Louis Bachelier

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Louis Bachelier

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Louis Bachelier à 15 ans.

Naissance
au Havre (France)
Décès (à 76 ans)
Saint-Servan-sur-Mer (France)
Nationalité Drapeau de la France français
Champs Mathématiques
Institutions Université de Paris
Université de Franche-Comté
Université de Bourgogne
Université de Rennes
Diplôme Université de Paris
Directeur de thèse Henri Poincaré
Renommé pour travaux en mathématiques financières

Louis Jean-Baptiste Alphonse Bachelier, né au Havre le et mort à Saint-Servan-sur-Mer le , est un mathématicien français. Il est un précurseur de la théorie moderne des probabilités et le fondateur des mathématiques financières.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans sa thèse intitulée Théorie de la spéculation, soutenue le , il introduit l'utilisation en finance du mouvement brownien (découvert par Brown, biologiste), qui est à la base de la plupart des modèles de prix en finance, notamment la formule de Black-Scholes (1973).

Ses travaux ont été sous-estimés pendant de longues années, mais cités par Andreï Kolmogorov dans les années 1930, ont fini par être reconnus à une plus juste valeur à la fin de sa vie. Benoît Mandelbrot, mathématicien (1924 - 2010), a été l'un des premiers après la Seconde Guerre mondiale à rappeler (voir les annexes de son livre Les Objets fractals) le rôle de pionnier de Bachelier dans les probabilités et les mathématiques financières.

Son aïeul, Louis Bachelier (Nantes, 1797 - Bordeaux, 1876), avocat et sous-préfet, a publié en 1862 une Histoire du commerce de Bordeaux depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours qui fait de lui un économiste référencé dans de nombreuses publications savantes (voir sur Gallica ou sur Google Books la reproduction de ce livre).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • « Théorie de la spéculation », Annales scientifiques de l’École normale supérieure, vol. 3, no 17,‎ 1900, p. 21–86 (lire en ligne)
  • Théorie de la spéculation, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1900
  • « Théorie mathématique du jeu », Annales scientifiques de l’École normale supérieure, vol. 3, no 18,‎ 1901, p. 143–210 (lire en ligne)
  • « Théorie des probabilités continues », Journal de mathématiques pures et appliquées, vol. 6, no 2,‎ 1906, p. 259–327 (lire en ligne)
  • « Étude sur les probabilités des causes », Journal de mathématiques pures et appliquées, vol. 6, no 4,‎ 1908, p. 395–425 (lire en ligne)
  • « Le problème général des probabilités dans les épreuves répétées », Comptes-rendus des Séances de l’Académie des Sciences, vol. Séance du 25 mai 1908, no 146,‎ 1908, p. 1085–1088 (lire en ligne)
  • « Les probabilités à plusieurs variables », Annales scientifiques de l’École normale supérieure, vol. 3, no 27,‎ 1910, p. 339–360 (lire en ligne)
  • « Mouvement d’un point ou d’un système matériel soumis à l’action de forces dépendant du hasard », Comptes-rendus des Séances de l’Académie des Sciences, vol. Séance du 14 novembre 1910, présentée par M. H. Poincaré, no 151,‎ 1910, p. 852–855 (lire en ligne)
  • Calcul des probabilités, vol. 1, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1912 (lire en ligne)
  • [PDF] « Les probabilités cinématiques et dynamiques », Annales scientifiques de l’École normale supérieure, vol. 30,‎ 1913, p. 77–119 (lire en ligne)
  • « Les probabilités semi-uniformes », Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, vol. Séance du 20 janvier 1913, présentée par M. Appell, no 156,‎ 1913, p. 203–205 (lire en ligne)
  • Le Jeu, la Chance et le Hasard, Paris, Bibliothèque de Philosophie scientifique, E. Flammarion,‎ 1914
  • « La périodicité du hasard », L’Enseignement mathématique, vol. 17,‎ 1915, p. 5–11 (lire en ligne)
  • « Sur la théorie des corrélations », Bulletin de la Société Mathématique de France. Vie de la société. Comptes rendus des Séances, vol. Séance du 7 juillet 1920, no 48,‎ 1920, p. 42–44 (lire en ligne)
  • « Sur les décimales du nombre {\pi} », Bulletin de la Société Mathématique de France. Vie de la société. Comptes rendus des Séances, vol. Séance du 7 juillet 1920, no 48,‎ 1920, p. 44-46 (lire en ligne)
  • « Le problème général de la statistique discontinue », Comptes-rendus des Séances de l’Académie des Sciences, vol. Séance du 11 juin 1923, présentée par M. d’Ocagne, no 176,‎ 1923, p. 1693–1695 (lire en ligne)
  • « Quelques curiosités paradoxales du calcul des probabilités », Revue de métaphysique et de morale, vol. 32,‎ 1925, p. 311–320
  • Les Lois des grands nombres du calcul des probabilités, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1937
  • La Spéculation et le calcul des probabilités, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1938
  • Les nouvelles méthodes du Calcul des Probabilités, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1939
  • « Probabilités des oscillations maxima », Comptes-rendus des Séances de l’Académie des Sciences, vol. Séance du 19 mai 1941, no 212,‎ 1941, p. 836–838 (lire en ligne)
  • « Probabilités des oscillations maxima (Erratum) », Comptes-rendus des Séances de l’Académie des Sciences, no 213,‎ 1941, p. 220 (lire en ligne)
  • Calcul des probabilités (1912), vol. 1, Paris, J. Gabay,‎ 1992 (réimpr. Éditions Jacques Gabay) (ISBN 978-2-87647-090-3)
  • Le Jeu, la Chance et le Hasard (1914), Paris, Editions Jacques Gabay,‎ 1993 (réimpr. Éditions Jacques Gabay) (ISBN 978-2-87647-147-4)
  • Théorie de la spéculation (1900) et Théorie mathématique du jeu (1901), Paris, Gabay,‎ 1995 (réimpr. Éditions Jacques Gabay), poche (ISBN 978-2-87647-129-0)

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]