Richard Parkes Bonington

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Richard Parkes Bonington

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Margaret Carpenter, Richard Parkes Bonington
(vers 1827-1830), Londres, National Portrait Gallery.

Naissance 25 octobre 1802
Arnold (en)
Décès 23 septembre 1828
Londres
Nationalité Britannique
Activités Artiste peintre
Formation Enseignement paternel, École des beaux-arts de Paris
Maîtres François Louis Thomas Francia
Antoine-Jean Gros
Mouvement artistique École anglaise, peinture romantique
Influencé par Peinture hollandaise et flamande
Récompenses Médaille du Salon de Paris

Richard Parkes Bonington, né le 25 octobre 1802 près de Nottingham, mort le 23 septembre[1] 1828 à Londres, est un peintre romantique britannique de paysage et marine.

Malgré une carrière très brève, il fut l'un des peintres anglais les plus influents de son temps. Sa maîtrise technique issue des maîtres flamands et vénitiens, et son style résolument moderne s'expriment dans des œuvres aux saisissantes qualités atmosphériques, qui soutiennent la comparaison avec celles de Turner ou John Constable. La plus grande collection d'œuvres de Bonington est conservée à Londres à la Wallace Collection.

Vie et oeuvre[modifier | modifier le code]

Richard Parkes Bonington est né dans le village d'Arnold (en), un faubourg de Nottingham en Angleterre. Son père fut successivement geôlier, peintre, professeur de dessin, puis fabricant de lacets, sa mère institutrice. Bonington s'initie à l'aquarelle auprès de son père, et présente des peintures à Liverpool dès 1813.

En 1817, la famille de Bonington déménage à Calais, où son père installe une fabrique de lacets. Bonington prend alors des leçons auprès du peintre François Louis Thomas Francia. Cet aquarelliste professionnel réputé lui enseigne la peinture anglaise, et particulièrement le paysage sur le motif à l'aquarelle, style le plus progressiste de l'époque, qui s'oppose aux traditions et règles académiques.

Coucher de soleil dans le Pays de Caux (1828), Londres, Wallace Collection.

En 1818, la famille enménage à Paris dans une boutique de lacets. Il y rencontre pour la première fois le peintre Eugène Delacroix, qui deviendra plus tard son ami[2]. Bonington copie des paysages hollandais et flamands du musée du Louvre. En avril 1819[3], il entre dans l'atelier du baron Antoine-Jean Gros à l'École des beaux-arts de Paris), un pédagogue épris de la tradition davidienne et de la peinture vénitienne. Suite à de nombreuses brouilles avec son maître, et peut-être un manque d'intérêt pour l'érudition et le style artistique exigé des élèves, Bonington abandonne la préparation aux diplômes en septembre 1821.

Durant cette période parisienne, Bonington habite avec son condisciple Paul Huet (1803-1869), et débute ses esquisses d'après nature, lors d'excursions dans les faubourgs de la capitale et dans les campagnes environnantes. En 1821, il voyage en Normandie pour peindre les paysages côtiers, motif de prédilection de la peinture naturaliste, motif ignoré des peintres français. Il débute également un travail de lithographie en illustrant des ouvrages du Voyages pittoresques dans l'ancienne France du baron Taylor[4], et ses propres séries architecturales Restes et Fragments, lors d'un voyage à Rouen, puis plus tard à Dunkerque (1824).

Ses premières peintures sont exposées au Salon de Paris de 1822. Au Salon de 1825, il reçoit de Charles X une médaille d'or, tout comme John Constable et Anthony Vandyke Copley Fielding[réf. nécessaire]. Ses œuvres sont de plus en plus appréciées et recherchées des collectionneurs, voir plus tard imitées, l'aquarelle anglaise connaissant alors un grand succès en France. Il exposa également en 1827 et 1828 au Salon de la Royal Academy de Londres.

Réalisant des aquarelles pour des collectionneurs attentifs, ou bien des esquisses préparatoires pour ses lithographies, Bonington débute dès 1821 une carrière d'artiste voyageur. Durant les années suivantes, il chemine à travers l'Europe, s'installant pendant quelques mois dans une ville et revenant régulièrement à Paris ou Londres pour vendre ses toiles. Il peint les côtes de Dunkerque (1824), les ruines moyenâgeuses de l'Écosse (1825) ou des abbayes de l'Angleterre (1825, 1827, 1828), jusqu'à la lumineuse Italie et spécialement Venise (1826).

Bonington meurt de la tuberculose le 23[5] septembre 1828, au 29 de la rue Tottenham à Londres, à l'âge de 26 ans. Ses cendres furent déposées en 1837 au cimetière de Kensal Green.

Réception critique[modifier | modifier le code]

« À mon avis, on peut trouver dans d'autres artistes modernes des qualités de force ou d'exactitude dans le rendu supérieures à celles des tableaux de Bonington, mais personne dans cette école moderne, et peut-être avant lui, n'a possédé cette légèreté dans l'exécution, qui, particulièrement dans l'aquarelle, fait de ses ouvrages des espèces de diamants dont l'œil est flatté et ravi, indépendamment de tout sujet et de toute imitation. »Eugène Delacroix, lettre à Théophile Thoré datée du 30 novembre 1861.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'encyclopédie Britannica.
  2. Rencontre datant de 1816-1817 selon Delacroix (lettre à Théophile Thoré).
  3. Dans sa monographie d'après Paul Mantz et Jean-Baptiste Delestre.
  4. D'après Noon : Projet d'une série de 26 ouvrages de Isidore Taylor, Charles Nodier et Alexandre de Cailleux.
  5. Dans la monographie[Laquelle ?] : mort le 23 septembre, dans la demeure de John Barnett. Enterré à la chapelle Saint-James, à Pentonville, avant transfert.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Noon, Richard Parkes Bonington « Du plaisir de peindre », 1991 (ISBN 287900071X[à vérifier : isbn invalide]) (catalogue)
  • (en) M. Cambridge, Richard Parkes Bonington : Young and Romantic, 2002, (ISBN 0 905 634 58 6) (Catalogue)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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