Vikash Dhorasoo

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Vikash Dhorasoo
Dhorasoocropped.jpg
Vikash Dhorasoo, le 6 mai 2006, arrivant au Parc des Princes pour jouer avec son club, le PSG, contre Ajaccio.
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 10 octobre 1973 (40 ans)
Lieu Harfleur (Seine-Maritime)
Taille 1,68 m (5 6)
Période pro. 1993-2007
Poste Milieu offensif
Parcours junior
Saisons Club
1980-1983 Drapeau : France Le Havre Caucriauville Sportif
1983-1993 Drapeau : France Le Havre AC
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1993-1998 Drapeau : France Le Havre AC 152 0(4)
1998-2004 Drapeau : France Olympique lyonnais 224 (13)
2001-2002 Drapeau : France Bordeaux 040 0(2)
2004-2005 Drapeau : Italie Milan AC 020 0(0)
2005-2006 Drapeau : France Paris SG 043 0(1)
2007 Drapeau : Italie Livourne Calcio 000 0(0)
1993-2007 Total 479 (20)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1994-1995 Drapeau : France France militaire 005 0(0)
1994-1996 Drapeau : France France espoirs 012 0(2)
1996 Drapeau : France France olympique 004 0(0)
1999-2006 Drapeau : France France 018 0(1)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Vikash Dhorasoo (prononcé [vi.kaʃ dɔ.ʁa.sɔ ]), né le 10 octobre 1973 à Harfleur (Seine-Maritime), est un ancien footballeur international français évoluant au poste de milieu offensif. Il s'est reconverti comme cinéaste, consultant footballistique et joueur de poker.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts au Havre[modifier | modifier le code]

D'origine mauricienne[1], Vikash Dhorasoo entame sa carrière professionnelle au Havre Athletic Club, où ses performances font rapidement parler de lui. Milieu de terrain offensif, capable d'accélérations balle au pied mais également doté d'un jeu de passe très précis, il s'affirme alors comme l'un des grands espoirs du football français. Il remporte l'Étoile France Football couronnant le meilleur joueur du championnat de France en 1997-1998.

Transfert à Lyon[modifier | modifier le code]

Après cinq ans passés au HAC, il est transféré en 1998-1999 à l’Olympique lyonnais. Ses trois premières saisons dans son nouveau club sont très concluantes. Le petit (1,68 m) milieu de terrain, très rapide et technique, s’impose comme une pièce majeure de l’effectif lyonnais. Ses bonnes prestations l’amènent également en équipe de France, et il connaît sa première sélection face à l’Ukraine, le 27 mars 1999.

Passage à Bordeaux[modifier | modifier le code]

En 2001, il remporte la coupe de la Ligue avec Lyon mais quitte le club peu de temps après. En délicatesse avec son entraîneur Jacques Santini mais également avec certains cadres de l'équipe (notamment le gardien Grégory Coupet), Dhorasoo est prêté aux Girondins de Bordeaux pour la saison 2001-2002. Avec son nouveau club il remporte à nouveau la coupe de la Ligue, aux côtés, entre autres, du buteur Pedro Miguel Pauleta qu'il retrouvera au PSG quelques années plus tard.

Retour à Lyon[modifier | modifier le code]

En 2002, Dhorasoo retourne à Lyon, où il effectue deux saisons pleines, jouant plus de 30 matchs par saison, avec deux titres de Champion de France à la clé. Ces deux saisons sont également l'occasion pour Dhorasoo de se montrer dans un registre différent puisqu'il évolue la plupart du temps au poste de milieu défensif.

Départ en Italie et retour en sélection[modifier | modifier le code]

En désaccord avec l’entraîneur Paul Le Guen, Vikash Dhorasoo quitte l’OL au terme de la saison 2003-2004 pour rejoindre le championnat d’Italie et le prestigieux Milan AC, après avoir remporté pour la deuxième fois l'étoile France Football couronnant le meilleur joueur du championnat de France. Mais au sein d'un effectif pléthorique, Vikash n'est que rarement aligné sur le terrain et doit se contenter de suivre la finale de la Ligue des Champions 2004-2005 du banc de touche.

Paradoxalement, cette saison presque blanche en Italie est également la saison de son retour en équipe de France. Boudé par les différents sélectionneurs nationaux (hormis Roger Lemerre qui l'avait appelé ponctuellement en 1999) malgré ses prestations de haut niveau dans le championnat de France, il semble au contraire trouver grâce aux yeux de Raymond Domenech. Utilisé à divers postes du milieu de terrain (meneur de jeu, milieu gauche, milieu droit, milieu relayeur), Dhorasoo participe ainsi à la qualification des Bleus pour la Coupe du monde 2006.

Retour en France[modifier | modifier le code]

À l'intersaison 2005, Dhorasoo est transféré au Paris Saint-Germain. Il y remporte notamment la coupe de France 2005-2006 face à l'Olympique de Marseille en marquant le but de la victoire sur une frappe de 25 mètres (le moment le plus fort de sa carrière, selon ses dires). Dans le quotidien sportif L'Équipe daté du 26 avril 2006, l'international français confie qu'il compte rester au PSG pour honorer la deuxième année de son contrat avec le club parisien. « Tout n'a pas été facile, mais si on repart l'année prochaine avec la volonté de gagner quelque chose, ça me convient », a-t-il déclaré.

Il est sélectionné par Raymond Domenech pour la Coupe du monde de 2006 en Allemagne, où il participe à deux matchs en phase de poules. Relégué au rang de remplaçant pendant le tournoi, il filme la vie de l'équipe de France de l'intérieur avec une caméra amateur et en tire un film, Substitute, qui sort en salle début 2007. La presse indienne souligne néanmoins qu'il s'agit « du premier joueur ayant des racines indiennes à participer à une phase finale de coupe du monde »[2]. Ce qui n'est pas tout à fait exact, Aron Winter, natif du Surinam et d'origine indienne, ayant participé aux phases finales des Coupes du monde 1990, 1994 et 1998 avec les Pays-Bas.

Le 7 août 2006, il critique Raymond Domenech à mots couverts puis déclare : « Pour moi l'équipe de France, c'est fini. Après la Coupe du monde … Ça ne m'intéresse plus. Je ne refuserai pas une sélection mais ce n'est pas ça le problème. Je n'ai plus très envie. Je n'annonce pas ma retraite internationale car tout le monde s'en fout. »

Licenciement et fin de carrière[modifier | modifier le code]

Laissé sur la touche par l'entraîneur du Paris Saint-Germain Guy Lacombe au début de la saison 2006-2007, Vikash donne du 23 au 25 septembre une série d'interviews au cours desquelles il critique ouvertement celui-ci. Blessé à la cheville, le joueur est alors mis à pied par le PSG le 26 septembre. Le 2 octobre, il est convoqué à un entretien préalable avec le président du Paris SG Alain Cayzac, au siège du club. Le 11 octobre, il est licencié du club, fait extrêmement rare dans l'histoire du championnat de France. Vikash Dhorasoo annonce par la suite son intention de faire appel de cette décision en conseil de prud'hommes, mais le désaccord est finalement réglé à l'amiable avec le PSG.

Il est contacté par le FC Sochaux à l'issue de la saison 2006-2007 mais le club, après une rencontre avec le joueur, ne donne pas suite au dossier et lui préfère Stéphane Dalmat. Fin juin 2007, il s'engage avec le club italien de Livourne. N'ayant participé à aucun match officiel, il résilie son contrat en novembre 2007[réf. nécessaire]. En décembre 2007, le quotidien sportif français L'Équipe annonce qu'il serait sur le point de s'engager avec le Grenoble Foot 38[3]. Le 28 décembre 2007, Dhorasoo annonce son refus d'intégrer le club pour des raisons personnelles et le 11 janvier 2008, il annonce mettre un terme à sa carrière de footballeur faute de club et d'ambitions. « J'aime jouer au foot et j'aimerai ça toute ma vie, mais je n'étais plus prêt à cet investissement »[4]

Tentative de présidence du H.A.C[modifier | modifier le code]

Fin avril 2009, Vikash Dhorasso refait parler de lui dans les médias en annonçant officiellement sa volonté de prendre la présidence du Havre Athletic Club à la suite de la saison catastrophique vécue par le club doyen. Interviewé sur Europe 1 le 30 avril, l'ancien meneur de jeu havrais reste assez vague sur son projet mais assure disposer de moyens financiers personnels et bénéficier du soutien d'investisseurs indiens et d'une équipe dirigeante compétente prête à prendre les rênes du club. Le 1er mai, le club annonce sur son site internet que Vikash Dhorasso est invité le 11 mai au siège du club afin d'apporter le contenu précis et étoffé de son projet devant le Conseil de Surveillance du club. Après un vote effectué le 11 mai 2009, 97 % des actionnaires votants jugent défavorable l'arrivée de l'ancien joueur havrais.

Président de l'Entente Sannois Saint-Gratien[modifier | modifier le code]

Fin juin 2009, Vikash Dhorasoo annonce dans le quotidien Le Parisien, qu'il devrait devenir le prochain président de l'Entente Sannois Saint-Gratien, club du Val-d’Oise tout juste relégué en CFA. Le 22 juillet 2009, Vikash Dhorasoo est enfin président d'un club de foot. Après son échec sur le dossier havrais, l'ancien milieu de terrain international a été nommé président de l'Entente Sannois Saint-Gratien, à la place de Luc Dayan. Il envisage d'en devenir actionnaire à court terme.

Engagement politique et associatif[modifier | modifier le code]

Dhorasoo a créé, en partenariat avec le Havre Athletic Club et le club de football de Gonfreville-l'Orcher (reconnue en 2004 ville la plus sportive de France par le quotidien l'Équipe), un stage de football pour les 8-14 ans et il reversera intégralement ses intéressements à une association venant en aide aux enfants en difficulté sociale.

Marié et père de deux filles, Dhorasoo est parrain du Paris Foot Gay, un club de football créé pour lutter contre l'homophobie dans les stades.

Le 1er mai 2007, il assiste au concert-meeting au stade Charléty, en soutien à Ségolène Royal, après avoir évoqué ses craintes à l'égard de Nicolas Sarkozy dans la presse. Sa carrière sportive maintenant achevée, Dhorasoo s'investit un peu en politique. Il a soutenu Bertrand Delanoë à Paris lors des municipales 2008. Le 29 novembre 2008 il signe un contrat d'un an avec la ville de Paris en tant qu'éducateur sportif auprès des jeunes des secteurs classés "politique de la ville"[5].

Vikash Dhorasoo est à l'origine en avril 2011 du mouvement collectif Tatane qui signifie « chaussure » dans le langage populaire. Il a rédigé le manifeste de ce mouvement en coopération avec Brieux Férot du magazine So Foot et Pierre Walfisz, producteur. Ce mouvement prône un football festif et durable. Aujourd'hui, environ 5 000 membres font partie de cette association dont certaines sont des personnalités célèbres : Emmanuel Petit, François Bégaudeau, Fred Poulet, Benoît Forgeard, Ernest Pignon-Ernest, Thierry Frémaux, Vincent Delerm, Daniel Cohn Bendit, Rudy Ricciotti, Xavier Beauvois, etc.

L'enjeu pour le mouvement Tatane est de défendre un football originel en remettant le jeu et le lien social au cœur de la pratique du football avec 4 objectifs précis : valoriser le football comme un lieu de jeu sans enjeu: la défaite doit être dédramatisée et la victoire relativisée ; développer la dimension de politique publique du football : le sport est un lien social comme les autres ; démocratiser radicalement la vie des clubs et associations sportives : le sport est une cité qui a besoin de ses citoyens ; mettre fin au marché spéculatif dans le football : vers la suppression des indemnités de transferts.

Cette promotion d'un nouveau modèle de football se traduit sur le terrain par des rencontres, des débats, sa fameuse traditionnelle « Tatane party » mensuelle itinérante, des participations à des réunions et des forums, par l' organisation de performances au sein d’événements culturels, par la rédaction de chroniques ou de blogs dans des magazines ou journaux.

Le 13 mai 2014, il fait paraître le livre Tatane. Rédacteur de la préface, il s'est entouré de quatre dessinateurs prestigieux (Pénélope Bagieu, Charles Berberian, Jul et Guillaume Bouzard) chargés de créer une illustration ou un gag en contrepoint de 50 règles alternatives. Ces 50 propositions fantaisistes et humoristiques portent les titres suivants : Pieds carrés, la Lionel Jospin, la JPP revient, la Patrick Bruel, la Rabbi Jacob, la Gilbert Montagné, la Zlatatane, la Francis Lalane, la Brandao, la Chirac, la Mimie Mathy, etc.

En 2011, il présente sa candidature au sein de la liste Tatane pour la présidence de la Fédération française de football. Le 20 mai 2011, la liste Tatane est jugée inéligible[6].

En octobre 2011, il s'affiche à un meeting de François Hollande lors des primaires citoyennes.

Joueur amateur en FSGT[modifier | modifier le code]

Vikash Dhorasoo est licencié FSGT[7] au Winamax Football Club (équipe "corpo" de la société Winamax) depuis la saison 2010-2011. Il a remporté lors de sa première saison le championnat de football à 7 du lundi soir (niveau F).

Joueur de poker[modifier | modifier le code]

Vikash est un joueur de poker passionné et est un ancien membre du Team Winamax.

En janvier 2008, il finit 5e du Planet 50 NLHE au cercle Gaillon, et gagne 21 150 €.

En janvier 2009, il termine 15e de l'European Poker Tour de Deauville, il remporte 18 600 €.

En mai 2009, il finit 3e du Grand Prix de Paris à l'Aviation Club de France, il gagne 157 320 €.

En juillet 2009, il remporte le Sunday 500 sur le site internet PokerStars, il remporte 69 410 $ (deal à 3)[8].

En septembre 2009, il termine 11e du Main Event du World Championship of Online Poker sur PokerStars et gagne 75 040 $.

Le 14 novembre 2010, il remporte la finale du Barrière Poker Tour à Enghien-les-Bains et 177 000 €[9]. Alors qu'il s'était engagé à faire partie du jury lors du 25e Festival du Film Court de Brest du 8 au 14 novembre 2010, Vikash Dhorasoo s'est fait porter pâle ("douleurs aux adducteurs") pour ne pas participer à cet évènement associatif, prenant les organisateurs du festival de court.

Ses gains en tournois live s'élèvent à plus de 480 000 dollars américains.

Médias[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 2008-2009, Dhorasoo fait régulièrement partie des chroniqueurs de l'émission On va s'gêner, animée par Laurent Ruquier sur Europe 1.

En janvier 2010, il devient chroniqueur permanent dans l'émission 100 % Foot de Vincent Couëffé sur M6 aux côtés d'Éric Di Meco, Julien Cazarre et Vincent Duluc.

Il signe aussi des articles et des interviews dans le mensuel footballistique So Foot.

Son caractère et style de jeu atypiques ont fait de lui un héros du dernier recueil de nouvelles sportives de Philippe Delerm, qui le qualifie de « footballeur de la mélancolie »[10].

Carrière[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Vikash Dhorasoo est né de parents indo-mauriciens, ses lointains ancêtres ayant quitté l'Inde, plus précisément la région qui est devenue l'État de l'Andhra Pradesh[12], pour s'installer à l'île Maurice. Bien avant sa naissance, son père a émigré de Maurice en France pour travailler aux chantiers navals du Havre[13]. Il a commencé des études universitaires en économie avant de s'engager dans le football professionnel.

Il est marié à Émilie, copine de longue date, et a deux filles, Rose (née le 8 mars 2003), et Sara (née le 13 mars 2005).

Vikash Dhorasoo s'est toujours prononcé contre le sectarisme et la discrimination dans le sport et dans la vie en général. En 2005, il a choisi d’être le parrain du Paris Foot Gay[14], un club de football qui lutte contre l'homophobie et toute autre forme de discrimination dans le sport. Vikash contribue aussi activement à la lutte contre la pauvreté dans des pays comme l'Inde[12] et a mis en place plusieurs programmes pour réaliser cet objectif.

Bibliographie et musique[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Hors Champ, coécrit avec Fred Poulet, Calmann-Lévy 2008
  • Vikash a signé la préface du livre "Je suis le seul joueur de foot homo, enfin j'étais..." de Yoann Lemaire, membre du Paris Foot Gay

Musique[modifier | modifier le code]

Vikash a également fait l'objet d'une chanson du groupe de rock indépendant Ludion, intitulée "Remplaçant", en 2009, allusion non dissimulée à son film Substitute, sorti deux ans plus tôt[15].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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