Paul Signac
Paul Signac
Paul Signac par Georges Seurat
| Nom de naissance | Paul-Victor-Jules Signac |
|---|---|
| Naissance | 11 novembre 1863 Paris 2° arrondissement |
| Décès | 15 août 1935 (à 71 ans) Paris |
| Nationalité | Français |
| Activité(s) | Artiste peintre |
| Maître | Émile Bin |
| Mouvement artistique | Pointillisme Néo-impressionnisme |
Paul Signac[1], né à Paris le 11 novembre 1863 et y décédé le 15 août 1935, est un artiste peintre paysagiste français qui donna naissance au pointillisme avec le peintre Seurat. Il a aussi mis au point la technique du divisionnisme. Cofondateur avec Seurat de la Société des artistes indépendants dont il fut Président.
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Biographie [modifier]
Fils de commerçants d'Asnières (aujourd'hui Asnières-sur-Seine), son père meurt alors qu'il est très jeune. Esprit anticonformiste, Signac est adoré de sa mère qui respecte ses choix. Il quitte ainsi le lycée en 1880 pour se consacrer à une vie d'artiste et, la même année, il peint à Montmartre et loue un atelier. En 1880, il rencontre Berthe Roblès, une cousine éloignée de Pissarro. Il l'épousera 10 ans plus tard[2].
Il commence à peindre en 1882 à Montmartre (atelier d'Émile Bin) et se perfectionne seul sous l'influence des impressionnistes. Il devient ami de Seurat en 1883-1884. Une constante de sa vie est le besoin d'évasion. Signac travaille avec Seurat et avec Pissarro, avec qui il va former le groupe des « impressionnistes dits scientifiques ». Par comparaison avec Seurat, Signac construit le tableau de façon plus spontanée, intuitive, et sa couleur est plus lumineuse. Il a été l’ami de Van Gogh peu avant le suicide de ce dernier. Il sympathise avec le symbolisme littéraire, surtout en Belgique. Il en retient plusieurs éléments, notamment l’idée d’une harmonie, à mi-chemin du paradis perdu de l’âge d’or et de l’utopie sociale, et l’ambition d’un art total. Sur ce dernier point, il est d’accord avec Guimard, et il est à noter qu’il loge dans le Castel Béranger construit par ce dernier rue La Fontaine. Au cours des années 1890, il s’essaye à la grande peinture décorative, surtout pour un immense tableau, depuis 1938 propriété de la mairie de Montreuil, Au temps d’harmonie. Néanmoins, s’il est vrai que Signac a de bonnes relations personnelles avec les Nabis, notamment Bonnard, il ne partage pas du tout leurs vues esthétiques, et n’adhère pas au credo religieux de Maurice Denis. Il se veut personnalité impartiale, au-dessus des écoles, ami des uns et des autres, souple et convivial, et devient président de la Société des artistes indépendants en 1908. La plupart des peintres importants font une sorte de pèlerinage chez Signac à Saint-Tropez (villa La Hune), avec des personnalités aussi différentes que Matisse et Denis. Il est passionné de mer et possède un petit yacht qui l'amène sur les différentes côtes françaises. Après avoir eu une perspective plus ou moins socialisante au cours des années 1890 (Le Démolisseur, 1897), il se replie ensuite sur des paysages sans figure humaine, avec une palette de plus en plus libre et une grande passion des couleurs (recréer la nature). Parmi les toiles : Portrait de Fénéon, Le Grand-père, Le Petit déjeuner à la salle à manger, Femmes au puits, des paysages de Bretagne et de Normandie, des toiles méditerranéennes (Vue de Collioure, La Voile jaune à Venise).
Il fut nommé peintre officiel de la Marine en 1915. À partir de 1913, il séjourne régulièrement à Antibes avec sa seconde épouse Jeanne Selmersheim-Desgranges, qui est peintre également. En 1915, leur fille nait. Cette période est troublée pour Signac, car il vit très douloureusement la Première Guerre mondiale.
En 1929, il débute une série d’aquarelles des ports de France. Ce projet l’oblige à visiter de nombreuses régions côtières. En 1930, il loue une maison de pêcheur à Barfleur, à la rue Saint-Nicolas.
Il meurt en 1935, à l'âge de 72 ans, d'une longue maladie. Il repose au cimetière du Père-Lachaise, div. 67.
Œuvres [modifier]
Peintures [modifier]
- Les Andelys, La Berge (1886), Musée d'Orsay, Paris. (Le tableau sur le site du Musée d'Orsay)
- Les Andelys, Les Lavandières (1886), National Gallery, Londres. (Le tableau sur le site de la National Gallery)
- Femme lisant (1887), huile sur bois, Musée d'Orsay, Paris.
- Château de Comblat (1887), Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Liège.
- La Bouée rouge (1895), Musée d'Orsay, Paris, 81 × 65 cm.
- Saint-Tropez, L'Orage (1895), Musée de l'Annonciade, Saint-Tropez.
- Le Phare d'Antibes (1909), huile sur toile, Musée des beaux-arts de Nantes.
- Le Château des Papes à Avignon (1900), 73,5 × 92,5 cm, Musée d'Orsay, Paris.
- Le Combattant (1893), 12,3 × 20,3 cm.
- Le Déjeuner (1885-1886), 111,8 × 186 cm, huile sur toile, Musée Kröller-Müller, Otterlo, Pays-Bas .
- La Voile verte (1904), Musée d'Orsay, Paris.
- La Calanque (1906), Musée des beaux-arts, Bruxelles (legs de Anna Boch).
- Notre-Dame-De-La-Garde, (1906), au Metropolitan Museum of Art
- Femmes au puits (1892), Musée d'Orsay, Paris.
- Sallanches, le Mont-Blanc (Collection particulière, vendu 17 000 € à Brest en juillet 2012[3])
Dessins et aquarelles [modifier]
- Le Vieux Port de Marseille (1931), crayon et aquarelle, musée Albert-André, Bagnols-sur-Cèze.
- Paysage corse (Ajaccio) (1935), crayon et aquarelle, musée Albert-André, Bagnols-sur-Cèze.
Galerie [modifier]
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Application du cercle chromatique de M. Charles Henry, lithographie, 1888, Musée d'art du comté de Los Angeles
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Portrait de Félix Fénéon, huile sur toile, 1890, Museum of Art, New York City
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Le Grand Canal à Venise, 1905, huile sur toile
73.5 × 92,1 cm
Toledo Museum of Art -
Notre-Dame-De-La-Garde, 1906, au Metropolitan Museum of Art
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Les Andelys, Château Gaillard, huile sur toile, 1921, Collection privée
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Vue de Montauban sous la pluie, aquarelle, vers 1922, Musée Albertina, Vienne
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Le Vieux Port de Marseille, 1931, crayon et aquarelle, musée Albert-André, Bagnols-sur-Cèze
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Paysage corse (Ajaccio), 1935, crayon et aquarelle. musée Albert-André, Bagnols-sur-Cèze
Notes et références [modifier]
- Ses trois prénoms sont : Paul Victor Jules.
- http://www.moreeuw.com/histoire-art/paul-signac-peintre.htm
- Le Télégramme du 23 juillet 2012
Bibliographie [modifier]
En 1899, Signac a publié D' Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, une sorte de manifeste de ce qu'il considère comme nouvelle peinture, réédité chez Hermann en 1998.
- Françoise Cachin, Signac, catalogue raisonné de l'œuvre peint, Gallimard, 2000
- Anne Distel, Signac : au temps d'harmonie, Gallimard, Réunion des Musées nationaux, Paris, 2001
- Anne Distel, Signac, Gallimard, collection Découvertes
- Cristina Baron, En escale à Saint-Tropez dans le sillage de Paul Signac, 2004
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- 22-04-1911Illustration des Hommes du jour - Paul Signac