Classe Mistral

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Classe Mistral
Image illustrative de l'article Classe Mistral
Le Mistral (L9013) au mouillage à Brest.
Caractéristiques techniques
Type Bâtiment de projection et de commandement (Landing Helicopter Dock)
Navire-école
Longueur 199 mètres
Maître-bau 32 mètres
Tirant d’eau 6,2 mètres
Déplacement 16 500 tonnes (lège)
21 300 t (à pleine charge)
32 300 t (ballasté)
Propulsion 3 moteurs Diesel Wärtsilä 16V32 de 6,4 MW
1 moteur Diesel auxiliaire Wärtsilä 18V200 de 3,3 MW
2 pods Alstom Mermaid de 7 MW
Puissance 20 400 ch (15 MW)
Vitesse 18,8 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement deux systèmes de missiles sol-air SIMBAD
2 canons de 30 mm Breda-Mauser (en projet)
4 mitrailleuses Browning M2-HB de 12 7 mm
Aéronefs 16 hélicoptères stockés sous hangar
Rayon d’action 10 800 milles à 18 nœuds, 19 800 milles à 15 nœuds
Autres caractéristiques
Électronique système de commandement SIC 21 et de gestion de combat SENIT 9
deux radars de navigation Thales DRBN-38
1 radar tridimensionnel de veille air et surface Thales MRR-3 NG
un détecteur radar ARBR-21 (prévu)
un intercepteur-goniomètre de transmissions Elite
une conduite de tir optronique Sagem Vigy
1 système de leurres anti-torpilles EuroSlat SLAT
Liaison 11
Liaison 16
récepteurs sattellitaires Inmarsat, SYRACUSE 3-A et -B, Fleetsatcom, RITA 2G
brouilleurs simplifiés marine (BSM) (prévus)
Équipage 160 à 177 officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots ; possibilité d'embarquement de 450 marins ou 250 marins plus un état-major de 200 hommes
Histoire
Constructeurs DCNS-Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire (STX France) (Mistral, Tonnerre)
Chantiers de l'Atlantique (Dixmude)
Chantiers de l'Atlantique-Chantiers de l'Amirauté (Vladivostok, Sevastopol)
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Naval Ensign of Russia.svg Marine russe (à venir)
Commanditaire Délégation générale pour l'armement
Période de
construction
- présent
Période de service - présent
Navires construits 3
Navires prévus 5
Navires en activité 3
Précédent Classe Foudre

La classe Mistral est un type de porte-hélicoptères amphibies d’assaut de la Marine nationale française faisant partie des bâtiments de projection et de commandement. Leur appellation OTAN est Landing Helicopter Dock (LHD). Leurs numéros de coque va de L9013 à L9015.

Les bâtiments de la classe Mistral sont les premiers de ce type à être construits en France pour la Marine nationale. Leurs taille et caractéristiques leur permettent d’être intégrés soit au groupe aéronaval français, soit à une NATO Response Force (force de réaction de l’OTAN) soit à des missions de maintien de la paix sous mandat de l’ONU ou dans le cadre de l’Union européenne.

Trois de ces navires, dont l’étude a débuté en 1997, ont été construits : le Mistral (L9013), admis au service actif le 18 décembre 2006 et le Tonnerre (L9014) qui l’a été le 1er août 2007. Le troisième, le Dixmude (L9015), est entré en service le 27 juillet 2012[1]. Le coût de chaque navire de la classe Mistral est estimé de 294 millions d'euros[2] à 420 millions d'euros[3].

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Doctrine des opérations amphibies françaises de 1997[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d’intervention polyvalent (BIP) est une étude de LHD lancée en 1997 par les arsenaux français, soit la Direction des constructions navales (DCN) publique, devenue aujourd’hui la société de droit privé DCNS. Elle intervient au même moment où se fait jour un renouvellement de la doctrine des opérations amphibies françaises.

Selon différentes publications internes aux Armées françaises, le BIP participe, au travers du Concept national des opérations amphibies (CNOA) du 10 juin 1997[note 1], au renouveau des forces « de moindre activité depuis les années 1960 […] même si la France possède toujours des bâtiments spécialisés, plutôt utilisés d’ailleurs pour les transports opérationnels », à savoir les transports de chalands de débarquement (TCD) classe Ouragan type « O » et classe Foudre type « F »[4].

Photo d'un débarquement sur une plage cubaine
Débarquement à Cuba d’un LCU américain, équivalent au CTM français (23 juin 2004)

Le CNOA prévoit, en effet, « avec les capacités amphibies actuelles de la France, la préparation et la conduite de quatre types d’opérations amphibies : à savoir le débarquement (amphibious assault, selon l'OTAN), le rembarquement (amphibious withdrawal), la démonstration amphibie (amphibious demonstration) et le va-et-vient (amphibious raid) ». Ce concept demeure « pleinement compatible avec les principales avancées doctrinales des alliés pour permettre la mise en œuvre des capacités françaises dans le cadre plus large des engagements multinationaux »[5], régies par l’Initiative européenne amphibie (IEA) du 5 décembre 2000 et l’Allied Tactical Publication n° 8B (ATP8) de l’OTAN. Le CNOA, qui donne la priorité à l’aéromobilité, insiste néanmoins sur la nécessité d’une « nette augmentation des capacités des hangars véhicules et des logements » et conclut sur l’objectif « de pouvoir projeter depuis la mer un Groupe interarmées embarqué (GIE) de quatre compagnies de combat, soit 1 400 hommes, 280 véhicules et 30 hélicoptères », avec une autonomie de 10 jours dans une profondeur d’une centaine de kilomètres en territoire hostile, où qu’il se trouve sur le globe[6].

À la différence de celles d’autres nations, les grandes unités françaises à vocation amphibie dépendent de l’Armée de terre. Il s’agit de la 9e brigade légère blindée de marine (9e BLBMa), de la 6e brigade légère blindée (6e BLB), de 4e brigade aéromobile (4e BAM) et du 519e régiment du train (519e RT) d’appui à la projection[7].

Études : du BIP au PHI[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d’intervention polyvalent (BIP)[modifier | modifier le code]

L’étude du bâtiment d’intervention polyvalent (BIP) apparaît à l’époque des projets de restructurations ou de fusions-acquisitions de l’industrie de défense visant à créer en Europe un « Airbus naval »[note 2]. L’intégration des industries de défense des 10 nations européennes qui disposent chacune d’une expertise navale militaire dans une classe spécifique de bâtiments[8] peine cependant à se concrétiser, essentiellement en raison de considérations politiques[note 3]. Après l’abandon des deux porte-hélicoptères à propulsion nucléaire PH 75 en 1980, le BIP a pour objectif de proposer une gamme de navires amphibies modulaires (qui deviendra 10 ans plus tard la BPC Family). En 1997, cette famille nombreuse, qui comprend 3 variantes, est basée sur un modèle commun, le Nouveau transport de chalands de débarquement (NTCD).

Le nouveau transport de chalands de débarquement (NTCD)[modifier | modifier le code]

Comparaison entre un BPC (classe Mistral) et un TCD (classe Foudre)

Le NTCD était destiné à remplacer à l’horizon 2005-2006 les 2 TCD de la classe Ouragan (L9021 et L9022) en fin de carrière puisque mis en service en 1965 et 1968. Le projet BIP 19 d’un déplacement de 19 000 tonnes, qui correspond peu aux dimensions du NTCD, a une longueur de 190 mètres avec pont continu (flush deck), un maître-bau (largeur) de 26,5 mètres et un tirant d’eau de 6,5 mètres.

Plus légers, les BIP 13, BIP 10 et BIP 8 auraient déplacé, respectivement, 13 000, 10 000 et 8 000 tonnes, pour des longueurs de 151, 125 et 102 mètres et une largeur commune de 23 à 23,2 mètres, ce qui aurait fait de ce dernier modèle un équivalent (le hangar hélicoptères en sus) des 3 Landing Helicopter Dock (LHD) de la classe San Giorgio de la Marina militare (MM) italienne, admis au service actif entre 1987 et 1998 et, alors, les seuls bâtiments d’assaut amphibie, hors États-Unis, à posséder un pont continu et un radier (dock) de taille appréciable[9].

À l’époque des études, le projet de NTCD présente également une configuration comprenant un ascenseur à bâbord en porte-à-faux à la façon des LHD américains de la classe Tarawa et un autre à tribord, au centre du pont d’envol et à l’avant de l’îlot. D’autres vues d’artiste et plans[10] le voient gréé en porte-aéronefs, muni d’un tremplin permettant la mise en œuvre du BAE Systems-Lockheed AV-8B Harrier II, du futur JSF V-STOL (depuis Lockheed F-35 Lightning II-B) ainsi que de 4 à 5 spots hélicoptères (dont un renforcé pour le convertible Bell-Boeing V-22 Osprey ou le Sikorsky CH-53E Super Stallion) et d’un radier pouvant accueillir un engin de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) classe Sabre français (Landing Craft Utility pour l’OTAN) ou 2 Landing Craft Air Cushion (LCAC) américains. Pourtant, le Sénat français[11] rappelle que « l’accueil d’avions à décollage vertical n’entre pas dans le CNOA ». Cette version avait donc à l’évidence pour but de rendre le BIP 19 attractif à l’exportation alors que les arsenaux espagnols E.N. Bazan (puis Izar et désormais Navantia) avaient déjà vendu à la Thaïlande en 1992 une copie allégée au niveau autodéfense[12] du porte-aéronefs SPS Príncipe de Asturias[note 4], le HTMS Chakri Naruebet, mis en service en mars 1997.

D’autres vues d’artiste ultérieures du NTCD[13] voient l’ascenseur principal déplacé en poupe, à tribord puis au centre, tandis qu’un ascenseur auxiliaire l’est à l’arrière de l’îlot.

Ces dernières configurations seront retenues par « La Royale ».

Le porte-hélicoptères d’intervention (PHI)[modifier | modifier le code]

À la fin du mois de décembre 2000, le NTCD est renommé en porte-hélicoptères d’intervention (PHI) puis, la Marine nationale s’avisant qu’une telle appellation omet l’amphibie et le commandement, le navire prend le nom, au début de l’année 2001, de bâtiment de projection et de commandement (BPC)[14].

Partage industriel[modifier | modifier le code]

Alors que les opérations extérieures (OPEX) amputent les budgets d’équipement (et la disponibilité de la flotte ou maintien en condition opérationnelle (MCO)[15] pourtant votés par la loi de programmation militaire 1997-2002 du 2 juillet 1996, le ministre de la Défense Alain Richard confirme, certes, le lancement du programme durant le salon Euronaval 1998, mais ne donne son feu vert à la construction de deux bâtiments que le 8 décembre 2000, soit avec un an de retard. Le Mistral (L9013) et le Tonnerre (L9014) se basent sur les dernières études du BIP 19. Le contrat de réalisation interne Direction générale de l'Armement (DGA/DCN) est notifié le 22 décembre de la même année. Après avis favorable de la commission spécialisée des marchés de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) le 13 juillet 2001, le contrat est notifié le 30 à la Direction des constructions navales, maître d’œuvre, qui assurera 55 % du chantier en temps de travail et 60 % en valeur et à son sous-traitant, les Chantiers de l'Atlantique (alors propriété d’Alstom Marine, aujourd’hui propriété du sud-coréen STX France). À noter qu’on apprend dès décembre que 3 % en valeur de la construction sera sous-traité par DCN au chantier Stocznia Remontowa de Gdańsk (Pologne) et l’une de ses filiales.

En ce qui concerne le Dixmude, le contrat est notifié le 10 avril 2009 aux Chantiers de l'Atlantique, responsable de la plate-forme et DCNS, responsable du système d'arme[16].

L’organisation industrielle est décentralisée pour le Mistral et le Tonnerre : la DCN est responsable de l’ingénierie à Lorient, de la conception du système de combat à Toulon, puis de la construction de la partie arrière militaire (dont l’ilôt) et de son intégration à la partie avant à Brest. Cette dernière est réalisée à Saint-Nazaire par les Chantiers de l'Atlantique. À Colombes, Thales, sous-traitant, est responsable des radars et des systèmes de communications. Pour le Dixmude, STX France est responsable de l'entière construction de bâtiment à Saint-Nazaire.

Le délai de livraison de chaque bâtiment sera de seulement 34 mois, contre 46,5 mois pour les deux TCD Foudre et Siroco (L9011 et L9012), le tout au même prix (685 millions d’euros études comprises) que ces derniers (d’un tonnage deux fois moindre) ou qu’un seul LPH HMS Ocean de la Royal Navy ou un LPD-17 de l’US Navy[17].

Développement[modifier | modifier le code]

Le démarrage du plateau de conception ingénierie intégré (35-40 personnes) a lieu à Saint-Nazaire le 3 septembre 2001. Le 27, une revue entre le commanditaire (le Service des programmes navals de la DGA) et le maître d’œuvre (la DCN) lance les études de conception. Dans la foulée, des sessions concernant la définition générale du navire se poursuivent jusqu’au 20 décembre auxquelles s’adjoignent l’état-major et les Chantiers de l'Atlantique. À l’issue, des essais en soufflerie par l’ONERA d’une maquette au 1/120e ont visé, comme tous les navires de la Marine depuis 1947, à étudier l’aérologie du navire, c’est-à-dire la manière dont l’air s’écoule autour de lui. « Navire assez trapu, avec des parties hautes et allongées, qui créent des zones très perturbées par vent de travers », le BPC subit des tests et des modifications mineures de son design qui seront très utiles aux pilotes, « la présence d’une zone de turbulence ou d’un vent latéral est en effet préjudiciable à un bon appontage »[18].

Construction[modifier | modifier le code]

Assemblage de la partie arrière du Mistral à Brest (10 septembre 2003)

À la DCN de Brest a lieu, le 9 juillet 2002, la découpe de la première tôle de la partie arrière du Mistral, puis le 13 décembre de celle du Tonnerre. De leur côté, les Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire découpent la première tôle de la partie avant du Mistral le 28 janvier 2003 puis du Tonnerre. Le premier bloc de la coque arrière du Tonnerre est mis sur cale le 26 août 2003, puis celle du Mistral le 13 octobre 2003.

Ces méthodes d’ingénierie marquent le début d’un renouveau de l’ingénierie navale militaire française puisque, à Brest comme à Saint-Nazaire, la construction se fait en parallèle et plus précisément face à face dans le même bassin, un ascenseur permettant l’accès rapide des ouvriers aux bâtiments.

Arrivée de la partie avant du Mistral à Brest avant jonction (19 juillet 2004)

Mise sur cale à Saint-Nazaire le 23 janvier 2004, la partie avant du Mistral réalisée dans cette même ville est remorquée du 16 au 19 juillet 2004 vers Brest. Le 30 juillet 2004 débute la jumboïsation (jonction) des parties avant et arrière dans le bassin no 9.

La mise sur cale du premier bloc de la partie avant du Tonnerre a lieu le 5 mai 2004 et arrive à Brest le 2 mai 2005 pour jonction.

En accord avec le calendrier, le Mistral est mis à flot le 6 octobre 2004 tandis que le Tonnerre l’est le 26 juillet 2005. Les livraisons du Mistral et du Tonnerre, prévues respectivement au 2e trimestre 2005 et au 1er trimestre 2006[19] sont retardées de un an à un an ½ à cause de problèmes industriels survenus lors la mise au point du système SENIT 9 (DCN) et de détériorations rencontrées sur 8 000 m2 des planchers en linoleum de la partie avant (Chantiers de l'Atlantique).

Bâtiments de la classe Mistral[modifier | modifier le code]

Marine nationale française[modifier | modifier le code]

La Marine nationale française possède trois Landing Helicopter Dock (LHD).

Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
D620 Mistral Toulon
D611 Tonnerre Toulon
D611 Dixmude Toulon

Marine Russe[modifier | modifier le code]

La Marine Russe possèdera en 2015 deux Landing Helicopter Dock (LHD).

Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
501 Vladivostok Vladivostok
Sébastopol Novorossiisk

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La hauteur du Mistral (L9013) par rapport à celle de ses remorqueurs est décelable lors de son lancement à Brest (6 octobre 2004)

Au sein de la Force d’action navale de la Marine nationale, le Mistral, le Tonnerre et le Dixmude sont les plus importants bâtiments en tonnage après le porte-avions nucléaire (PAN, CVN selon l’OTAN) Charles-de-Gaulle, qu’ils dépassent d’ailleurs en hauteur d’un mètre au niveau du pont d’envol. Déplaçant 21 300 tonnes à pleine charge, ils ont une longueur de 199 mètres, une largeur de 32 m et un tirant d’eau de 6,2 m.

La classe Mistral a bénéficié d’évolutions technologiques militaires significatives mais également d’autres, inspirées du civil, y compris grâce à des achats « sur étagère » de technologies éprouvées. Il répond ainsi à une norme mixte « civilo-militaire » dite BV Mili.

Capacités aéronautiques[modifier | modifier le code]

L'îlot du Mistral vu du pont d'envol (14 novembre 2009)

Pont d’envol[modifier | modifier le code]

Comparés aux 1 450 m2 de surface de pont d'envol du TCD Foudre (3 spots sur plate-forme avant) ou aux 1 536 m2 du TCD Siroco (3 spots sur plate-forme avant et 1 sur plate-forme arrière), les 6 400 m2 des BPC s’étalent sur un pont continu comprenant 6 spots. Les hélicoptères alliés « moyens lourds » comme le « EH101 Merlin » (16 tonnes), peuvent se poser sur le pont d'envol. Les hélicoptères « super lourds » comme le « Super Stallion » américain (19 tonnes) disposent d’un spot dédié (spot no 1)[20]. On notera aussi que le pont du bâtiment n'est pas prévu pour l'atterrissage d'aéronefs ADAC (type Harrier).

Mise en œuvre d’hélicoptères[modifier | modifier le code]

Si la mise en œuvre simultanée d’hélicoptères passe seulement de 4 à 6, le nombre de ces derniers stockés, réparés et prêts à décoller, passe lui de 4 à 16 au sein d’un hangar de 1 800 m2 situé au pont inférieur. Une zone de maintenance aéronautique équipée d’un pont roulant, divers ateliers et magasins aéronautiques autorise l’entretien complet des hélicoptères embarqués. Les installations d’avitaillement en carburant aviation (kérosène TR5) permettent d’effectuer des pleins ou reprises sur 4 hélicoptères simultanément sur le pont d’envol grâce à un monte-munitions ou de mener cette opération à l’intérieur du hangar.

Ascenseurs[modifier | modifier le code]

Les BPC sont dotés de 2 plates-formes élévatrices Mac Gregor de charge de 13 tonnes, la première de 225 m2 (15 × 15 m), permettant la montée au niveau du pont d’envol d’hélicoptères voilures déployées (écourtant le délai de décollage), la seconde de 120 m2 soit (18,5 × 6,5 m) à proximité d’une grue de charge de 17 tonnes. Selon le capitaine de vaisseau Gilles Humeau, commandant du Mistral, « la taille du pont d’envol permettait [en opérations, ndlr] de mettre en œuvre 30 aéronefs en utilisant les 6 spots »[21].

Aide à l’appontage[modifier | modifier le code]

Pour faciliter l’appontage, les installations comprennent un radar d’approche DRBN-38A Decca Bridgemaster E250 et une optique comprenant un indicateur de pente et de descente (IPD) et une barre de repère horizontale (BRH).

Capacités amphibies[modifier | modifier le code]

Bien que la classe utilise sa propre batellerie, elle est certifiée depuis 2012 pour accueillir 2 LCACs du USMC

Les BPC peuvent embarquer 450 militaires et tous les engins de l’armée de Terre, du véhicule léger tout-terrain Peugeot P4 au char de bataille Nexter AMX-56 Leclerc. En dépit d’un hangar véhicules de 2 650 m2 (contre 1 000 m2 pour ses prédécesseurs de la classe Foudre), les BPC ne peuvent stocker que 59 blindés dont un escadron de 13 chars Leclerc (contre environ 100 véhicules dont 22 chars Nexter AMX-30 pour les TCD Foudre). De même, le radier de 885 m2 des BPC est prévu pour accueillir 4 CTM (Chalands de Transport de Matériel) contre 8 sur 1 732 m2 pour les Foudre.

Néanmoins, les BPC possèdent une plus-value de taille : pouvoir embarquer dans un radier[note 5] deux aéroglisseurs LCAC de 95 tonnes de l’US Marine Corps (USMC)[note 6] qui, si la Marine française en faisait l’acquisition[note 7], permettraient un plageage sur quasiment 70 % des côtes mondiales, contre seulement 15-30 % pour les TCD, limités aux plages de sable ou aux zones marécageuses. Enfin, la vitesse du LCAC (54 nœuds) permet d’envisager un positionnement de la force à distance de sécurité au-delà de l’horizon, soit over the beach (OTB).

Poste de commandement[modifier | modifier le code]

Un bâtiment « en réseau »[modifier | modifier le code]

Les TCD Foudre disposent déjà d’installations de commandement très élaborées. Néanmoins, les dimensions des BPC leur permettent de mettre à la disposition d’un état-major un poste de commandement de niveau opératif embarqué (PC NOE) ayant vocation à conduire depuis la mer une opération interarmées, nationale ou interalliée d’ampleur limitée ou un PC Amphibious Task Force ou Landing Force (ATF ou LF, selon l’OTAN) avec un effectif de 50-100 personnes. Les BPC disposent de 850 m2 de locaux préconnectés et modulables (150 postes de travail communiquant à 10 Mbit par seconde). Leur PC permet de gérer au mieux l’information récoltée dans le concept de combat en réseau infocentré (Network Centric Warfare) grâce aux senseurs du système de direction des opérations (SDO), fédéré par le Système d’exploitation navale des informations tactiques (SENIT)[22] de DCN (dérivé du Naval Tactical Data System (NTDS) américain[note 8]) dont la version 9 a connu des retards[note 9]. Le SENIT 9 comprend le Thales Multi Role Radar (MRR3D-NG) 3D à bande-C avec capacité d’Identification Friend or Foe (IFF). En outre, il permet la fédération des systèmes d’information et de planification et la mise en réseau, ensemble de nœuds (ou pôles) reliés entre eux par des liens (canaux ou links) comme la Liaison 11 et la Liaison 16 de l’OTAN et, à terme la Liaison 22. Il dispose des structures matérielles et logistiques permettant le déploiement d'une cellule JICO.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Alors que les télécommunications militaires étaient assurées par quatre satellites civils Telecom 2 du Système de radiocommunication utilisant un satellite (SYRACUSE), les BPC bénéficient des satellites Syracuse III-A et -B, le premier réseau français[note 10] sécurisé. Du 18 au 24 juin 2007 a été mise en place une visioconférence biquotidienne et chiffrée entre l’équipage du Tonnerre[note 11] et de nombreuses personnalités dont le président de la République Nicolas Sarkozy, en visite au Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget[23].

Armement[modifier | modifier le code]

La menace asymétrique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre asymétrique.

En matière d’autodéfense, le Mistral « n'est pas au top »[21], confessait son commandant, le capitaine de vaisseau Gilles Humeau, à la suite du conflit israélo-libanais de 2006 au cours duquel la corvette furtive israélienne Hanit de la classe Sa'ar V était touchée, le 14 juillet 2006, par l’un des 60 missiles de croisière chinois Ying-Ji C-802 fournis à l’Iran puis cédés au Hezbollah. Le contre-amiral Xavier Magne renchérit : « La force Baliste a opéré sous la menace de missiles anti-navires et la capacité d’autodéfense des bâtiments n’apparaît plus alors comme un luxe lorsqu’on transporte 1 400 passagers supplémentaires dans son bateau. Heureusement pour nous, alors que ces capacités avaient été purement et simplement supprimées de nos bâtiments pour économiser de l’argent, l’un de nos chefs d’État-major a eu le courage d’imposer les modifications indispensables pour retrouver un peu de cette capacité »[24]. La menace asymétrique (ou menace terroriste) tels les attentats-suicide ou téléguidés à partir de petites embarcations du type canots pneumatiques, le tir de missiles subsoniques plus ou moins « bricolés » à partir des côtes ou d’actes de piraterie qui sont tous en recrudescence, empêche tout déploiement d’un BPC sans l'escorte d'une frégate ayant des capacités antiaériennes et ASM, appartenant donc à l'une des classes suivantes: classe Cassard, classe Tourville, classe Georges Leygues (c'est la frégate Georges Leygues qui accompagne le BPC Mistral lors de la « mission Jeanne d'Arc » en 2011), classe La Fayette, classe Horizon, et à partir de 2013 la classe Aquitaine.

Canons[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, pour des questions budgétaires, les 4 tourelles simples OTO Breda-Mauser de 30 mm (800 coups par minute et tirs consécutifs à 120 coups par minute) initialement prévues en encorbellement (à bâbord avant et tribord arrière) n’ont toujours pas été installées. La DGA projette d'équiper les 3 BPC de tourelles de 30 mm automatiques et téléopérées[25].

Protection antiaérienne à courte portée[modifier | modifier le code]

Un lanceur SIMBAD (deux missiles Mistral).

De fait, pour se défendre contre les menaces asymétriques, les BPC ne disposent actuellement que de deux Systèmes intégrés Mistral bi-munitions pour l’autodéfense (SIMBAD). Ces deux lanceurs manuels (bâbord arrière et tribord avant) bi-munitions et montés sur affût sont directement manœuvrés par le corps sanglé du tireur, tandis que le chef de pièce lui diffuse ses informations grâce à un viseur optique et l’aide à réapprovisionner le missile. Ce missile éponyme, le MBDA Mistral mer-air à très courte portée (6 kilomètres)[note 12] n’équipait jusqu’alors que les grandes unités de soutien ou les navires de combat à bord desquels il constitue l’arme d’« ultime défense ». Les bâtiments de 1er rang disposent de la version SADRAL qui est un lanceur sextuple du missile Mistral et intégré au système de combat. La Marine nationale a, un temps, envisagé ce dernier système éprouvé[26] qui, bien qu’utilisant le même missile, est intégré dans le système de coordination et de conduite de tir du bâtiment et permet le téléchargement des données relatives à la cible pour un lancement automatique de jour comme de nuit de 4 missiles (tir du premier cinq secondes après réception des données et du second trois secondes plus tard)[27]. Ce qui éviterait à la Royale d’avoir à remplacer SIMBAD par le système plus onéreux de défense aérienne de zone à courte portée de huit missiles MBDA Vertical Lauch-Missile d’interception, de Combat et d’Auto-défense (VL-MICA) dont l’intégration avait pourtant été prévue à l’origine dans les mêmes encorbellements. Finalement, ni les systèmes TETRAL et VL-MICA ne seront installés[28].

Hôpital[modifier | modifier le code]

Le plateau technique des BPC est comparable à celui d’un hôpital d’une ville de 25 000 habitants, soit un hôpital de rôle 3 pour l’OTAN (contre rôle 2 pour le Charles-de-Gaulle ou les TCD classe Foudre, le rôle 4 étant dévolu à un Hôpital d’instruction des armées (HIA) terrestre). Il permet le traitement à bord de toutes les pathologies (y compris les plus complexes tels des actes de neurochirurgie) grâce, notamment, à un système de télémédecine via SYRACUSE. Cet hôpital, deux fois plus spacieux que celui des TCD type « F », comprend une vingtaine de locaux dont 2 blocs opératoires pouvant fonctionner simultanément avec 7 lits de soins intensifs, une salle de radiologie avec scanner et 69 lits, dont 50 pour les soins intensifs. L’embarquement de modules médicaux du Service de santé des armées (ou Formations sanitaires de campagne (FSC), les fameux « hôpitaux de campagne ») dans le hangar hélicoptères permet d’étendre la capacité à 50 autres lits.

Manœuvrabilité[modifier | modifier le code]

Deux des trois moteurs diesel Wärtsilä du Mistral (avril 2006)

Mistral et Tonnerre sont les premiers bâtiments de la Marine nationale à être dotés d’une propulsion à base de 2 pods (propulseurs en nacelle), moteurs-propulseurs suspendus en nacelle sous la coque et dotés chacun d’une hélice. Ces pods sont alimentés par la machinerie interne du vaisseau (5 moteurs diesel Wärtsilä) et sont orientables à 360°, lui conférant une très bonne manœuvrabilité et libérant de l’espace, puisqu’il n’y a pas d’arbre d’hélice. Il n’est pas étonnant qu'Alstom/Chantiers de l'Atlantique aient proposé ce procédé tout électrique, utilisé sur de plus en plus de navires civils, dont le Queen Mary 2 qu’ils ont construit. Au chapitre des inconvénients, la fiabilité militaire à long terme de ces systèmes d’installation récente n’est pas encore prouvée, bien qu’en service sur les 4 LPD néerlando-espagnols des classes Rotterdam et Galicia (type Enforcer 13 000), commissionnés de 1998 à 2007 et les 2 LPD britanniques de la classe Albion entrés en service en et . En cas d’avarie des pods, le bâtiment devra effectuer un coûteux passage en cale sèche qui l’empêcherait d’être contractuellement opérationnel 210 jours de mer par an[note 13].

Habitabilité[modifier | modifier le code]

L’espace gagné grâce à la propulsion par pods assure aux BPC (à la différence du PAN Charles-de-Gaulle conçu à une époque où l’ergonomie n’était pas si poussée), qu’aucun câble ou tuyauterie n’est visible dans les larges coursives de la « zone vie » à l'avant. Dans le cadre de la gestion des crises et de la nécessité de « durer à la mer », la Marine prend en compte le soutien de l’homme. Conçue par les Chantiers de l'Atlantique, les locaux vie offrent un niveau de confort jamais connu à bord des bâtiments de la Marine nationale. Les 15 officiers du bord disposent chacun d'une chambre individuelle où leur bureau est intégré, ainsi qu'une salle de bain. La plupart des officiers mariniers partagent une chambre à deux. Quant aux quartiers maîtres et matelots, ils sont logés par postes de quatre avec toilettes et sanitaires. Les troupes embarquées sont réparties dans des postes de quatre à six personnes, certes d'un moindre confort mais « plus confortable que dans nos casernes », indique le lieutenant Jean-Pierre Royet de la Légion étrangère. Le vice-amiral Mark Fitzgerald, commandant la Deuxième flotte américaine, lors de sa visite du Tonnerre en mai 2007, aurait confié au commandant que lui-même aurait pu y loger 500 hommes, soit 3 fois plus que l’équipage actuel.

Essais et exercices[modifier | modifier le code]

Interopérabilité OTAN[modifier | modifier le code]

Les Mistral et Tonnerre sont certifiés comme navires membres de la composante maritime (CATF) de la NATO Response Force (NRF) 8, leur permettant d’intervenir au sein d'une Combined Joint Task Force (CJTF). Le premier tour d’alerte de la France au sein de la NRF 8 (sous commandement espagnol avec participations anglaise et italienne) a débuté en pour 6 mois. La Marine nationale a alors mis à disposition un état-major de commandement amphibie (Commander Amphibious Task Force (CATF) selon l’OTAN) et 8 bâtiments. Le prochain tour d’alerte de 6 mois de la France au sein de la NRF 10 est prévu le , à l’issue des exercices Noble Midas[note 14] et Steadfast Jaw de l’OTAN. Selon le commandant René-Jean Crignola, « nous devons être capables de rassembler la force en 5 à 30 jours. »[29]

Vérification des capacités militaires[modifier | modifier le code]

Anciennement appelée traversée de longue durée (trois mois), la vérification des capacités militaires (VCM) a pour objectif de certifier les BPC à la conduite d’une opération amphibie. Celle du Mistral se déroule du 21 mars au (départ et retour à Toulon) en mer Méditerranée et dans l’océan Indien. Il effectue ses premières escales à l’étranger à La Sude (Grèce) du 8 au 12 avril, à Djibouti (République de Djibouti) du 19 au 22 avril, à Kochi (Inde) du 2 au 5 mai, puis à nouveau à Djibouti du 11 au 16, où il procède à divers « exercices de sécurité », et enfin à Akzaz (Turquie) du 23 au 28.

La VCM du Tonnerre a eu lieu en mer Méditerranée, dans l’océan Atlantique et dans la mer des Caraïbes du 10 avril au 24 juillet 2007 (départ et retour à Toulon) et a compris des escales à Saint-Pierre-et-Miquelon (TOM, France) le 21 avril, à Halifax (Canada) du 23 au 27, à Norfolk (États-Unis) du 30 avril au 7 mai, à Fort-de-France (DOM, France) du 25 au 28, à Rio de Janeiro (Brésil) du 8 au 13 juin, au Cap (Afrique du Sud) du 25 au 30 et à Dakar (Sénégal) du 14 au 17 juillet.

Exercices d’appontage d’aéronefs[modifier | modifier le code]

À peu près tous les types d’hélicoptères en service dans l’Armée française, soit ceux de l’Aviation légère de l'armée de terre (ALAT), de l’Armée de l'air et de la Marine nationale, ont apponté sur un BPC.

Le 8 février 2005, un AgustaWestland Lynx de la Marine puis un Eurocopter EC-725 Cougar de l’ALAT se posent à l’arrière du Mistral. Le premier appontage d’un NHI Industries NH90-NFH (Nato Frigate Helicopter), qui doit constituer à terme[note 15] la moitié du groupe aérien-type de 16 voilures tournantes des BPC pour le transport de troupes et de matériels (l’autre moitié étant l’hélicoptère de combat Eurocopter EC-665 Tigre pour l’appui des troupes au sol), a lieu le à bord du Mistral au large de Toulon. Le 19 avril 2007, un nombre indéterminé d’Eurocopter SA 330 Puma, Eurocopter L’AS-550/555 Fennec de la BA 365 (Martinique), un Eurocopter AS 565 SA Panther de la Marine appontent sur le Tonnerre.

Le 10 mai 2007, un Sikorsky CH-53E Super Stallion de l’US Navy se pose sur son spot avant renforcé au large de Norfolk (États-Unis).

Le 30 juin 2007, un hélicoptère sud-africain de type Oryx (produit sous licence à partir du Puma) apponte sur le Tonnerre. Le 9 juillet, au large du golfe de Guinée, une dizaine d’hélicoptères de combat Gazelle et Cougar de l’ALAT et de l’armée de l’Air s’y posent et/ou déposent des hommes à la corde sur le pont dans le cadre de l’opération Licorne, découlant de la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire.

Le 12 septembre 2007, lors de l’exercice trimestriel Gabian qui met en œuvre les frégates Cassard (D614) et Jean Bart (D615) puis un E-3F AWACS de l’armée de l’Air française, 6 hélicoptères Alouette III de la BAN de Hyères Le Palyvestre appontent simultanément sur le Tonnerre[30],[31].

Du 15 au 31 mai 2008 a lieu l'exercice franco-marocain Chebec 2008. Le Tonnerre, la frégate de surveillance Germinal (F735) de classe Floréal et son sistership Hassan II de la Marine royale marocaine et leurs hélicoptères s'entraînent notamment les 21 et 22 mai à proximité de Marseille à l’assistance aux victimes d’un tremblement de terre fictif. Les équipes de sauvetage-déblaiement et médicales des marins pompiers sont sollicitées[32].

En février 2009, un Sikorsky CH-53E Super Stallion et un AH-1 Cobra de l’US Navy se posent sur le Tonnerre au large de Norfolk (États-Unis).

Du 9 au 13 mars 2009 se déroule une première campagne d'homologation de l'hélicoptère de combat Tigre à bord du Mistral, au large de Toulon[33]. La capacité de projection de l'appareil à partir d'un porte-hélicoptères est homologuée le et est suivie le lendemain de tirs réels air-mer et air-sol de roquettes et canon sur les polygones de tir de l'île du Levant (de jour) et au camp de Canjuers (de nuit).

Le 27 novembre 2009 ont lieu à bord du Mistral des essais d'appontage d'hélicoptères de combat Ka-27 Helix, Ka-29TB Helix-B et Ka-52 Alligator[34],. C'était la première fois que le Ka-52 Alligator appontait sur un navire ; cet évènement historique a eu lieu en présence de M. Sergei Victorovitch Mikheev, directeur général et constructeur en chef de la firme Kamov depuis 35 ans[35].

Nouvelle étape dans la construction de l'interopérabilité des flottes française et américaine : un appareil de transport hybride américain de type Boeing-Bell V-22 Osprey (un MV-22 de l’US Marine Corps destiné aux opérations de soutien dans le cadre des débarquements amphibies) a apponté sur le BPC Dixmude, au cours du mois de janvier 2014, au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest[36].

Exercices amphibies[modifier | modifier le code]

Deux chalands de transport de matériel (CTM) dans le radier du Mistral, embarqués lors de sa traversée de longue durée (TLD) en avril 2006

Sur la plage des Saumonards, sur l’île d'Oléron (France), le Mistral participe du 27 au à l’exercice SKREO de transbordement avec les embarcations du 1er escadron amphibie du 519e régiment du train (519e RT) et les sapeurs du 6e régiment du génie (6e RG).

Le 19 avril 2006, un déradiage de deux transports de chalands de matériel (TCM) du Mistral a lieu en mer Rouge.

Du 29 septembre au 13 octobre 2006, le Mistral participe en Méditerranée avec sept autres navires français à l’exercice OTAN Brillant Midas 2006, réunissant trente bâtiments, six sous-marins, trente-cinq aéronefs de douze nations ainsi que 5 000 militaires. Il se déroule en deux phases amphibies : un exercice de débarquement et de rembarquement sous responsabilité française sur la plage du Dramont, près de Fréjus (France) le 5 octobre, puis un autre exercice de « jeu tactique », avec le suivi d’un scénario en temps réel du 8 au 12 octobre visant à attaquer une place forte et protéger un aéroport avant un débarquement dans la rade du Racou, entre Argelès-sur-Mer et Port-Vendres (France) le 9 octobre 2006.

Du 5 au 16 février 2007, l’exercice annuel EXENAU, en rade et au large de Toulon (4 jours) permet d’accueillir à nouveau à bord du Mistral un PC NOE. Le scénario met en scène « un immense archipel situé au milieu de l’océan Atlantique et composé de six pays fictifs », dont toutes les caractéristiques influant sur la manœuvre (météo, routes, population, institutions…) étaient notifiées dans des country books. La capacité PC NOE est examinée dans des domaines de l’infrastructure (il s’agissait de vérifier que celles du BPC répondaient aux besoins de fonctionnement autonome d’un état-major), de l’information (il s’agissait de contrôler la possibilité, pour le PC de force, de gérer l’information entrante et de diffuser les ordres) et de l’environnement (il fallait s’assurer de la possibilité de travailler quelle que soit la situation de veille ou d’action du bâtiment). Des représentants allemands et italiens disposant également d’un PC de force européen avaient été invités à participer à l’exercice[37]. Un exercice plus crucial avec la 2e flotte américaine se déroule du 9 au au large de la base amphibie de Little Creek (la plus importante de ce type au monde), située à Virginia Beach (États-Unis). Kent Taylor, chef de programme du Naval Sea Systems Command de l’US Navy enradie et déradie à l’occasion un LCAC du Tonnerre et rappelle que « ce test d’interopérabilité avait été planifié durant la définition du navire, il y a plus de huit ans. »[38]

Sur une plage de la presqu’île de Rhuys (France) en océan Atlantique, le Mistral participe du 19 au 25 mai 2007 à l’exercice SKRE0 2007 d’évacuation de ressortissants d’un pays imaginaire. L’exercice mobilise 1 000 militaires et plus de 300 véhicules dont 140 blindés sur roues[39],[40].

Un exercice de débarquement amphibie du Tonnerre a lieu le 24 mai 2007 en mer des Caraïbes sur la plage du Carbet en Martinique avec le 33e régiment d’infanterie de marine (RIMa) puis un autre, le 9 juillet, sur une zone lagunaire au large d’Abidjan (Côte d'Ivoire), avec des marins du bâtiment et des hommes du 43e bataillon d'infanterie de marine (43e BIMa).

Le 30 juin 2007, 144 hommes avec quelques véhicules d’un régiment d’infanterie motorisée de la South African Army embarquent par TCD à bord du Tonnerre.

Du 1er au 16 octobre 2007, le Tonnerre est le navire amiral de l’exercice Noble Midas de l’OTAN, aux côtés de 40 bâtiments de surface dont les porte-aéronefs SPS Príncipe de Asturias et HMS Illustrious ainsi que les LHD San Giorgio et San Marco de classe San Giorgio, de 5 sous-marins et de 20 aéronefs provenant de 12 nations[note 16]. Le scénario met en scène « le Mapleland, qui borde la mer Adriatique, dans lequel le parti conservateur du pays (CPM) a l’intention de créer un nouvel état autonome, indépendant du Mapleland. Le gouvernement du Mapleland fait appel aux Nations unies pour empêcher le sud de son pays de faire sécession et obtenir le déploiement d’une force de maintien de la paix. En outre, les différents pays bordant le Mapleland craignent les impacts d’un développement du conflit dans plusieurs domaines : échanges commerciaux et perturbation économique, perturbation importante du trafic maritime en mer Adriatique. Devant la détérioration de la situation, les Nations unies votent une résolution donnant mandat à l’OTAN pour intervenir afin d’assurer le maintien de la paix dans la région. »[41],[42]. Cet exercice a donné lieu à des déradiages et des enradiages d’EDIC et des opérations héliportées à terre.

Du 5 au 7 février 2008, le Mistral participe à l'exercice Écume éternelle au large de Toulon (France). Il se base sur un pays fictif, Terrebrune (représenté par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur) qui est le théâtre de troubles politiques au cours desquels les 400 ressortissants français sont la cible d’exactions. La France est mandatée par l'ONU pour déployer une force d’interposition pour y ramener la stabilité. Au cours de cet exercice, le Mistral et le TCD Foudre projettent des troupes et des véhicules amphibies sur la plage de La Coudoulière (Port Pothuau) situé à Hyères-les-Palmiers sous la protection des frégates Cassard (D614), Courbet (F712) et Dupleix (D641). Des nageurs de combat et quatre commandos sont mis à l’eau pour infiltrer la plage et garantir la mise en place des troupes amphibies. Un hélicoptère Tigre de l'ALAT et deux Gazelle sont chargés de surveiller les abords de la plage et de protéger le débarquement des troupes d’infanterie par hélicoptères Caracal et Puma. Deux chalands de transport de matériel (CTM), le chaland de débarquement d’infanterie et de chars Rapière (CDIC), ainsi qu’un LARC XV (véhicule amphibie chargé de fantassins) plagent successivement pour débarquer leur matériel et les troupes chargées de tenir tête aux rebelles si d’aventure ceux-ci s’approchaient. Deux Super-Etendard modernisés (SEM) de l’aviation navale et deux Mirage F1 de l’Armée de l’air, positionnés sur une base à proximité décollent alors pour soutenir les troupes au sol[43].

Du 9 au 12 mai 2008, le Tonnerre participe avec le TCD Foudre et de l’aviso Commandant Ducuing (F795) à l'exercice ANVIL 08 organisé conjointement par la 6e brigade légère blindée (6e BLB) de Nîmes et la Force d'action navale (FAN) à Toulon. ANVIL 08 a pour but d’entraîner les forces (1 500 hommes de l’armée de terre et environ 1 000 marins) et les états-majors à des opérations amphibies de grande envergure en zone urbaine avec un débarquement sur les plages de Fréjus et une évacuation de ressortissants. Cet exercice s’inscrit en outre dans la perspective de la prise d’alerte de la NATO Response Force (NRF) assurée par la France en janvier 2010.

Le Tonnerre appareille de Toulon le 18 septembre 2008, fait escale à Lisbonne (Portugal) du 22 au 27 septembre 2008 pour une visite de représentation[note 17] puis à La Rochelle du 29 au 30, où il embarque 2 SA 341F Gazelle et 2 SA.330B Puma du 1er Régiment d'Hélicoptères de Combat de l'ALAT et 72 véhicules et 300 hommes de la 9e brigade légère blindé d’infanterie de marine[44]. Ainsi gréé, il participe du 6 octobre au 17 octobre 2008 en compagnie des bâtiments-école Jaguar (A750) et Lion (A755) à l'exercice interallié (8 marines, dont la Royal Navy, la Composante Maritime belge, la Koninklijke Marine néerlandaise, la Marine Royale Danoise, l’US Navy) Joint Warrior 082[45] aux côtés de 29 bâtiments et 4 sous-marins, à Fastlane au nord-ouest de l'Écosse[46],[47]. À forte dominante amphibie, la manœuvre consistera à projeter des forces depuis la mer vers la terre, dans un contexte de gestion d’une crise armée dans une région sous menace terroriste. Des avions de patrouille maritime Dassault Atlantique ATL 2 participent également à l'exercice à partir de la base de Kinloss[48] ;

Le Tonnerre appareille de Toulon le 12 janvier 2009 pour participer du 3 au 15 février à un exercice amphibie américano-français (Composite Unit Training Exercise, COMPTUEX) au large de la base amphibie de Little Creek (Virginie). Y participent le LHD de la Cinquième flotte américaine USS Bataan de classe Wasp, le LPD USS Ponce de classe Austin, le LSD USS Fort McHenry de classe Whidbey Island, le croiseur USS Anzio de classe Ticonderoga, les destroyers USS Porter, USS James E. Williams, USS Carney, USS Cole et USS Bulkeley de classe Arleigh Burke, les frégates USS Carr, USS Doyle, USS Hawes, USS Kauffman, USS Nicholas et USS Simpson de classe Oliver Hazard Perry, la frégate française La Motte-Picquet, les sous-marins nucléaires d'attaque USS San Juan et USS Boise de classe Los Angeles et le pétrolier ravitailleur USS Kanawha[49]. À l'occasion, un LCAC est enradié et déradié du Tonnerre.

Du 21 septembre au 3 octobre 2009, le Mistral participe en Méditerranée avec treize autres navires français à l’exercice OTAN Loyal Midas 2009, réunissant 31 bâtiments, dont le porte-aéronefs Giuseppe Garibaldi, trois sous-marins, quarante-cinq aéronefs de huit nations ainsi que 4 000 militaires[50].

Autres exercices[modifier | modifier le code]

Exercice NRBC sur la passerelle du Mistral (L9013) en Méditerranée (17 octobre 2007)

Du 22 au 29 avril 2006, le Mistral procède en mer Rouge et dans le golfe d'Aden à des essais d’arrosage en pluie et de protection contre arme nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC). Divers autres exercices du même type ont lieu régulièrement à bord du Mistral ou du Tonnerre.

En mars 2007, les installations de télémédecine de l’hôpital embarqué sont testées sur le Mistral.

Le 19 juillet 2007 à h GMT, Le Tonnerre qui a reçu un appel du Maritime Regional Coordination Centre (MRCC) de Tenerife, îles Canaries (Espagne), infléchit sa route de 8 heures vers l’ouest à vitesse maximale et dépêche 2 Gazelle pour une mission de recherche et sauvetage de naufragés venus d’Afrique subsaharienne (Mauritanie), perdus dans des creux de 5 mètres et des vents de 80 km/h[51].

Le 22 septembre 2008, la Force d'action navale appareille de Toulon pour l’exercice trimestriel Gabian. Le Mistral est accompagné des frégates Cassard (D614), Jean Bart (D615), Montcalm (D642), Jean de Vienne (D643), Cdt Ducuing (F795), La Fayette (F710), et Germinal (F735), du chasseur de mines de classe Tripartite Orion (M645), des bâtiments-base de plongeurs-démineurs (BBPD) Pluton (M622) et Achéron (A613) ainsi que des CDIC Rapière (L9061) et Hallebarde (L9062). À la suite de cet exercice, le Mistral entre en cale sèche le 29 septembre jusqu'au 13 octobre 2008 pour une intervention au niveau d'un propulseur d'étrave.

Le 23 octobre 2008, le Tonnerre participe avec la frégate Bayern de la Bundesmarine à un exercice au large de Zeebrugge (Belgique)[52], en fait une journée de présentation au profit des ambassadeurs au Comité politique et de sécurité, ainsi que les représentants du Comité militaire de l'Union européenne. L'objectif de cette journée est de présenter les capacités maritimes et aéroterrestres d'une force maritime européenne de réaction rapide en simulant notamment une opération d'évacuation et de prise en charge de ressortissants à bord d'un groupe amphibie européen (Belgique, France, Allemagne)[53],[54]. À l'issue, le Tonnerre fait escale à Cadix (Espagne) du 30 octobre au 4 novembre 2008 avant de regagner Toulon le 7 novembre.

Opérations[modifier | modifier le code]

Opération Baliste (2006)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Baliste.

Sept unités de la Marine nationale représentant 1 700 marins sont présentes sur la zone de l’opération Baliste pour assurer l’évacuation de 4 753 ressortissants lors du conflit israélo-libanais de 2006 : les frégates Jean de Vienne (D643), puis Montcalm (D642) qui la remplace, Jean Bart (D615) et Cassard (D614), le TCD Siroco (L9012) sans compter trois bâtiments qui effectuent des missions de soutien à l’opération : les BCR Var (A608) et Marne (A630), ainsi que la frégate La Fayette (F710). Mis en alerte le 15 juillet 2006 alors que le Mistral était en chantier, son équipage « était au complet le 17 au matin, et nous recevions à bord l’antenne chirurgicale avec son matériel et 25 personnes, dont sept médecins et trois chirurgiens », déclare le capitaine de vaisseau Frédéric Jubelin[55]. Selon la même source, « le vaste chantier […] fait place à un navire parfaitement opérationnel, avec le plein de gazole, de carburant aviation et des vivres pour 600 personnes et 45 jours. Parallèlement, sont embarqués 650 hommes de l’armée de Terre et 85 véhicules, dont 5 chars AMX-10 RC et une vingtaine de véhicules de l'avant blindés (VAB) et de véhicules blindés légers (VBL) […]. Le dispositif sera complété par 4 hélicoptères Puma et Gazelle ».

Le bâtiment appareille de Toulon le 19. Le lendemain, alors qu’il file à 17 nœuds, il reçoit 2 Cougar au large de la Crête (Grèce) tandis qu’en plus des exercices habituels, marins et soldats se préparent aux missions qui pourraient leur être confiées par le chef d’état-major des armées (CEMA). L’état-major embarqué affine l’organisation du rapatriement de ressortissants candidats au départ, les chefs de secteurs et de sections procèdent à de multiples séances d’instruction, notamment médicales. Le Mistral arrive sur la zone d’opération Baliste le 22 pour relever le Siroco dans sa fonction de commandement. Le 25, de h 30 à 14 h 0, le Mistral embarque à Beyrouth (Liban) des ressortissants français et étrangers et appareille à 14 h 30 pour Mersin (Turquie)[56]. Selon le capitaine de vaisseau Gilles Humeau, commandant du Mistral, le BPC dépasse alors toutes les attentes en augmentant sa capacité d’accueil de réfugiés de 1 300 à 1 376 et estime que « 1 500 est encore un nombre raisonnable »[21].

Mission Corymbe 92 (2008)[modifier | modifier le code]

Du 9 janvier au 19 avril 2008, le Tonnerre participe à la mission Corymbe 92 dans le golfe de Guinée, où il remplace le Bougainville (L9077), présent dans la région depuis novembre 2007. Cette mission, « résolument orientée sur le soutien humanitaire et sur des actions de coopération concrète avec les pays de la région »[57] comprend des escales à Dakar (Sénégal) du 18 au 23 janvier, à Conakry (Guinée) du 25 au 27 janvier, à Dakar du 4 au 7 février puis du 19 au 25 à Lomé (Togo)[58], une escale technique à Dakar les 2 et 3 mars, des mouillages à Limbé (Cameroun) du 9 au 13 mars, à São Tomé (São Tomé-et-Principe) les 14 et 15 mars, à Libreville les 17 et 18 mars[note 18] puis à Port-Gentil (Gabon) du 22 au 24 mars, à Pointe-Noire (République du Congo) les 27 et 28 mars, Dakar (Sénégal) du 10 au 13 avril puis Toulon.

Le 29 janvier à l'aube, sur sollicitation du Centre européen d'analyse et d'opérations contre le trafic maritime de stupéfiants (Maritime Analysis Operation Center – Narcotics) en accord avec l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), le Tonnerre intercepte 2,5 tonnes de cocaïne sur un bateau de pêche, à 520 km de Monrovia (Liberia) puis, le 7 février, 3,2 tonnes sur un cargo Ro-Ro à 300 kilomètres au sud-ouest de Conakry[59].

Article détaillé : Trafic de stupéfiant.

Du 19 au 22 février 2008, le Tonnerre participe à l'exercice Zio 2008 qui rassemble 5 sections représentant environ 1 200 militaires togolais, béninois et français visant à exfiltrer des ressortissants étrangers et des réfugiés menacés au « Monoland », territoire fictif où se déroulent les combats entre rebelles et armée loyaliste. L'assaut final contre les rebelles a lieu le 21 février près de Tsévié à environ 35 kilomètres de Lomé avec largage de parachutistes togolais d'un Transall de l'Armée de l'air française[60]. Cet exercice a pour but de préparer les troupes de ces pays qui seront déployées au Darfour dans le cadre de la Mission conjointe des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad). Le Tonnerre appareille de Toulon le 12 janvier 2009 pour un déploiement de deux mois et demi en Atlantique pour un exercice amphibie aux États-Unis. Sur son transit retour, le Tonnerre participe en février 2009 à la mission Corymbe, assurant la relève du transport de chalands de débarquement Foudre.

Mission Gavial 08 (2008)[modifier | modifier le code]

Le Mistral est déployé du 12 février au 27 juin 2008 (départ et retour à Toulon) dans l’océan Indien et en Extrême-Orient[61]. Les escales comprennent Aqaba (Jordanie) du 19 au 24[62], Djeddah (Arabie saoudite) du 28 février au 2 mars[63],[note 19],[note 20], Djibouti (République de Djibouti) du 7 au 12 mars[64], Singapour du 25 au 28 mars[65], Yokosuka (Japon) du 9 au 13 avril en présence du Premier ministre français François Fillon[66], Shanghaï (Chine) du 16 au 21 avril, Port Kelang (Malaisie) du 30 avril au 3 mai puis Chennai (Inde) du 8 au 15 mai. Après avoir embarqué de l'aide humanitaire à la Birmanie, touchée par le cyclone Nargis (opération Orcaella), le Mistral appareille le 15 mai et se trouve sur zone le 18 mai[67],[68] en attendant l'autorisation des autorités[note 21], qui est refusée le 21[note 22]. Il est décidé le 25 par les ministères français de la Défense et des Affaires étrangères de décharger le Mistral à Phuket (Thaïlande) le 28, « le Programme alimentaire mondial, au titre de ses responsabilités en matière logistique, en prendra réception et se chargera de l'acheminer en Birmanie dans les zones sinistrées, pour être distribué par les agences des Nations unies et les ONG »[69],[70],[71]. La date des escales suivantes (Vishakapatnam (Inde) du 15 au 17 pour l'exercice Varuna 08[72],[73], Chennai (Inde) du 18 au 23, Abou Dabi (Émirats arabes unis) du 1er au 5 juin et Djibouti (République de Djibouti) du 12 au 15) est modifiée. À la place, le Mistral fait escale à Langkawi (Malaisie) du 29 mai au 2 juin 2008, puis à Djibouti (République de Djibouti) du 15 au 17 juin 2008.

Mission Jeanne d'Arc (2011)[modifier | modifier le code]

Le Mistral accompagné de la frégate Georges Leygues, formant le groupe école Jeanne d'Arc quitté Brest le 28 février 2011, pour quatre mois et demi de mission en Méditerranée, en mer Rouge et en océan Indien. L'objet de cette mission Jeanne d'Arc 2011 est la formation pratique des 135 officiers élèves issus de l’École navale, de l’École des officiers du commissariat de la Marine, de l’École des administrateurs des affaires maritimes et de l’École de santé des armées[74]. Le 2 mars 2011, il est annoncé que le Mistral, ainsi que des gros-porteurs, servirait à l'évacuation, en moins d'une semaine, d'environ 5 000 ressortissants égyptiens massés à la frontière entre la Libye et la Tunisie à la suite de la révolte libyenne de 2011[75]. Finalement, lorsque le bâtiment arrive au port de Zarzis, les ressortissants ont déjà été évacués par avion ; dès lors, il décharge 130 m³ de fret humanitaire et poursuit sa mission Jeanne d'Arc [76].

Opération Harmattan (2011)[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'opération Harmattan, un détachement d'hélicoptères composé, en août 2011, de 18 hélicoptères de l'ALAT (8 Gazelle Viviane/Hot, 2 Gazelle Canon, 2 Gazelle Mistral, deux Tigre et 4 SA330 Puma[77] provenant de toutes les unités ALAT[78]) et de 2 hélicoptères Caracal de l'armée de l'air[79]. sous le commandement, en septembre 2011 du colonel Pierre Meyer, chef du corps du 3e régiment d'hélicoptères de combat[80], a été embarqué à bord du porte-hélicoptères d’assaut amphibie Tonnerre (L9014) le 17 mai après la décision officielle du président de la République de projeter un groupe aéromobile sur un BPC, prise le 12 mai au soir[81].

Le porte-hélicoptère d'assaut Tonnerre commandant la TF 473 est déployé au large de la Libye; des hélicoptères de combats de l'aviation légère de l'armée de terre française de type Tigre et Gazelle ont conduit pour la première fois dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juin 2011[82].

C'est une première opération interarmées[83] et internationale, tant pour les français que pour les britanniques qui ont de leur part embarqués 4 hélicoptères Apache de l'armée de terre britannique sur le HMS Ocean (L12)[84].

Entre le 12 et le 14 juillet 2011, le groupement aéromobile comprenant un total une vingtaine d'hélicoptères est transféré du porte-hélicoptères Tonnerre au Mistral (L9013) qui prend sa relève. En septembre 2011, le Tonnerre retourne sur le théâtre des opérations pour effectuer la relève du Mistral.

Le 22 octobre 2011, la TF 473 quitte la zone d’opérations pour rallier Toulon. Le groupe aéromobile embarqué a tiré 431 missiles air-sol Hot tiré par les hélicoptères Gazelle de l'aviation légère de l'armée de Terre, 1 500 roquettes tiré par les hélicoptères Tigre[85]. Une demi-douzaine de missiles Mistral auraient été également utilisé[86].

Opération Serval (2013)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Opération Serval.

Dans le cadre du renforcement du dispositif Serval au Mali, le Dixmude a effectué une mission de transport opérationnel vers l'Afrique. Appareillant de Toulon le 21 janvier 2013, avec 500 hommes et 140 véhicules, dont des blindés AMX10 RC, des VBCI et des camions en ponté, il les a débarqué le 28 janvier à Dakar[87].

Opération Sangaris (2013)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Sangaris.

Lors de l'intervention en Centrafrique, le 5 décembre 2013, le Dixmude a emporté du matériel pour soutenir l'armée française[88]. Il emporte, en plus de deux hélicoptères Gazelle, des P4, des VABSAN, des VBL, des GBC 180.

Suite du programme[modifier | modifier le code]

Un 4e BPC, pour remplacer le Siroco[modifier | modifier le code]

Le Livre blanc de 2008 prévoyait le renforcement des moyens de déploiement naval et d’action amphibie à l’occasion du renouvellement des bâtiments existant. À terme les quatre transports de chalands de débarquement (Orage, Ouragan, Foudre, Siroco) devaient donc être remplacés par quatre bâtiments de projection et de commandement. Toutefois à la lecture du livre blanc de 2013, le quatrième BPC du type Mistral, prévu pour remplacer le dernier transport de chalands de débarquement français, le Siroco, ne sera pas construit.

Deux navires de classe Mistral pour la Russie[modifier | modifier le code]

Dès octobre 2009, la Flotte maritime militaire de Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie[89],[90],[91] avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015[92]. Selon Vladimir Vyssotski, le commandant en chef de la marine russe, la Deuxième Guerre d'Ossétie du Sud a montré l'absence cruelle de bâtiments de type LHD[93]. Le coût de la construction d'un tel bâtiment se situerait entre 400 et 500 millions d'euros[94]. Le 24 décembre 2010, un communiqué commun des présidents russe et français[95] annonçait que la marine russe avait retenu le type Mistral. Deux bâtiments seront construits à Saint-Nazaire par STX France avec la participation des chantiers navals russes OSK (Chantiers de la Baltique), et éventuellement, deux autres en Russie. Finalement, le ministre de la Défense Alain Juppé signe à Saint-Nazaire le 25 janvier 2011 avec le vice-premier ministre de la fédération de Russie, Igor Setchine, une lettre d'intention portant sur la construction de quatre navires[92]. Selon l'Élysée, la construction de ces deux bâtiments représente « l'équivalent de cinq millions d'heures de travail, ou de mille personnes travaillant pendant quatre ans » pour les chantiers DCNS et STX France de Saint-Nazaire[96]. L'accord final pour la construction de 2 navires pour un montant de 1,7 milliard de dollars est signé le [97]. La construction sera lancée au premier semestre 2012[98].

Le 2 décembre 2011, les Chantiers de la Baltique signent un contrat de 2,5 milliards de roubles (60,2 millions d'euros) sur la construction des coques de deux porte-hélicoptères de type Mistral[99]. La marine russe les armera avec des hélicoptères Kamov Ka-29 et Kamov Ka-52K[100]. Les deux premiers navires porteront les noms de Vladivostok et Sebastopol[101].

Le 1er février 2012, le premier BPC de classe Mistral destiné à la Russie est entré en cale sèche aux chantiers navals de Saint-Nazaire[101].

Le 21 décembre 2012, le Vedomosti annonce que le gouvernement russe aurait renoncé à l'option sur les deux navires Mistral supplémentaires[102],[103]. Seuls les deux navires commandés initialement seront donc livrés mais, en 2013, cela n’est pas confirmé.

Le Vladivostok, dont les deux parties, (française pour la proue et russe pour la poupe), ont été assemblées en juillet 2013 à Saint-Nazaire, est lancé le 15 octobre 2013[104].

En mars 2014, le ministre des Affaires Etrangères français Laurent Fabius annonce que la France "pourra envisager" d'annuler la vente de Mistral à la Russie, en raison de la Crise de Crimée [105], ce qui générerait, contractuellement, une compensation financière importante[106].

Autres possibilités d'exportation[modifier | modifier le code]

Mises en avant dès les premières études du BIP en 1997, confirmées lors du salon Euronaval 2007, les possibilités d’évolution de la classe Mistral sont uniques au monde, ou du moins, plus importantes que celles de la famille Enforcer des arsenaux néerlandais Royal Schelde, qui comprend des bâtiments modulaires, des LPD de 8 000 et 13 000 tonnes au LHD de 18 000 tonnes. DCNS, abandonnant le BIP 8 de 8 000 tonnes décidément peu adopté aux opérations amphibies, présentait[107] une BPC Family comprenant les BPC 140 de 13 500 tonnes, 160 de 16 700[108] et un plus gros bâtiment, le BPC 250 de 24 542 tonnes et de 214,50 mètres, non pas « dérivé du projet présenté à l’Australie », mais en fait la version originale du BPC qui aurait été proposée et écartée pour raisons budgétaires par le ministère de la Défense français, selon l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI)[109].

À en croire la DGA, les marines sud-africaine[110] (en concurrence avec le Type MHD 200 [111]), allemande, canadienne[note 23], malaise[note 24], suédoise, australienne et portugaise seraient des clients potentiels du bâtiment. En août 2005, le concept BPC du team DCNS/Australian Defense Industries (devenu Thales Australia) est présélectionné par l’Australie face au futur Buque de Proyección Estratégica de Navantia/Tenix pour concourir à son Amphibious Ship Program[112]. Bien que retoqué en juin 2007[note 25], le BPC australien avait, à en croire ses promoteurs, des avantages indéniables tels une livraison plus rapide et des coûts d’exploitation réduits grâce à un équipage « de 42 % inférieur » à celui de son concurrent[113]. Rajoutons qu’à l’échéance d’une décennie les marine sud-africaine[note 26], brésilienne[note 27] et, dans une moindre mesure, turque[note 28],[114] pourraient devenir des « outsiders de la puissance aéronavale »[115]. Ces perspectives expliquent les escales du Mistral ou du Tonnerre de 2006-2007 dans leurs ports, cérémonies protocolaires et rencontre avec les représentants de DCNS à l’appui. L'Algérie pourrait acquérir 2 unités : à cet effet, une escale du Tonnerre a lieu à Alger les 9-10 juin 2008[116],[117],[118],[119].

D’autres concurrents apparaissent comme la Corée du Sud, qui a lancé un programme de grande envergure de quatre LHD de 18 000 tonnes de la classe Dokdo (le Dokdo en service au sein de la Marine de la République de Corée depuis juillet 2007, le Marado, le Baek-Ryong et un 4e, respectivement commissionnés en 2010, 2012-2013 et 2016), qui pourraient être proposés à bas prix à l’export. D’ailleurs, le , le sud-coréen STX Shipbuilding devenait le principal actionnaire d’Aker Yards et le propriétaire des chantiers de Saint-Nazaire.

Autour du navire[modifier | modifier le code]

Histoire et traditions[modifier | modifier le code]

Les bâtiments ayant porté le nom de Mistral et Tonnerre[modifier | modifier le code]

Deux torpilleurs de la Marine nationale française ont, par le passé, porté le nom de Mistral : D'abord un torpilleur léger de 185 tonnes mis en service en 1901, et rayé en 1927. Un autre de la série des « 1 500 tonnes », classe Bourrasque, qui entra en service en 1928. Son histoire fut plus glorieuse en participant en 1936 à la guerre d'Espagne, puis à l'évacuation de Dunkerque (opération Dynamo) du 23 mai au 3 juin 1940, pendant la bataille de France. Saisi le 3 juillet 1940 (opération Catapult) par la Royal Navy et rebaptisé en HMS Mistral il participera à la seconde guerre mondiale sous pavillon et avec un équipage britannique. Il repassera sous pavillon français en 1945 et sera retiré du service actif en 1950[120].

Du XVIIe siècle à aujourd’hui, pas moins de neuf navires de la Royale ont porté le nom de Tonnerre, essentiellement des navires à voile de petit à moyen tonnage. Du XIXe siècle au XXe siècle, le 1er des six bâtiments garde-côtes cuirassé type 1872 porte ce nom, comme le chaland de débarquement Foudre, qui participe à la guerre d'Indochine et sera rebaptisé Tonnerre quelques années avant son décommissionnement à la moitié des années 1950.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason du Mistral actuel, homologué par l’État-major de la marine le , est un motif circulaire d’argent « représentant en son centre un génie marin émergeant derrière un rocher au milieu des flots d’azur foncés placés en pointe. « Chevelé et méché d’or, vêtu d’une cape de gueules battant au vent, empoignant à dextre un trident au naturel et appaumée à senestre d’une conque de tenné d’où s’échappe son souffle en forme d’éventail éclaté d’azur clair. Le tout sommé de l’inscription en lettres capitales d’azur foncé Mistral ». La devise du bâtiment est « Ubi vult spirat » (« Il souffle où il veut »), selon l’évangile selon Jean. Sa ville marraine est Le Havre. La cérémonie officielle de parrainage s'est tenue à la mairie le 15 novembre 2009, au cours d'une escale du bâtiment[121].

L’écusson du Tonnerre est un motif circulaire représentant sur fond indigo un dragon japonais à trois orteils aux yeux et fibrisses dorés, surplombant le navire vu de proue battant les flots. L’inscription, sommée en lettres capitales de couleur or, est entourée d’un cordage de même teinte, qui englobe l’insigne de la Légion étrangère accompagné d’éclairs. Sa ville marraine est Limoges, également celle du TCD Orage[122].

Culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Modifié par la doctrine interarmées des opérations amphibies du 14 février 2002
  2. Toujours en gestation malgré la création depuis 2004 de TKMS en Allemagne, de Navantia en Espagne et de DCNS en France et l’entrée en vigueur du code de conduite du 1er juillet 2006 de l’Agence européenne de défense (AED)
  3. En particulier, le maintien du plan de charge de chantiers navals nationaux (et des emplois associés). Ainsi, on voit Navantia concurrencer à la fois son partenaire néerlandais Royal Schelde (en) et le français DCNS dans le domaine des LHD
  4. Le Príncipe de Asturias est basé sur les études de 1969-1971 du Sea control ship américain, une résurgence du porte-avions d’escorte de la 2e Guerre mondiale. Cette configuration de porte-aéronefs a été adoptée par les marines britannique (les 3 bâtiments de la classe Invincible) et italienne (le MM Garibaldi) de 1980 à 1988
  5. De 57,5 mètres de longueur, 15,4 mètres de largeur et 8,2 mètres de hauteur
  6. Adoptés par la Royal Navy, alors que les marines russe, grecque et chinoise utilisent le LCAC Zubr.
  7. La DGA envisage la modernisation de la batellerie en remplaçant plutôt les EDIC et les 4 CTM par des engins de débarquement amphibies (EDA) de charge utile de 59 tonnes mais de 12 nœuds
  8. Développé par Hugues Aircraft et mis en service sur les bâtiments de l’US Navy en 1963, le NTDS a été remplacé à partir de 1980 par le système Aegis de RCA et General Electric, depuis Lockeed Martin.
  9. Le Mistral, qui devait être livré à la DGA le 18 juin 2005 ne l’a été qu’en février 2006 à cause du retard dans la mise en œuvre du SENIT 9, DCN Combat Management Systems devant payer des indemnités à l’État français : [BPC : Depuis hier, DCN doit payer des indemnités de retard (page consultée le 14 mai 2012)]
  10. Quoique depuis 2004, ces satellites contribuent à 45 % des communications supra-haute fréquence (SHF) de l’OTAN.
  11. Alors que le Tonnerre se trouvait en transit entre le Brésil et l’Afrique du Sud.
  12. Le missile a atteint sa cible à bord du Mistral le 23 novembre 2006 et à bord du Tonnerre le 4 juin 2008
  13. Le contrat prévoit même 350 jours de mer opérationnels par an en cas de nécessité.
  14. Étienne Gaillard, « Un équipage du « Tonnerre » », Cols bleus, no 2847,‎ 10 novembre 2007 (ISSN 0010-1834, lire en ligne) Cet exercice a été l’occasion de mettre en œuvre

    « la liaison 16 et la cellule SECSAT, qui est chargée du contrôle opérationnel des sous-marins »

  15. Au plus tôt à l’été 2009 à cause de problèmes techniques
  16. France, Bulgarie, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Norvège, Roumanie, Espagne, Turquie, Royaume-Uni, États-Unis
  17. Notamment d'une délégation du Centre d'opération et d'analyse maritime de lutte contre le trafic de drogue
  18. Un exercice, dit Zalang (« Tonnerre » en dialecte Fang) est mené du 19 au 21 mars 2008 afin de coordonner une opération aéroportée et amphibie de 220 commandos-parachutistes visant à sécuriser l'aéroport de Port-Gentil et neutraliser des « factions rebelles » : Étienne Gaillard, « Tonnerre sur la Mangrove », Cols bleus, no 2869,‎ 17 mai 2008 (ISSN 0010-1834)
  19. La frégate antiaérienne Jean Bart (D615) et la frégate Guépratte (F714) ont rallié le 23 février les Émirats arabes unis afin de participer à l’exercice tripartite Gulf Shield 01. Ces bâtiments participent notamment depuis le 25 février à des opérations d’interception en mer, de contrôle maritime et des tirs dans les eaux du golfe Persique aux côtés des marins émiriens et des qatariens. L’exercice international Gulf Shield 01 se déroule du 23 février au 5 mars 2008 aux Émirats arabes unis et consiste en des entraînements interarmées multinationaux. Par ailleurs, le Mistral croise l'exercice franco-saoudien Red Shark, qui compte la frégate ASM Dupleix (D641) 25/02/08 : La Marine nationale à Gulf Shield 01 (version du 26 juin 2008 sur l'Internet Archive)
  20. (en) France, the UAE, Qatar, Saudi Arabia secretly launch their first joint war game (version du 3 septembre 2009 sur l'Internet Archive)

    « une partie des unités françaises participantes vont rester sur place [en Arabie saoudite, ndlr], avant-garde du contingent fort de 400 militaires qui sera basé sur la nouvelle base française permanente en construction à Abou Dabi face au détroit d’Ormuz [...]. Le gouvernement des Émirats arabes unis a accepté d’établir cette base avec l’accord du président américain George W. Bush »

  21. Le 16 mai 2008, Jean-Maurice Ripert, ambassadeur français à l'ONU, indique que « le gouvernement de Birmanie a refusé » l'autorisation d'approche du Mistral, préférant la voie aérienne. Par ailleurs, l'ambassadeur a prévenu que ce refus de laisser passer l'aide étrangère « pourrait conduire à un véritable crime contre l'humanité ». Le vice-amiral Alain Hinden, commandant l'état-major embarqué à bord du Mistral, déclare le 17 juin 2008 que le navire « peut rester des jours ou des semaines » dans les eaux birmanes, rejointes le même jour dans la nuit: « On est en train de patrouiller sur place en attendant l'autorisation », cité par Edith M. Lederer, « France criticizes Myanmar for barring aid ship », dans Associated Press (17 juin 2008) [lire en ligne]
  22. « Les conditions posées à l'aide humanitaire transportées par des navires de guerre et des hélicoptères militaires sont inacceptables pour le peuple birman. Nous pouvons nous débrouiller seuls », écrit le 21 mai 2008 le quotidien gouvernemental New Light of Myanmar (en), entraînant une réponse du Président de la République française Nicolas Sarkozy, le 23 mai : « Il semble que ce qui les gêne, c'est le statut militaire du bateau français. J'ai engagé des discussions avec eux [...]. Je trouve profondément lamentable cette attitude qui consiste, pour des raisons inexplicables, à empêcher une aide humanitaire de venir au secours des populations qui ont tant souffert ». Par ailleurs, La France est prête à saisir le Conseil de sécurité si l'aide internationale ne parvient pas effectivement aux sinistrés, a averti Jean-Maurice Ripert, ambassadeur français à l'ONU
  23. L’ex-Marine royale canadienne a disposé d’un porte-avions de 1946 à 1970, le NCSM Warrior (ex-HMS Warrior)
  24. La stratégie assez floue de la marine malaise, qui vise toutefois à contrebalancer la supériorité technologique maritime singapourienne et tente de suivre les ambitions de la marine indonésienne (comme le porte-aéronefs Chakri Nareubet et l’intention d’achat de 10 sous-marins de la classe Kilo) en prenant part au contrôle du détroit de Malacca, pourrait l’amener à acquérir à son tour un navire amphibie de prestige (comme elle l’a fait par l’achat de deux DCN/Navantia Scorpene), apte à déployer ses chars polonais PT-91 Twardy, utilisables sur seulement 10 % de son territoire
  25. Dans le cadre d’une offre groupée (package) que ne pouvait pas suivre DCNS/ADI, le BPE est retenu le 20 juin 2007 pour 2 unités, les HMAS Canberra et Adelaide, plus 3 destroyers lance-missiles Aegis de type F100, les HMAS Hobart, Brisbane et Sydney dérivés de la classe Álvaro de Bazán en service dans l’Armada, le tout pour environ 6 milliards d’euros
  26. Bien que classée comme « petite », la marine sud-africaine a, avec l’aide des chantiers allemands, renouvelé de 2003 à 2008 ses frégates (4 bâtiments furtifs classe Valour) et ses sous-marins d’attaque (3 bâtiments type 209-1400) et pourrait se doter de navires amphibies
  27. La marine brésilienne dispose de porte-avions depuis 1960 : le Minas Gerais (A11) (ex-HMS Vengeance), remplacé par le São Paulo (A12) (ex-Foch), ce dernier accusant son âge
  28. La marine turque dispose d’une inaptitude à la projection de l’effectif pléthorique des chars de l’armée de terre et pourrait opter pour des questions de prestige pour un porte-aéronefs. Cette question revient d’ailleurs régulièrement dans les débats politiques

Références[modifier | modifier le code]

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Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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