Richard Parkes Bonington

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Richard Bonington

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Bonington, par Margaret Carpenter, exposé à la National Portrait Gallery de Londres.

Nom de naissance Richard Parkes Bonington
Naissance 25 octobre 1802
Arnold (en)
Décès 23 septembre 1828
Londres
Nationalité britannique
Activités artiste peintre
Formation Enseignement paternel, Beaux-Arts de Paris
Maîtres François Louis Thomas Francia
Antoine-Jean Gros
Mouvement artistique École anglaise, naturalisme, peinture romantique
Influencé par Peinture hollandaise et flamande
Récompenses médaille du Salon de Paris, exposition Royal Academy

Richard Parkes Bonington, né le 25 octobre 1802 près de Nottingham, mort le 23 septembre[1] 1828, est un peintre romantique britannique de paysage et marine.

Malgré une carrière très brève, il fut l'un des peintres anglais les plus influents de son temps. Sa maîtrise technique (issue des maîtres flamands et vénitiens) et son style résolument moderne s'expriment dans des œuvres aux saisissantes qualités atmosphériques, qui soutiennent la comparaison avec celles de Turner ou John Constable.

Vie et oeuvre[modifier | modifier le code]

Richard Parkes Bonington est né dans le village d'Arnold (en), un faubourg de Nottingham en Angleterre. Son père fut successivement geôlier, peintre, professeur de dessin, puis fabricant de lacets, sa mère institutrice. Bonington s'initia à l'aquarelle auprès de son père, et présenta des peintures à Liverpool dès l'âge de 11 ans.

En 1817, la famille de Bonington déménagea à Calais, où son père installa une fabrique de lacets. Bonington pris alors des leçons auprès du peintre François Louis Thomas Francia. Cet aquarelliste professionnel réputé lui enseigna la peinture anglaise, et particulièrement le paysage naturaliste à l'aquarelle, style le plus progressiste de l'époque, qui s'opposait aux traditions et règles académiques.

François 1er et Marguerite de Navarre, 1827

En 1818, la famille déménagea à Paris une boutique de lacets. Il y rencontra pour la première fois le peintre Eugène Delacroix, qui deviendra plus tard son ami[2]. Bonington travailla pendant un certain temps sur des copies de paysages hollandais et flamands du Louvre. En avril 1819[3], il entre dans l'atelier du baron Antoine-Jean Gros (Beaux-Arts de Paris), un pédagogue sévère et brutal, épris de la tradition davidienne et de la peinture vénitienne. Suite à de nombreuses brouilles avec son maître, et peut-être un manque d'intérêt pour l'érudition et le style artistique exigé des élèves, Bonington abandonna en septembre 1821, la préparation aux diplômes.

Durant cette période parisienne, Bonington débuta ses esquisses d'après nature, lors d'excursions dans les faubourgs de la capitale et les campagnes environnantes. En 1821, il voyage en Normandie pour peindre les paysages côtiers, motif de prédilection de la peinture naturaliste, motif ignoré des peintres français.
Il commença également un travail de lithographie, illustrant des ouvrages du Voyages pittoresques dans l'ancienne France du baron Taylor[4], et ses propres séries architecturales Restes et Fragments, lors d'un voyage à Rouen, puis plus tard à Dunkerque (1824).

Dès 1822, ses premières peintures furent exposées au Salon de Paris. En 1825, il reçoit de Charles X une médaille d'or (section Peinture), à l'identique de John Constable et Anthony Vandyke Copley Fielding[5]. Ses œuvres devenaient de plus en plus appréciées et recherchées des collectionneurs, voir plus tard imitées — avec en France l'engouement général pour les aquarelles anglaises. Il exposa également en 1827 et 1828 à la Royal Academy de Londres.

Réalisant des aquarelles pour des collectionneurs attentifs, ou bien des esquisses préparatoires pour ses lithographies, Bonington débuta dès 1821 une carrière d'artiste voyageur. Durant les années suivantes, il chemina à travers l'Europe, s'installant pendant quelques mois dans une ville et revenant régulièrement à Paris ou Londres pour vendre ses toiles. Des côtes de Dunkerque (1824), des ruines moyenâgeuses de l'Écosse (1825) ou des abbayes de l'Angleterre (1825, 1827, 1828), jusqu'à la lumineuse Italie et spécialement Venise (1826).

Bonington mourut de la tuberculose le 23[6] septembre 1828, au 29 de la rue Tottenham à Londres, à l'âge de 26 ans. Ses cendres furent déposées en 1837 au cimetière de Kensal Green.

Style[modifier | modifier le code]

« A mon avis, on peut trouver dans d'autres artistes modernes des qualités de force ou d'exactitude dans le rendu supérieures à celles des tableaux de Bonington, mais personne dans cette école moderne, et peut-être avant lui, n'a possédé cette légèreté dans l'exécution, qui, particulièrement dans l'aquarelle, fait de ses ouvrages des espèces de diamants dont l'œil est flatté et ravi, indépendamment de tout sujet et de toute imitation. »
Eugène Delacroix, lettre à Théophile Thoré datée du 30 novembre 1861.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Marine, huile sur toile, vers 1824, Wallace Collection.
  1. Selon Britannica.
  2. Rencontre datant de 1816-17 selon Delacroix (lettre à Théophile Thoré)
  3. Dans monographie, d'après Paul Mantz et Jean-Baptiste Delestre.
  4. D'après Noon : Projet d'une série de 26 ouvrages de Isidore Taylor, Charles Nodier et Alexandre de Cailleux.
  5. [réf. nécessaire]
  6. Dans la monographie : mort le 23 septembre, dans la demeure de John Barnett. Enterré à la chapelle Saint-James, à Pentonville, avant transfert.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Noon : Richard Parkes Bonington « Du plaisir de peindre », 1991 (ISBN 287900071X) (catalogue)
  • Cambridge, M : Richard Parkes Bonington: Young and Romantic, 2002, (ISBN 0 905 634 58 6) (Catalogue)

Collections[modifier | modifier le code]

Ses principaux tableaux[modifier | modifier le code]

  • Marché Au Poisson A Marée Basse Lavis, (1820-1821), Musée Du Louvre
  • Bologne, (1826), Musée Du Louvre
  • Portrait De Jeune Homme, (1823), Musée Des Vosges Epinal
  • Côtes Normandes, (1823-1824), Musée Du Louvre
  • La Seine A Mantes, (1824), Metropolitan Museum N.Y
  • Le Chariot, Paysage, (1825), National Gallery Canada
  • Place Du Molard, Genève, (1826), Albert Mueseum London
  • Paysage D'Italie, (1826), National Gallery of Scotland
  • Une Rue A Verone, (1826), Victoria & Albert Mueseum
  • Venise, Le Colleone, (1826), Musée Du Louvre
  • Venise, La Lagune, (1826), Musée Du Louvre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :