développement du Groupe se poursuit avec la réouverture des casinos de Berck (1991) et Royat (1992), les rachats des casinos d’Aix-en-Provence, La Ciotat et Palavas (1994). À la recherche d’une reconnaissance du métier, le Groupe Partouche est le premier groupe de casinos intégrés à faire la démarche d’une introduction en Bourse en France : le 29 mars 1995, la société Groupe Partouche SA est introduite au second marché de la Bourse de Paris, par le biais d’une augmentation de capital, qui lui donne les moyens financiers autorisant la consolidation des positions acquises en France et le développement de ses activités, notamment à l’étranger.

1995-2005 : diversification et croissance externe[modifier | modifier le code]

Fort de cette notoriété nouvelle et d’une rentabilité croissante, le Groupe procèdera à des opérations de diversification, quant à son activité et son implantation. Des hôtels viennent s’inscrire dans le panorama du Groupe Partouche, avec l’acquisition en 1997 de l’hôtel 4 étoiles de Juan-les-Pins devenu Le Méridien-Garden Beach, les ouvertures en 2000 du Hilton de la Cité internationale de Lyon et de l’hôtel Aquabella à Aix-en-Provence, l’achat en 2001 du Savoy (devenu 3.14) de Cannes. Et dès septembre 1995, un premier casino à l’étranger intègre le Groupe suite au rachat du prestigieux casino de la station belge de Knokke. S’ensuivent des créations d’établissements : celle en 1996, en collaboration avec le Club Méditerranée, d’un casino à Agadir au Maroc, celle en 1998 du casino de Djerba en Tunisie sous la forme d’un Pasino, concept original de centre d’animation avec établissement de jeux, et celle en 1999 du Casino de San Roque en Andalousie. Le coeur de métier, soit l’activité casinotière en France, n’est pas oublié avec notamment l’arrivée dans le périmètre du Groupe des casinos de Cabourg et Beaulieu-sur-Mer (1997), du Carlton Casino Club à Cannes (1998) dont le transfert de licence autorisera la réouverture du prestigieux Casino Palm Beach et du casino de Lyon (1999). Le Groupe s’attache également à faire évoluer le concept même du casino, comme expérimenté à Djerba, et ouvre en 2001 le Pasino d’Aix-en-Provence, casino de nouvelle génération qui rencontrera un grand succès jusqu’à atteindre le second rang français. En 2003, le casino de Saint-Amand-les-Eaux change de site et se transforme en Pasino, trente ans après son acquisition. En 2002, le Groupe réalise la plus importante acquisition de son histoire. Entre janvier et avril, grâce à une contre OPA victorieuse sur la Compagnie européenne de casinos, le Groupe Partouche accueille 22 casinos supplémentaires, soit 18 en France et 4 à l’étranger. Parallèlement à de nouvelles ouvertures d’établissements (Meyrin en Suisse en 2003 et le Palais de la Méditerranée à Nice en 2004), des arbitrages sont opérés dans le parc d’établissements. Puis en 2005, une seconde opération de croissance externe significative, lors du rachat du Groupe de Divonne comprenant cinq casinos dont celui de Divonne-les-Bains, vient ponctuer cette période faste qui aura vu le marché des casinos gagner sa maturité.

2006-2013 : l’ouverture aux nouvelles technologies et un contexte difficile[modifier | modifier le code]

En avril 2006, Groupe Partouche crée une nouvelle filiale, Partouche Interactive, dédiée au développement de jeux sur de nouvelles plateformes technologiques telles que la télévision, la téléphonie mobile et Internet, qui obtiendra rapidement une licence du gouvernement de Gibraltar pour l’exploitation de jeux en ligne. D’importantes modifications vont ensuite intervenir dans le cadre règlementaire d’exploitation des casinos. En 2007 débute l’application de la nouvelle réglementation des jeux incluant notamment la possibilité de mixité des jeux et la suppression du droit de timbre à l’entrée des salles de jeux traditionnels. En novembre de la même année, le contrôle d’identité aux entrées est rendu obligatoire pour les casinos français. À ce premier frein à la fréquentation des casinos s’ajoute en 2008 l’interdiction de fumer, très pénalisante pour la clientèle des joueurs. Un contexte de crise économique viendra également impacter le secteur des casinos à travers la fréquentation des établissements et les moyens financiers de leur clientèle ; Groupe Partouche concentre alors ses efforts dans l’optimisation de sa gestion opérationnelle. En parallèle, le Groupe entend rester à la pointe des évolutions du métier ; du début des tests du Texas hold’em poker à Aix-en-Provence jusqu’au succès du Partouche Poker Tour, Partouche devient un acteur majeur du poker. Et en 2009, il est le premier à lancer son Megapot, un jackpot multi-sites reliant plus de 200 machines à sous dans plus de 45 établissements. Enfin, en 2010, il obtient une licence d’exploitation du poker dans le cadre de l’ouverture légale des jeux en ligne en France ; et la finale (Main Event) du Partouche Poker Tour Saison 3, en septembre, bat tous les records en accueillant à Cannes, au Casino du Palm Beach, 764 joueurs dont les plus grandes stars internationales. Le prizepool (somme des gains remportés par les joueurs finalistes) a été de près de 5,7 M€. L’édition 2011 confirme le grand succès de ce tournoi.  L’année 2011 voit le déploiement de la solution Pcash (Partouche Cashless), système propriétaire permettant la suppression, à terme, de l’utilisation des jetons dans les machines à sous. Enfin, dans le cadre d’une augmentation de capital réservée d’un montant de 30,6 M€, lui donnant 12,52 % du capital de Groupe Partouche SA, le groupe Butler Capital Partners devient en mai 2011 un partenaire minoritaire mais actif. En 2012, Groupe Partouche est de nouveau confronté à un environnement économique difficile (baisse du produit brut des jeux en France entraînant une dégradation sensible de la rentabilité opérationnelle du groupe). Face au recul d’activité du pôle Interactive essentiellement lié à l’inadéquation du modèle économique du poker en ligne français, pour lequel la filiale Partouche Gaming France déploie son activité, Groupe Partouche annonce en septembre 2012 la réorientation stratégique de l’activité poker au sein du groupe et la restructuration de l’activité du site de poker en ligne www.partouche.fr. La construction du Pasino de La Grande-Motte s’achève et ce nouvel établissement ouvre ses portes le 10 juillet 2012. 

En 2013, œuvrant dans un contexte de baisse d’activité commun à l’ensemble du secteur casinotier, Groupe Partouche poursuit son adaptation en concentrant ses moyens humains et financiers sur ses activités historiques et arrête son activité poker en ligne en France. 

Pour autant Groupe Partouche continue à être moteur pour l'évolution de son métier. Grâce à l'expérimentation de la Bataille à Aix-en-Provence, ce jeu a pu être déployé dans toute la France. L'expérimentation du Sic Bo, jeu de dés asiatique, se déroule à Forges-les-Eaux et celle du célèbre Bingo, jeu convivial et populaire, se fera au Pasino d'Aix-en-Provence. Dans l'évolution vers des produits nouveaux, de nombreuses Roulettes anglaises électroniques ont été déployées dans les casinos du groupe. Enfin Groupe Partouche reste le seul opérateur en France à disposer d'un jackpot multisite, le Megapot, créateur de millionnaires. Plus de 200 machines à sous connectées entre elles dans les casinos du Groupe permettent au joueur de gagner des lots exceptionnels.

Enfin, constamment exposé au risque potentiel lié au non-respect d’un covenant du crédit syndiqué, soit l’exigibilité immédiate du capital dû, Groupe Partouche a entrepris en juin 2013 une négociation avec le pool bancaire et, en l’absence d’accord trouvé, le holding Groupe Partouche SA a obtenu le 30 septembre 2013 l’ouverture d’une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Paris.

En 2013, le Groupe Partouche est en redressement judiciaire. Un plan de continuation est mis en place en 2014.

Les établissements du Groupe Partouche[modifier | modifier le code]

Les Casinos[modifier | modifier le code]

Le Groupe Partouche compte 46 casinos en Europe dont 41 en France.

Le Groupe compte 5 Pasino, nom commun inventé par Isidore Partouche pour désigner un complexe de divertissements proposant jeux, espaces événementiels et spectacles ouvert à tous.

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Suisse Suisse[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Tunisie Tunisie[modifier | modifier le code]

Hôtels et Restaurants[modifier | modifier le code]

  • 21 hôtels du 3* au 5*
  • 120 restaurants


Les Thermes[modifier | modifier le code]

Les activités du Groupe Partouche[modifier | modifier le code]

Casinos[modifier | modifier le code]

L'activité des casinos représente l'essentiel de l'activité du Groupe.

Partouche compte en 2014, 46 casinos dont 41 en France, 2 en Belgique, 2 en Suisse et 1 en Tunisie.

Le métier des jeux est soumis à une réglementation très stricte et à un cadre fiscal particulier. Les autorisations d'ouverture de casino sont accordées selon certaines conditions très spécifiques par les autorités de tutelle.

En 2009, le Groupe Partouche est le premier à lancer son Mégapot, un jackpot multisites reliant plus de 200 machines à sous dans 42 établissements.

En 2012, l'activité poker est largement réduite par le Groupe Partouche qui a notamment décidé de mettre fin au Partouche Poker Tour.

En 2014, le groupe Partouche compte 47 casinos dont 42 en France, à la suite de la vente de ses casinos en Belgique.

Interactive[modifier | modifier le code]

En 2006, Partouche crée une nouvelle filiale, Partouche Interactive, consacrée au développement de jeux sur de nouvelles plateformes technologiques telles que la télévision, la téléphonie mobile et Internet.

Le site internet permet de jouer aux jeux de casinos proposés par Partouche dans ses casinos terrestres et au poker sur internet dans des conditions optimales de légalité et sécurité.

En 2010, Partouche obtient la licence d'exploitation de casino et poker en ligne, selon les restrictions de chaque pays.

Poker[modifier | modifier le code]

En 2012, l'activité Poker est considérablement réduite par le Groupe Partouche qui a notamment décidé de mettre fin au Partouche Poker Tour. En mai 2013, le groupe annonce la fermeture de son site de poker en ligne le 17 juin[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Partouche, La Banque a sauté, Éditions Michel Lafon, 2012.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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