Philippe Garnier

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Philippe Garnier est un journaliste, écrivain et traducteur né au Havre en 1949.

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Biographie [modifier]

Il est l'une des plumes du magazine Rock & Folk qu'il rejoint au début des années 1970. Disquaire au Havre dans sa petite boutique Crazy Little Thing, il fait la navette avec Londres où il fait ses emplettes pour achalander sa boutique. En 1975 il part s'installer définitivement aux États-Unis, tout d'abord à San Francisco puis à Los Angeles où il vit toujours. Il écrit chaque mois dans Rock & Folk des articles sur la scène punk américaine, racontant ses pérégrinations de chasseur de vinyles, produit même les Real Kids et Roky Erickson[1] sur son label Sponge Records, puis par la suite écrit de longs articles sur Dashiell Hammett, David Goodis, Phil Spector, le cinéma, participe au magazine télévisé Cinéma, cinémas sur Antenne 2 en réalisant des interviews d'acteurs, techniciens, scénaristes d'Hollywood (Robert Mitchum, Sterling Hayden…).

En tant que traducteur il fait découvrir en France Charles Bukowski avec la publication de Le Postier et Mémoires d'un vieux dégueulasse aux Humanoïdes Associés dans la collection Speed 17. Il fera découvrir également John Fante au public français. Il traduit beaucoup pour Christian Bourgois et se met lui aussi à l'écriture.

Il publie une longue enquête sur David Goodis (La Vie en noir et blanc) ainsi que Maquis, un recueil d'entretiens, rencontres, enquêtes sur Moritz Thomsen, Rick Bass et Larry Brown, entre autres. Honni soit qui Malibu est un recueil sur des scénaristes à Hollywood dans les années trente et quarante. Il a également publié un petit ouvrage sur le cinéaste André de Toth (Bon pied bon œil - Deux rencontres avec André de Toth, le dernier borgne d'Hollywood).

En 2001 il publie un livre mi-fiction mi-recueil de ses articles mythiques de Rock & Folk Les Coins coupés. En 2006, c'est Caractères - Moindres lumières à Hollywood, saga sur les acteurs de second plan du cinéma américain. Il participe également au journal Libération depuis les années 1980.

En 2009 paraît Freelance - Grover Lewis à Rolling Stone : une vie dans les marges du journalisme, une biographie du journaliste américain « alternatif » Grover Lewis, précurseur du Journalisme gonzo, spécialiste du reportage en immersion, en particulier pour le magazine Rolling Stone. Grover Lewis fut l'ami et le mentor de Garnier qui lui rend hommage ainsi qu'à une forme de journalisme qu'on ne pratique plus guère.

Fin 2011, Philippe Garnier publie une compilation de ses articles sous le titre aussi tordu qu’énigmatique « L’Oreille d’un sourd » [2]. L’ouvrage réunit une série de portraits et de reportages, des articles devenus cultes et si éloignés du journalisme convenu et « robotisé » qui a cours aujourd’hui.

Œuvres [modifier]

  • David Goodis - La Vie en noir et blanc, Seuil, 1984
  • Maquis - Aperçu d'un autre paysage américain, Payot, 1993
  • Bon pied bon œil - Deux rencontres avec André de Toth, le dernier borgne d'Hollywood, Institut Lumière/Actes Sud, 1993
  • Honni soit qui Malibu - Quelques écrivains à Hollywood, Grasset, 1996
  • Les Coins coupés - Sous le rock : une allégorie, Grasset, 2001
  • Caractères - Moindres lumières à Hollywood, Grasset, 2006
  • Freelance - Grover Lewis à Rolling Stone : une vie dans les marges du journalisme, Grasset, 2009
  • L'Oreille d'un sourd - 30 ans de journalisme : L'Amérique dans le rétroviseur, Grasset, 2011

Notes et références [modifier]

  1. José Ruiz et Christian Larrède, « La Vie en rock », Nineteen, Toulouse, Association Nineteen, vol. 9, février 1984, p. 37-38 (ISSN 0757-1984) 
  2. Philippe Kieffer, « Philippe Garnier, l'homme qui murmurait à l'oreille d'un journal », Slate, 2011 

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