Safran (entreprise)

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Safran

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Logo du groupe

Création 11 mai 2005 (fusion de Snecma et Sagem)
Forme juridique Société anonyme
Action NYSE Euronext Paris SAF
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Jean-Paul Herteman, président-directeur général[1]
Actionnaires Flottant : 62,9 %
État français : 22,4 %
Salariés : 14,5 %
Autodétention : 0,2 %
Activité Concepteur et producteur de moteurs d’avions, d’hélicoptères et de fusées et d’équipements aéronautiques, de défense et de sécurité
Filiales Snecma
Turbomeca
Herakles
Techspace Aero
Messier-Bugatti-Dowty
Aircelle
Labinal Power Systems
Hispano-Suiza
Sagem Défense Sécurité
Morpho
Effectif 66 300 (2013)
Site web www.safran-group.com
Chiffre d’affaires en augmentation 14,69 milliards € (2013)[2]
en augmentation + 8,4 %
Résultat net en augmentation 1,19 milliards € (2013)[2]
en augmentation + 22 %

Safran est un grand groupe industriel et technologique français, présent au niveau international dans les domaines de l’aéronautique, astronautique, de la défense et de la sécurité. Il fut créé en 2005 lors de la fusion entre Snecma et Sagem. Depuis septembre 2011, il est coté au CAC 40.

Ses métiers sont la conception et la production de moteurs d’avions, d’hélicoptères et de fusées, d’équipements aéronautiques, de défense et de sécurité. Safran occupe des positions de leader mondial sur ces marchés[3] et emploie près de 66 300[4] personnes dans plus de cinquante pays.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondée en 1925, la Société d’applications générale d’électricité et de mécaniques (SAGEM) était une entreprise française contrôlée par ses salariés, elle avait une activité très diversifiée, de la défense aux téléscripteurs en passant par des équipements aéronautiques comme les centrales inertielles. En 2004 elle comporte deux branches : télécommunications et défense sécurité.

La Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (SNECMA) fut créée en 1945 par la nationalisation de Gnome et Rhône. Elle se consacre à la fabrication de moteurs d’avions. Le groupe Snecma comprend également des constructeurs d’équipements comme Hispano-Suiza et Messier-Dowty.

Le siège de Safran, dans le 15e arrondissement de Paris.

Le principe de la fusion entre Sagem et Snecma est annoncé en octobre 2004[5]. Lors de la constitution du groupe, Jean-Paul Béchat (ex-Snecma) est le président du directoire et Mario Colaiacovo (ex-Sagem) est le président du conseil de surveillance. Les tensions sont fortes entre les dirigeants des deux anciennes entreprises[6]. En août 2006, Grégoire Olivier, ancien président du directoire de Sagem pressenti pour prendre la place de Jean-Paul Béchat, quitte le groupe[7]. En janvier 2007, Francis Mer devient président du conseil de surveillance pour mettre fin aux déchirements du groupe[8], en septembre Jean-Paul Herteman est le nouveau président du directoire[9].

Lors de l’année 2008, la branche communication est cédée[10]. En octobre 2010, Areva vend une grande partie de ses actions[11]. La société change ses statuts en avril 2011 pour devenir une SA à conseil d’administration ; Jean-Paul Herteman devient président-directeur général et Francis Mer vice-président du conseil d’administration[12]. Safran entre au CAC 40 le 19 septembre 2011[13].

En juin 2014, Safran et le groupe Airbus annoncent leur volonté de créer une co-entreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux[14], afin de concurrencer l’américain SpaceX. Les deux groupes voudraient à terme reprendre les activités actuellement confiées à Arianespace et au Centre national d'études spatiales[15].

Evolution de la répartition du capital, des données financières, et des effectifs
2007[16] 2009[17] 2011[18] 2013[19]
Actionnaires Flottant 38,79 % 38,14 % 51,96 % 62,75 %
État Français 30,41 % 30,20 % 30,20 % 22,41 %
Salariés 19,96 % 20,09 % 15,98 % 14,70 %
Areva 7,38 % 7,38 %
Autodétention, autocontrôle 1,39 % 4,19 % 1,86 % 0,14 %
Données financières Chiffre d’affaires (M€) 10 321 10 448 11 736 14 495
Résultat net - Part du groupe (M€) 39 376 1 189 1 193
Effectifs Salariés 63 262 54 872 59 805 66 289

Les données financières ajustées étant issues des rapports annuels, la comparaison entre les années est difficile. Notamment, les chiffres sont en euros courants et les périmètres de consolidation varient.

Organisation[modifier | modifier le code]

Capital[modifier | modifier le code]

Au 30 juin 2014, le capital de Safran est réparti de la manière suivante[20] :

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Au 26 octobre 2014, les membres du conseil d’administration sont [1]:

  • Jean-Paul Herteman, président-directeur général
  • Christian Streiff, vice-président
  • Marc Aubry, représentant des salariés actionnaires
  • Giovanni Bisignani
  • Jean-Lou Chameau
  • Odile Desforges
  • Jean-Marc Forneri
  • Christian Halary, représentant des salariés actionnaires
  • Xavier Lagarde
  • Monique Cohen
  • Elisabeth Lulin
  • Astrid Milsan, représentant de l’État français
  • Vincent Imbert, représentant de l’État français
  • Patrick Gandil, représentant de l’État français
  • Laure Reinhart, représentant de l’État français

Métiers[modifier | modifier le code]

Propulsion aéronautique et spatiale[modifier | modifier le code]

Ce métier rassemble toutes les activités du Groupe liées aux systèmes de propulsion des avions, hélicoptères, missiles et lanceurs, sur les marchés civils, militaires et spatiaux. Les sociétés du groupe interviennent, tant en première monte (conception, production, commercialisation, essais) qu’en services, maintenance et réparation, sur les grands programmes aéronautiques et spatiaux mondiaux. Le principal succès de Safran est le moteur CFM56 fabriqué et commercialisé par la société CFM International, une coentreprise à parité entre Safran et l’américain General Electric. En trente années d’existence, ce moteur, destiné aux avions civils moyen-courrier, a été vendu à plus de 20 000 exemplaires. Un A320 sur deux en est équipé, tous les B737 en sont équipés. Safran réalise la moitié de son chiffre d’affaires dans la propulsion.

Equipements aéronautiques[modifier | modifier le code]

Train avant de l’Airbus A380 fabriqué par Messier-Bugatti-Dowty.
Electric Green Taxiing System fabriqué par Messier-Bugatti-Dowty.

Ce métier rassemble toutes les activités du Groupe liées à la conception, production, commercialisation, maintenance et réparation des systèmes et équipements destinés aux avions et aux hélicoptères civils et militaires. Safran détient des positions de leader dans les nacelles (carène du moteur, entrée d’air et inverseur de poussée) via sa filiale Aircelle, dans les systèmes d’atterrissage via Messier-Bugatti-Dowty, dans les systèmes de transmissions de puissance, au travers d’Hispano-Suiza, et dans les câblages avec Labinal.

Défense[modifier | modifier le code]

Kit de guidage AASM fabriqué par Sagem Défense Sécurité.

L’activité du Groupe dans ce secteur s’exerce dans des domaines divers et se décline sur les marchés civils, militaires et spatiaux : équipements de navigation et de guidage inertiels (INS, senseurs mécaniques, senseurs à fibre optique, senseurs à gyrolaser), équipements et systèmes optroniques (visée nocturne, notamment), systèmes d’avionique (commandes de vol, par exemple), systèmes de drones, équipements et systèmes aéroterrestres.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Dans le métier de la sécurité, le groupe propose une offre complète allant de l’identification des personnes jusqu’au contrôle de bagages. Safran est un expert mondial des technologies biométriques (acquisition et traitement des empreintes digitales et palmaires, reconnaissance faciale ou de l’iris) et de leur utilisation conjointe via la multibiométrie. Le groupe est également acteur dans les domaines de l’identification, des documents sécurisés (passeports, carte d’identité), des systèmes de détection d’explosifs, des terminaux de transactions sécurisées et cartes à puce.

Principales sociétés du groupe[modifier | modifier le code]

Propulsion aéronautique et spatiale[modifier | modifier le code]

Snecma[modifier | modifier le code]

Article connexe : Snecma.

Motoriste aéronautique et spatial, il conçoit, développe, produit, et commercialise, seul ou en partenariat, des moteurs pour avions civils et militaires, lanceurs spatiaux et satellites. Il assure la maintenance et le support pour ses appareils.

Herakles[modifier | modifier le code]

Article connexe : Herakles (entreprise).

Cette société conçoit en autres des moteurs-fusées à propergol solide pour lanceurs spatiaux et missiles, ainsi que les poudres qui les font fonctionner.

Techspace Aero[modifier | modifier le code]

Article connexe : Techspace Aero.

Techspace Aero conçoit, développe et produit des modules, des équipements pour moteurs d’avions (civils et militaires) et d’engins spatiaux. La société est aussi spécialisée dans la conception, l’installation et la modernisation de bancs d’essais, sous la marque Cenco InternationalTM.

Turbomeca[modifier | modifier le code]

Article connexe : Turbomeca.

Motoriste aéronautique, il conçoit, développe, produit, et commercialise, seul ou en partenariat, des turbomachines pour hélicoptères civils, parapublics et militaires. Il assure la maintenance et le support pour ses appareils.

Equipements aéronautiques[modifier | modifier le code]

Aircelle[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aircelle.

Cette société fournit des nacelles complètes pour moteurs d’avions ainsi que le support et les services associés, des matériaux composites pour aérostructures. Il est le nacelliste intégrateur des deux motorisations de l’Airbus A380.

Messier-Bugatti-Dowty[modifier | modifier le code]

Article connexe : Messier-Bugatti-Dowty.

Concepteur et fabricant de trains et de systèmes d‘atterrissage, Messier-Bugatti-Dowty équipe plus de 19 000 appareils, avions civils, avions militaires et hélicoptères. C’est un acteur majeur des systèmes d’atterrissage et de freinage, (roues et freins carbone, extension/rétraction des trains, calculateurs de freinage, hydraulique...) pour l‘aéronautique. Présent sur les marchés civil et militaire, il équipe les programmes Airbus, de l'A300 à l'A350, mais aussi Boeing (767ER, 777ER, 737 NG et le programme 787). Il est enfin présent sur l'aviation d'affaires et régionale (Dassault, ATR et sélectionné pour le prochain Learjet 85).

Hispano-Suiza[modifier | modifier le code]

Article connexe : Hispano-Suiza.

Spécialiste de l’extraction et de la gestion de puissance pour moteurs d’avions et d’hélicoptères civils et militaires, des convertisseurs électroniques de puissance et des systèmes électriques.

Labinal Power Systems[modifier | modifier le code]

Article connexe : Labinal Power Systems.

Spécialiste des systèmes de câblages électriques pour l’aéronautique, Labinal est fournisseur de Boeing et d’Airbus, pour l’ensemble des programmes civils tels que l’A380 et le B787 Dreamliner ainsi que le programme militaire A400M . Dans le domaine militaire, il équipe de nombreux avions.

Safran Engineering Services est une filiale de Labinal.

Technofan[modifier | modifier le code]

Concepteur et fabricant de ventilateur, pour les avions A380 et A350 entre autres.

Défense et sécurité[modifier | modifier le code]

Sagem Défense Sécurité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sagem Défense Sécurité.

Sagem propose des solutions et des services en optronique, avionique (commandes de vol pour hélicoptères), navigation, électronique et logiciels critiques pour les applications civiles et de défense aérospatiales, terrestres et navales.

Morpho[modifier | modifier le code]

Article connexe : Morpho (entreprise).

Morpho, anciennement Sagem Sécurité, est un spécialiste de l’identification multibiométriques (empreintes digitales, iris et visage), des solutions de gestion d’identité, des cartes à puce, des transactions sécurisées et des solutions de détection d’explosifs et de narcotiques.

Les concurrents[modifier | modifier le code]

Sur le segment des moteurs pour avions civils et militaires et pour hélicoptères, Safran rencontre quatre acteurs : General Electric (États-Unis), Rolls-Royce (GB), Pratt & Whitney (États-Unis & Canada) et Honeywell (États-Unis). Dans l’activité équipements, la concurrence est plus nombreuse et diversifiée:

Dans la défense et l’avionique, le principal concurrent est le groupe Thales.

L’innovation comme moteur de croissance[modifier | modifier le code]

Groupe industriel mais aussi technologique, Safran consacre 11 % de son chiffre d’affaires à des programmes de recherche et développement impliquant 20 % de ses collaborateurs dont 450 docteurs en sciences et 150 doctorants. Réduction de la consommation des moteurs, protection de l’environnement, attentes importantes en matière de sécurité…les défis sont nombreux. Safran participe à différents programmes de recherche européens dont Clean Sky, lancé sous l’égide de la Commission européenne et visant à diminuer les nuisances (pollution et bruit) des moteurs d’avions, ou encore Turbine, qui étudie les solutions d’identité numérique de demain. Le groupe multiplie également les partenariats avec des instituts de recherche publics, comme le CEA, ou avec des écoles et universités, en France et à l’étranger. Le fruit de ces efforts se traduit par le dépôt, chaque année, d’environ 500 brevets. Safran a mis en place un conseil scientifique, il a été présidé par Georges Charpak. Il était composé de huit scientifiques français et étrangers spécialisés dans différentes disciplines intéressant le groupe : physique, mécanique des solides et des fluides, matériaux, automatismes et simulations numériques.

Safran fait partie des 5 créateurs, en 2009, de BoostAeroSpace, le hub numérique aéronautique européen.

Mécénat et sponsoring[modifier | modifier le code]

Safran soutient des fondations pour l’insertion, la musique classique, la solidarité[21].

Depuis 2005, Safran soutient le skipper Marc Guillemot et son voilier Safran[22].

Depuis 2013, Safran soutient l'écurie de formule 1 Caterham F1 Team.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Accueil > Groupe > Gouvernance d’entreprise > Conseil d’administration », sur safran-group.com (consulté le 26 octobre 2014)
  2. a et b Un gain de 11,5% sur Safran en six mois avec un Bonus Cappé, L'Express, 3 avril 2014
  3. p. 21 à 28 du Document de référence 2008
  4. « Accueil > Groupe », sur safran-group.com (consulté le 1er décembre 2014)
  5. « Fusion surprise de Snecma et Sagem », sur www.usinenouvelle.com,‎ 29 octobre 2004
  6. « Du poivre chez Safran », sur www.lepoint.fr
  7. « Béchat fait le ménage », sur www.lepoint.fr
  8. « SOS Francis Mer », sur www.lepoint.fr
  9. « Jean-Paul Herteman prend la tête de Safran », sur usinenouvelle.com,‎ 3 septembre 2007
  10. « Safran lâche les mobiles Sagem au fonds Sofinnova », sur www.usinenouvelle.com
  11. « Areva lance la vente de la majorité de ses actions Safran », sur www.usinenouvelle.com
  12. Véronique Guillermard, Yann Le Galès, « Herteman récolte les fruits de la relance de Safran », sur www.lefigaro.fr,‎ 21 avril 2011
  13. Rémy Maucourt, « Safran entre dans le CAC40 », sur usinenouvelle.com,‎ 5 septembre 2011
  14. Airbus et Safran unissent leurs forces dans les lanceurs spatiaux, le Monde - 03/12/2014
  15. Michel Cabirol, « Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'Etat », sur www.latribune.fr,‎ 17 juin 2014
  16. Rapport annuel 2007
  17. Rapport annuel 2009
  18. Rapport annuel 2011
  19. Rapport annuel 2013
  20. « Structure du capital et droits de vote », sur www.safran-group.com (consulté le 26 octobre 2014)
  21. « Mécénat », sur www.safran-group.com (consulté le 9 décembre 2012)
  22. « Sponsoring nautique », sur www.safran-group.com (consulté le 9 décembre 2012)