Jérôme Le Banner

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jérôme Le Banner
Image illustrative de l'article Jérôme Le Banner
Fiche d’identité
Nom complet Jérôme Le Banner
Surnom Geronimo, Hyper Battle Cyborg, K-1 Bancho, Bad Boy, Le roi sans couronne
Nationalité Drapeau de la France France
Date de naissance 26 décembre 1972
Lieu de naissance Le Havre, France
Style kick-boxing
muay-thaï
Taille 1,90 m 120 kg
Catégorie Poids super-lourd
Palmarès
  Professionnel
Combats 104 (en kick-boxing)
Victoires 79
Victoires par KO 64
Défaites 22
Matchs nuls 2
Sans décision 1
Titres professionnels Finaliste du K-1 World Grand Prix 1995 et 2002
- 3ème place du K-1 World Grand Prix 1999 et 2007
- Champion du monde de muaythaï professionnel WKN des poids super-lourds 1998, 2005, 2012
- Champion du monde de muaythaï professionnel ISKA des poids super-lourds 1996, 1997, 2000
- Champion d'Europe et Intercontinental de full-contact professionnel ISKA 1994
- Champion de France de full-contact professionnel ISKA 1992
- Vainqueur de la Coupe de France FFUBADA 1992
- Champion de France Junior de full-contact 1990
- Champion du monde RCFA des poids super-lourds 1994
- Champion du monde de freestyle professionnel ISKA des poids super-lourds 2011
- Champion du monde de muaythaï professionnel W.P.M.F des poids super-lourds 2010
- Champion du Monde de Kickboxing World Pro League des poids super-lourds 2011
Dernière mise à jour : 7 février 2014

Jérôme Le Banner né le 26 décembre 1972 au Havre (Seine-Maritime) est un kick-boxeur professionnel français de niveau mondial, participant notamment au championnat du K-1, et un acteur occasionnel. Originaire du Havre, en Normandie, il mesure 1,90 m pour environ 120 kg. Il est surnommé par ses fans français et étrangers de différentes manières : Geronimo, Hyper Battle Cyborg, K-1 Bancho, The Bad Boy ou The Bulldog of Normandy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jérôme Le Banner est né le 26 décembre 1972 au Havre, dans une famille modeste. Son père est chauffeur routier et accessoirement boxeur semi professionnel, sa mère est manutentionnaire. Le jeune Jérôme commence sa pratique des arts martiaux par le judo dès l'âge de 5 ans avec Guillaume Heuzé, et Jérôme pleurait sur le tatami quelques fois ! Il y montre déjà un grand potentiel, mais un différend opposant son père à des juges lors d'une compétition met fin prématurément à la carrière de Jérôme dans ce sport.

Jérôme a 16 ans lorsqu'il découvre un film et un acteur qui auront une influence considérable sur sa vie; c'est en effet le visionnage de La Fureur de vaincre de Bruce Lee qui poussera Jérôme à s'inscrire au karaté afin de suivre les pas de celui qui est devenu son modèle. Le jeune Le Banner dévore les ouvrages dédiés à Bruce Lee et va même jusqu'à adopter la garde inversé typique du Jeet Kune do, l'art martial inventé par le Petit Dragon. Jérôme garde aujourd'hui encore la particularité d'être un droitier naturel boxant comme un gaucher.

L'autre grande influence de Jérôme, c'est bien évidemment son père. Surnommé le Taureau de Normandie, c'est un boxeur redouté aussi bien sur le ring qu'en dehors. Jérôme rêve de suivre les traces de son père, il veut boxer, mais sa mère s'y oppose fermement, voulant protéger son enfant des stigmates couvrant le visage de son mari après ses combats. Jérôme n'aura pas d'autre choix que d'attendre sa majorité pour s'inscrire dans un club de full contact.

C'est donc à dix-huit ans que Le Banner démarre véritablement sa carrière de boxeur sous l'égide de René Pollet. Les débuts sont hésitants, mais très vite Jérôme prend ses marques et commence à faire parler de lui. Il devient champion de France de full contact catégorie poids lourds, puis décroche le titre de champion d'Europe ISKA en battant Stéphane Réveillon avant de réaliser son fait d'armes en remportant le titre intercontinental contre Mike Bernardo au Cap à une époque où le sud-Africain est redouté de tous. Nous sommes en 1995, Le Banner possède alors un palmarès de vingt-deux victoires dont dix-neuf obtenues par ko, et sa carrière va bientôt prendre un tournant décisif.

C'est en effet en mai de cette même année que Le Banner est invité à participer au K-1, grand tournoi japonais réservé aux poids lourds, destiné à désigner le meilleur pratiquant de boxe pieds/poings du monde. Après s'être préparé avec Robert Rite, entraîneur de muay thai, Jérôme fait une entrée fracassante dans le circuit K-1 en mettant ko dans la même soirée la star japonaise Masaaki Satake et Mike Bernardo. Il s'incline en finale face à Aerts, mais la machine est lancée: Le Banner a fait ses premiers pas dans un monde auquel il donnera en partie ses lettres de noblesse.

Dix ans plus tard, Jérôme Le Banner est considéré comme la star mondiale du K-1 et du kickboxing en général, et jouit d'une immense popularité au Japon, qui est maintenant son pays d'adoption. Il est devenu le père d'une petite fille appelée Victoria, il a battu les plus grands noms de la discipline; il lui reste, cependant, encore de nombreux défis à relever et de nombreux combats à livrer. Malgré quelques importantes blessures, Le Banner continue sa route de formidable touche-à-tout des sports de combat.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il dispute, à 18 ans, son premier combat de full-contact. À 20 ans, il obtient le titre français de l’ISKA, puis s’empare de la ceinture européenne face à l'anglais Andy Mayo, avant la ceinture intercontinentale, en Afrique du Sud, face à Mike Bernardo.

K-1 (1995-2009)[modifier | modifier le code]

Le 3 mars 1995, il fait ses débuts en K-1 face à Nokveed Devy en remportant les cinq rounds de la rencontre. Deux mois plus tard, le 4 mai 1995, il dispute son premier K-1 World Grand Prix Final à Tokyo (Japon), passe les deux premiers tours face à Massaki Satake et Mike Bernardo, pour s’incliner en finale du tournoi devant le fameux Peter Aerts.

Le 7 décembre 2002, au K-1 World Grand Prix 2002 Final, après sa victoire en quart de finale contre Musashi, puis en demi-finale face à Mark Hunt, il rencontre en finale du tournoi la superstar du circuit, le Néerlandais Ernesto Hoost. Ce dernier, à l’époque, a déjà remporté par trois fois le K-1 WGP, et s’annonce comme un adversaire difficile pour le Français. Malgré un combat plus que bien débuté par Jérôme Le Banner, il se fracture le bras au troisième round. En dépit de cette grave blessure, Jérôme Le Banner remontera sur le ring six mois après, à l’occasion du K-1 2003 de Paris . Il remporte son match de retour grâce à ses combinaisons de coups de poing face au Biélorusse, Vitaly Akhramenko.

Le 2 décembre 2006, après sa défaite contre Semmy Schilt au K-1 World Grand Prix Final, il annonce sa retraite des tournois du K-1 WGP pour se consacrer à des évènements mineurs de K-1.

Début 2007, après son combat au K-1 World Grand Prix 2007 à Yokohama, il subit une opération du genou et fait son retour dans le ring en 2008. En raison d’une récupération rapide, il annonce sa participation le 29 septembre 2007 au K-1 World Grand Prix 2007 Final 16 de Séoul (Corée) pour rencontrer le Russe Ruslan Karaev. Deux jours avant le combat, le Russe est remplacé par un ancien pratiquant de taekwondo, le Coréen Yong Soo Park. Jérôme Le Banner met cinquante-quatre secondes pour envoyer le Coréen définitivement au tapis, cela à l’aide de ses punches dévastateurs. Ainsi, il se qualifie pour la finale du K-1 WGP 2007 Final.

Le 8 décembre 2007 à l’Arena de Yokohama[1], dans la 9e édition du K-1 World Grand Prix Final, Jérôme Le Banner remporte le quart de finale face au Coréen Choi Hong-man sur décision unanime. Il perd ensuite contre sa bête noire, Semmy Schilt, en demi-finale: au second round, le Néerlandais heurte le genou récemment opéré de Jérôme Le Banner, qui ressent alors une vive douleur. Ainsi, le match est stoppé par un jet de l’éponge de son coin, pour ménager sa blessure[2].

Ses exploits[modifier | modifier le code]

Jérôme Le Banner s’est illustré au sein du K-1 où il a chaque fois atteint les huitièmes de finale. Il n’a jamais remporté la finale du K-1 World Grand Prix au Japon malgré deux accessions en finale en 1995 et 2002. Une sérieuse fracture au bras contractée lors de sa finale perdue face à Ernesto Hoost en 2002, ne l'empêche pas de vouloir continuer le combat -cet évènement a contribué à l'image de guerrier dégagée par le Français. Il a été blessé à la suite d'un coup de tête lors d’un super-fight à Paris-Bercy contre le Français Cyril Abidi, ce qui a entraîné un gonflement spectaculaire de son arcade sourcilière.

Le 30 septembre 2006, il remporte son match de qualification, pour la finale du K-1 WGP, contre Choi Hong-man, le combattant le plus grand et le plus lourd du circuit K-1, par décision (3-0). Ainsi, le 2 décembre 2006, il ouvre la grande finale du K-1 WGP en affrontant le champion en titre, le Hollandais Semmy Schilt (2,12 m) et se fait éliminer aux points. Schilt remporte cette année-là le K-1 World Grand Prix 2006 Final de Tokyo (Japon).

Au 19 juillet 2006, Jérôme Le Banner totalise, en kick-boxing, quatre-vingt-trois combats. Il compte soixante-dix victoires pour onze défaites, un match nul et un no contest. Il a battu les meilleurs combattants de sa génération : Ernesto Hoost, Peter Aerts, Remy Bonjasky, Mark Hunt.

Toujours dans le cadre de l’organisation du K-1 - Fighting and Entertainment Group (FEG), il a entamé une petite carrière en combat libre en remportant trois victoires successives face à Yoshihiro Akiyama, Alan Karaev et Jimmy Ambriz (ancien champion du King of the Cage) ; sans compter un match nul face à la superstar Bob Sapp lors d’un affrontement original où les deux hommes alternent rounds de kick-boxing et de combat libre. Le 23 mai 2009, Jérôme retrouve ses premières amours avec la boxe anglaise et bat l'allemand Werner Kreiskott au Casino de Deauville.

Le 23 juillet 2010, il bat le Canadien Thomas Novack (tenant du titre) par KO à la 5e reprise, lors du Championnat du monde de boxe muay thaï.

Hors ring[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière de combattant, Jérôme Le Banner s’essaye à des rôles d’acteur. Il a déjà été choisi pour apparaître dans plusieurs films comme Scorpion, Disco, Babylon A.D., Astérix aux Jeux olympiques et Fatal.
Les fans japonais le nomment « Ré Banna » (en japonais, Jérôme Le Banner, donne /Djéromou Ré Banna/). Il est aussi un ami de JoeyStarr, de Kery James, des membres du groupe 113, de Sinik et du champion de kickboxing Fabrice Allouche, qui l'accompagnait lors du K-1 World Grand Prix 2002 où Jérôme, après un parcours incroyable, fut finaliste. Jérôme est également surnommé le "roi sans couronne", en allusion au fait qu'il n'a jamais gagné un K-1 WGP malgré son talent. Le Banner est ainsi réputé être un meilleur combattant de "main event" ou de "superfights" (donc de combats spontanés) que de championnats.

Titres et performances[modifier | modifier le code]

Kickboxing et Muay Thaï[modifier | modifier le code]

  • 2013 Champion du Monde de Kickboxing Oriental W.K.N. des poids super-lourds (Actuel champion)
  • 2012 Champion du Monde de Kickboxing Oriental W.K.N. des poids super-lourds (2e défense de titre)
  • 2011 Champion du Monde de Kickboxing World Pro League des poids super-lourds (Actuel champion)
  • 2011 Champion du Monde de Kickboxing Freestyle I.S.K.A. des poids super-lourds (Actuel champion)
  • 2010 Champion du Monde de Muay Thaï W.P.M.F. des poids super-lourds
  • 2007 3e place du K-1 World Grand Prix
  • 2005 Champion du Monde de Muay Thaï W.K.N. des poids super-lourds (1re défense de titre)
  • 2002 Finaliste du K-1 World Grand Prix
  • 2000 Champion du Monde de Muay Thaï I.S.K.A. des poids super-lourds (3e défense de titre)
  • 2000 Champion du Monde de Muay Thaï I.S.K.A. des poids super-lourds (2e défense de titre)
  • 1999 3e place du K-1 World Grand Prix
  • 1998 Champion du Monde de Muay Thaï W.K.N. des poids super-lourds
  • 1997 Champion du Monde de Muay Thaï I.S.K.A. des poids super-lourds (1re défense de titre)
  • 1996 Champion du Monde de Muay Thaï I.S.K.A. des poids super-lourds
  • 1995 Finaliste du K-1 World Grand Prix
  • 1994 Champion du Monde R.C.F.A. des poids super-lourds
  • 1994 Champion Intercontinental de Full Contact I.S.K.A.
  • 1994 Champion d'Europe de Full Contact I.S.K.A.
  • 1992 Champion de France de Full Contact I.S.K.A.
  • 1992 Vainqueur de la Coupe de France FFUBADA, à Paris
  • 1990 Champion de France Junior de Full Contact, au Gymnase Japy à Paris

Récompenses

  • 2009 Hall of Fame du Pantheon of Sports and Martial Arts, à Tokyo
  • 2007 MVP du K-1 World Grand Prix 2007 et meilleur combat du tournoi contre Choi Hong-man
  • 1999 Fuji Television Meilleur combat du tournoi K-1 World Grand Prix 1999 contre Peter Aerts
  • 1997 Fuji Television et Special Ringside Magazine Meilleur combat du K-1 Grand Prix '97 1st Round à Osaka contre Rick Roufus
  • 1997 Katana d'Or Karaté Bushido Magazine du meilleur combattant muay thaï de l'année, lors du 12e Festival des Arts Martiaux, à Paris, Bercy

Catch Professionnel[modifier | modifier le code]

  • 2011-2012 Détenteur de la ceinture Super Luxurious 200 Million Yen de l'IGF[3]

Combats[modifier | modifier le code]

Liste des combats de KICKBOXING de Jérôme Le Banner
Liste des combats de MMA de Jérôme Le Banner
Liste des combats professionnels de BOXE ANGLAISE de Jérôme Le Banner
Liste des combats de Catch de Jérôme Le Banner

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

En 2009, il apparait, en France, dans le spot TV pour la promotion du jeu MadWorld sur Nintendo Wii. En avril 2013, Jérôme Le Banner en compagnie du rugbyman Sébastien Chabal devient l'ambassadeur des montres suisse Pink Watch pour lesquelles il tournera un spot publicitaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) « Dossier Jérôme Le Banner sur www.hublot.ch [PDF] » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2007-12-03