Jean-Christophe Rufin

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Jean-Christophe Rufin, né à Bourges (Cher) le 28 juin 1952 est voyageur, médecin, écrivain et diplomate français.

Ancien directeur d'Action contre la faim, il est actuellement ambassadeur de France au Sénégal et candidat à l'Académie française au fauteuil d'Henri Troyat (1911-2007).

Sommaire

[modifier] Enfance et formation

Après le départ de son père, sa mère, qui travaille à Paris, ne peut l'éduquer seule ; il est alors élevé par ses grands-parents. Son grand-père, médecin et résistant, a soigné les combattants de la Première Guerre mondiale et a été déporté deux ans à Buchenwald pour faits de résistance — il avait caché des résistants en 1940 dans sa maison de Bourges.

À 18 ans, Jean-Christophe Rufin revoit son père par hasard. « J'avais choisi, à Bourges, le premier dispensaire venu pour faire un vaccin. Une jeune femme qui y travaillait m'a demandé mon nom et a blêmi. C'était ma demi-sœur, elle m'a conduit auprès de notre père. Nos rapports ne furent jamais très bons » [1].

En 1975, il est reçu au concours d'internat à Paris. Il travaille à l'hôpital Rothschild, en salle commune. Bien qu'ayant choisi la neurologie comme spécialité, il exerce en maternité.

En 1976, il part comme coopérant en Tunisie.

[modifier] Carrière dans l'humanitaire et dans la médecine

Comme médecin, il est l'un des pionniers du mouvement humanitaire ou hommiste « sans frontières » pour lequel il a dirigé de nombreuses missions en Afrique de l'Est et en Amérique latine.[réf. souhaitée]

Sa première mission humanitaire est menée en 1976 en Érythrée, alors ravagé par la guerre. Il y pénètre incognito avec les forces rebelles érythréennes au sein des bataillons humanitaires. Il y rencontre Azeb, qui deviendra sa deuxième femme.

En 1981, il devient chef de clinique des hôpitaux de Paris.

En 1985, Jean-Christophe Rufin devient le directeur médical d'Action contre la faim (ACF) en Éthiopie.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1980, il devient, en 1986, conseiller du secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Claude Malhuret et publie son premier livre, Le Piège humanitaire, un essai sur les enjeux politiques de l'action humanitaire et les paradoxes des mouvements "sans frontières" qui, en aidant les populations, font le jeu des dictateurs.

En 1988, il s'expatrie au Brésil pour deux années.

Entre 1991-1993, il est vice-président de Médecins sans frontières, mais quitte l'association au moment de la marche pour le Cambodge. Il reprend la médecine à mi-temps et devient administrateur de la Croix-Rouge française.

En 1993, il entre au cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense, comme conseiller spécialisé dans la réflexion stratégique sur les relations nord-sud. Directeur de recherches à l’Institut de relations internationales et stratégiques, il conduit la mission humanitaire française en Bosnie-Herzégovine. Il fait libérer onze otages français de l'association Première Urgence détenus par les Serbes de Bosnie en sympathisant avec les geôliers et en s'obligeant à boire avec eux.[réf. souhaitée]

En 1995, après la naissance de Valentine, son troisième enfant né le 3 février, il quitte le ministère de la Défense et devient attaché culturel au Nordeste brésilien.

En 1997, il rentre en France pour diriger un pavillon de psychiatrie à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

En 1999, il est en poste Kosovo comme administrateur de l’association Première Urgence, et dirige à l'école de guerre un séminaire intitulé « ONU et maintien de la paix ».

[modifier] Après l'humanitaire

Président d'ACF (Action Contre la Faim) à partir de 2003, il quitte ses fonctions en juin 2006 pour se consacrer davantage à l'écriture. Il reste cependant président d'honneur de cette organisation non gouvernementale (ONG).

En 2007, il a été membre du jury du Festival du film documentaire de Monaco.

Le 3 août 2007, il est nommé ambassadeur de France au Sénégal [2].

[modifier] Carrière littéraire

Jean-Christophe Rufin a consacré plus de vingt ans de sa vie à travailler dans des ONG au Nicaragua, en Afghanistan, aux Philippines, au Rwanda et dans les Balkans. Cette expérience du terrain l'a conduit à examiner le rôle des ONG dans les situations de conflit, notamment dans l'essai Le Piège humanitaire (1986), et dans son troisième roman, Les Causes perdues (1999).

Ses romans d'aventures, historiques, politiques, sont de la veine des récits des grands reporters romanciers d'autrefois — Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid — et des visionnaires comme George Orwell et Ray Bradbury.

« J'ai été déformé dans le sens du visuel. (...) Comme le disait Kundera, il y a deux sortes d'écrivains : l'écrivain musicien et l'écrivain peintre. Moi je suis peintre. (...) Quand on écrit, soit on écoute, soit on voit. On ne peut pas faire les deux en même temps. » [3].
Essais
Romans
Récit autobiographique
En collaboration
Récompenses

[modifier] Vie privée

Jusqu'à sa nomination comme Ambassadeur de France au Sénégal, il résidait une grande partie de l'année à Saint-Nicolas-de-Véroce, dans le massif du mont Blanc. Le 25 août 2007, a eu lieu son mariage à Saint-Gervais-les-Bains. Son épouse est d'origine éthiopienne.

[modifier] Notes et références

  1. Jean-Christophe Rufin, romancier sans frontières, Philippe Perrier, L'Express du 01/10/2001
  2. L'écrivain-médecin Jean-Christophe Rufin ambassadeur de France à Dakar sur La Tribune.fr
  3. In article du Figaro du 10 août 2007