Armateur

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Armateur

L'armateur est la personne qui équipe à ses frais un ou plusieurs navires marchands ou de pêche, ce qui lui confère des responsabilités particulières, dont en matière de sécurité maritime.

En France, les armateurs ont créé leur propre organisation professionnelle ; « Armateurs de France »[1].

Dans 21 des pays de l'Union Européenne, il y a des organisations similaires. En 1965, elles se sont associées dans le Comité des Associations d'Armateurs des Communautés Européennes (CAACE; depuis 1990 'ECSA' = European Community Shipowners' Associations).

Missions[modifier | modifier le code]

L'armateur "arme" le navire, c'est-à-dire qu'il met à disposition un équipage, fournit en matériel, le ravitaillement, tout ce qui est nécessaire à l'expédition maritime.

Il n'est pas nécessairement le propriétaire du navire.

C'est généralement lui qui choisit la Société de classification qui inspectera le navire afin de garantir qu'il est conforme à un certain nombre de normes.

En France[modifier | modifier le code]

L'article 1 de la loi du 3 janvier 1969 relative à l'armement et aux ventes maritimes[2] dispose que « l'armateur est celui qui exploite le navire en son nom qu'il en soit ou non le propriétaire ».

L'armateur peut donc être propriétaire du navire ou simplement affréteur. Il a donc une grande part de responsabilité dans l'utilisation qui est faite du bateau et dans les conditions de vie de l'équipage :

  • dans le cas d'un navire de pêche, l'armateur est souvent le propriétaire ou le copropriétaire. On trouve également des patrons armateurs ; ce dernier est alors à la fois capitaine du navire et armateur ;
  • dans le cas d'un navire de commerce, il est l'une des parties dans la gestion des contrats maritimes. Le contrat est passé entre lui et le chargeur ou l'affréteur. Il peut être représenté dans le port de chargement et/ou de déchargement de la cargaison par son agent.

À la construction du navire, il est d'usage de réserver une cabine à bord sous le nom de cabine armateur.

Après que l'opinion publique ait été choquée par de graves accidents maritimes, ayant engendré de lourdes pollutions, en juin 2003, de grandes entreprises françaises de transport et de services maritimes françaises se sont groupées autour d'une charte qu'ils ont signé, dite « Charte Bleue d’Armateurs de France » qui promeut la sécurité maritime et le respect de l’environnement[3], un Comité de la Charte s’engageant à communiquer les résultats de la mise en œuvre de la dite Charte « et les progrès enregistrés au moins une fois par an »[3]. L'association a aussi créé un prix Charte Bleue qui encourage des actions de sensibilisation ou de protection de la mer[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.armateursdefrance.org
  2. Voir le site légifrance http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=D47DE53E6D5BFBB10FE57F532F7E33C1.tpdjo03v_3?cidTexte=JORFTEXT000000878390&dateTexte=20101130
  3. a et b armateursdefrance.org « Charte Bleue d’Armateurs de France » , PDF, 5p, consultée 2013-05-09
  4. Ex 2005 :Le prix Charte Bleue 2005 décerné à la Fondation Nicolas Hulot ; 28/11/2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Delporte, "Des armateurs Bruxellois: Les Dansaert", dans, Entre Mer et Canal. L'histoire de la navigation en Région bruxelloise, Bruxelles, 1996, p. 36-37. (Catalogue de l'exposition du 13 janvier au 4 février 1996 en la Demeure abbatiale de Dieleghem à Jette. Édité par le Cercle Royal Georges Lecointe a.s.b.l.)
  • André Delporte, "Bruxelles port de mer", dans, Entre Mer et Canal. L'histoire de la navigation en Région bruxelloise, Bruxelles, 1996, p. 38-39. (Catalogue de l'exposition du 13 janvier au 4 février 1996 en la Demeure abbatiale de Dieleghem à Jette. Édité par le Cercle Royal Georges Lecointe a.s.b.l.)
  • André Delporte, "Anciennes familles d'armateurs à Bruxelles", dans, Cahiers bruxellois, Revue d'histoire urbaine, Bruxelles, édité par Mina Martens, tome XXXVIII, 2004-2005, p. 127-160.
  • André Delporte, "Anciennes familles d'armateurs Bruxellois. La famille Coûteaux, ses liens et ses associés", dans, Cahiers bruxellois, Revue d'histoire urbaine, Bruxelles, Archives de la Ville de Bruxelles, n° XL, 2008-2009, p. 193-239.
  • Jacques Dubreucq, Bruxelles, une histoire capitale, volume 4, la Section du Canal, Bruxelles.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]