Alfred Stevens (peintre belge)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stevens et Alfred Stevens.

Alfred Stevens, né le 11 mai 1823 à Bruxelles et mort le 29 août 1906 à Paris, est un peintre belge.

Alfred Stevens

Sa vie[modifier | modifier le code]

Fils du bruxellois Léopold Jean-François Stevens (1791-1834), marchand de tableaux, Alfred Émile Stevens est né à Bruxelles où il est formé par François-Joseph Navez, un disciple de Jacques-Louis David. Il est le frère du peintre Joseph Stevens et le père du peintre Léopold Stevens.

Il est actif principalement à Paris où il s’installe en 1844. Il commence par peindre des sujets reflétant la vie misérable des basses classes de Paris.
Son tableau Ce que l’on appelle vagabondage attire l’attention de Napoléon III lors de l’exposition universelle de 1855 et pousse celui-ci à revoir la façon dont son armée arrête les vagabonds, au bénéfice de l’image de l’armée plutôt qu’à celui des vagabonds cependant.
Pendant un temps, sous l'influence d'Eugène Delacroix, il aborde des thèmes historiques et orientalistes.
À partir de 1860, il change de sujet et il connaît un énorme succès grâce à ses tableaux de jeunes femmes habillées à la dernière mode posant dans des intérieurs élégants : ses scènes d'intérieur bourgeois le rapprochent de Henri Gervex. Il est surnommé le Gerard Terborch français, en hommage son talent à rendre les détails et les étoffes somptueuses.
Il fait un triomphe à l'Exposition universelle de Paris de 1867 où il reçoit la Légion d'honneur. Il est autant à l’aise à la cour impériale de Napoléon III et dans la haute société que dans les milieux artistiques et bohèmes de la capitale. C'est un ami intime de Manet, à qui il présente le marchand de tableaux Paul Durand-Ruel, et de son cercle de relations : Degas, Morisot, Baudelaire et Eugène Delacroix qui le cite dans son journal du 13 mars 1855 pour le prêt d'une tunique turque.
Il influence James Whistler avec il partage un enthousiasme pour les estampes japonaises. Il peint aussi des marines et des scènes côtières dans un style plus libre, presque impressionniste, proche d'Eugène Boudin ou de Johan Barthold Jongkind.
Vers la fin de sa vie, son style n’est pas sans similitude avec celui de son contemporain John Singer Sargent.
Il publie en 1886 « Impressions sur la peinture », qui connaît un grand succès.

C'est, en 1900, le premier artiste vivant à obtenir une exposition individuelle à l’École des beaux-arts de Paris.
Il arrête de peindre à partir des années 1890 suite à des problèmes de santé et il meurt à Paris en 1906.
Ses tableaux ont été très populaires jusqu'en Amérique, où les tout-puissants Vanderbilt aux États-Unis en achetèrent plusieurs. La plupart restèrent cependant en France ou en Belgique.

Liste chronologique des œuvres[modifier | modifier le code]

Exposition[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boucher, Alfred Stevens, Éditeur Rieder, Paris, 1930.
  • G. Van Zype, Les frères Stevens, 1936.
  • Alfred Stevens, Fonds Mercator, Bruxelles, 2009, 207 p.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'exposition

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues portent son nom : Rue Alfred-Stevens Page d'aide sur l'homonymie.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :